Bonjour,
Surya
« Personnellement, je ne trouve pas que
tous les immeubles des années 60 et 70 soient moches »
Moi non plus,
et nous avions d’ailleurs déjà échangé sur le sujet. Je vous avais d’ailleurs
mis un lien sur la tour où j’ai habité entre Nationale et Chevaleret (Tour
Chephren).
« je ne peux m’empêcher de penser qu’on les a,
malgré tout, imposées aux habitants de ces quartiers, qui peut être ne sont pas
tous unanimes à aimer leur style. »
Très franchement, je
ne sais pas s’il y a eu concertation pour toutes les fresques. Mais pour
certaines, si. Et si j’en crois les propos tenus par des habitants du quartier –
y compris d’anciens voisins -, elles sont très bien acceptées. D’ailleurs certains
habitants en redemandent, et c’est pourquoi le nombre de ces fresques ne cesse
d’augmenter.
« les couleurs seront toute fades »
C’est ce qui se
passe avec le Bach de la rue Clisson qui aurait bien besoin d’être rafraîchi. Je
ne sais pas ce qu’il en est des fresques récentes, mais il est possible que des
clauses d’entretien aient été envisagées dans le contrat qui lie la ville de
Paris et la Galerie Itinerrance.
« si jamais demain (enfin, disons dans 40 ans)
la tendance (avec la mode, on ne sait jamais...) est de détester les immeubles
haussmaniens, on va les recouvrir, eux aussi, de couleurs bariolées ? »
On ne peut établir
de parallèle. D’un côté, on a des murs ou des pignons nus. De l’autre des
façades comportant des ouvertures, des moulures, et autres éléments
architecturaux décoratifs. Cela dit, il y a des immeubles haussmanniens dont le
pignon est visible et peut donc servir de support à une fresque : certains
servent bien de support à des panneaux publicitaires géants !