@babelouest
Le livre de George
Orwell, 1984 écrit en 1948 est très daté : c’était une critique
de la dictature stalinienne et rien d’autre.
Avant juin 1941 et
l’invasion du pays par les nazis, il ne fallait pas dans l’URSS de
Staline dire du mal de l’Allemagne avec laquelle un pacte de
non-agression avait été signé. Le maître du Kremlin espérait
bien qu’après l’agression de la Pologne arrogante par Hitler, il
pourrait récupérer à bon compte les territoires arrachés à la
Russie par le traité de Brest-Litovsk en 1917 et attribués à la
Pologne qui se faisait par ailleurs voler des territoires par le
deuxième Reich à l’ouest de la ligne Oder-Neisse, malgré les
aménagements du traité de Versailles en 1919.
Dès l’agression de
juin 41, l’Allemagne devint en URSS l’ennemi de toujours et ceux des
Russes qui, dans le cadre du trait de non-agression, avaient
travaillé chez le prestigieux voisin furent traités en coupables,
comme le raconte le film remarquable de Jean-Jacques Annaud,
« Stalingrad ».
Quant à la
double-pensée, elle fait allusion au fait que les dirigeants
devaient dire que tout allait bien dans le pays, notamment en
agriculture alors que la production avait baissé du fait de la
conception folle du labour profond de Lyssenko.
Il ne fut jamais
question en URSS de réduire le vocabulaire dans une novlangue comme
dans « 1984 ».
Orwell était
farouchement anticommuniste à l’heure où Staline régnait en URSS.
Mais c’était un socialiste, comme Jaurès.