La démocratie directe est un régime politique dans lequel les citoyens exercent directement le pouvoir, sans l’intermédiaire de représentants.
C’est totalement irréaliste, irréalisable au niveau d’un pays. C’est possible sur un sujet précis, comme cela se fait en Suisse, ou dans des très petites structures, mais pas pour tous les innombrables sujets qui nécessitent un grand nombre de décisions et de compétences diverses quasiment chaque jour.
Il faut donc obligatoirement que les citoyens à un moment où à un autre délèguent leur pouvoir.
Le principal problème, c’est l’information. Pour prendre des décisions, y compris bien sûr pour savoir à qui déléguer ses pouvoir, il faut être informé correctement et aussi passer du temps de réflexion sur chaque sujet.
C’est là le problème majeur. Il faut bien constater que l’information est très loin d’être pluraliste, objective, impartiale. Ce sont les médias qui sont en charge de l’information et ils font plutôt de la désinformation sur nombre de sujets. En fait on délègue ce travail d’information que l’on ne fait pas nous mêmes, faute de temps, faute de moyens.
A quoi bon demander à des gens de prendre des décisions concernant des affaires sur lesquelles ils ont une information biaisée voire délibérément orientée ?
A notre époque, il y a internet, on peut avoir une information à peu près correcte, mais à condition d’y passer du temps en recherches et comparaisons.
Que les citoyens commencent déjà par faire ce boulot élémentaire avant d’aller voter pour élire leurs représentants ! Au vu des résultats désastreux lors de chaque élections, on se rend bien compte que le problème est là.
Quant au capitalisme, ce n’est qu’un outil, pas du tout « bâti sur deux piliers principaux : la libération de la création monétaire et l’exploitation intensive des ressources naturelles » comme le dit le texte, mais un outil dont l’utilité est de financer des entreprises de création de richesses. Comme tout outil, s’il est mal utilisé, ce n’est pas lui qui est à blâmer, mais son utilisateur.