En cela il s’opposait aux sophistes chez lesquels le discours avait une primauté sur l’être.
@Jeussey de Sourcesûre
Je me disais bien, à relire votre dernier article, que les Gorgias et autres Euthydème de Chios devaient vous être extrêmement familiers. Je vous prie toutefois de ne rien voir de désobligeant dans cette remarque : Jacqueline de Romilly, dans son ouvrage sur les « Grands sophistes », prend bien soin de démolir l’idée toute faite qu’on a communément de ces antiques courtiers du savoir lorsqu’on s’en tient à une lecture trop rapide de quelques dialogues platoniciens.
Je ne saurais trop vous approuver de rester toujours si « discret » dans vos articles. La peur de la ciguê peut être bonne conseillère ! Le mieux, sur ce site, c’est encore, comme vous le faites, de jeter aux chiens quelques os à ronger sur la voie publique et de les regarder se déchirer ensuite pour le minuscule bout de gras. Certes, c’est un peu cynique, mais je n’ai rien contre, et cela vaut tout de même mieux que la ciguë. Ce n’est pas Calliclès qui m’eût démenti.