Être juste c’est, et ceci en toute circonstance, en toute chose, ne pas faire à l’autre, aux autres, ce que l’on ne voudrait pas que l’on nous fasse !
En ce qui concerne le sophisme et le cynisme, les sophistes et les cyniques sont les grands vainqueurs de cette époque « moderne » au « modernisme », paroxysme de modernité et plus simple modernité. Il n’y a rien de plus sophiste et de plus cynique que cette civilisation positivo technoscientiste, véritable imposture intellectuelle, du « comment sans le pourquoi ».
Nous avons créé une civilisation des mots en « isme » qui cultive le paroxysme, qui consacre la chose pour la chose et la chose imbécile. Comme l’économie pour l’économie et l’économisme, la politique pour la politique et le politisme, la science pour la science et le scientisme, l’individu pour l’individu et l’individualisme, la liberté économique pour la liberté économique et le libéralisme économique, le capital pour e capital et le capitalisme. Une civilisation des mots en « isme » qui abuse tout en poussant le moyen (le moyen pour le moyen) au-delà de ses limites : qui abuse la « Nature » et les « états de nature » dont la nature humaine !
Une civilisation juste serait une civilisation cultivant l’entendement en lieu et place de l’opposition dichotomique, la raison raisonnable en lieu et place du rationalisme, la complémentarité en lieu et place de l’individualisme méthodologique !
Epiphénoménologique dans ses approches et paroxysmique dans ses applications, confinant à la « paranoïaque » et à la « schizophrénique », ce monde moderne au modernisme, paroxysme de modernité et plus simple modernité, est « savamment » et « délibérément » malade !
Un autre savoir et une autre culture s’imposent ! Que tout ceci soit bien plus ouvert sur le principe d’humanité que sur le technoscientisme, sur les valeurs de la République et de la démocratie que sur le libéralisme économique.
Plus directement dit : s’impose un savoir et une culture plus juste, tout simplement moins sophiste et moins cynique !