Être marxiste, ce n’est
pas d’abord être « pour » ou « contre », mais c’est d’abord
analyser...
Ici, citation de Lénine
hors de son contexte contre démonstration tronquée, on ne voit pas
vraiment où il s’agit de « marxisme »...
La réalité actuelle,
c’est précisément que le prolétariat ne s’investit pas massivement
dans ce mouvement, notamment à travers ses organisations syndicales,
y compris et surtout, libertaires (les anticapitalistes les plus
nombreux, en Catalogne)... !
« Le refus du
gouvernement central de négocier la possibilité d’un référendum
et l’application disproportionnée et autoritaire de la loi a
poussé de nombreux citoyens, qui étaient relativement indifférents,
à réclamer maintenant ce référendum à cor et à cri.
Indépendamment de leurs positons pour ou contre a l’indépendance.
Les adhérents de la CGT sont le reflet de la société catalane. En
ce sens, nous respectons l’opinion de chacun d’entre eux.
Mais nous ne soutenons
pas le gouvernement catalan contre celui de Madrid. En tant
qu’organisation syndicale, nos objectifs et préoccupations sont la
défense des intérêts et des droits des travailleurs et des
citoyens. »
Thomas Lanssens
(Syndicaliste CGT)
https://solydairinfo.wordpress.com/2017/10/11/catalogne-espagne-jaune-et-rouge-ou-bien-rouge-ou-jaune
La raison en est que le
prolétariat « catalan » est en fait en grande partie « immigré
espagnol », venu de toutes les autres régions et autres nations
d’Espagne.
Il reste solidaire contre
la répression, il défend ses propres revendications de classe, mais
il doit aussi les défendre contre la « Generalitat » de
Puigdemont, qui mène une politique locale anti-sociale.
Quant aux possibilités
que Puigdemont change cela, on a déjà vu qu’elles sont
inexistantes, en réalité.
https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/10/14/sur-la-catalogne-un-nouvel-echange-avec-le-camarade-do-du-site-vlr-mai-68/
Quant à la comparaison
que certains font avec la lutte indépendantiste sous Franco, même
si Rajoy a quelques relents de franquisme, on voit bien que la
situation a changé, y compris au pays basque.
Une micro-république
catalane a très peu de chances de survivre, et encore moins, de
devenir socialiste...
Enfin, d’une manière
générale, parler d’« impérialisme », cela suppose un
rapport d’exploitation de l’impérialisme espagnol par rapport au
prolétariat catalan, or, comme on, l’a vu, c’est plutôt l’inverse
qui est vrai, et sous ce rapport, la « micro-nation »
catalane se présente déjà, à la limite, comme un
micro-impérialisme !
Du reste, on ne peut pas
non plus tout à fait exclure l’hypothèse d’une manipulation
« extérieure », du reste, si l’on se rappelle l’histoire du
mouvement maoïste portugais MRPP (« prolétarien »),
manipulé par la CIA, dans les années 70, et dont JM Barroso fut le
pur produit, aujourd’hui entièrement et ouvertement dévoué à la
finance US, du reste...
Luniterre