@Hervé Hum
« Le
mot démocratie n’a rien de difficile à définir si on s’en
tient à son étymologie. Soit, la souveraineté du peuple. »
Vous
confirmez ce que j’ai dit : chacun prétend détenir le vrai
sens du terme « démocratie » et vous, vous en lui ne
retenant que sa définition originelle, celle que lui donnait les
Grecs anciens, vous confirmez ce que je dis.
Votre
conception ultra simpliste de la démocratie peut amener à une
dictature de la majorité sur la minorité ou à des comportements
individualistes contraires à l’intérêt général comme Tocqueville
l’avait relevé.
C’est
la raison pour laquelle les concepteurs de la démocratie moderne ou
occidentale si on préfère ont ajouté des garde-fous
constitutionnels. Ce sont les libertés fondamentales que même la
souveraineté populaire ne peut défaire : liberté
d’association, liberté de culte, liberté de presse, liberté
d’enseignement etc.
Suivant
votre raisonnement simpliste, une majorité athée du peuple
souverain pourrait interdire tous les cultes par exemple.
En
plus, la souveraineté du peuple ne peut pleinement s’exercer à
travers le suffrage universel que si le peuple est libre et
correctement informé. Les dernières élections présidentielles ont
été un désastre sur ce plan et on peut tous les jours constater
les conséquences du matraquage médiatique sur les citoyens.
Il
y a beaucoup d’autres raisons pour limiter la souveraineté du peuple
mais c’est inutile de s’étendre vous avez compris ce que je veux
dire avec les liberté fondamentales qui peuvent d’ailleurs varier
comme je l’affirme suivant l’histoire, les mœurs et les coutumes.
Je
vous rappelle que la notion de liberté individuelle telle que nous
l’entendons aujourd’hui était inconnue de la Grèce antique. Pour
les citoyens, la liberté, c’était celle de la cité. Celui qui
plaçait sa liberté individuelle au dessus de l’intérêt de la cité
devait choisir entre soit vivre en marge (Diogène p.ex.) ou soit
risquer d’être ostracisé.
Voila
toute une série de raisons qui font que comme je l’affirme, le mot
« démocratie » a de nombreuses définitions.
Le
reste de votre commentaire est un plaidoyer idéaliste dont on peut
discuter les détails mais qui est globalement acceptable avec une
fixation sur la dictature dont il n’existe plus d’exemple en Occident
(j’inclus la Russie et les démocraties asiatiques dans l’Occident).
Votre
point faible, c’est que vous ne savez pas comment faire pour y
arriver. La persuasion ? La contrainte ? Attendre un
effondrement du système ?
Mon
point de vue, c’est qu’il faut d’abord passer par un retour aux
nations souveraines qui adopteront chacune le modèle démocratique
qui leur convient. L’État doit reprendre sa souveraineté sur
l’ensemble des secteurs régaliens quitte à revenir pour un moment à
plus de conservatisme d’État. Une fois ce stade atteint, il y aura
lieu d’entamer des discussions entre États pour trouver une formule
pour vivre en paix dans le monde sans qu’il puisse avoir une
domination d’un État sur un autre. La globalisation économique
actuelle ne permet pas ce schéma et il faut donc en sortir. Tout
cela est impossible à développer en détail dans un commentaire
mais est très cohérent.
L’alternative,
c’est de continuer dans une globalisation dominée par le système et
de s’enfoncer davantage dans le désordre mondial du fait de la
résistance d’États trop puissants pour être vaincus. .
Vous
n’avez rien compris à mon exemple d’être maître chez soi parce que
vous cherchez constamment la polémique. Vous contestez ce que je
dis et puis vous développez votre idée exactement dans mon sens.
On n’est jamais 100 % son propre maître et on n’est jamais 100 %
libre si on veut vivre en société.