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Trois informations importantes concernant la Russie ont fait la une des médias ces derniers temps

Ces trois informations proviennent de trois dossiers différents et elles prouvent que le système (une forme d’économie libérale dominée par des ploutocrates qui cherchent à l’imposer à l’ensemble de la planète grâce à la globalisation) est en guerre contre la Russie.

Nous, Européens, nous sommes maintenant à la croisée des chemins avec d'un côté, une fuite en avant vers l'inconnu à côté des États-Unis et un conflit militaire mondial possible ou de l'autre, commencer à réfléchir et à dialoguer pour trouver un moyen de vivre en paix dans un monde multipolaire.

 

Bon appétit.

 

Les sanctions anti-russes.

 

Elles ont été prises en 2014 officiellement pour faire revenir la Russie sur sa décision d'accepter l'adhésion de la République de Crimée et de la ville de Sébastopol à la Fédération de Russie et elles ont été renforcées suite à la destruction du vol MH17. La Russie a de son côté adopté des contre-sanctions asymétriques touchant principalement des produits alimentaires européens.

Elles ont coûté entre 40 et 60 milliards d'euros à l'Union européenne, de 1 à 1,5 % de PIB à la Russie et 0,005 % de PIB pour les États-Unis selon une étude du Département d’État qu'on peut lire dans l'UEobserver. i

L'ex-vice-président Joe Biden, plus gaffeur que jamais, a révélé lors d'une intervention au Council on Foreign Relations ii qu'il avait forcé les mains d'Angela Merkel, de François Hollande et de Matteo Renzi pour imposer des sanctions contre la Russie en 2014. Les dirigeants européens concernés étaient conscients des effets négatifs que cela aurait sur les économies de leurs pays respectifs mais ils ont cédé à la pression étasunienne.

Ce dernier « bidenism » handicapera fortement le parti d'Angela Merkel au bénéfice des eurosceptiques de l'AfD en cas de nouvelles élections allemandes.

Ma neutralité de rédacteur d'articles m'interdit de dire ce que je pense exactement de ces dirigeants de pays européens mais il s'agit au minimum d'un mépris des intérêts des peuples qu'ils représentent.

 

 

Le dopage des athlètes russes.

Le maillot des Russes (neutre) pour les JO de Pyeongchang.

 

Le sport au niveau professionnel est devenu un business rentable doublé d'une vitrine de propagande pour un grand nombre de pays.

Des moyens scientifiques sont utilisés par tous et l'industrie pharmaceutique y trouve une opportunité pour ses recherches et pour engranger d'appréciables bénéfices parce que les sportifs professionnels sont prêts à payer d'importantes sommes d'argent pour obtenir des produits qui amélioreront leurs performances et donc leurs gains professionnels.

D'un autre côté, des pays sont prêts à prendre des risques pour que leurs sportifs gagnent le maximum de compétions et battent des records qui viendront augmenter le prestige national.

Pour rendre les compétitions équitables, les fédérations internationales ont établis des listes de produits autorisés et de produits interdits.

En Occident, ce sont généralement (mais pas toujours) les sportif eux-même et leurs soigneurs qui déterminent les soins à donner pour obtenir les meilleurs performances. Dans des pays moins libéraux comme la Chine ou la Russie, les soins des sportifs peuvent être pris en charge par des fédérations sportives ou même organisés au niveau national.

Après ce rappel des règles, venons en au cas russe.

Des indices indiquaient qu'une fraude massive avait été organisée par la Russie aux JO de Sotchi en 2014.

Après une série de révélation dont certaines plus que douteuses, l'Agence mondiale antidopage (AMA) dont le bureau principal est à Montréal demanda au juriste canadien Richard McLaren d'enquêter sur les allégations de dopage institutionnalisé en Russie.

C'est sur base d'un rapport de Richard McLaren, accablant mais lacunaire en preuves irréfutables, que le CIO décida le 27 décembre 2017 d'exclure à vie 43 athlètes russes et d'en priver 13 de leurs médailles de Sotchi.

Le coup de théâtre fut la décision récente du Tribunal arbitral du Sport (TAS) de Lausanne de lever toutes les sanctions contre 28 des athlètes qui avait été condamnés par le CIO. Le tribunal prendra une décision pour 11 autres athlètes plus tard.

Les motivations de cette décision, plusieurs milliers de pages, seront publiées d'ici la fin du mois.

Le président du CIO,Thomas Bach, pourtant avocat de profession aurait du savoir que le droit occidental ne permet pas une condamnation collective sur base d'un dossier général.

Chaque cas doit être examiné individuellement pour que le droit de la défense soit respecté. C'est un principe élémentaire de droit que la Commission de discipline du CIO avait mis de côté dans sa décision d'exclusion.

D'après un avocat des athlètes russes, le lanceur d'alerte Grigory Rodchenkov iii s'est plusieurs fois contredit lors de sa déposition par vidéo-conférence à huis clos devant le TAS. Il est probable que cela a aussi influencé les décisions du TAS.

Quelles que soient les suites de cette affaire de dopage, il restera une impression d'acharnement contre la Russie. Une fois de plus, le sport est pris en otage par des acteurs qui cherchent à complaire à des puissances d'argent (sponsors, droits de diffusion TV etc.) et à des considérations politiques anglo-saxonnes qui sont d'ailleurs étroitement liées entre elles.

 

 

Le mémo Nunes.

 

Du nom du représentant républicain californien Devin Nunes qui préside un Comité de Renseignement de la Chambre.

Ce mémo dévoile que l'équipe de campagne de Hillary Clinton a financé une enquête sur Carter Page, un ancien conseiller de Donald Trump durant la campagne présidentielle. C'est l'ancien agent secret britannique, Christopher Steele, qui se chargea de la mission. Jusque-là, rien de vraiment illégal mais là où cela se corse, c'est que le Ministère de la Justice et le FBI se sont servi de cette enquête pour obtenir une mise sous écoute du conseiller de Donald Trump sans informer le juge de ce détail.

Cela semble être une banale bévue comme on en voit tous les jours dans les séries américaines mais dans le cadre de la campagne anti-Trump actuelle du parti démocrate, c'est une indication que certains hauts fonctionnaires du Ministère de la Justice et certains directeurs du FBI ne sont peut-être pas loyaux au Président et ont comploté contre lui lors de la campagne présidentielle et cela, ce n'est pas de la fiction.

Que Carter Page soit ou ne soit pas un agent d'influence russe n'est pas le problème et d'ailleurs il n'est sans doute pas un agent russe.

Le problème, c'est qu'une administration et la direction d'une agence gouvernementale ont pris des largesses avec la loi et que ce n'est peut-être que la partie émergée de l'iceberg.

Donald Trump et le parti républicain tiennent maintenant une arme explosive pour défendre leurs intérêts mais ils doivent faire vite.

 

  • Où le Congrès, démocrates compris, met fin ou module l'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur les liens des conseillers de Donald Trump avec la Russie.

  • Où Donald Trump limoge le procureur et lance une enquête sur les pratiques illégales du Ministère de la Justice et du FBI.

 

Dans cette deuxième option, il risque d'y avoir des découvertes à côté desquelles les révélations de Edward Snowden étaient des histoires à l'eau de rose.

Donald Trump a le temps de la réflexion quant-au meilleur moyen d'arrêter la campagne du parti démocrate contre lui mais il n'a pas beaucoup de temps vu que les élections de novembre risquent de voir la majorité de la Chambre passer du côté démocrate.

Cette histoire renforce Donald Trump et peut l'aider à sortir du carcan anti-russe que lui impose le Congrès mais ce ne serait sans doute qu'après le mois de novembre pour ne pas donner du grain à moudre à ses adversaires.

Cela obligera aussi le parti républicain à se serrer les coudes et à soutenir sans réserve le président pour ne pas subir une lourde défaite lors des prochaines élections législatives.

C'est un combat de titans qui s'annonce et l'élimination physique du président Trump va à nouveau devenir une option envisageable pour l'establishment.

Ce mémo Nunes ne concerne pas les accusations d'ingérences russes directes comme des incursions informatiques dans les boîtes émail des partis démocrates et républicains, la soi-disant « propagande » anti-Clinton sur les médias russes anglophones ou le trollage sur les réseaux sociaux.

Les enquêtes sur ces derniers dossiers sont en cours et sont menées par le FBI, la CIA et la NSA.

 

 

Le vol MH17.

 

Ici, au contraire, il n'y a rien de nouveau et c'est justement cela l'information. L'enquête sur l'avion abattu au dessus de l'Ukraine dure depuis trois ans et demi et il n'y a toujours pas de conclusion.

Pourquoi ? Est-ce que l'enquête a été orientée ? C'est fort probable mais encore faut-il le prouver.

Il est très étonnant que les enquêteurs ne se soient pas rendus sur les lieux du crash et n'aient jamais recueilli les déclarations des témoins.

Le site du crash.

 

Il est aussi incroyable que des enquêteurs, en principe compétents, soient incapables de lire les données radar que les Russes ont fournies et de ce fait, ne s'en servent pas.

Il est certain que les Russes ont eu le temps de préparer une réponse en béton pour le cas où la responsabilité de la Russie serait évoquée dans un document final.

Je suis personnellement persuadé qu'il y a un aspect politique qui prime dans ce dossier depuis le début.

Il s'agissait d'abord d'accabler la Russie en espérant qu'elle retire son appui à la RPD et à la RPL et qu'elle se range derrière les intérêts occidentaux.

A présent, on atermoie parce que les Européens ne savent pas s'il est opportun de se rapprocher de la Russie ou pas.

Le rapport final serait peut-être un jour utile pour faire pression sur la Russie ou même sur l'Ukraine si les choses s'envenimaient entre les deux pays.

J'ai rarement vu une enquête aussi opaque sur un drame de ce type et ce n'est pas un bon signe.

 

Ces quatre exemples parmi des dizaines d'autres indiquent qu'il y a actuellement un harcèlement de la part du système contre la Russie dans le but de l'affaiblir et de l'isoler autant que possible.

Le président Poutine et Sergueï Lavrov, son ministre des Affaires étrangères, continuent à garder un calme imperturbable assez étonnant qui contraste avec les vitupérations des responsables politiques étasuniens.

Le résultat de ce duel est que la position de la Russie a plutôt tendance à se renforcer dans le monde non occidental.

 

 

Conclusion.

 

Il y a actuellement une telle hystérie anti-russe aux États-Unis et dans d'autres pays anglo-saxons qu'il est vain d'espérer pouvoir l'influencer grâce à la diplomatie.

Les élites étasuniennes, persuadés que le monde leur appartient, ne sont pas et ne seront jamais enclines partager leur domination.

 

Le slogan de campagne de Donald Trump « América first » en dit long sur cet état d'esprit. On pourrait d'ailleurs le résumer par cette règle « Ce qui est à moi n'est pas négociable. Ce qui est à toi est toujours négociable. Si tu n'es pas d'accord, tu vas retourner à l'âge de la pierre. »

 

Retirer les sanctions et les contre-sanctions ne rendront pas leur part de marché aux agriculteurs européens mais créera un climat propice à l'apaisement.

 

Le système capitaliste libéral globalisé est en train de perdre son pari. D'autres systèmes libéraux plus protectionnistes voient le jour et obtiennent des résultats économiques appréciables ainsi que des soutiens populaires massifs.

 

La Chine et la Russie ont été désignés comme adversaires du système et premiers ennemis à combattre par le président Trump.

 

Je ne sais pas comment les États-Unis combattront la Chine, leurs intérêts sont tellement imbriqués mais pour la Russie, c'est beaucoup plus facile. A part dans le domaine aérospatial, il n'y a pas de coopération significative entre les deux pays.

 

La Russie désire avant tout s'intégrer dans l'économie mondialisée. Elle ne veut cependant pour cela perdre sa souveraineté en aucun cas mais cela est incompatible avec le système.

Elle subi des pressions pour que soit elle se soumette, soit ce soit elle qui rompe avec le système.

La direction russe a très bien senti le piège et elle fait le gros dos en attendant que le système se régule. Elle estime que le temps qui passe la renforce et affaiblit ses adversaires.

Alexeï Koudrine, un proche conseiller du président Poutine, conseille de ne pas attendre et de pleinement s'intégrer dans le système au détriment de la souveraineté nationale.

 

La Russie laisse une autre option ouverte qu'on pourrait appeler l'option du keynésien Sergueï Glaziev, un autre proche conseiller du président Poutine. Il préconise une rupture progressive avec le système.

 

Il part de l'idée que la Russie a des atouts exceptionnels pour réussir dans une autre voie.

 

  • Elle reste maîtresse de ses immenses richesses naturelles.

  • Elle a de finances saines et peu de dette publique. (13,7% du PIB en 2016).

  • Elle a des réserves de changes et des réserves d'or.

  • Elle est le deuxième producteur et le premier exportateur de gaz du monde.

  • Elle est le troisième producteur et le deuxième exportateur de pétrole du monde.

  • Son armée en cours de modernisation est devenue une des plus efficaces. Sa composante nucléaire est la première du monde ex-æquo avec les États-Unis.

  • Sa stabilité politique est exemplaire.

  • Elle a un potentiel de développement immense.

  • Elle est un pont entre la Chine et l'Europe et elle pourrait avoir d'excellents liens commerciaux avec ces deux géants économiques.

 

Cette liste n'est bien sûr pas exhaustive.

 

Nous connaissons tous ses points faibles (démographie, corruption, SIDA etc.) mais ce sont des points faibles qu'on trouve généralement dans tous les pays occidentaux aussi et qui sont soit réversibles, soit améliorables.

 

Il ne s'agit évidement pas de se refermer sur soi mais uniquement d'imposer ses propres règles chez soi et d'avoir des échanges commerciaux sur base de traités bilatéraux.

 

C'est notamment ce que la Russie commence à faire avec la Chine avec le commerce bilatéral en renminbi/rouble et ce que la Chine et la Russie vont continuer à faire avec d'autre pays.

 

Cela va de plus en plus radicaliser la position de l'administration Trump et ce que je crains depuis longtemps risque de se réaliser. L'Union européenne va subir d'énormes pressions pour qu'elle rompe ses liens commerciaux et énergétique avec la Russie.

 

Le président Poutine a récemment dit quelque chose de vrai.

 

« La Russie n'a jamais perdu la guerre froide... parce que la guerre froide n'est pas finie. »

 

Cela me semble bien pensé.

 

Le président Poutine aura maintenant son quatrième et dernier mandat pour choisir entre la voie Koudrine et la voie Glaziev s'il ne veut pas laisser un pays déboussolé après son départ.

Temps réel. Sergueï Glaziev et Alexeï Koudrine.

 

Ce ne sera pas une décision facile et elle dépendra sans doute de la direction que prendront les relations entre les États-Unis et la Russie et de la poursuite ou non de la tactique de harcèlement.

i L'UEosbserver est un bon médias d'informations financières en ligne mais l'abonnement est cher. C'est une alternative si on ne veut pas se fier qu'au Financial Times.

https://euobserver.com/foreign/138334

 

ii https://www.algeriepatriotique.com/2018/02/01/joe-biden-europeens-valets-etats-unis/

C'est une information récente qui n'a pas fait les titres des médias traditionnels. Ne serait-ce qu'une information insignifiante ?

 

iii Grigory Rodchenkov est l'ancien directeur du centre antidopage de Moscou et de Sotchi. Il est d'abord poursuivi en Russie pour tentative d'extorsion avant de fuir en Occident où il est actuellement sous la protection des autorités policières étasuniennes avant un changement d'identité qui lui permettra de s'installer dans le pays. Ses révélations sont la principale source du rapport McLaren.

A mon avis, il est immoral et hasardeux de se fier aux dires d'un personnage qui a toutes les raisons de vouloir nuire à son pays.

 


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64 réactions à cet article    


  • antiireac 9 février 2018 09:15

    Poutine est devenue sympathique pour moi c’est quand il décida que la lutte contre la propagande homosexuelle est devenue une priorité nationale.


    • steklo steklo 9 février 2018 23:18

      @antiireac La religion et l’armée sont encore très influentes en Russie et Poutine a comme souci de ne pas les froissés. Mais il reste un homme humaniste et intelligent. Sinon pas de souci pour la population russe très sexuellement libérée, en plus les coortes de touristes russes qui débarquent en Thaïlande, Maroc, Europe ou Vietnam sont en perpétuel contact avec les homosexuels très visibles.


    • Pierre Pierre 9 février 2018 23:52

      @steklo @ antiireac
      Le président Poutine est loin d’être un dictateur, un despote ou un tsar comme les stupides journalistes le décrivent. 

      C’est l’arbitre entre les différentes composantes influentes du pays qui sont bien plus nombreuses que les deux citées par stelco. 
      Pour antiireac, je vous rappelle qu’il n’y a pas de loi contre l’homosexualité en Russie.
      Il y a une loi qui interdit la propagande homosexuelle devant les mineurs, ce n’est pas la même chose.
      Il y des boîtes gaies en Russie comme chez nous. Si vous ne me croyez pas, regardez ceci.

    • steklo steklo 10 février 2018 01:58

      @Pierre Qui doutait qu’il y avait des boîtes gays à Moscou ? Il y a aussi des saunas gays où les riches du monde entier vont y chercher des jeunes, des chanteuses qui s’embrassent dans des clips vidéos, des homos efféminés présentateurs de télévision, des acteurs du porno qui commercialisent leurs films concurrents aux ricains, arrêtons de jouer à l’autruche comme le font les anti-russes occidentaux


    • steklo steklo 10 février 2018 02:03

      @Pierre Qui doutait qu’il y avait des boîtes gays à Moscou ? Il y a aussi des saunas gays où les riches du monde entier vont y chercher des jeunes, des chanteuses qui s’embrassent dans des clips vidéos, des homos efféminés présentateurs de télévision, des acteurs du porno qui commercialisent leurs films concurrents aux ricains, arrêtons de jouer à l’autruche comme le font les anti-russes occidentaux


    • Pierre Pierre 10 février 2018 06:34

      @steklo
       « Qui doutait qu’il y avait des boîtes gays à Moscou ? »

      On fera peut-être un jour un sondage à ce sujet pour donner des chiffres précis mais à mon avis quatre Français sur cinq pensent que l’homosexualité est criminalisée en Russie.  
      Cela fait aussi partie du harcèlement de la Russie entretenu par les stupides journalistes dont je parle dans l’article. Aucun n’a le courage ou le désir de dire la vérité.
      Il est exact que la population russe désapprouve massivement l’homosexualité et que les autorités des régions musulmanes essaient de l’interdire mais il n’y a rien qui interdit ces pratiques dans les lois russes sauf avec les mineurs.
      Juste par comparaison. Qui sait qu’un meurtre de LGBT a lieu toute les 25 heures au Brésil ? (Le Brésil est 40 % plus peuplé que la Russie).
      Cela n’a pas remis le Championnat du Monde de Foot et les JO en question et les stupides journalistes l’avaient mis en sourdine ! 
      Personnellement, je pense que cette loi de protection de la jeunesse russe protège aussi les LGBT de meurtres plus nombreux en rendant cette communauté moins visible.

    • antiireac 10 février 2018 14:17

      @Pierre
      Poutine colle vraiment au sentiment anti homo du peuple russe en promulguant cette loi.

      Le peuple a droit de vivre en paix et ne pas âtre importuné par les homos dans leur quiotidien.

    • popov 9 février 2018 09:54

      @Pierre

       
      Merci pour cet article plein de bon sens.

      • leypanou 9 février 2018 10:18

        Le président Poutine aura maintenant son quatrième et dernier mandat pour choisir entre la voie Koudrine et la voie Glaziev : si Dmitri Medvedev ou quelqu’un de sa clique d’Européistes intégrationnistes selon la terminologie sakerienne parvient au pouvoir, en moins de 2 mandats, la Russie deviendra du même niveau que du temps de Boris Eltsine.

        Quant à ce prétendu dopage institutionnel dont on accable les athlètes russes, sachez que d’après un documentaire suédois, 70% de médaillés olympiques norvégiens sont asthmatiques (comme d’autres sportifs de haut niveau états-uniens genre Williams ou non) (lire ici).


        • Pierre Pierre 9 février 2018 10:34
          @leypanou
          J’ai aussi lu cette info. Elle est arrivée trop tard pour que je l’inclus dans l’article (j’aime bien de recouper avant de croire).
          J’avais aussi lu il y a quelques temps que la championne olympique Serena Williams avait été autorisée à prendre des fortifiants illégaux pour les autres avant les jeux vu son état de faiblesse.
          Mais qu’est-ce que je fais... je m’égare ! Serais-je devenu complotiste et est-ce que je penserais qu’il y a deux poids deux mesures suivant qu’on soit Russe ou pas ?

        • leypanou 9 février 2018 10:54

          @Pierre
          Heureusement que de temps en temps, vous écrivez des articles qui contrent un peu la propagande anti-russe dont on nous gave à longueur d’année.

          Le traitement que subissent les athlètes russes sur des allégations de dopage institutionnel est tout simplement scandaleux, surtout de la part de gens censés être neutres.

          Mais cela fait partie d’un cadre général où on « tape » sur la Russie d’une manière ou d’une autre, et les « chiens de garde » sur les chaînes de télévision française n’ont aucune retenue, ne se rendant même pas compte du ridicule de leur comportement (sur la prétendue ingérence russe lors des élections états-uniennes par exemple).


        • izarn izarn 9 février 2018 16:32

          @leypanou
          Poutine peut revenir comme premier ministre...
          Il ne faut pas vendre la peau de l’ours...


        • leypanou 9 février 2018 21:44

          @izarn
          Il a été premier ministre -et Medvedev président- quand la Libye a été bombardée, avec les conséquences que l’on sait (déferlement de réfugiés économiques africains entre autres)


        • Pierre Pierre 9 février 2018 23:10

          @leypanou @isarn
          D’abord, je suis sûr que Vladimir Poutine ne désire pas s’accrocher au pouvoir.

          Il va s’assurer que son successeur ne soit pas un nouveau Dmitry Medvedev qui en quatre ans a manqué de tout foutre en l’air en ayant une politique trop conciliante avec l’Occident.
          Le bombardement de la Libye a d’abord été une catastrophe pour les Libyens. Les Européens sont les deuxièmes victimes avec l’immigration massive qui les exaspèrent et qui va sans doute ramener le Cavaliere au pouvoir en Italie.
          A ce sujet, Il y a un point qu’on évoque peu. En plus de barrer la route de la Méditerranée aux réfugiés économiques africains, Mouammar Kadhafi employait des centaines de milliers d’entre eux en les rémunérant ce qui leur permettait de venir en aide à leurs proches restés au pays.
          Il y avait aussi des programmes d’aide directe aux pays les plus pauvres de la région.





        • signéfurax 9 février 2018 14:29

          toute l’ histoire du dopage russe tient au fait que ce type et sa femme sont des traitres et pour se voir donner le précieux sésame ( vert ) , il a laché une montagne d’ infos sur les sportifs dont il avait la responsabilité ....
          un traitre donc !


          • zygzornifle zygzornifle 9 février 2018 15:40

            A mon avis, il est immoral et hasardeux de se fier aux dires d’un personnage qui a toutes les raisons de vouloir nuire à son pays.

            Au vu de ce qu’il fait on se demande si Macron n’en n’est pas un exemple ....


            • François Vesin François Vesin 9 février 2018 16:45

              Merci pour votre article.

              je vous recommande en complément
              le lien suivant :

              • Pierre Pierre 9 février 2018 20:14

                @François Vesin
                Merci pour le lien.  L’article avait été repris par Réseau International et je l’avais lu ce matin. 

                C’est effectivement un article à recommander si on veut mieux comprendre les relations entre les juifs russes émigrés aux Etats-Unis comparées avec les relations de ceux émigrés en Israël vis-à-vis de la Russie, leur pays d’origine.
                Il est aussi intéressant pour en savoir plus sur Dmitry Orlov.
                C’est un peu long mais cela vaut le coup de le lire.

              • izarn izarn 9 février 2018 16:50

                Mais l’agression US date depuis plus longtemps !
                En 2014 le Maidan a pour but que l’Ukraine soit dans l’UE, et l’OTAN aux portes de la Russie. Ce qui est inadmissible justement pour les russes, ils l’ont redit fortement ces derniers temps.
                La reprise de la Crimée est un acte de résistance et de contre attaque.
                Donc la guerre froide est actée : Inutile de le démontrer ! Seuls les crétins n’ont rien vu !
                Sanctions de l’UE ? Hahahha ! Mais les larbins yourtisés des états européens n’auraient jamais pu résister à l’Oncle Sam Banania !
                Ensuite l’intervention militaire directe de la Russie en Syrie. Pour détruire les bunkers coulés avec le ciment du français Lafarge, « qui fait du bon boulot » selon Fabius le crypto israelien, avec BHL, Finkelkraut et Zemmour, Drahi, Attali et j’en passe !
                Ben voyons !
                Effectivement devant une armée moderne et efficace on a vu Daesh exterminé en un an...
                Les connards de service : « Ca va durer au moins dix ans.... »
                Ben voyons !
                Pour Alep délivrée des criminels épouvantables, Hollande fait éteindre la tour Eiffel !
                Ben voyons !
                Et l’autre erzats de la finance, actuellement président, était ministre de l’économie. Qui reprends l’autre brèle hollando bécassine comme ministre :
                Ben voyons !

                On nous prends pour quoi ? Pour des bulles ? Des énucléés du cerveau ? De la petite monnaie de planche à billet, signée Goldman Sachs ?
                A force de se foutre de notre tronche, ça va peter un jour...


                • Pierre Pierre 9 février 2018 20:50

                  @izarn
                  On sent de la colère intérieure en vous.  smiley

                  Je n’ai de conseils à donner à personne et je ne sais pas comment faire prendre conscience à la majorité des européens qu’il y a d’autres voies économiques et sociétales possibles.
                  Peut-être qu’il faudra un effondrement de la classe moyenne comme aux Etats-Unis pour que les Français désignent autre chose qu’un banquier pour défendre leurs intérêts.
                  Je ressent la même colère que vous mais j’essaie de la canaliser.

                • Pierre Pierre 10 février 2018 17:02

                  @Vraidrapo
                  Pourquoi fournir un effort spontanément alors qu’il n’y a qu’à penser « Printemps ».  smiley


                • alinea alinea 9 février 2018 18:19

                  J’ai lu ça, je suppose que je ne suis pas la seule mais cela, me semble-t-il, va dans le sens de l’article
                  https://www.les-crises.fr/la-main-du-fbi-derriere-le-russia-gate-par-ray-mcgovern/

                  En tout cas merci Pierre pour cette mise en perspective , synthèse oh combien parlante !


                  • Pierre Pierre 9 février 2018 21:43

                    @alinea
                    Cela va effectivement dans le sens de l’article. C’est l’arme explosive à laquelle je fais référence.

                    Le tout est de savoir si les républicains du Congrès vont avoir le courage de nettoyer les écuries d’Augias. Il en va de leur survie politique, s’ils ne le font pas ou s’ils ne trouvent pas de compromis avec les démocrates, ils seront balayé en novembre.
                    Je pense que tout cela n’est que la partie émergée de l’iceberg. Il y a encore 9 dixième de choses à découvrir. Une enquête sérieuse donnera la parole à des agents subalternes et je sais qu’ils brûlent d’envie de parler.

                  • Le Pret(r)e Le Prete 9 février 2018 21:30

                    bonjour
                    vous avez une vision tactique et éduquée donc retenue, sans grande valeur
                    l europe est sans defense la menace etant interne, l’ immigration massive et la finance qui seule la gouverne elle doit se trouver un mafieu qui la raquette et la protege, la Russie n etant pas une option ...
                    un monde multipolaire suppose une confrontation elle manque cruellement a votre analyse éduquée et de bonne famille
                    bien a vous


                    • Pierre Pierre 9 février 2018 22:38

                      @Le Prete
                      Je n’ai jamais écrit que la Russie pourrait être un modèle à suivre pour l’Union européenne ou que ce pays aurait l’ambition de phagocyter l’UE.

                      L’intérêt de ces deux ensembles est que chacun soit prospère et entretienne des relations politiques, commerciales et de sécurité stables.
                      Actuellement, ils cherchent leur voie et ils sont tous les deux menacés de l’intérieur et de l’extérieur.
                      « Un monde multipolaire suppose une confrontation... » La confrontation est et sera toujours possible quel que soit le monde qui nous attend. 
                      L’ambition du système était d’éviter les confrontation grâce à la gouvernance mondiale mais on peut constater avec l’élection de Donald Trump que même les Américains ne veulent pas de ce modèle.
                      Je sais, le président américain à fait un virage à 180° mais il a bien été élu avec un programme de rupture avec le système, il ne faut pas l’oublier.
                      Un monde multipolaire ne signifie pas nécessairement un monde en confrontation. Il peut y en avoir mais ce n’est pas la norme.
                      L’habitant d’un appartement dans un immeuble est maître chez lui et a généralement des rapports de bon voisinage avec les autres. C’est cela le monde multipolaire et c’est ce que Donald Trump avait promis durant sa campagne électorale.


                    • Le Pret(r)e Le Prete 9 février 2018 23:11

                      @Pierre
                      J entends bien, la raison et le courage se conjugent mal, leur communaute de bien, fonde, ne raisonne jamais, le Christ n’ayant d’interet, celui simple de notre finitude,
                      Je suis comme vous pour une solution pacifique, mais comme toute solution elle suppose une fin, fin que seul notre psyche entrevois malheureusement,
                      Toute vision reste une promesse, reste a en dessiner une esperance commune, je n’ose parler de dessein, car nos mots sont bien uses.


                    • Pierre Pierre 9 février 2018 23:26

                      @Le Prete
                      Excusez-moi de vous le dire mais vous avez une façon absconse de vous exprimer qui me perturbe un peu.

                      Je retiens cependant cette belle pensée tout en ne sachant pas si elle est de vous ou si vous l’avez reprise de quelqu’un d’autre. 
                      « Toute vision reste une promesse, reste à en dessiner une espérance commune... »  
                      Pour cela et pour votre vœux de solution pacifique, je plusse.

                    • Le Pret(r)e Le Prete 10 février 2018 00:26

                      @Pierre
                      Je suis trop fainéant pour emprunter quoi que ce soit, car après il me faudrait le restituer,
                      Plus prosaïquement, chercher des solutions est vain, j aurais plutôt tendance a éluder les problèmes,
                      Par exemple la gouvernance mondiale au quelle vous vous referez, serait certainement la source de tous nos problèmes, car elle suppose une legitimite, donc morale supérieure, un euphémisme,
                      De quel droit me permettrais je de vous juger ? ne jugez pas et vous ne serez juge en retour,
                      Nos sociétés ne sont bâties que sur des rapports de force, même démocratiques,
                      Notre vision se limite a notre regard que nous portons sur ce monde, et relation a l’autre, c’est un début, souvent mauvais, ce qui justifie une évolution, il eut été plus simple de prendre un bon départ.
                      Autrement dit un monde évolué n’aurait jamais invente le concept de pacifisme, il reste sans intérêt, et dangereux car il suppose un règlement et combat, on boucle vous voyez bien ?


                    • Ruut Ruut 9 février 2018 22:00

                      Depuis la fin de la seconde guerre mondiale la France est sous occupation US.
                      Il suffit de compter le nombre de chansons en Anglais qui passent a la radio pour en être convaincu.
                      Nos jeunes sont incapables de chanter les chansons qu’ils apprécient faute d’en comprendre le sens et d’en parler la langue. Les seules qu’ils peuvent fredonner sont les vieilles des années 70 en Français ou les Chansons de Goldman.
                      Je ne parle même pas du droit Français qui a cause de la saturation des séries US rendent incompréhensible le droit Français par les téléspectateurs.
                      Je ne parle même pas de nos présidents pour lesquels l’intérêt des USA prime toujours sur l’intérêt du peuple de France.

                      Triste époque.


                      • Pierre Pierre 9 février 2018 22:46

                        @Ruut
                        Hé oui, l’Europe est vassalisée et c’est de sa faute. 

                        Je trouve qu’il n’y a rien de plus significatif de ce fait que les trois chefs d’Etat européens qui se sont pliés à une injonction du vice-président américain.

                      • Odin Odin 10 février 2018 12:18

                        @Pierre

                        Merci pour ce très bon article.

                        « commencer à réfléchir et à dialoguer pour trouver un moyen de vivre en paix dans un monde multipolaire. »

                        Un monde multipolaire sera possible lorsque les électeurs de l’U.E. arrêteront de voter pour des marionnettes étant young-leaders, membres de Bilderberg etc.., qui appliquent des directives dictées par des technocrates non élus, eux mêmes des marionnettes de la Trilatérale, du CFR (Council on Foreign Relations) dirigés par des disciples de Mammon.


                      • Hervé Hum Hervé Hum 10 février 2018 09:04

                        Ecrire un long article pour autant de niaiserie est sidérant !!!


                        • Pierre Pierre 10 février 2018 13:37

                          @Hervé Hum
                          Je suis étonné que quelqu’un qui semble aussi éduqué que vous (d’après vos articles) n’est pas ébranlé par le harcèlement dont la Russie fait l’objet et trouve que le dénoncer est sidérant.


                          En plus :

                          - Est-ce que vous contestez que la démocratie est mise en péril par le système qui cherche à imposer une gouvernance mondiale ?
                          - Est-ce que vous contestez que les pays européens ont perdu leur pouvoir décisionnel et sont vassalisés par les Etats-Unis. Voyez Nord-Stream 2 qui n’accouchera sans doute pas et s’il accouche, ce sera au forceps ?
                          - Est-ce que vous trouvez normal que les Etats-Unis désignent la Chine et la Russie, deux pays qui ne les menacent pas, comme premiers adversaires des Etats-Unis avant le terrorisme islamique ?
                          - Est-ce que vous pensez que la méthode Coué que les politiques et les stupides médias veulent nous appliquer va nous rendre la prospérité dans la démocratie ? 
                          - Avez-vous un esprit ouvert et acceptez-vous que d’autres ne pensent pas comme vous ?

                          Pour votre information, je ne suis pas russe mais je parle et je lis cette langue. J’ai aussi des contacts en Russie et en Ukraine. Mes premiers voyages datent des années 70, c’était en URSS et j’ai toujours gardé beaucoup d’intérêts pour ce qu’il se passe dans ces deux pays.
                          Les médias russes et ukrainiens ne sont pas plus objectifs que les occidentaux. Il y faut aussi trier l’information mais c’est globalement intéressant.  Il est aussi intéressant d’étudier l’évolution de l’opinion. Il y a 25 ans, le modèle libéral occidental était le modèle à suivre. Aujourd’hui, c’est un repoussoir. Je ne vous parle pas ici des éditoriaux mais plutôt de ce qu’on peut lire dans les forums.
                          Ma préoccupation est la crainte qu’à force de harcèlement de la Russie, il finisse par y avoir un conflit militaire en Europe. 
                          Une autre préoccupation est qu’à force de mépris de la démocratie, l’UE va s’effondrer. Voyez les sondages en Italie qui prédisent un retour de Silvio Berlusconi.

                          J’ai lu votre autre commentaire et j’y répondrai plus tard. Je vais le relire mais à première vue, les trois-quarts de ce que vous y dites sont des choses que je n’ai pas développé dans l’article qui est assez générique et n’entre pas dans les détails.






                        • Hervé Hum Hervé Hum 11 février 2018 10:57

                          @Pierre

                          Je vais répondre à chacune de vos questions

                          Oui, je conteste l’amalgame entre gouvernance mondiale et démocratie. La démocratie, c’est la souveraineté du peuple, mais cela ne dit absolument pas que le peuple soit divisé en nations souveraines, car alors, les pires dictateurs défendant leur propre souveraineté peuvent se dire démocrate. Et on arrive alors à des situations totalement aberrantes où ceux qui se prétendent démocrates en viennent à défendre les dictateurs sous ce pseudo prétexte de souveraineté nationale, mais dont il n’y a pas de souveraineté du peuple et donc, de démocratie. Bref, vous êtes face au déni de démocratie.

                          Il n’y a là, aucune cohérence logique, la passion aveugle, domine le cogito et on se retrouve effectivement dans la novlange d’Orwell où « la dictature, c’est la démocratie ».

                          la démocratie ne dépend pas de l’existence ou non d’une gouvernance mondiale, mais des conditions d’existence de cette gouvernance. En fait, seule une gouvernance mondiale est à même de garantir la démocratie, donc, la souveraineté des peuples, si cette gouvernance repose sur des règles éthiques d’où découlent les lois et auxquelles, personne ne peut s’y soustraire. Actuellement, les lois découlent de règles arbitraires, faites pour permettre la domination d’une élite sur tout le reste de la population, donc, faites pour asseoir et séculariser la dictature des ploutocrates contre le peuple. La charte de la déclaration universelle des droits humains est une charte vide, car elle n’a pas force de loi. Elle énonce les droits, mais n’en fait pas une obligation, donc, de devoir d’application. Résultat, même les pires dictateurs se sont amusé à la signer !

                          La preuve de démocratie repose sur la transparence concernant tout le domaine public, c’est à dire, toute l’activité économique, sociale et politique à l’intérieur du champ social. Or, que l’on regarde du coté russe, chinois, français, US, etc, pratiquement aucun pays au monde repose sur la double transparence entre le gouvernement et les citoyens, mais au contraire, sur la transparence à sens unique, c’est à dire, du gouvernement sur les citoyens, mais pas l’inverse.

                          Cela répond en grande partie à vos autres questions. Ainsi, il ne s’agit pas de contester une situation faites pour manipuler les citoyens, qu’ils soient français, USA, russes ou chinois, tous les dirigeants jouent le même jeu. De gré ou de force, peu importe. L’état d’urgence permanent est une nécessité du système capitaliste et globalement, de toutes dictatures, donc, aussi pour les dirigeants russes et chinois. Le jeu consiste juste à désigner l’autre comme coupable de la situation de crise, mais c’est une situation normale tant pour les occidentaux que pour les russes ou chinois pour contrôler leur propre population.

                          Les élites ne se battent pas pour savoir s’il faut rester en dictature, mais de savoir quelle est la meilleure manière d’y rester. Par le nationalisme ou le mondialisme ? En fait, seul le nationalisme permet d’y rester, la mondialisation ne le permet pas en raison de son inertie propre. C’est ce qu’avait très bien compris Orwell avec son livre 1984, le fait que le monde doit rester divisé en au moins deux blocs antagonistes minimum.

                          et à ce jeu là, seules la Russie et la Chine sont crédibles comme pseudos ennemis. Même la Corée du nord de Kim machin est ridicule. Mais elle sert très bien de propagande anti communiste, même si par définition, il n’y a de communisme qu’en démocratie, sauf que faire croire le contraire, diaboliser est la meilleure manière d’interdire le communisme.

                          Pour finir, je suis ouvert à tout débat d’idées, mais à une condition, l’honnêteté intellectuelle et la condition de celle ci, c’est la cohérence du discours (ce n’est donc pas l’insulte qui me gène, mais l’incohérence argumentaire). Dans un débat d’idées, je ne cède que face à la raison pure et elle seule, car si la passion prend le dessus, cela signe la fin du débat, voir son absence.


                        • Pierre Pierre 11 février 2018 16:19

                          @Hervé Hum

                          Le terme « démocratie » que vous mettez en avant est un mot valise qu’il devient de plus en plus difficile de définir.

                          D’abord, il y a beaucoup de formes de démocraties et chacune prétend détenir la vraie démocratie.

                          Rien que suivant notre conception occidentale (trois pouvoirs), on peut déjà distinguer la démocratie directe, représentative et mixte.

                          Si cette forme de démocratie était si bonne, cela se verrait et il n’y aurait pas de crises.

                          Quand on entend Emmanuel Todd dire « ...si la démocratie, c’est avoir pas simplement des dirigeants élus mais des dirigeants élus qui font ce que le peuple veut et pas juste être sympa, alors la Russie est un pays plus démocratique que l’Europe... »,  (ce qui est contraire à ce que vous affirmez sur la Russie dans votre commentaire) il est peut-être temps de se poser des questions et de cesser de croire que nous sommes les seuls dépositaires des normes de la démocratie.

                          D’autre pays ont inventé d’autres formes de démocratie comme par exemple le Venezuela (cinq pouvoirs). Quand le parlement et le président sont en conflit, ce dernier fait appel à une constituante (quatrième pouvoir vénézuélien) pour arbitrer le différent.

                          Quoi de plus démocratique qu’une constituante et pourtant les tenants de la démocratie occidentale crient au scandale et à la dictature. Comprenne qui pourra !

                          A mon avis, nous n’arriverons jamais à rapprocher nos points de vue parce que, pour parler branchés, nous utilisons des logiciel différents.

                          Nous sommes peut-être d’accord sur un point, c’est la contestation de l’amalgame entre la gouvernance mondiale et la démocratie.

                          Pour le reste, nous divergeons totalement.

                          Pour moi, chaque peuple a son histoire, sa culture et ses mœurs. Imaginer qu’on pourrait un jour amener ailleurs notre conception de la démocratie qui comprend la liberté des individus au détriment de l’intérêt collectif, la règle de la majorité plutôt que du consensus ou l’indépendance de la justice est une utopie.

                          D’accord pour dire qu’une gouvernance mondiale peut garantir un équilibre entre des démocraties diverses et variées mais l’embryon de cette gouvernance mondiale qui doit être politique existe déjà et ce sont les Nations-Unies. En revanche, la tentative de réaliser la gouvernance mondiale sur une base économique libérale est vouée à l’échec. Elle ne peut qu’être imposée par la force et les acteurs en présence qui restent sont des pays capables de faire sauter la planète : États-Unis, Russie et la Chine bientôt...

                          Un monde multipolaire ou apolaire n’est pas un monde où les dictatures vont automatiquement émerger. A ma connaissance, il n’y a plus de Pol Pot dans le monde et aucune raison d’en voir arriver un.

                          Ce n’est pas un monde ou chacun se referme sur soi comme on veut nous le faire croire.

                          C’est plutôt comme dans un building où chacun est maître dans son appartement ce qui ne l’empêche pas d’avoir des contacts avec ses voisins et de voir ce qu’on peut faire en commun.

                          Être maître chez soi, ne signifie pas pouvoir battre sa femme et ses enfants ou écouter la musique à à 105 dB. (Dictature.)

                          La sagesse voudrait qu’on y arrive le plus tôt possible pour la sécurité du monde et pour réfléchir et dialoguer comme je l’écris dans le chapeau de l’article.

                          Je suis d’accord avec votre fin de commentaire, à partir de : Les élites ne se battent pas pour savoir s’il faut rester en dictature...


                        • Hervé Hum Hervé Hum 12 février 2018 10:45

                          @Pierre

                          Le vrai problème, c’est la médiocrité des raisonnements où la logique de la pensée est totalement abandonnée pour la seule passion. C’est le cas de votre commentaire, qui fait le deuil de la logique pour conserver votre croyance intacte, sauf qu’au passage, vous avez abandonné la logique en chemin.

                          Le mot démocratie n’a rien de difficile à définir si on s’en tient à son étymologie. Soit, la souveraineté du peuple.

                          Poser les conditions de cette souveraineté, ne porte pas sur la définition elle même. Voilà déjà une confusion qui vous sert à changer la définition et ainsi, d’un tour de passe passe sémantique, hop, une dictature devient une démocratie au rabais !

                          Quelles sont donc les conditions pour que la démocratie dans sa seule définition valable, donc, selon son étymologie’ « la souveraineté du peuple », soit vrai, donc, s’exerce ?

                          C’est la transparence totale entre le mode de gouvernance et les citoyens. Dès l’instant où cette transparence n’existe pas en totalité, alors, la démocratie n’est pas vrai, puisque par définition, rien ne peut être caché au souverain !

                          Or, dans aucun des pays cités, qu’ils soient occidentaux, russes ou chinois, la transparence est la règle, mais bien au contraire, c’est l’opacité qui domine toute la vie politique, mais aussi, économique. Or, la souveraineté du peuple, toujours par définition et non par interprétation biaisée, doit s’exercer sur tout ce qui touche au domaine public, donc, y compris l’économie. Or, l’économie relève du domaine privé, donc, hors du champs de la souveraineté du peuple et donc, interdit la démocratie de pouvoir s’exercer. Ce n’est pas une théorie, c’est de la logique pure, car affirmer la démocratie à l’intérieur d’un système économique fondé sur la propriété particulière et le secret des décisions tant économiques que politique, c’est affirmer que la souveraineté du peuple ne s’exerce pas sur les décisions, mais sur leur conclusions. Ce qui n’a aucun sens !

                          Autrement dit, en aucune manière une démocratie peut être limité au seul politique, elle doit aussi s’exercer en totalité sur l’économie, car le rôle principal, sinon le seul du politique, c’est la question de la redistribution de la production.

                          Ce n’est donc pas le terme démocratie qui est un mot valise, mais les détournements du sens du mot afin de servir de couverture à la dictature. Mais faut il abandonner le mot parce qu’il est pervertit dans son sens ou bien ne faut t-il pas plutôt revenir à son sens propre ? Faut t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ? Faut t’il continuer à se laisser manipuler sur le sens des mots ?

                          Bref, c’est la définition du mot démocratie qui définit elle meme les conditions d’exercice de la démocratie et non un etre humain quelconque.

                          Voyez, il suffit juste de rester avec la définition propre et tout devient plus simple. Ce qui reste très compliqué, c’est de vouloir le beurre et l’argent du beurre, de vouloir la démocratie politique et la dictature économique, sauf que c’est logiquement impossible. Mais compliquer à excès est une technique de confusion visant à faire dire tout et son contraire à n’importe quel mot.

                          On peut faire la même chose avec beaucoup de mots, notamment le mot libéral. Le sens de ce dernier est totalement détourné, biaisé.

                          Vous écrivez

                          Pour moi, chaque peuple a son histoire, sa culture et ses mœurs. Imaginer qu’on pourrait un jour amener ailleurs notre conception de la démocratie qui comprend la liberté des individus au détriment de l’intérêt collectif, la règle de la majorité plutôt que du consensus ou l’indépendance de la justice est une utopie.

                          Vous comprendrez que je ne suis pas du tout d’accord !

                          La démocratie ne peut placer la liberté des individus au détriment de l’intérêt collectif, c’est un contresens total !

                          La souveraineté du peuple, en tant que tel, ne s’exprime que par la primauté de l’intérêt collectif et non à son détriment, qui aboutit mécaniquement à la dictature. De plus, en société, sauf dans une dictature personnelle dites absolue, il n’existe pas de liberté individuelle absolue, celle ci est toujours en relation avec celle des autres. Ici, c’est toujours de la logique pure, car il n’y a de société que s’il y a au moins deux individus partageant un même espace commun et qui exige alors le consensus, sauf en renonçant à vivre dans un espace commun ou que l’un exerce sa dictature sur l’autre.

                          Autrement dit, en démocratie et toujours selon sa définition propre, la liberté individuelle est contingenté à l’intérêt général et l’inverse en dictature, mais avec pour seule liberté, celle du dictateur.

                          La vie en société, c’est l’art du consensus, même pour le rapport dominant/dominé, peu importe la nature de ce consensus, par adhésion ou par contrainte, il n’y a de société que s’il y a consensus. Et ce dernier peut être plus ou moins viable qu’à la condition de règles ou lois communes. En démocratie, ce sont les lois qui dominent surtout les élites dirigeantes de telle sorte qu’il ne peut y avoir une élite dominante par la force, mais uniquement par la conscience.

                          En fait, l’intérêt général est la somme des utilités particulières à l’accomplissement de la volonté générale. Et celle ci, quel que soit le pays ou la culture, a toujours comme volonté première la justice sociale et économique.

                          D’« ailleurs, je vous rappelle que si l’ONU peut être vu comme cet embryon de gouvernance mondiale, la charte qui commande théoriquement son action, reprend les bases éthiques de la justice sociale et économique admises par tous, donc, par consensus général.

                          D’ailleurs, il convient de remarquer que le seul moyen d’obtenir un consensus, c’est par la justice qui se fonde, toujours par définition, sur la base de l’équilibre ou équité. Or, tout le système économique capitaliste actuel se fonde sur l’iniquité, sur l’injustice sociale et économique, mais qu’un discours constant et appuyé par la manipulation et violence instrumentalisé, arrive à faire croire qu’il existe une manière honnête de voler son prochain et une manière malhonnête de restituer son bien à son prochain.

                          Pour dernier exemple, vous connaissez l’expression »l’intérêt général est la somme des intérêts particuliers ?

                          Mais savez vous ce que cette expression veut réellement dire ?

                          vous écrivez

                          Ce n’est pas un monde ou chacun se referme sur soi comme on veut nous le faire croire.

                          C’est plutôt comme dans un building où chacun est maître dans son appartement ce qui ne l’empêche pas d’avoir des contacts avec ses voisins et de voir ce qu’on peut faire en commun.

                          Être maître chez soi, ne signifie pas pouvoir battre sa femme et ses enfants ou écouter la musique à à 105 dB. (Dictature.

                          Désolé, mais ce que vous écrivez est une aporie, cela n’a aucun sens ! En effet, si je suis maître chez moi, don souverain, j’y fait ce que je veux, battre ma femme et mes enfants, écouter la musique à 105db. SI ce n’est pas le cas, alors, c’est que je ne suis pas maître chez moi et dois donc obéir à d’autres ou à des lois.

                          Là aussi, c’est de la logique pure, c’est le principe du tiers exclu, je ne peux être maître et contraint à la fois, là où s’exerce ma maîtrise sans perdre cette dernière.

                          C’est exactement ce qu’il se passe au niveau des pays, soit chacun continu à faire ce qu’il veut chez lui, martyriser une partie de son peuple au bénéfice de l’autre, polluer autant qu’il veut, rejeter ses ordures dans les océans, ou bien il doit obéir à des règles communes, mais impliquant qu’il perdre disons une partie de sa souveraineté. Car voyez vous, il y a consensus général sur la volonté de préserver les cultures de tout un chacun. Donc, l’argument de souveraineté pour défendre sa culture est fallacieux et sert, encore et toujours à jeter la confusion pour manipuler les cogito.


                        • Pierre Pierre 13 février 2018 05:36

                          @Hervé Hum

                          « Le mot démocratie n’a rien de difficile à définir si on s’en tient à son étymologie. Soit, la souveraineté du peuple. »

                          Vous confirmez ce que j’ai dit : chacun prétend détenir le vrai sens du terme « démocratie » et vous, vous en lui ne retenant que sa définition originelle, celle que lui donnait les Grecs anciens, vous confirmez ce que je dis.

                          Votre conception ultra simpliste de la démocratie peut amener à une dictature de la majorité sur la minorité ou à des comportements individualistes contraires à l’intérêt général comme Tocqueville l’avait relevé.

                          C’est la raison pour laquelle les concepteurs de la démocratie moderne ou occidentale si on préfère ont ajouté des garde-fous constitutionnels. Ce sont les libertés fondamentales que même la souveraineté populaire ne peut défaire : liberté d’association, liberté de culte, liberté de presse, liberté d’enseignement etc.

                          Suivant votre raisonnement simpliste, une majorité athée du peuple souverain pourrait interdire tous les cultes par exemple.

                          En plus, la souveraineté du peuple ne peut pleinement s’exercer à travers le suffrage universel que si le peuple est libre et correctement informé. Les dernières élections présidentielles ont été un désastre sur ce plan et on peut tous les jours constater les conséquences du matraquage médiatique sur les citoyens.

                          Il y a beaucoup d’autres raisons pour limiter la souveraineté du peuple mais c’est inutile de s’étendre vous avez compris ce que je veux dire avec les liberté fondamentales qui peuvent d’ailleurs varier comme je l’affirme suivant l’histoire, les mœurs et les coutumes.

                          Je vous rappelle que la notion de liberté individuelle telle que nous l’entendons aujourd’hui était inconnue de la Grèce antique. Pour les citoyens, la liberté, c’était celle de la cité. Celui qui plaçait sa liberté individuelle au dessus de l’intérêt de la cité devait choisir entre soit vivre en marge (Diogène p.ex.) ou soit risquer d’être ostracisé.

                          Voila toute une série de raisons qui font que comme je l’affirme, le mot « démocratie » a de nombreuses définitions.

                          Le reste de votre commentaire est un plaidoyer idéaliste dont on peut discuter les détails mais qui est globalement acceptable avec une fixation sur la dictature dont il n’existe plus d’exemple en Occident (j’inclus la Russie et les démocraties asiatiques dans l’Occident).

                          Votre point faible, c’est que vous ne savez pas comment faire pour y arriver. La persuasion ? La contrainte ? Attendre un effondrement du système ?

                          Mon point de vue, c’est qu’il faut d’abord passer par un retour aux nations souveraines qui adopteront chacune le modèle démocratique qui leur convient. L’État doit reprendre sa souveraineté sur l’ensemble des secteurs régaliens quitte à revenir pour un moment à plus de conservatisme d’État. Une fois ce stade atteint, il y aura lieu d’entamer des discussions entre États pour trouver une formule pour vivre en paix dans le monde sans qu’il puisse avoir une domination d’un État sur un autre. La globalisation économique actuelle ne permet pas ce schéma et il faut donc en sortir. Tout cela est impossible à développer en détail dans un commentaire mais est très cohérent.

                          L’alternative, c’est de continuer dans une globalisation dominée par le système et de s’enfoncer davantage dans le désordre mondial du fait de la résistance d’États trop puissants pour être vaincus. .

                          Vous n’avez rien compris à mon exemple d’être maître chez soi parce que vous cherchez constamment la polémique. Vous contestez ce que je dis et puis vous développez votre idée exactement dans mon sens. On n’est jamais 100 % son propre maître et on n’est jamais 100 % libre si on veut vivre en société.


                        • Pierre Pierre 13 février 2018 08:31

                          @Herve Hum

                          Les sciences humaines ne sont pas des matières qui répondent à la logique pure.

                        • Gorg Gorg 13 février 2018 09:12

                          @Pierre

                          Bonjour Pierre,

                          Merci pour vos articles toujours aussi brillants.

                          Et j’admire la patience que vous avez pour répondre aux enc...leurs de mouches... smiley


                        • Hervé Hum Hervé Hum 13 février 2018 14:58

                          @Pierre

                          Je m’en tiens à ce que vous écrivez et évite d’interpréter vos propos en dehors de ce qui en découle.
                          Affirmer n’est pas démontrer. Vous écrivez que mon raisonnement est simpliste, moi je soutiens qu’il est simple et évolue en complexité et que c’est le votre qui est simpliste et devient compliqué et inextricable.

                           Donc, le maître, le souverain, par définition, n’admettent pas d’êtres soumis à une entité plus grande dans leur propre espace sans perdre la souveraineté. Et effectivement, comme vous le soulignez, perd cette absoluité dans l’espace commun, sauf à faire ce dernier son domaine privé. Or, c’est le principe de la propriété économique de faire de l’espace commun un espace privé. Qui fait les sociétés avec le système capitaliste et qui interdit de facto la démocratie, puisqu’on se retrouve avec une minorité propriétaire de l’espace commun et une majorité devant se plier aux injonctions de cette minorité propriétaire. celle ci posant sa domination sur l’opacité et non la transparence de ses décisions. Manipulant l’information et le raisonnement logique ou cogito. L’information non faussée et le raisonnement non biaisé, découlent du principe de la transparence !

                          Votre aporie, porte sur la contradiction entre souveraineté et soumission.

                          D’un coté, vous soutenez le retour à la souveraineté des nations, qui n’a pas cessé d’exister et qui ne pose pas la condition de démocratie, mais uniquement celle de la non ingérence d’autres nations dans le rapport de force agissant à l’intérieur d’un pays et donc, acceptant la dictature. De l’autre, vous dites que ces mêmes nations doivent se doter d’un modèle démocratique, sans dire comment vous persuadez et sur lequel vous ne pouvez rien en dire,n sinon qu’ils doivent obéir aux « gardes fous ». 

                          Mais comment donc ces « gardes fous » font pour s’imposer à la souveraineté des nations ? Vous parlez des « concepteurs », mais qui sont ces « concepteurs » ? En fait, des gens qui avaient en horreur la démocratie en son principe et ont surtout établies des gardes fous contre la démocratie. L’astuce consistant à parler de liberté individuelles pour tous, alors qu’une disposition de ces libertés limite celles ci à la seule minorité propriétaire de l’économie. Donc, portant sur ce qui maintien le principe de la dictature économique de la minorité propriétaire sur la majorité prolétarienne. Faisant que la liberté se limite à pouvoir parler, mais pas agir contre le système économique pour en changer. Comme le disait une anarchiste, « si voter servait à quelque chose, se serait interdit ». Le vote ne fut autorisé qu’une fois assuré du conditionnement des cogito par les médias et l’instruction publique. Et lorsque cela ne suffit pas, de provoquer des guerres entre les peuples.

                          Ensuite, désolé, le mot démocratie a un sens propre unique qui n’a pas varié depuis l’antiquité jusqu’à nos jours, mais a été détourné pour pouvoir l’utiliser comme coquille, avec un autre contenu.

                          La démocratie en tant que système, impose d’elle même ses propres conditions d’existences où l’humain ne peut QUE suivre la logique qui en découle, car sinon, c’est qu’il biaise le raisonnement pour plier la logique à sa volonté, mais la conséquence est qu’il ne s’agit plus du même système logique.

                          Vous avez certes conservez le nom, mais plus du tout le contenu, sauf que vous avez bien pris soin de laisser croire que le contenu n’a pas changé, il aurait évolué. Sauf que seuls les moyens peuvent évoluer, mais pas la finalité d’un système donné.

                          Les conditions d’existence de la démocratie sont

                          transparence à double sens
                          l’intérêt général ne peut être que la somme des utilités particulières à l’accomplissement de la volonté générale. Sur ce point, rien n’a évolué depuis l’antiquité. L’intérêt général ne peut être la somme des intérêts particuliers, car cela signifie qu’il n’existe pas d’intérêt général, mais une somme d’intérêts particuliers tantôt concordant, tantôt discordant et plus rarement, indifférents l’un de l’autre.

                          Tout cela provient d’une confusion que vous soutenez.

                          En effet, d’un coté il y a la souveraineté des peuples selon leur identité culturelle et de l’autre, il y a la souveraineté du peuple selon son appartenance au genre humain. Dans ce dernier cas, le peuple s’entend comme toute l’espèce humaine. Tout être humain normalement constitué, est doté de la conscience de soi et du tout, mais encore trop peu des niveaux intermédiaires et n’a aucune conscience des relations que cela implique. Ainsi, entre la généralité de la condition humaine et le particularisme culturel où il faut choisir ce qui prime sur l’autre et donc, décider du sens !

                          En effet, quand on pose la question à tout un chacun,quelle que soit son origine, il y a consensus général quant aux libertés individuelles reconnus dans la déclaration universelle des droits humains (celle de l’ONU car ne parlant pas de la propriété économique !), mais divergence quant à la manière de les faire respecter à l’intérieur d’un même pays et donc, des relations entre pays. Ceci, parce qu’il y a confusion entre l’individu pris dans sa condition humaine et le peuple auquel on se réfère, où l’individu n’est plus pris dans sa condition humaine (la perd), mais comme cellule d’une entité supérieure et portant alors les habits de la condition humaine. Tout cela suit un processus purement logique et inviolable en soi.

                          Il y a donc une suite logique lié à l’évolution des ensembles systémiques entre eux, qui ne dépend pas de l’arbitraire humain, mais uniquement de la raison pure. de telle sorte que comme le disait Orwell, on peut écrire « l’amour, c’est la haine », « la guerre, c’est la paix » ou « la dictature, c’est la démocratie ».


                        • Hervé Hum Hervé Hum 14 février 2018 09:35

                          @Pierre

                          Les sciences humaines ne sont pas des matières qui répondent à la logique pure.

                          Faux !

                          aucune science, dès lors où son champs se situe dans la réalité physique et donc, fait système, obéit obligatoirement à la logique pure. Sans cela, on ne peut pas parler de science.

                          Il ne faut pas confondre avec la tendance à la déviance de l’humain, mais qui ne touche pas au principe que tout système obéit strictement à la logique pure, car sans cela, il ne peut y avoir de système possible.

                          Or, les sciences humaines font système. Bon, la démonstration et la preuve demande un développement que je ne ferais pas ici !


                        • Pierre Pierre 14 février 2018 09:56

                          @Hervé Hum

                          Vous faites vraiment une fixation sur les dictatures alors que ce problème ne concerne plus les « démocraties occidentales ». Elles peuvent revenir si on n’y prend garde en cas de désordres graves donc prenons nos dispositions pour que cela n’arrive pas.

                          La seule dictature qui nous menace, n’est pas politique mais économique et elle tente de prendre le contrôle de toute l’économie mondiale.

                          « D’un coté, vous soutenez le retour à la souveraineté des nations, qui n’a pas cessé d’exister et qui ne pose pas la condition de démocratie, mais uniquement celle de la non ingérence d’autres nations dans le rapport de force agissant à l’intérieur d’un pays et donc, acceptant la dictature. »

                          J’assume tout-à-fait ce que je dis. Les ingérences sont contre-productives et n’apportent pas la démocratie. C’est juste le paravent qui sert à cacher d’autres objectifs.

                          Vous allez comprendre avec un exemple que je connais et que je tiens du fils d’un ami qui était parti Afghanistan avec une ONG financée par l’UE pour une mission de mise en place d’un système judiciaire suivant les normes occidentales. Tout cela partait d’une bonne intention.

                          Après 2001 et l’invasion de l’OTAN, des jeunes adolescentes afghanes avaient décidé de ne plus porter la burqa et l’une d’entre elle fut violée par son cousin. Ses amies vinrent porter ce cas devant le nouveau tribunal qui convainquit la jeune fille de porter plainte.

                          Le cousin en question fut arrêté et bien sûr nia le viol.

                          La jeune fille malgré qu’elle était protégée par la « police » afghane, fut assassinée quelques jours avant le procès sans doute par ses frères pour sauver l’honneur familial.

                          Ses amies vinrent demander justice au tribunal et on leur répondit qu’on allait enquêter et arrêter les coupables. On attend toujours ! Pour l’OTAN, ce n’est pas le rôle des militaires, les policiers afghans répugnent à se mêler des affaires de famille et les formateurs européens ne peuvent rien sans les policiers afghans.

                          Le jour du procès, il n’y avait plus de victime ni de témoins et l’accusé fut relaxé.

                          On peut dire que l’ingérence a apporté le malheur au malheur. La victime est morte et le tribunal s’est mis à dos les deux branches de la famille qui ont sans doute trouvé un arrangement en faisant passer des chèvres d’une main à l’autre.

                          Dans le cadre de la dictature des taliban, le cousin aurait sans doute épousé la victime, les chèvres seraient passé dans l’autre sens et qui sait, le couple aurait peut-être vécu heureux et eu beaucoup d’enfants.

                          Édouard Philippe ne vient-il pas de dire que les ingérences occidentales en Libye, en Afghanistan, en Irak ont été des erreurs à ne plus commettre.

                          « De l’autre, vous dites que ces mêmes nations doivent se doter d’un modèle démocratique, sans dire comment vous persuadez et sur lequel vous ne pouvez rien en dire, sinon qu’ils doivent obéir aux gardes fous ». 

                          J’assume aussi. Aucun État ne peut recouvrer la souveraineté dans le cadre de l’UE mais en donnant la parole aux peuple, tout est possible. Voyez le Royaume-Uni qui retrouve sa pleine souveraineté.

                          On peut y arriver par référendum, en convoquant une constituante ou tout bêtement en ayant une majorité parlementaire prête à œuvrer dans ce sens.

                          Il faut surtout convaincre le peuple d’y croire et d’avoir confiance dans une démocratie transparente.

                          Le concept « démocratie » a déjà été étudié sous tout ses angles et je répète que chaque pays doit l’adapter suivant son histoire, sa culture et ses moeurs.

                          Je n’ai jamais dit que l’opacité ne règne pas dans nos démocraties, que nos démocraties sont de vraies démocraties et qu’il ne faut pas corriger ces problèmes. Je pense qu’il est plus facile de traiter ces problèmes comme beaucoup d’autres aussi dans l’espace plus restreint d’un État plutôt qu’au niveau mondial.

                          Pour votre utilisation de logique pure en sciences humaines ou sociales, je persiste à dire que c’est une méthode qui donnera des résultats incomplets voire erroné s. Tous les analystes économiques se plantent depuis 50 ans sur l’évolution de la politique et de l’économie avec des méthodes de travail bien plus complexes et même Marx après une analyse magistrale du capitalisme est à côté de la plaque avec ses conclusions. Il utilisait aussi une méthode logique.

                          Je dois interrompre ici, j’ai un rendez-vous, mais je reviendrai ce soir sur le sujet.

                          Nous sommes occupés à tourner en rond et je n’arrive pas à synthétiser vos idées.

                          Je vous propose ceci : mettons nos idées clairement sur la table. Je vais vous dire ce que je pense du monde actuel, de ma manière de voir l’évolution des choses et de l’attitude que devraient avoir nos démocratie occidentales avec les dictatures.

                          Si vous en faites de même, nous aurons au moins une conclusion.


                        • Pierre Pierre 15 février 2018 12:19

                          @Pierre
                          Je me rend compte que mon idée n’est pas possible à placer dans un commentaire vu sa longueur. Je vais la développer davantage et proposer un article sur le sujet.


                        • Hervé Hum Hervé Hum 15 février 2018 13:39

                          @Pierre

                          la raison principale de notre incompréhension, c’est que nous n’utilisons pas le même système de raisonnement logique. Le votre m’apparaît avec toutes ses apories et pour l’instant, j’ai échoué à vous le faire voir, aussi, je vais me focaliser un peu la dessus.

                          Vous écrivez

                          La seule dictature qui nous menace, n’est pas politique mais économique et elle tente de prendre le contrôle de toute l’économie mondiale.

                          C’est une aporie, dans le sens où les deux sont absolument indissociables. Vous ne pouvez pas contrer la dictature économique sans d’abord prendre le contrôle politique ! Ceci, car l’objet principal du politique est l’économie quand aux règles de redistribution de la production.

                          Les relations internationales entre pays, portent essentiellement sur l’économie et très peu sur le culturel. Ce dernier sert comme vous l’écrivez de « paravent ».

                          Seul le cogito humain peut séparer le lien logique, de causalité entre l’économie et le politique, mais pas la logique pure, pour cette dernière, c’est IMPOSSIBLE, sauf à sortir du raisonnement logique pour l’irrationnel, mais pour lequel débattre n ’a aucun sens, aucun intérêt, puisque le monde de l’irrationnel est celui de l’imaginaire où rien n’obéit à des lois communes, mais uniquement à des lois particulières. Le pire ennemi de tout raisonnement portant sur la réalité physique, c’est le manque de rigueur logique dans les relations causales, car c’est ainsi qu’on peut dire comme Orwell « l’amour, c’est la haine ».

                          C’est donc la faiblesse, voir l’absence totale de cohérence du raisonnement qui est la source de notre incompréhension.

                          Par exemple, votre réponse "J’assume tout-à-fait ce que je dis. Les ingérences sont contre-productives et n’apportent pas la démocratie. C’est juste le paravent qui sert à cacher d’autres objectifs.« ne tient pas la route, car vous vous contredisez vous même, et ce, dans la même phrase. Autrement dit et sans que vous vous en rendez compte, vous argumentez contre vous même et dans mon sens !

                          En effet, si le but des ingérences cachent d’autres objectifs, alors, c’est qu’ils n’avaient pas pour but de promouvoir la démocratie dans le ou les pays cités. La démocratie ne sert alors que de »paravent« . Ce sur quoi je suis entièrement d’accord avec vous et ne contredit pas ce que j’écris, mais contredit ce que vous, vous écrivez. Comprenez bien, c’est comme si vous disiez que vous n’aimez pas les carottes, parce qu’on vous fait manger des choux à la place ! Vous conviendrez que c’est absurde, pour dire ne pas aimer les carottes, il faut manger des carottes et non des choux !

                          Voilà la genre de contradiction du raisonnement auquel même les plus grands intellectuels patenté font aujourd’hui un usage immodéré. Résultat, j’apparait pour la majorité des gens comme arrogant, quelqu’un avec qui il est »impossible« de débattre, parce que j’ai la mauvaise habitude de relever les apories du raisonnement et de les »jeter« à la face de mon interlocuteur. Pourtant, je m’en tiens aux règles de bases du raisonnement logique et évite d’entrer dans la complexité, parce que là, la majorité me réponde que c’est du »gloubigoulba" !

                          Non pas que cela demande plus d’intelligence, mais de se soumettre à la logique et non de vouloir la soumettre à ses propres projections.

                          Mon dernier article porte sur ce problème majeur, central et qui est même prioritaire sur tous les autres, car absolument nécessaire pour résoudre tous ces mêmes problèmes. Comme disait Einstein, on ne résous pas un problème avec le même mode de pensée que celui qui a généré le problème.

                          Maintenant, si vous voulez connaître ma position disons idéologique, je peux vous la résumer en quelques phrases, mais le mieux est que vous alliez lire mes articles. D’abord les deux portant sur la responsabilité (ici et ici) et partant de là, les articles traitants de la monnaie, donc, de l’économie. Il s’agit là que de la présentation du principe servant de fondement tant politique, social et économique, car je n’ai pas encore traité réellement du fond, ce dernier est disons la partie immergé de l’iceberg.

                          Pour ce qui est de la polémique sur les sciences humaines, pour l’instant, c’est secondaire, mais la démonstration découle du principe de relations de causalités, sur lequel je n’ai encore pratiquement rien écrit, si ce n’est de donner les trois relations fondamentales qui le compose, soit, la récurrence, l’ itération et la fractale. Ces trois relations sont élémentaires, mais leur compréhension est d’une complexité quasi infini. Perso, je ne maîtrise que les éléments de bases et toujours avec le risque ou tentation de déviation mû par mes propres atavismes.

                          Ce principe expliquer et justifie le système capitaliste et sa domination de la société humaine, mais elle explique aussi pourquoi ce système est arrivé à son crépuscule et doit laisser la place à une autre conscience de la réalité impliquant un autre système. Le principe de responsabilité découle directement de ces attendus.


                        • Pierre Pierre 16 février 2018 09:05

                          @Hervé Hum
                          Votre dernier commentaire est plus clair et je vous comprends mieux.

                          Nous ne devons pas avoir beaucoup de divergences sur la compréhension du monde d’après ce que vous écrivez.
                          De votre côté, vous appliquez un raisonnement logique qui vous donne un résultat qui vous sert de vérité absolue. 
                          De mon côté, je suis un réaliste et un pragmatique. Je pense que la démocratie parfaite, la liberté absolue ou le monde idéal sont des objectifs impossibles à atteindre et qu’il faut juste faire pour le mieux pour rendre le monde le meilleur possible.
                          Pour donner un exemple provocateur, je pense qu’il vaut parfois (pas toujours) mieux d’avoir un despote éclairé que de vivre dans une démocratie molle. J’ai bien dit « despote éclairé » et pas « dictateur monomaniaque ». 
                          J’avais pensé pouvoir développer tout cela dans un commentaire mais c’est trop long. Si ce que je rédige est publié, vous comprendrez mieux ma vision du monde et mes suggestions pour rendre la coexistence entre les peuples moins conflictuelle.
                          Rien que le plan d’écriture fait deux pages et une fois chaque point développé, je ne crois même pas que cela puisse être publié en une partie. 
                          D’ici-là, j’aurai lu les deux articles qui ont l’air d’être intéressants.

                        • Hervé Hum Hervé Hum 16 février 2018 10:48

                          @Pierre

                          Le raisonnement logique est le seul qui donne des résultats réalistes.

                          Je dois vous avouer que je ne sais pas ce qu’est une « démocratie molle », mais peu importe.

                          La liberté absolue en société n’est possible que pour le dictateur, mais sinon, n’a aucun sens en démocratie, puisqu’il ne peut y avoir de société démocratique qu’à la condition de soumission de TOUS ses membres aux lois qui régissent la vie en communauté.

                          J’en profite pour rajouter une condition à la démocratie, c’est le fait que les lois organiques doivent découler de la raison pure et non pas de l’arbitraire de la pensée humaine, car c’est l’unique manière d’obtenir le consensus. Les « gardes fous » que vous rappelez, se veulent découlant de l’éthique de réciprocité, qui se fait via la logique. Que cette logique soit en partie biaisé ne change pas le fait que les bases constitutionnelles se fondent sur le raisonnement logique permettant de dégager l’éthique de réciprocité. Mais en démocratie, il ne peut y avoirs de gouvernement décidant des lois, quel que soit son mode d’élection, donc, même par tirage au sort, mais uniquement une gouvernance dont le seul rôle de ses membres est de coordonner l’exécution des décisions prises par consensus. Donc, via la raison pure, sur laquelle vous n’en avez qu’une connaissance biaisé et incomplète.

                          En démocratie, la société ne peut pas être divisé en classes sociales antagonistes, mais en classes d’activités complémentaires. Qui n’est possible qu’en abolissant la propriété économique.

                          Maintenant, l’argument de la démocratie parfaite impossible à atteindre est quelque peu « spécieux », en effet, cela revient à dire que, ne pouvant avoir 10/10 à un examen, je renonce à étudier plus et me contente de mon 2/10. Vous serez d’accord avec moi qu’il est toujours possible d’atteindre la moyenne et de tendre vers la note parfaite à défaut de l’obtenir et je crois même que c’est ce que vous proposez de rédiger !

                          Aucun système est parfait, tous ont leur revers de la médaille, mais chaque système correspond à une situation donnée où ses qualités sont mis en avant et une situation où se sont ses défauts qui prennent le dessus et qui alors, nécessite d’en changer. C’est le principe d’entropie et qui est la conséquence d’un Univers évolutif. Bon, tout comme vous, j’ai entrepris de rédiger l’explication, enfin, de présenter le principe de relations de causalité dans ses règles de bases élémentaires,


                        • L'Astronome L’Astronome 10 février 2018 10:59

                           
                          « Le slogan de campagne de Donald Trump « América first » en dit long sur cet état d’esprit. »
                           
                          Ce slogan ne rappelle que trop le sinistre « Deutschland über alles ».
                           


                          • JMBerniolles 10 février 2018 13:54
                            Bonjour,
                            C’est toujours un plaisir de vous lire.

                            Cela fait déjà un certain temps que le système dont vous parlez (l’empire financier à base anglo saxonne) a entamé une guerre contre la Russie.

                            * la première question que l’on peut se poser est de savoir pourquoi la solution de booster les néo libéraux qui sont nombreux dans les cercles du pouvoir en Russie afin de faire basculer celle-ci dans la « globalisation » c’est à dire le néo libéralisme, n’a pas été plus poussée ou privilégiée. Il semble qu’à un moment Poutine lui-même était enclin à aller vers des ouvertures commerciales de ce type ?
                             —> Je pense que cette option s’est heurtée rapidement à deux écueils majeurs : 1) le sentiment national russe 2) le spectacle d’économies néo libérales en pleines déconfitures, avec des crises qui ne sont pas vraiment surmontées. Evidemment nos médias obscurcissent complètement notre vision de cette réalité, mais vu d’ailleurs c’est évident. Le monde néo libéral est en pleine déflation et la crise économique majeure le guette. 

                            * La deuxième observation que l’on peut faire est que tous les mouvements à l’encontre de la Russie, « sanctions », « attaques contre le rouble » comme le coup d’état en Ukraine ... se sont soldés par des avantages pour la Russie, - cela l’a éloignée du néo libéralisme et orientée vers l’Asie pour son plus grand bien, elle a dans un premier temps récupéré la Crimée et il n’y a aucun doute sur le fait qu’elle récupérera aussi la nouvelle entité Novorossia (en fait c’est l’Ukraine qui sera dépecée, Pologne, Autriche, Hongrie .... ) ..

                            Un autre élément qui a foiré magistralement aussi, mais qui est caché par nos médias, (hors Grande Bretagne) c’est la tentative des USA de se servir de l’UE contre la Russie (je veux dire au-delà des mots). Puisque l’on en est aux faits, il y en a un déterminant sur ce plan. C’est le refus de l’Allemagne de se soumettre à l’exigence de Trump et de stopper le gazoduc Northstream. Il y a aussi le désaccord sur l’accord iranien.

                            C’est d’ailleurs ce qui fait hésiter le régime de Kiev à lancer l’offensive massive contre le Donbass.
                            Je n’ai jamais imaginé que les allemands puissent être les valets des USA. Le montage de l’UE par les américains les a servis puisqu’ils sont devenus les dirigeants de cette union, et en bénéficient à fond. Mais leur intérêt propre n’est pas combattre la Russie.





                            • Pierre Pierre 10 février 2018 16:45
                              @JMBerniolles
                              Bonjour,
                              Tout a été essayé pour amener les libéraux au pouvoir en Russie y compris en 2012 quand on a poussé Dmitry Medvedev à se mesurer à Vladimir Poutine.
                              Aux deux écueils que vous citer, j’ajouterait le patriotisme sans faille de Vladimir Poutine et de son proche entourage.
                              « Je n’ai jamais imaginé que les allemands puissent être les valets des USA. » J’en suis moins sûr que vous. Les Etats-Unis sont la première destination à l’export pour l’Allemagne. 114 milliards d’euros en 2016.

                            • JMBerniolles 10 février 2018 16:59

                              @Pierre Mais c’est aussi vrai pour la Chine et cela n’en fait pas un pays vassal des USA.


                            • Pierre Pierre 10 février 2018 17:25
                              @JMBerniolles
                              Exact mais l’Allemagne n’a pas la puissance militaire de la Chine pour défendre ses intérêts.

                            • JMBerniolles 10 février 2018 22:02

                              @Pierre

                              Excusez moi d’insister. L’Allemagne sait très bien qu’elle n’a rien à craindre de la Russie. De plus elle manœuvre pour mettre la main sur les capacités militaires de la France.

                              Franchement les allemands sont trop orgueilleux pour dépendre de quiconque. J’aimerais qu’ en France il y ait le même état d’esprit.


                            • JMBerniolles 10 février 2018 14:04
                              A propos de l’Union soviétique.... Nous sommes évidemment abreuvé par toutes les déviances, défaillances, crimes de ce régime. Incontestable....  Mais on passe sous silence de grandes réussites : l’éducation, la Recherche et la haute technologie, entre autres
                              Sur le plan de la Recherche et de la technologie de pointe j’ai pu constater moi-même combien l’URSS avait de grands savants, des ingénieurs opérationnels dans de grands domaines, espace, nucléaire.... on voit aussi aujourd’hui que le retard en électronique .. a été comblé... 

                              Toutes choses qui on permis à Poutine d’effectuer le grand redressement de la Russie.

                              Il y a aussi un élément dont on sous estime le poids, c’est la grande capacité diplomatique de la Russie actuelle. Bien aidée par la démonstration de la fidélité aux accords et aux alliances

                              • Laulau Laulau 10 février 2018 14:54

                                Ce qui m’amuse c’est l’affaire du dopage. Nous avons eu un quintuple vaincoeur du Tour de France américain, dopé jusqu’aux yeux, destitué après enquête.
                                Nous avons un multi vaincoeur du Tour, britannique qui prend à lui seul plus de Ventoline que 10 asthmatiques.
                                Nous avons une championne de tennis américaine, au physique de catcheur avec une jupe juste assez longue pour qu’on ne voit pas ses burnes.
                                Nous avons de footeux et des tennisman espagnols qui après une heure d’effort courent comme des lapins après avoir pris des « pastilles de sel ».

                                Mais non, le dopage c’est chez les russes et uniquement chez les russes !


                                • Pierre Pierre 10 février 2018 16:51

                                  @Laulau
                                  C’est un septuple vainqueur. 


                                • Pierre Pierre 10 février 2018 16:09
                                  Le dopage dans le sport a toujours existé.
                                  Savez-vous que dans l’Antiquité, pour les Jeux olympiques, les Grecs rassemblaient tous les athlètes dans un même lieu à Olympe plusieurs semaines à l’avance. Tout le monde suivait le même régime alimentaire et celui qui trichait était exclu à vie et banni des JO.
                                  Sur certains points, ils étaient beaucoup plus évolués que nous. Il avaient par exemple inventé la trêve olympique.

                                  • Arnould Accya Arnould Accya 11 février 2018 09:43

                                    Merci pour cet article intéressant, même si un point majeur fait défaut selon moi : les élections russes en 2018.

                                    L’Empire, pour essayer de pourrir ces élections et donner un visage anti-démocratique à la Russie qui fait tant hurler, par malheur, dans nombre de nos chaumières lobotomisées, a tenté de réactiver, une fois n’est pas coutume, la carte Navalny.
                                    Ils ont réussi à mettre sur pied des manifestations dans plusieurs villes russes, manifestations qui ont rassemblé au maximum, dans les villes les plus importantes, quelques milliers d’individus soudoyés, inconscients, que sais-je ...
                                    Ce qui signifie que le poids réel de ces manifestants est à l’image de celui de leur leader : quasi-nul. Leur seul crédit est celui que leur confèrent nos médias atlantistes vendus qui, en toute indécence, exagèrent la portée de ces défilés, portée quasi-nulle en réalité, encore une fois.
                                    Quant à Nalvany, il suffit d’observer ne serait-ce que son visage et l’énergie qu’il dégage, ce triste sire, pour ressentir une impression qui s’ancre rapidement en certitude. Jetez un oeil, par exemple, sur sa photo sur Wikipedia. Alors, vous en dites quoi ? Oui, on est d’accord, il a vraiment une bonne tête de sale ordure.

                                    Je vois venir les détracteurs anti-Poutine et leur qualificatif éhonté de dictateur concernant ce dernier. Certains de ces décérébrés sont tellement à la ramasse qu’ils fustigent la Russie comme une dictature communiste !!
                                    Si, si, croyez-moi ... On me l’a déjà sortie celle-là, et ça n’a choqué presque personne autour de la table ; ou si peu, malheureusement.

                                    Hé non ! Poutine est aimé par plus des 2/3 de son peuple. Evidemment, j’ai envie de dire, quand on voit à quel point cette nation a progressé en une vingtaine d’années, et dans quel état elle était quand il a pris le pouvoir.
                                    Et la nôtre, au fait ?
                                    Noooon, mieux vaut ne pas évoquer ce sujet délicat, responsable pourtant de pas mal d’amertume détournée par nos merdias aux ordres ...  

                                    Alors oui, Poutine va gagner de nouveau ces élections, bien sûr.
                                    Et c’est tant mieux pour nous tous, vraiment. Champagne !!!


                                    • Laulau Laulau 11 février 2018 10:55

                                      @Arnould Accya
                                      Quand je pense que les media tournent en boucle sur l’ingérence russe dans l’élection de Trump, ! Ils présentent Navalny comme étant la principale opposition alors qu’il représente, au mieux 2 %, (sept ou 8 fois moins que le PC) et quand à l’ingérence américaine, pas un mot. Pourtant il ne lui manque que les oreilles de Mickey pour que ce soit plus visible.


                                    • Pierre Pierre 11 février 2018 12:38

                                      @Arnould Accya
                                      Bonjour et merci pour votre long et intéressant commentaire.

                                      Vous avez certainement raison sur un point, c’est que la proximité des présidentielles russes a accéléré le harcèlement contre la Russie. En lisant les blogs et les commentaires sur les médias russes, je constate que les Russes ont plutôt tendance à se serrer les coudes et que l’attrait pour le modèle occidental diminue. 
                                      A mon avis, les harcèlements contre les dirigeants russes renforcent le président Poutine sur le plan intérieur et a l’effet inverse de celui escompté.
                                      Pour Navalny, il n’y a rien de compliqué, c’est un agitateur qui se sert des réseaux sociaux pour créer le buzz. Regardez bien les images des manifestations qu’il déclenche. C’est pour la plupart des collégiens qui ne sont même pas en âge de voter, je dirais des fils à papa en mal d’être.
                                      Il a récemment été confondu lors d’une émission à la TV sur une grande chaîne. Son programme économique est démagogique et incohérent. De plus, c’est un nationaliste, un raciste et un antisémite. 
                                      Cela fait beaucoup pour en faire un candidat soutenu par les Occidentaux. 
                                      Il reçoit des aides financières, cela c’est prouvé. Par qui exactement ? Je ne sais pas.
                                      S’il avait pu se présenter, selon les sondages, il aurait fait moins de 2 %. C’est vraiment peu pour celui que les stupides médias occidentaux nomment : le principal adversaire de Vladimir Poutine.
                                      Si vous voulez suivre un candidat intéressant, suivez Pavel Groudinine, il parait qu’il aurait l’appui de FSB qui en a marre de la complaisance de Vladimir Poutine pour les libéraux.
                                      Pour votre commentaire sur la dictature en Russie, je viens d’entendre une interview d’Emmanuel Todd par Aude Lancelin sur Le Média. 
                                      Disons que j’ai dû revenir en arrière pour être sûr d’avoir bien entendu. 
                                      D’après lui et textuellement : « ...si la démocratie, c’est avoir pas simplement des dirigeants élus mais des dirigeants élus qui font ce que le peuple veut et pas juste être sympa, alors la Russie est un pays plus démocratique que l’Europe... » Crise cardiaque pour Bernard Guetta.  smiley 
                                      A partir de 5’ 30’’.
                                      https://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/le-media-emmanuel-todd-dezingue-75896
                                      Alors, Vladimir Poutine va gagner et pour moi aussi, c’est champagneski et caviar, c’est ce qui peut arriver de mieux au peuple russe.

                                    • biquet biquet 11 février 2018 09:53

                                      Ce qui certain c’est que la Russie ne s’acharne pas contre les corrompus du régime, avec à sa tête Medvedev. Faîtes une recherche sur RT en tapant Medvedev et corruption...il n’y a rien. Pourtant Medvedev grâce à sa fondation bidon, a plusieurs Datchas (dont une en Toscane) et 2 yachts et plusieurs dizaines de personnes à son service.
                                      Le plus fort, est que lorsque qu’un de ces pourris est pris la main dans le sac, comme le sénateur russe à Antibes (90 millions d’euros en dessous de table dans une transaction) c’est le gouvernement russe qui élève des protestations (rendez-nous nos corrompus !).


                                      • Pierre Pierre 11 février 2018 14:21

                                        @biquet
                                        La corruption est un phénomène mondial : Etats-Unis, Chine, Russie, UE, japon etc.

                                        http://www.slate.fr/story/115809/corruption-union-europeenne
                                        Vladimir Poutine a trouvé un patronat corrompu mais extrêmement puissant quand il est arrivé au pouvoir. Ces oligarques exerçaient le pouvoir réel en Russie. Il ne pouvait faire autrement que trouver un compromis avec eux : on oublie le passé et à partir de maintenant, vous marchez droits et vous ne faites plus de politique.
                                        L’alternative était de tous les mettre en prison et après ? Le retour des communistes qui auraient gagné toutes les élections s’il n’y avait pas eu de fraudes massives ?
                                        Les oligarques qui ont refusé se sont expatriés et les autres sont rentrés dans le rang.
                                        Dmitri Medvedev a été fondateur de plusieurs entreprises dans les années 90 et il a été le directeur de Gazprom. Il est riche dans un pays qui n’est plus communiste depuis 25 ans. Qu’y a-t-il d’anormal ?  Corrompu, pas corrompu ? Je n’en sais rien. Si vous avez des éléments matériel prouvés, faites-le savoir. 
                                        Pour le jeu de chaise musicale avec Vladimir Poutine, c’était valable pour la dernière durée de présidence. Pour la suivante, Vladimir Poutine est libre de ses choix.

                                      • Hervé Hum Hervé Hum 12 février 2018 16:05

                                        @Pierre

                                        Il est riche dans un pays qui n’est plus communiste depuis 25 ans. Qu’y a-t-il d’anormal ?

                                        L’URSS n’a jamais été communiste, sauf pour les ennemis du communisme !

                                        Après, dans un système inique, tout enrichissement procède du vol et de la corruption, sans cela, un tel système n’aurait pas pu s’imposer. Un tel système est t-il normal ?

                                        Oui, si vous n’avez aucun scrupule et aucune éthique, non dans le sens contraire.

                                        Je parle de corruption des idées, consistant à détourner le sens des mots, comme avec les mots communisme, démocratie, libéralisme, etc, bref, tout mot qui pris dans son sens propre est incompatible avec le capitalisme, mais pas une fois bien corrompu.


                                      • Pierre Pierre 13 février 2018 05:55

                                        @Hervé Hum
                                        Vous polémiquez pour rien. Je sais comme vous que le communisme n’a jamais été atteint en URSS. Suivant la constitution, le pays devait suivre une voie menant au communisme.

                                        Vous êtes content, j’ai corrigé mon imprécision mais cela ne change rien à ce que j’avais dit.
                                        N’importe qui peut réussir en affaire en Russie, même des étrangers, parce que la Russie est un pays libéral. Je n’ai pas dit que c’est bien ou que c’est moral. J’ai simplement dit que c’est légal.
                                        Si on dit que la fortune de Dmitri Medvedev a été illégalement acquise, il faut le prouver sinon c’est de la diffamation.

                                      • Hervé Hum Hervé Hum 14 février 2018 09:28


                                        faut savoir à quel niveau votre réflexion se situe !

                                        Si votre réflexion porte sur le système en lui même, alors, elle porte non pas sur la légalité ayant cours, mais savoir si cette légalité est légitime en rapport aux valeurs éthiques établies.

                                        Parce que, toujours par pure logique, la légalité doit être la conséquence de la légitimité, pour pouvoir parler de démocratie et non de dictature.

                                        La légitimité ne peut pas être la conséquence de la légalité, puisque, est légal, ce qui obéit à la loi. Or, la loi ne fait qu’imposer les dispositions réglementaires de la vie en société, de celui qui dispose de la force pour la faire appliquer. Si la loi ne procède pas de la légitimité, elle peut être totalement arbitraire, totalement liberticide et oppressive.

                                        Seule, la légitimité implique l’éthique. Et seule, la légitimité peut remettre en cause la légalité sans passer par la case guerre.

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