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Trois informations importantes concernant la Russie ont fait la une des médias ces derniers temps

Ces trois informations proviennent de trois dossiers différents et elles prouvent que le système (une forme d’économie libérale dominée par des ploutocrates qui cherchent à l’imposer à l’ensemble de la planète grâce à la globalisation) est en guerre contre la Russie.

Nous, Européens, nous sommes maintenant à la croisée des chemins avec d'un côté, une fuite en avant vers l'inconnu à côté des États-Unis et un conflit militaire mondial possible ou de l'autre, commencer à réfléchir et à dialoguer pour trouver un moyen de vivre en paix dans un monde multipolaire.

 

Bon appétit.

 

Les sanctions anti-russes.

 

Elles ont été prises en 2014 officiellement pour faire revenir la Russie sur sa décision d'accepter l'adhésion de la République de Crimée et de la ville de Sébastopol à la Fédération de Russie et elles ont été renforcées suite à la destruction du vol MH17. La Russie a de son côté adopté des contre-sanctions asymétriques touchant principalement des produits alimentaires européens.

Elles ont coûté entre 40 et 60 milliards d'euros à l'Union européenne, de 1 à 1,5 % de PIB à la Russie et 0,005 % de PIB pour les États-Unis selon une étude du Département d’État qu'on peut lire dans l'UEobserver. i

L'ex-vice-président Joe Biden, plus gaffeur que jamais, a révélé lors d'une intervention au Council on Foreign Relations ii qu'il avait forcé les mains d'Angela Merkel, de François Hollande et de Matteo Renzi pour imposer des sanctions contre la Russie en 2014. Les dirigeants européens concernés étaient conscients des effets négatifs que cela aurait sur les économies de leurs pays respectifs mais ils ont cédé à la pression étasunienne.

Ce dernier « bidenism » handicapera fortement le parti d'Angela Merkel au bénéfice des eurosceptiques de l'AfD en cas de nouvelles élections allemandes.

Ma neutralité de rédacteur d'articles m'interdit de dire ce que je pense exactement de ces dirigeants de pays européens mais il s'agit au minimum d'un mépris des intérêts des peuples qu'ils représentent.

 

 

Le dopage des athlètes russes.

Le maillot des Russes (neutre) pour les JO de Pyeongchang.

 

Le sport au niveau professionnel est devenu un business rentable doublé d'une vitrine de propagande pour un grand nombre de pays.

Des moyens scientifiques sont utilisés par tous et l'industrie pharmaceutique y trouve une opportunité pour ses recherches et pour engranger d'appréciables bénéfices parce que les sportifs professionnels sont prêts à payer d'importantes sommes d'argent pour obtenir des produits qui amélioreront leurs performances et donc leurs gains professionnels.

D'un autre côté, des pays sont prêts à prendre des risques pour que leurs sportifs gagnent le maximum de compétions et battent des records qui viendront augmenter le prestige national.

Pour rendre les compétitions équitables, les fédérations internationales ont établis des listes de produits autorisés et de produits interdits.

En Occident, ce sont généralement (mais pas toujours) les sportif eux-même et leurs soigneurs qui déterminent les soins à donner pour obtenir les meilleurs performances. Dans des pays moins libéraux comme la Chine ou la Russie, les soins des sportifs peuvent être pris en charge par des fédérations sportives ou même organisés au niveau national.

Après ce rappel des règles, venons en au cas russe.

Des indices indiquaient qu'une fraude massive avait été organisée par la Russie aux JO de Sotchi en 2014.

Après une série de révélation dont certaines plus que douteuses, l'Agence mondiale antidopage (AMA) dont le bureau principal est à Montréal demanda au juriste canadien Richard McLaren d'enquêter sur les allégations de dopage institutionnalisé en Russie.

C'est sur base d'un rapport de Richard McLaren, accablant mais lacunaire en preuves irréfutables, que le CIO décida le 27 décembre 2017 d'exclure à vie 43 athlètes russes et d'en priver 13 de leurs médailles de Sotchi.

Le coup de théâtre fut la décision récente du Tribunal arbitral du Sport (TAS) de Lausanne de lever toutes les sanctions contre 28 des athlètes qui avait été condamnés par le CIO. Le tribunal prendra une décision pour 11 autres athlètes plus tard.

Les motivations de cette décision, plusieurs milliers de pages, seront publiées d'ici la fin du mois.

Le président du CIO,Thomas Bach, pourtant avocat de profession aurait du savoir que le droit occidental ne permet pas une condamnation collective sur base d'un dossier général.

Chaque cas doit être examiné individuellement pour que le droit de la défense soit respecté. C'est un principe élémentaire de droit que la Commission de discipline du CIO avait mis de côté dans sa décision d'exclusion.

D'après un avocat des athlètes russes, le lanceur d'alerte Grigory Rodchenkov iii s'est plusieurs fois contredit lors de sa déposition par vidéo-conférence à huis clos devant le TAS. Il est probable que cela a aussi influencé les décisions du TAS.

Quelles que soient les suites de cette affaire de dopage, il restera une impression d'acharnement contre la Russie. Une fois de plus, le sport est pris en otage par des acteurs qui cherchent à complaire à des puissances d'argent (sponsors, droits de diffusion TV etc.) et à des considérations politiques anglo-saxonnes qui sont d'ailleurs étroitement liées entre elles.

 

 

Le mémo Nunes.

 

Du nom du représentant républicain californien Devin Nunes qui préside un Comité de Renseignement de la Chambre.

Ce mémo dévoile que l'équipe de campagne de Hillary Clinton a financé une enquête sur Carter Page, un ancien conseiller de Donald Trump durant la campagne présidentielle. C'est l'ancien agent secret britannique, Christopher Steele, qui se chargea de la mission. Jusque-là, rien de vraiment illégal mais là où cela se corse, c'est que le Ministère de la Justice et le FBI se sont servi de cette enquête pour obtenir une mise sous écoute du conseiller de Donald Trump sans informer le juge de ce détail.

Cela semble être une banale bévue comme on en voit tous les jours dans les séries américaines mais dans le cadre de la campagne anti-Trump actuelle du parti démocrate, c'est une indication que certains hauts fonctionnaires du Ministère de la Justice et certains directeurs du FBI ne sont peut-être pas loyaux au Président et ont comploté contre lui lors de la campagne présidentielle et cela, ce n'est pas de la fiction.

Que Carter Page soit ou ne soit pas un agent d'influence russe n'est pas le problème et d'ailleurs il n'est sans doute pas un agent russe.

Le problème, c'est qu'une administration et la direction d'une agence gouvernementale ont pris des largesses avec la loi et que ce n'est peut-être que la partie émergée de l'iceberg.

Donald Trump et le parti républicain tiennent maintenant une arme explosive pour défendre leurs intérêts mais ils doivent faire vite.

 

  • Où le Congrès, démocrates compris, met fin ou module l'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur les liens des conseillers de Donald Trump avec la Russie.

  • Où Donald Trump limoge le procureur et lance une enquête sur les pratiques illégales du Ministère de la Justice et du FBI.

 

Dans cette deuxième option, il risque d'y avoir des découvertes à côté desquelles les révélations de Edward Snowden étaient des histoires à l'eau de rose.

Donald Trump a le temps de la réflexion quant-au meilleur moyen d'arrêter la campagne du parti démocrate contre lui mais il n'a pas beaucoup de temps vu que les élections de novembre risquent de voir la majorité de la Chambre passer du côté démocrate.

Cette histoire renforce Donald Trump et peut l'aider à sortir du carcan anti-russe que lui impose le Congrès mais ce ne serait sans doute qu'après le mois de novembre pour ne pas donner du grain à moudre à ses adversaires.

Cela obligera aussi le parti républicain à se serrer les coudes et à soutenir sans réserve le président pour ne pas subir une lourde défaite lors des prochaines élections législatives.

C'est un combat de titans qui s'annonce et l'élimination physique du président Trump va à nouveau devenir une option envisageable pour l'establishment.

Ce mémo Nunes ne concerne pas les accusations d'ingérences russes directes comme des incursions informatiques dans les boîtes émail des partis démocrates et républicains, la soi-disant « propagande » anti-Clinton sur les médias russes anglophones ou le trollage sur les réseaux sociaux.

Les enquêtes sur ces derniers dossiers sont en cours et sont menées par le FBI, la CIA et la NSA.

 

 

Le vol MH17.

 

Ici, au contraire, il n'y a rien de nouveau et c'est justement cela l'information. L'enquête sur l'avion abattu au dessus de l'Ukraine dure depuis trois ans et demi et il n'y a toujours pas de conclusion.

Pourquoi ? Est-ce que l'enquête a été orientée ? C'est fort probable mais encore faut-il le prouver.

Il est très étonnant que les enquêteurs ne se soient pas rendus sur les lieux du crash et n'aient jamais recueilli les déclarations des témoins.

Le site du crash.

 

Il est aussi incroyable que des enquêteurs, en principe compétents, soient incapables de lire les données radar que les Russes ont fournies et de ce fait, ne s'en servent pas.

Il est certain que les Russes ont eu le temps de préparer une réponse en béton pour le cas où la responsabilité de la Russie serait évoquée dans un document final.

Je suis personnellement persuadé qu'il y a un aspect politique qui prime dans ce dossier depuis le début.

Il s'agissait d'abord d'accabler la Russie en espérant qu'elle retire son appui à la RPD et à la RPL et qu'elle se range derrière les intérêts occidentaux.

A présent, on atermoie parce que les Européens ne savent pas s'il est opportun de se rapprocher de la Russie ou pas.

Le rapport final serait peut-être un jour utile pour faire pression sur la Russie ou même sur l'Ukraine si les choses s'envenimaient entre les deux pays.

J'ai rarement vu une enquête aussi opaque sur un drame de ce type et ce n'est pas un bon signe.

 

Ces quatre exemples parmi des dizaines d'autres indiquent qu'il y a actuellement un harcèlement de la part du système contre la Russie dans le but de l'affaiblir et de l'isoler autant que possible.

Le président Poutine et Sergueï Lavrov, son ministre des Affaires étrangères, continuent à garder un calme imperturbable assez étonnant qui contraste avec les vitupérations des responsables politiques étasuniens.

Le résultat de ce duel est que la position de la Russie a plutôt tendance à se renforcer dans le monde non occidental.

 

 

Conclusion.

 

Il y a actuellement une telle hystérie anti-russe aux États-Unis et dans d'autres pays anglo-saxons qu'il est vain d'espérer pouvoir l'influencer grâce à la diplomatie.

Les élites étasuniennes, persuadés que le monde leur appartient, ne sont pas et ne seront jamais enclines partager leur domination.

 

Le slogan de campagne de Donald Trump « América first » en dit long sur cet état d'esprit. On pourrait d'ailleurs le résumer par cette règle « Ce qui est à moi n'est pas négociable. Ce qui est à toi est toujours négociable. Si tu n'es pas d'accord, tu vas retourner à l'âge de la pierre. »

 

Retirer les sanctions et les contre-sanctions ne rendront pas leur part de marché aux agriculteurs européens mais créera un climat propice à l'apaisement.

 

Le système capitaliste libéral globalisé est en train de perdre son pari. D'autres systèmes libéraux plus protectionnistes voient le jour et obtiennent des résultats économiques appréciables ainsi que des soutiens populaires massifs.

 

La Chine et la Russie ont été désignés comme adversaires du système et premiers ennemis à combattre par le président Trump.

 

Je ne sais pas comment les États-Unis combattront la Chine, leurs intérêts sont tellement imbriqués mais pour la Russie, c'est beaucoup plus facile. A part dans le domaine aérospatial, il n'y a pas de coopération significative entre les deux pays.

 

La Russie désire avant tout s'intégrer dans l'économie mondialisée. Elle ne veut cependant pour cela perdre sa souveraineté en aucun cas mais cela est incompatible avec le système.

Elle subi des pressions pour que soit elle se soumette, soit ce soit elle qui rompe avec le système.

La direction russe a très bien senti le piège et elle fait le gros dos en attendant que le système se régule. Elle estime que le temps qui passe la renforce et affaiblit ses adversaires.

Alexeï Koudrine, un proche conseiller du président Poutine, conseille de ne pas attendre et de pleinement s'intégrer dans le système au détriment de la souveraineté nationale.

 

La Russie laisse une autre option ouverte qu'on pourrait appeler l'option du keynésien Sergueï Glaziev, un autre proche conseiller du président Poutine. Il préconise une rupture progressive avec le système.

 

Il part de l'idée que la Russie a des atouts exceptionnels pour réussir dans une autre voie.

 

  • Elle reste maîtresse de ses immenses richesses naturelles.

  • Elle a de finances saines et peu de dette publique. (13,7% du PIB en 2016).

  • Elle a des réserves de changes et des réserves d'or.

  • Elle est le deuxième producteur et le premier exportateur de gaz du monde.

  • Elle est le troisième producteur et le deuxième exportateur de pétrole du monde.

  • Son armée en cours de modernisation est devenue une des plus efficaces. Sa composante nucléaire est la première du monde ex-æquo avec les États-Unis.

  • Sa stabilité politique est exemplaire.

  • Elle a un potentiel de développement immense.

  • Elle est un pont entre la Chine et l'Europe et elle pourrait avoir d'excellents liens commerciaux avec ces deux géants économiques.

 

Cette liste n'est bien sûr pas exhaustive.

 

Nous connaissons tous ses points faibles (démographie, corruption, SIDA etc.) mais ce sont des points faibles qu'on trouve généralement dans tous les pays occidentaux aussi et qui sont soit réversibles, soit améliorables.

 

Il ne s'agit évidement pas de se refermer sur soi mais uniquement d'imposer ses propres règles chez soi et d'avoir des échanges commerciaux sur base de traités bilatéraux.

 

C'est notamment ce que la Russie commence à faire avec la Chine avec le commerce bilatéral en renminbi/rouble et ce que la Chine et la Russie vont continuer à faire avec d'autre pays.

 

Cela va de plus en plus radicaliser la position de l'administration Trump et ce que je crains depuis longtemps risque de se réaliser. L'Union européenne va subir d'énormes pressions pour qu'elle rompe ses liens commerciaux et énergétique avec la Russie.

 

Le président Poutine a récemment dit quelque chose de vrai.

 

« La Russie n'a jamais perdu la guerre froide... parce que la guerre froide n'est pas finie. »

 

Cela me semble bien pensé.

 

Le président Poutine aura maintenant son quatrième et dernier mandat pour choisir entre la voie Koudrine et la voie Glaziev s'il ne veut pas laisser un pays déboussolé après son départ.

Temps réel. Sergueï Glaziev et Alexeï Koudrine.

 

Ce ne sera pas une décision facile et elle dépendra sans doute de la direction que prendront les relations entre les États-Unis et la Russie et de la poursuite ou non de la tactique de harcèlement.

i L'UEosbserver est un bon médias d'informations financières en ligne mais l'abonnement est cher. C'est une alternative si on ne veut pas se fier qu'au Financial Times.

https://euobserver.com/foreign/138334

 

ii https://www.algeriepatriotique.com/2018/02/01/joe-biden-europeens-valets-etats-unis/

C'est une information récente qui n'a pas fait les titres des médias traditionnels. Ne serait-ce qu'une information insignifiante ?

 

iii Grigory Rodchenkov est l'ancien directeur du centre antidopage de Moscou et de Sotchi. Il est d'abord poursuivi en Russie pour tentative d'extorsion avant de fuir en Occident où il est actuellement sous la protection des autorités policières étasuniennes avant un changement d'identité qui lui permettra de s'installer dans le pays. Ses révélations sont la principale source du rapport McLaren.

A mon avis, il est immoral et hasardeux de se fier aux dires d'un personnage qui a toutes les raisons de vouloir nuire à son pays.

 


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64 réactions à cet article    


  • antiireac 9 février 09:15

    Poutine est devenue sympathique pour moi c’est quand il décida que la lutte contre la propagande homosexuelle est devenue une priorité nationale.


    • steklo steklo 9 février 23:18

      @antiireac La religion et l’armée sont encore très influentes en Russie et Poutine a comme souci de ne pas les froissés. Mais il reste un homme humaniste et intelligent. Sinon pas de souci pour la population russe très sexuellement libérée, en plus les coortes de touristes russes qui débarquent en Thaïlande, Maroc, Europe ou Vietnam sont en perpétuel contact avec les homosexuels très visibles.


    • Pierre Pierre 9 février 23:52

      @steklo @ antiireac
      Le président Poutine est loin d’être un dictateur, un despote ou un tsar comme les stupides journalistes le décrivent. 

      C’est l’arbitre entre les différentes composantes influentes du pays qui sont bien plus nombreuses que les deux citées par stelco. 
      Pour antiireac, je vous rappelle qu’il n’y a pas de loi contre l’homosexualité en Russie.
      Il y a une loi qui interdit la propagande homosexuelle devant les mineurs, ce n’est pas la même chose.
      Il y des boîtes gaies en Russie comme chez nous. Si vous ne me croyez pas, regardez ceci.

    • steklo steklo 10 février 01:58

      @Pierre Qui doutait qu’il y avait des boîtes gays à Moscou ? Il y a aussi des saunas gays où les riches du monde entier vont y chercher des jeunes, des chanteuses qui s’embrassent dans des clips vidéos, des homos efféminés présentateurs de télévision, des acteurs du porno qui commercialisent leurs films concurrents aux ricains, arrêtons de jouer à l’autruche comme le font les anti-russes occidentaux


    • steklo steklo 10 février 02:03

      @Pierre Qui doutait qu’il y avait des boîtes gays à Moscou ? Il y a aussi des saunas gays où les riches du monde entier vont y chercher des jeunes, des chanteuses qui s’embrassent dans des clips vidéos, des homos efféminés présentateurs de télévision, des acteurs du porno qui commercialisent leurs films concurrents aux ricains, arrêtons de jouer à l’autruche comme le font les anti-russes occidentaux


    • Pierre Pierre 10 février 06:34

      @steklo
       « Qui doutait qu’il y avait des boîtes gays à Moscou ? »

      On fera peut-être un jour un sondage à ce sujet pour donner des chiffres précis mais à mon avis quatre Français sur cinq pensent que l’homosexualité est criminalisée en Russie.  
      Cela fait aussi partie du harcèlement de la Russie entretenu par les stupides journalistes dont je parle dans l’article. Aucun n’a le courage ou le désir de dire la vérité.
      Il est exact que la population russe désapprouve massivement l’homosexualité et que les autorités des régions musulmanes essaient de l’interdire mais il n’y a rien qui interdit ces pratiques dans les lois russes sauf avec les mineurs.
      Juste par comparaison. Qui sait qu’un meurtre de LGBT a lieu toute les 25 heures au Brésil ? (Le Brésil est 40 % plus peuplé que la Russie).
      Cela n’a pas remis le Championnat du Monde de Foot et les JO en question et les stupides journalistes l’avaient mis en sourdine ! 
      Personnellement, je pense que cette loi de protection de la jeunesse russe protège aussi les LGBT de meurtres plus nombreux en rendant cette communauté moins visible.

    • antiireac 10 février 14:17

      @Pierre
      Poutine colle vraiment au sentiment anti homo du peuple russe en promulguant cette loi.

      Le peuple a droit de vivre en paix et ne pas âtre importuné par les homos dans leur quiotidien.

    • popov 9 février 09:54

      @Pierre

       
      Merci pour cet article plein de bon sens.

      • leypanou 9 février 10:18

        Le président Poutine aura maintenant son quatrième et dernier mandat pour choisir entre la voie Koudrine et la voie Glaziev : si Dmitri Medvedev ou quelqu’un de sa clique d’Européistes intégrationnistes selon la terminologie sakerienne parvient au pouvoir, en moins de 2 mandats, la Russie deviendra du même niveau que du temps de Boris Eltsine.

        Quant à ce prétendu dopage institutionnel dont on accable les athlètes russes, sachez que d’après un documentaire suédois, 70% de médaillés olympiques norvégiens sont asthmatiques (comme d’autres sportifs de haut niveau états-uniens genre Williams ou non) (lire ici).


        • Pierre Pierre 9 février 10:34
          @leypanou
          J’ai aussi lu cette info. Elle est arrivée trop tard pour que je l’inclus dans l’article (j’aime bien de recouper avant de croire).
          J’avais aussi lu il y a quelques temps que la championne olympique Serena Williams avait été autorisée à prendre des fortifiants illégaux pour les autres avant les jeux vu son état de faiblesse.
          Mais qu’est-ce que je fais... je m’égare ! Serais-je devenu complotiste et est-ce que je penserais qu’il y a deux poids deux mesures suivant qu’on soit Russe ou pas ?

        • leypanou 9 février 10:54

          @Pierre
          Heureusement que de temps en temps, vous écrivez des articles qui contrent un peu la propagande anti-russe dont on nous gave à longueur d’année.

          Le traitement que subissent les athlètes russes sur des allégations de dopage institutionnel est tout simplement scandaleux, surtout de la part de gens censés être neutres.

          Mais cela fait partie d’un cadre général où on « tape » sur la Russie d’une manière ou d’une autre, et les « chiens de garde » sur les chaînes de télévision française n’ont aucune retenue, ne se rendant même pas compte du ridicule de leur comportement (sur la prétendue ingérence russe lors des élections états-uniennes par exemple).


        • izarn izarn 9 février 16:32

          @leypanou
          Poutine peut revenir comme premier ministre...
          Il ne faut pas vendre la peau de l’ours...


        • leypanou 9 février 21:44

          @izarn
          Il a été premier ministre -et Medvedev président- quand la Libye a été bombardée, avec les conséquences que l’on sait (déferlement de réfugiés économiques africains entre autres)


        • Pierre Pierre 9 février 23:10

          @leypanou @isarn
          D’abord, je suis sûr que Vladimir Poutine ne désire pas s’accrocher au pouvoir.

          Il va s’assurer que son successeur ne soit pas un nouveau Dmitry Medvedev qui en quatre ans a manqué de tout foutre en l’air en ayant une politique trop conciliante avec l’Occident.
          Le bombardement de la Libye a d’abord été une catastrophe pour les Libyens. Les Européens sont les deuxièmes victimes avec l’immigration massive qui les exaspèrent et qui va sans doute ramener le Cavaliere au pouvoir en Italie.
          A ce sujet, Il y a un point qu’on évoque peu. En plus de barrer la route de la Méditerranée aux réfugiés économiques africains, Mouammar Kadhafi employait des centaines de milliers d’entre eux en les rémunérant ce qui leur permettait de venir en aide à leurs proches restés au pays.
          Il y avait aussi des programmes d’aide directe aux pays les plus pauvres de la région.





        • signéfurax 9 février 14:29

          toute l’ histoire du dopage russe tient au fait que ce type et sa femme sont des traitres et pour se voir donner le précieux sésame ( vert ) , il a laché une montagne d’ infos sur les sportifs dont il avait la responsabilité ....
          un traitre donc !


          • zygzornifle zygzornifle 9 février 15:40

            A mon avis, il est immoral et hasardeux de se fier aux dires d’un personnage qui a toutes les raisons de vouloir nuire à son pays.

            Au vu de ce qu’il fait on se demande si Macron n’en n’est pas un exemple ....


            • François Vesin François Vesin 9 février 16:45

              Merci pour votre article.

              je vous recommande en complément
              le lien suivant :

              • Pierre Pierre 9 février 20:14

                @François Vesin
                Merci pour le lien.  L’article avait été repris par Réseau International et je l’avais lu ce matin. 

                C’est effectivement un article à recommander si on veut mieux comprendre les relations entre les juifs russes émigrés aux Etats-Unis comparées avec les relations de ceux émigrés en Israël vis-à-vis de la Russie, leur pays d’origine.
                Il est aussi intéressant pour en savoir plus sur Dmitry Orlov.
                C’est un peu long mais cela vaut le coup de le lire.

              • izarn izarn 9 février 16:50

                Mais l’agression US date depuis plus longtemps !
                En 2014 le Maidan a pour but que l’Ukraine soit dans l’UE, et l’OTAN aux portes de la Russie. Ce qui est inadmissible justement pour les russes, ils l’ont redit fortement ces derniers temps.
                La reprise de la Crimée est un acte de résistance et de contre attaque.
                Donc la guerre froide est actée : Inutile de le démontrer ! Seuls les crétins n’ont rien vu !
                Sanctions de l’UE ? Hahahha ! Mais les larbins yourtisés des états européens n’auraient jamais pu résister à l’Oncle Sam Banania !
                Ensuite l’intervention militaire directe de la Russie en Syrie. Pour détruire les bunkers coulés avec le ciment du français Lafarge, « qui fait du bon boulot » selon Fabius le crypto israelien, avec BHL, Finkelkraut et Zemmour, Drahi, Attali et j’en passe !
                Ben voyons !
                Effectivement devant une armée moderne et efficace on a vu Daesh exterminé en un an...
                Les connards de service : « Ca va durer au moins dix ans.... »
                Ben voyons !
                Pour Alep délivrée des criminels épouvantables, Hollande fait éteindre la tour Eiffel !
                Ben voyons !
                Et l’autre erzats de la finance, actuellement président, était ministre de l’économie. Qui reprends l’autre brèle hollando bécassine comme ministre :
                Ben voyons !

                On nous prends pour quoi ? Pour des bulles ? Des énucléés du cerveau ? De la petite monnaie de planche à billet, signée Goldman Sachs ?
                A force de se foutre de notre tronche, ça va peter un jour...


                • Pierre Pierre 9 février 20:50

                  @izarn
                  On sent de la colère intérieure en vous.  smiley

                  Je n’ai de conseils à donner à personne et je ne sais pas comment faire prendre conscience à la majorité des européens qu’il y a d’autres voies économiques et sociétales possibles.
                  Peut-être qu’il faudra un effondrement de la classe moyenne comme aux Etats-Unis pour que les Français désignent autre chose qu’un banquier pour défendre leurs intérêts.
                  Je ressent la même colère que vous mais j’essaie de la canaliser.

                • Pierre Pierre 10 février 17:02

                  @Vraidrapo
                  Pourquoi fournir un effort spontanément alors qu’il n’y a qu’à penser « Printemps ».  smiley


                • alinea alinea 9 février 18:19

                  J’ai lu ça, je suppose que je ne suis pas la seule mais cela, me semble-t-il, va dans le sens de l’article
                  https://www.les-crises.fr/la-main-du-fbi-derriere-le-russia-gate-par-ray-mcgovern/

                  En tout cas merci Pierre pour cette mise en perspective , synthèse oh combien parlante !


                  • Pierre Pierre 9 février 21:43

                    @alinea
                    Cela va effectivement dans le sens de l’article. C’est l’arme explosive à laquelle je fais référence.

                    Le tout est de savoir si les républicains du Congrès vont avoir le courage de nettoyer les écuries d’Augias. Il en va de leur survie politique, s’ils ne le font pas ou s’ils ne trouvent pas de compromis avec les démocrates, ils seront balayé en novembre.
                    Je pense que tout cela n’est que la partie émergée de l’iceberg. Il y a encore 9 dixième de choses à découvrir. Une enquête sérieuse donnera la parole à des agents subalternes et je sais qu’ils brûlent d’envie de parler.

                  • Le Pret(r)e Le Prete 9 février 21:30

                    bonjour
                    vous avez une vision tactique et éduquée donc retenue, sans grande valeur
                    l europe est sans defense la menace etant interne, l’ immigration massive et la finance qui seule la gouverne elle doit se trouver un mafieu qui la raquette et la protege, la Russie n etant pas une option ...
                    un monde multipolaire suppose une confrontation elle manque cruellement a votre analyse éduquée et de bonne famille
                    bien a vous


                    • Pierre Pierre 9 février 22:38

                      @Le Prete
                      Je n’ai jamais écrit que la Russie pourrait être un modèle à suivre pour l’Union européenne ou que ce pays aurait l’ambition de phagocyter l’UE.

                      L’intérêt de ces deux ensembles est que chacun soit prospère et entretienne des relations politiques, commerciales et de sécurité stables.
                      Actuellement, ils cherchent leur voie et ils sont tous les deux menacés de l’intérieur et de l’extérieur.
                      « Un monde multipolaire suppose une confrontation... » La confrontation est et sera toujours possible quel que soit le monde qui nous attend. 
                      L’ambition du système était d’éviter les confrontation grâce à la gouvernance mondiale mais on peut constater avec l’élection de Donald Trump que même les Américains ne veulent pas de ce modèle.
                      Je sais, le président américain à fait un virage à 180° mais il a bien été élu avec un programme de rupture avec le système, il ne faut pas l’oublier.
                      Un monde multipolaire ne signifie pas nécessairement un monde en confrontation. Il peut y en avoir mais ce n’est pas la norme.
                      L’habitant d’un appartement dans un immeuble est maître chez lui et a généralement des rapports de bon voisinage avec les autres. C’est cela le monde multipolaire et c’est ce que Donald Trump avait promis durant sa campagne électorale.


                    • Le Pret(r)e Le Prete 9 février 23:11

                      @Pierre
                      J entends bien, la raison et le courage se conjugent mal, leur communaute de bien, fonde, ne raisonne jamais, le Christ n’ayant d’interet, celui simple de notre finitude,
                      Je suis comme vous pour une solution pacifique, mais comme toute solution elle suppose une fin, fin que seul notre psyche entrevois malheureusement,
                      Toute vision reste une promesse, reste a en dessiner une esperance commune, je n’ose parler de dessein, car nos mots sont bien uses.


                    • Pierre Pierre 9 février 23:26

                      @Le Prete
                      Excusez-moi de vous le dire mais vous avez une façon absconse de vous exprimer qui me perturbe un peu.

                      Je retiens cependant cette belle pensée tout en ne sachant pas si elle est de vous ou si vous l’avez reprise de quelqu’un d’autre. 
                      « Toute vision reste une promesse, reste à en dessiner une espérance commune... »  
                      Pour cela et pour votre vœux de solution pacifique, je plusse.

                    • Le Pret(r)e Le Prete 10 février 00:26

                      @Pierre
                      Je suis trop fainéant pour emprunter quoi que ce soit, car après il me faudrait le restituer,
                      Plus prosaïquement, chercher des solutions est vain, j aurais plutôt tendance a éluder les problèmes,
                      Par exemple la gouvernance mondiale au quelle vous vous referez, serait certainement la source de tous nos problèmes, car elle suppose une legitimite, donc morale supérieure, un euphémisme,
                      De quel droit me permettrais je de vous juger ? ne jugez pas et vous ne serez juge en retour,
                      Nos sociétés ne sont bâties que sur des rapports de force, même démocratiques,
                      Notre vision se limite a notre regard que nous portons sur ce monde, et relation a l’autre, c’est un début, souvent mauvais, ce qui justifie une évolution, il eut été plus simple de prendre un bon départ.
                      Autrement dit un monde évolué n’aurait jamais invente le concept de pacifisme, il reste sans intérêt, et dangereux car il suppose un règlement et combat, on boucle vous voyez bien ?


                    • Ruut Ruut 9 février 22:00

                      Depuis la fin de la seconde guerre mondiale la France est sous occupation US.
                      Il suffit de compter le nombre de chansons en Anglais qui passent a la radio pour en être convaincu.
                      Nos jeunes sont incapables de chanter les chansons qu’ils apprécient faute d’en comprendre le sens et d’en parler la langue. Les seules qu’ils peuvent fredonner sont les vieilles des années 70 en Français ou les Chansons de Goldman.
                      Je ne parle même pas du droit Français qui a cause de la saturation des séries US rendent incompréhensible le droit Français par les téléspectateurs.
                      Je ne parle même pas de nos présidents pour lesquels l’intérêt des USA prime toujours sur l’intérêt du peuple de France.

                      Triste époque.


                      • Pierre Pierre 9 février 22:46

                        @Ruut
                        Hé oui, l’Europe est vassalisée et c’est de sa faute. 

                        Je trouve qu’il n’y a rien de plus significatif de ce fait que les trois chefs d’Etat européens qui se sont pliés à une injonction du vice-président américain.

                      • Odin Odin 10 février 12:18

                        @Pierre

                        Merci pour ce très bon article.

                        « commencer à réfléchir et à dialoguer pour trouver un moyen de vivre en paix dans un monde multipolaire. »

                        Un monde multipolaire sera possible lorsque les électeurs de l’U.E. arrêteront de voter pour des marionnettes étant young-leaders, membres de Bilderberg etc.., qui appliquent des directives dictées par des technocrates non élus, eux mêmes des marionnettes de la Trilatérale, du CFR (Council on Foreign Relations) dirigés par des disciples de Mammon.


                      • Hervé Hum Hervé Hum 10 février 09:04

                        Ecrire un long article pour autant de niaiserie est sidérant !!!


                        • Pierre Pierre 10 février 13:37

                          @Hervé Hum
                          Je suis étonné que quelqu’un qui semble aussi éduqué que vous (d’après vos articles) n’est pas ébranlé par le harcèlement dont la Russie fait l’objet et trouve que le dénoncer est sidérant.


                          En plus :

                          - Est-ce que vous contestez que la démocratie est mise en péril par le système qui cherche à imposer une gouvernance mondiale ?
                          - Est-ce que vous contestez que les pays européens ont perdu leur pouvoir décisionnel et sont vassalisés par les Etats-Unis. Voyez Nord-Stream 2 qui n’accouchera sans doute pas et s’il accouche, ce sera au forceps ?
                          - Est-ce que vous trouvez normal que les Etats-Unis désignent la Chine et la Russie, deux pays qui ne les menacent pas, comme premiers adversaires des Etats-Unis avant le terrorisme islamique ?
                          - Est-ce que vous pensez que la méthode Coué que les politiques et les stupides médias veulent nous appliquer va nous rendre la prospérité dans la démocratie ? 
                          - Avez-vous un esprit ouvert et acceptez-vous que d’autres ne pensent pas comme vous ?

                          Pour votre information, je ne suis pas russe mais je parle et je lis cette langue. J’ai aussi des contacts en Russie et en Ukraine. Mes premiers voyages datent des années 70, c’était en URSS et j’ai toujours gardé beaucoup d’intérêts pour ce qu’il se passe dans ces deux pays.
                          Les médias russes et ukrainiens ne sont pas plus objectifs que les occidentaux. Il y faut aussi trier l’information mais c’est globalement intéressant.  Il est aussi intéressant d’étudier l’évolution de l’opinion. Il y a 25 ans, le modèle libéral occidental était le modèle à suivre. Aujourd’hui, c’est un repoussoir. Je ne vous parle pas ici des éditoriaux mais plutôt de ce qu’on peut lire dans les forums.
                          Ma préoccupation est la crainte qu’à force de harcèlement de la Russie, il finisse par y avoir un conflit militaire en Europe. 
                          Une autre préoccupation est qu’à force de mépris de la démocratie, l’UE va s’effondrer. Voyez les sondages en Italie qui prédisent un retour de Silvio Berlusconi.

                          J’ai lu votre autre commentaire et j’y répondrai plus tard. Je vais le relire mais à première vue, les trois-quarts de ce que vous y dites sont des choses que je n’ai pas développé dans l’article qui est assez générique et n’entre pas dans les détails.






                        • Hervé Hum Hervé Hum 11 février 10:57

                          @Pierre

                          Je vais répondre à chacune de vos questions

                          Oui, je conteste l’amalgame entre gouvernance mondiale et démocratie. La démocratie, c’est la souveraineté du peuple, mais cela ne dit absolument pas que le peuple soit divisé en nations souveraines, car alors, les pires dictateurs défendant leur propre souveraineté peuvent se dire démocrate. Et on arrive alors à des situations totalement aberrantes où ceux qui se prétendent démocrates en viennent à défendre les dictateurs sous ce pseudo prétexte de souveraineté nationale, mais dont il n’y a pas de souveraineté du peuple et donc, de démocratie. Bref, vous êtes face au déni de démocratie.

                          Il n’y a là, aucune cohérence logique, la passion aveugle, domine le cogito et on se retrouve effectivement dans la novlange d’Orwell où « la dictature, c’est la démocratie ».

                          la démocratie ne dépend pas de l’existence ou non d’une gouvernance mondiale, mais des conditions d’existence de cette gouvernance. En fait, seule une gouvernance mondiale est à même de garantir la démocratie, donc, la souveraineté des peuples, si cette gouvernance repose sur des règles éthiques d’où découlent les lois et auxquelles, personne ne peut s’y soustraire. Actuellement, les lois découlent de règles arbitraires, faites pour permettre la domination d’une élite sur tout le reste de la population, donc, faites pour asseoir et séculariser la dictature des ploutocrates contre le peuple. La charte de la déclaration universelle des droits humains est une charte vide, car elle n’a pas force de loi. Elle énonce les droits, mais n’en fait pas une obligation, donc, de devoir d’application. Résultat, même les pires dictateurs se sont amusé à la signer !

                          La preuve de démocratie repose sur la transparence concernant tout le domaine public, c’est à dire, toute l’activité économique, sociale et politique à l’intérieur du champ social. Or, que l’on regarde du coté russe, chinois, français, US, etc, pratiquement aucun pays au monde repose sur la double transparence entre le gouvernement et les citoyens, mais au contraire, sur la transparence à sens unique, c’est à dire, du gouvernement sur les citoyens, mais pas l’inverse.

                          Cela répond en grande partie à vos autres questions. Ainsi, il ne s’agit pas de contester une situation faites pour manipuler les citoyens, qu’ils soient français, USA, russes ou chinois, tous les dirigeants jouent le même jeu. De gré ou de force, peu importe. L’état d’urgence permanent est une nécessité du système capitaliste et globalement, de toutes dictatures, donc, aussi pour les dirigeants russes et chinois. Le jeu consiste juste à désigner l’autre comme coupable de la situation de crise, mais c’est une situation normale tant pour les occidentaux que pour les russes ou chinois pour contrôler leur propre population.

                          Les élites ne se battent pas pour savoir s’il faut rester en dictature, mais de savoir quelle est la meilleure manière d’y rester. Par le nationalisme ou le mondialisme ? En fait, seul le nationalisme permet d’y rester, la mondialisation ne le permet pas en raison de son inertie propre. C’est ce qu’avait très bien compris Orwell avec son livre 1984, le fait que le monde doit rester divisé en au moins deux blocs antagonistes minimum.

                          et à ce jeu là, seules la Russie et la Chine sont crédibles comme pseudos ennemis. Même la Corée du nord de Kim machin est ridicule. Mais elle sert très bien de propagande anti communiste, même si par définition, il n’y a de communisme qu’en démocratie, sauf que faire croire le contraire, diaboliser est la meilleure manière d’interdire le communisme.

                          Pour finir, je suis ouvert à tout débat d’idées, mais à une condition, l’honnêteté intellectuelle et la condition de celle ci, c’est la cohérence du discours (ce n’est donc pas l’insulte qui me gène, mais l’incohérence argumentaire). Dans un débat d’idées, je ne cède que face à la raison pure et elle seule, car si la passion prend le dessus, cela signe la fin du débat, voir son absence.


                        • Pierre Pierre 11 février 16:19

                          @Hervé Hum

                          Le terme « démocratie » que vous mettez en avant est un mot valise qu’il devient de plus en plus difficile de définir.

                          D’abord, il y a beaucoup de formes de démocraties et chacune prétend détenir la vraie démocratie.

                          Rien que suivant notre conception occidentale (trois pouvoirs), on peut déjà distinguer la démocratie directe, représentative et mixte.

                          Si cette forme de démocratie était si bonne, cela se verrait et il n’y aurait pas de crises.

                          Quand on entend Emmanuel Todd dire « ...si la démocratie, c’est avoir pas simplement des dirigeants élus mais des dirigeants élus qui font ce que le peuple veut et pas juste être sympa, alors la Russie est un pays plus démocratique que l’Europe... »,  (ce qui est contraire à ce que vous affirmez sur la Russie dans votre commentaire) il est peut-être temps de se poser des questions et de cesser de croire que nous sommes les seuls dépositaires des normes de la démocratie.

                          D’autre pays ont inventé d’autres formes de démocratie comme par exemple le Venezuela (cinq pouvoirs). Quand le parlement et le président sont en conflit, ce dernier fait appel à une constituante (quatrième pouvoir vénézuélien) pour arbitrer le différent.

                          Quoi de plus démocratique qu’une constituante et pourtant les tenants de la démocratie occidentale crient au scandale et à la dictature. Comprenne qui pourra !

                          A mon avis, nous n’arriverons jamais à rapprocher nos points de vue parce que, pour parler branchés, nous utilisons des logiciel différents.

                          Nous sommes peut-être d’accord sur un point, c’est la contestation de l’amalgame entre la gouvernance mondiale et la démocratie.

                          Pour le reste, nous divergeons totalement.

                          Pour moi, chaque peuple a son histoire, sa culture et ses mœurs. Imaginer qu’on pourrait un jour amener ailleurs notre conception de la démocratie qui comprend la liberté des individus au détriment de l’intérêt collectif, la règle de la majorité plutôt que du consensus ou l’indépendance de la justice est une utopie.

                          D’accord pour dire qu’une gouvernance mondiale peut garantir un équilibre entre des démocraties diverses et variées mais l’embryon de cette gouvernance mondiale qui doit être politique existe déjà et ce sont les Nations-Unies. En revanche, la tentative de réaliser la gouvernance mondiale sur une base économique libérale est vouée à l’échec. Elle ne peut qu’être imposée par la force et les acteurs en présence qui restent sont des pays capables de faire sauter la planète : États-Unis, Russie et la Chine bientôt...

                          Un monde multipolaire ou apolaire n’est pas un monde où les dictatures vont automatiquement émerger. A ma connaissance, il n’y a plus de Pol Pot dans le monde et aucune raison d’en voir arriver un.

                          Ce n’est pas un monde ou chacun se referme sur soi comme on veut nous le faire croire.

                          C’est plutôt comme dans un building où chacun est maître dans son appartement ce qui ne l’empêche pas d’avoir des contacts avec ses voisins et de voir ce qu’on peut faire en commun.

                          Être maître chez soi, ne signifie pas pouvoir battre sa femme et ses enfants ou écouter la musique à à 105 dB. (Dictature.)

                          La sagesse voudrait qu’on y arrive le plus tôt possible pour la sécurité du monde et pour réfléchir et dialoguer comme je l’écris dans le chapeau de l’article.

                          Je suis d’accord avec votre fin de commentaire, à partir de : Les élites ne se battent pas pour savoir s’il faut rester en dictature...


                        • Hervé Hum Hervé Hum 12 février 10:45

                          @Pierre

                          Le vrai problème, c’est la médiocrité des raisonnements où la logique de la pensée est totalement abandonnée pour la seule passion. C’est le cas de votre commentaire, qui fait le deuil de la logique pour conserver votre croyance intacte, sauf qu’au passage, vous avez abandonné la logique en chemin.

                          Le mot démocratie n’a rien de difficile à définir si on s’en tient à son étymologie. Soit, la souveraineté du peuple.

                          Poser les conditions de cette souveraineté, ne porte pas sur la définition elle même. Voilà déjà une confusion qui vous sert à changer la définition et ainsi, d’un tour de passe passe sémantique, hop, une dictature devient une démocratie au rabais !

                          Quelles sont donc les conditions pour que la démocratie dans sa seule définition valable, donc, selon son étymologie’ « la souveraineté du peuple », soit vrai, donc, s’exerce ?

                          C’est la transparence totale entre le mode de gouvernance et les citoyens. Dès l’instant où cette transparence n’existe pas en totalité, alors, la démocratie n’est pas vrai, puisque par définition, rien ne peut être caché au souverain !

                          Or, dans aucun des pays cités, qu’ils soient occidentaux, russes ou chinois, la transparence est la règle, mais bien au contraire, c’est l’opacité qui domine toute la vie politique, mais aussi, économique. Or, la souveraineté du peuple, toujours par définition et non par interprétation biaisée, doit s’exercer sur tout ce qui touche au domaine public, donc, y compris l’économie. Or, l’économie relève du domaine privé, donc, hors du champs de la souveraineté du peuple et donc, interdit la démocratie de pouvoir s’exercer. Ce n’est pas une théorie, c’est de la logique pure, car affirmer la démocratie à l’intérieur d’un système économique fondé sur la propriété particulière et le secret des décisions tant économiques que politique, c’est affirmer que la souveraineté du peuple ne s’exerce pas sur les décisions, mais sur leur conclusions. Ce qui n’a aucun sens !

                          Autrement dit, en aucune manière une démocratie peut être limité au seul politique, elle doit aussi s’exercer en totalité sur l’économie, car le rôle principal, sinon le seul du politique, c’est la question de la redistribution de la production.

                          Ce n’est donc pas le terme démocratie qui est un mot valise, mais les détournements du sens du mot afin de servir de couverture à la dictature. Mais faut il abandonner le mot parce qu’il est pervertit dans son sens ou bien ne faut t-il pas plutôt revenir à son sens propre ? Faut t-il jeter le bébé avec l’eau du bain ? Faut t’il continuer à se laisser manipuler sur le sens des mots ?

                          Bref, c’est la définition du mot démocratie qui définit elle meme les conditions d’exercice de la démocratie et non un etre humain quelconque.

                          Voyez, il suffit juste de rester avec la définition propre et tout devient plus simple. Ce qui reste très compliqué, c’est de vouloir le beurre et l’argent du beurre, de vouloir la démocratie politique et la dictature économique, sauf que c’est logiquement impossible. Mais compliquer à excès est une technique de confusion visant à faire dire tout et son contraire à n’importe quel mot.

                          On peut faire la même chose avec beaucoup de mots, notamment le mot libéral. Le sens de ce dernier est totalement détourné, biaisé.

                          Vous écrivez

                          Pour moi, chaque peuple a son histoire, sa culture et ses mœurs. Imaginer qu’on pourrait un jour amener ailleurs notre conception de la démocratie qui comprend la liberté des individus au détriment de l’intérêt collectif, la règle de la majorité plutôt que du consensus ou l’indépendance de la justice est une utopie.

                          Vous comprendrez que je ne suis pas du tout d’accord !

                          La démocratie ne peut placer la liberté des individus au détriment de l’intérêt collectif, c’est un contresens total !

                          La souveraineté du peuple, en tant que tel, ne s’exprime que par la primauté de l’intérêt collectif et non à son détriment, qui aboutit mécaniquement à la dictature. De plus, en société, sauf dans une dictature personnelle dites absolue, il n’existe pas de liberté individuelle absolue, celle ci est toujours en relation avec celle des autres. Ici, c’est toujours de la logique pure, car il n’y a de société que s’il y a au moins deux individus partageant un même espace commun et qui exige alors le consensus, sauf en renonçant à vivre dans un espace commun ou que l’un exerce sa dictature sur l’autre.

                          Autrement dit, en démocratie et toujours selon sa définition propre, la liberté individuelle est contingenté à l’intérêt général et l’inverse en dictature, mais avec pour seule liberté, celle du dictateur.

                          La vie en société, c’est l’art du consensus, même pour le rapport dominant/dominé, peu importe la nature de ce consensus, par adhésion ou par contrainte, il n’y a de société que s’il y a consensus. Et ce dernier peut être plus ou moins viable qu’à la condition de règles ou lois communes. En démocratie, ce sont les lois qui dominent surtout les élites dirigeantes de telle sorte qu’il ne peut y avoir une élite dominante par la force, mais uniquement par la conscience.

                          En fait, l’intérêt général est la somme des utilités particulières à l’accomplissement de la volonté générale. Et celle ci, quel que soit le pays ou la culture, a toujours comme volonté première la justice sociale et économique.

                          D’« ailleurs, je vous rappelle que si l’ONU peut être vu comme cet embryon de gouvernance mondiale, la charte qui commande théoriquement son action, reprend les bases éthiques de la justice sociale et économique admises par tous, donc, par consensus général.

                          D’ailleurs, il convient de remarquer que le seul moyen d’obtenir un consensus, c’est par la justice qui se fonde, toujours par définition, sur la base de l’équilibre ou équité. Or, tout le système économique capitaliste actuel se fonde sur l’iniquité, sur l’injustice sociale et économique, mais qu’un discours constant et appuyé par la manipulation et violence instrumentalisé, arrive à faire croire qu’il existe une manière honnête de voler son prochain et une manière malhonnête de restituer son bien à son prochain.

                          Pour dernier exemple, vous connaissez l’expression »l’intérêt général est la somme des intérêts particuliers ?

                          Mais savez vous ce que cette expression veut réellement dire ?

                          vous écrivez

                          Ce n’est pas un monde ou chacun se referme sur soi comme on veut nous le faire croire.

                          C’est plutôt comme dans un building où chacun est maître dans son appartement ce qui ne l’empêche pas d’avoir des contacts avec ses voisins et de voir ce qu’on peut faire en commun.

                          Être maître chez soi, ne signifie pas pouvoir battre sa femme et ses enfants ou écouter la musique à à 105 dB. (Dictature.

                          Désolé, mais ce que vous écrivez est une aporie, cela n’a aucun sens ! En effet, si je suis maître chez moi, don souverain, j’y fait ce que je veux, battre ma femme et mes enfants, écouter la musique à 105db. SI ce n’est pas le cas, alors, c’est que je ne suis pas maître chez moi et dois donc obéir à d’autres ou à des lois.

                          Là aussi, c’est de la logique pure, c’est le principe du tiers exclu, je ne peux être maître et contraint à la fois, là où s’exerce ma maîtrise sans perdre cette dernière.

                          C’est exactement ce qu’il se passe au niveau des pays, soit chacun continu à faire ce qu’il veut chez lui, martyriser une partie de son peuple au bénéfice de l’autre, polluer autant qu’il veut, rejeter ses ordures dans les océans, ou bien il doit obéir à des règles communes, mais impliquant qu’il perdre disons une partie de sa souveraineté. Car voyez vous, il y a consensus général sur la volonté de préserver les cultures de tout un chacun. Donc, l’argument de souveraineté pour défendre sa culture est fallacieux et sert, encore et toujours à jeter la confusion pour manipuler les cogito.


                        • Pierre Pierre 13 février 05:36

                          @Hervé Hum

                          « Le mot démocratie n’a rien de difficile à définir si on s’en tient à son étymologie. Soit, la souveraineté du peuple. »

                          Vous confirmez ce que j’ai dit : chacun prétend détenir le vrai sens du terme « démocratie » et vous, vous en lui ne retenant que sa définition originelle, celle que lui donnait les Grecs anciens, vous confirmez ce que je dis.

                          Votre conception ultra simpliste de la démocratie peut amener à une dictature de la majorité sur la minorité ou à des comportements individualistes contraires à l’intérêt général comme Tocqueville l’avait relevé.

                          C’est la raison pour laquelle les concepteurs de la démocratie moderne ou occidentale si on préfère ont ajouté des garde-fous constitutionnels. Ce sont les libertés fondamentales que même la souveraineté populaire ne peut défaire : liberté d’association, liberté de culte, liberté de presse, liberté d’enseignement etc.

                          Suivant votre raisonnement simpliste, une majorité athée du peuple souverain pourrait interdire tous les cultes par exemple.

                          En plus, la souveraineté du peuple ne peut pleinement s’exercer à travers le suffrage universel que si le peuple est libre et correctement informé. Les dernières élections présidentielles ont été un désastre sur ce plan et on peut tous les jours constater les conséquences du matraquage médiatique sur les citoyens.

                          Il y a beaucoup d’autres raisons pour limiter la souveraineté du peuple mais c’est inutile de s’étendre vous avez compris ce que je veux dire avec les liberté fondamentales qui peuvent d’ailleurs varier comme je l’affirme suivant l’histoire, les mœurs et les coutumes.

                          Je vous rappelle que la notion de liberté individuelle telle que nous l’entendons aujourd’hui était inconnue de la Grèce antique. Pour les citoyens, la liberté, c’était celle de la cité. Celui qui plaçait sa liberté individuelle au dessus de l’intérêt de la cité devait choisir entre soit vivre en marge (Diogène p.ex.) ou soit risquer d’être ostracisé.

                          Voila toute une série de raisons qui font que comme je l’affirme, le mot « démocratie » a de nombreuses définitions.

                          Le reste de votre commentaire est un plaidoyer idéaliste dont on peut discuter les détails mais qui est globalement acceptable avec une fixation sur la dictature dont il n’existe plus d’exemple en Occident (j’inclus la Russie et les démocraties asiatiques dans l’Occident).

                          Votre point faible, c’est que vous ne savez pas comment faire pour y arriver. La persuasion ? La contrainte ? Attendre un effondrement du système ?

                          Mon point de vue, c’est qu’il faut d’abord passer par un retour aux nations souveraines qui adopteront chacune le modèle démocratique qui leur convient. L’État doit reprendre sa souveraineté sur l’ensemble des secteurs régaliens quitte à revenir pour un moment à plus de conservatisme d’État. Une fois ce stade atteint, il y aura lieu d’entamer des discussions entre États pour trouver une formule pour vivre en paix dans le monde sans qu’il puisse avoir une domination d’un État sur un autre. La globalisation économique actuelle ne permet pas ce schéma et il faut donc en sortir. Tout cela est impossible à développer en détail dans un commentaire mais est très cohérent.

                          L’alternative, c’est de continuer dans une globalisation dominée par le système et de s’enfoncer davantage dans le désordre mondial du fait de la résistance d’États trop puissants pour être vaincus. .

                          Vous n’avez rien compris à mon exemple d’être maître chez soi parce que vous cherchez constamment la polémique. Vous contestez ce que je dis et puis vous développez votre idée exactement dans mon sens. On n’est jamais 100 % son propre maître et on n’est jamais 100 % libre si on veut vivre en société.


                        • Pierre Pierre 13 février 08:31

                          @Herve Hum

                          Les sciences humaines ne sont pas des matières qui répondent à la logique pure.

                        • Gorg Gorg 13 février 09:12

                          @Pierre

                          Bonjour Pierre,

                          Merci pour vos articles toujours aussi brillants.

                          Et j’admire la patience que vous avez pour répondre aux enc...leurs de mouches... smiley


                        • Hervé Hum Hervé Hum 13 février 14:58

                          @Pierre

                          Je m’en tiens à ce que vous écrivez et évite d’interpréter vos propos en dehors de ce qui en découle.
                          Affirmer n’est pas démontrer. Vous écrivez que mon raisonnement est simpliste, moi je soutiens qu’il est simple et évolue en complexité et que c’est le votre qui est simpliste et devient compliqué et inextricable.

                           Donc, le maître, le souverain, par définition, n’admettent pas d’êtres soumis à une entité plus grande dans leur propre espace sans perdre la souveraineté. Et effectivement, comme vous le soulignez, perd cette absoluité dans l’espace commun, sauf à faire ce dernier son domaine privé. Or, c’est le principe de la propriété économique de faire de l’espace commun un espace privé. Qui fait les sociétés avec le système capitaliste et qui interdit de facto la démocratie, puisqu’on se retrouve avec une minorité propriétaire de l’espace commun et une majorité devant se plier aux injonctions de cette minorité propriétaire. celle ci posant sa domination sur l’opacité et non la transparence de ses décisions. Manipulant l’information et le raisonnement logique ou cogito. L’information non faussée et le raisonnement non biaisé, découlent du principe de la transparence !

                          Votre aporie, porte sur la contradiction entre souveraineté et soumission.

                          D’un coté, vous soutenez le retour à la souveraineté des nations, qui n’a pas cessé d’exister et qui ne pose pas la condition de démocratie, mais uniquement celle de la non ingérence d’autres nations dans le rapport de force agissant à l’intérieur d’un pays et donc, acceptant la dictature. De l’autre, vous dites que ces mêmes nations doivent se doter d’un modèle démocratique, sans dire comment vous persuadez et sur lequel vous ne pouvez rien en dire,n sinon qu’ils doivent obéir aux « gardes fous ». 

                          Mais comment donc ces « gardes fous » font pour s’imposer à la souveraineté des nations ? Vous parlez des « concepteurs », mais qui sont ces « concepteurs » ? En fait, des gens qui avaient en horreur la démocratie en son principe et ont surtout établies des gardes fous contre la démocratie. L’astuce consistant à parler de liberté individuelles pour tous, alors qu’une disposition de ces libertés limite celles ci à la seule minorité propriétaire de l’économie. Donc, portant sur ce qui maintien le principe de la dictature économique de la minorité propriétaire sur la majorité prolétarienne. Faisant que la liberté se limite à pouvoir parler, mais pas agir contre le système économique pour en changer. Comme le disait une anarchiste, « si voter servait à quelque chose, se serait interdit ». Le vote ne fut autorisé qu’une fois assuré du conditionnement des cogito par les médias et l’instruction publique. Et lorsque cela ne suffit pas, de provoquer des guerres entre les peuples.

                          Ensuite, désolé, le mot démocratie a un sens propre unique qui n’a pas varié depuis l’antiquité jusqu’à nos jours, mais a été détourné pour pouvoir l’utiliser comme coquille, avec un autre contenu.

                          La démocratie en tant que système, impose d’elle même ses propres conditions d’existences où l’humain ne peut QUE suivre la logique qui en découle, car sinon, c’est qu’il biaise le raisonnement pour plier la logique à sa volonté, mais la conséquence est qu’il ne s’agit plus du même système logique.

                          Vous avez certes conservez le nom, mais plus du tout le contenu, sauf que vous avez bien pris soin de laisser croire que le contenu n’a pas changé, il aurait évolué. Sauf que seuls les moyens peuvent évoluer, mais pas la finalité d’un système donné.

                          Les conditions d’existence de la démocratie sont

                          transparence à double sens
                          l’intérêt général ne peut être que la somme des utilités particulières à l’accomplissement de la volonté générale. Sur ce point, rien n’a évolué depuis l’antiquité. L’intérêt général ne peut être la somme des intérêts particuliers, car cela signifie qu’il n’existe pas d’intérêt général, mais une somme d’intérêts particuliers tantôt concordant, tantôt discordant et plus rarement, indifférents l’un de l’autre.

                          Tout cela provient d’une confusion que vous soutenez.

                          En effet, d’un coté il y a la souveraineté des peuples selon leur identité culturelle et de l’autre, il y a la souveraineté du peuple selon son appartenance au genre humain. Dans ce dernier cas, le peuple s’entend comme toute l’espèce humaine. Tout être humain normalement constitué, est doté de la conscience de soi et du tout, mais encore trop peu des niveaux intermédiaires et n’a aucune conscience des relations que cela implique. Ainsi, entre la généralité de la condition humaine et le particularisme culturel où il faut choisir ce qui prime sur l’autre et donc, décider du sens !

                          En effet, quand on pose la question à tout un chacun,quelle que soit son origine, il y a consensus général quant aux libertés individuelles reconnus dans la déclaration universelle des droits humains (celle de l’ONU car ne parlant pas de la propriété économique !), mais divergence quant à la manière de les faire respecter à l’intérieur d’un même pays et donc, des relations entre pays. Ceci, parce qu’il y a confusion entre l’individu pris dans sa condition humaine et le peuple auquel on se réfère, où l’individu n’est plus pris dans sa condition humaine (la perd), mais comme cellule d’une entité supérieure et portant alors les habits de la condition humaine. Tout cela suit un processus purement logique et inviolable en soi.

                          Il y a donc une suite logique lié à l’évolution des ensembles systémiques entre eux, qui ne dépend pas de l’arbitraire humain, mais uniquement de la raison pure. de telle sorte que comme le disait Orwell, on peut écrire « l’amour, c’est la haine », « la guerre, c’est la paix » ou « la dictature, c’est la démocratie ».

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