@Fergus
Il n’est pas prouvé
que la triploïdie soit seule responsable des épidémies qui
ravagent régulièrement les nouvelles espèces d’huîtres que l’on
doit acclimater pour qu’on puisse toujours en déguster : je ne pense
pas que les huîtres plates qu’on a dû remplacer dans les
élevages étaient triploïdes et on trouve encore des huîtres
plates sauvages dans certains endroits.
On comprend très
bien que la triploïdie des cellules reproductrices empêchent la
méiose, la division en deux parts distinctes du noyau dans les
gamètes avant que la moitié venue du mâle fusionne avec la moitié
de chromosomes de la femelle pour obtenir un noyau d’œuf à 2n
chromosome : la division d’un noyau ou chaque chromosome est à trois
exemplaires au lieu de deux ne peut perturber totalement cette vitale
opération. Avec quatre exemplaires, nombre pair, on obtient un
méiose à deux fois 2n chromosomes qui est valide.
En revanche, la
lutte contre l’infection, virale en l’occurrence, dépend du système
immunitaire qui peut fort bien fonctionner avec 3n chromosomes, car
seul l’un des trois est actif, les deux autres sont inhibés et
« dormants » (c’est vrai aussi pour un des chromosome X des
femmes).
Une cause bien plus
évidente et qui cause aussi des ravages dans les élevages d’animaux
terrestres, est la promiscuité qui règne dans les paniers d’huîtres
qu’utilisent les éleveurs pour rentabiliser leur entreprise avec un
volume de vente suffisant.
« L’intérêt »
du virus, un parasite, n’est pas de tuer son hôte mais d’y subsister
indéfiniment et de se multiplier. Si un virus mutant tue une huître
sauvage isolée, il ne trouvera pas à proximité (quelques
décimètres) un hôte de secours et il mourra.
Si par contre il
apparaît dans un panier d’ostréiculteur, il pourra contaminer les
huîtres du panier puis celles des paniers voisins et ainsi de suite,
déclenchant une dramatique mortalité.