@Jean Roque
Bonjour
à vous, merci de votre commentaire.
Pour le point 1 : Les
neurosciences ont démontré une connaissance des nombres, chez le bébé, jusqu’à
3. Mais est-ce un dénombrement ou une superposition des quantités ?Des tests
très astucieux ont été menés, il s’agit des calculs arithmétiques possibles ou
non. (Karen Wynn, 1992). Vous prenez un théâtre de poupée, faites passer une
poupée de la gauche vers le rideau, cette dernière est donc cachée, pour
l’instant, puis une autre (ça fait donc 1 + 1) puis vous levez le rideau. Le
bébé doit donc s’attendre à découvrir 2 poupées. Karen Wynn s’est
« amusée » à en laisser 2… A un autre moment 1 (résultat impossible,
puisque 1+1 = 2) Ou d’autres fois, 3 poupées. Résultat : la surprise du
bébé est mesurable en cas de résultat impossible. Ce dernier parvient donc à
effectuer des calculs, pense-t-on…
arithmétiques. http://www.tangentemag.com/article.php?id=3288
Pas si simple….
Ces résultats correspondent-ils
vraiment à des raisonnements mathématiques ou sont-ils le fruit d’une
correspondance terme à terme et donc d’une superposition d’images mentales ?
Pour le dire autrement, vous voyez la poupée, vous imaginez son image
(symbolisons-la par un point, puis l’autre poupée, vous donne un autre point.
Vous avez donc deux points en tête. Lorsqu’on relève le rideau, vous vous
attendez à voir 2 points (comme 2 deux cailloux ou 2 fleurs). Si ce n’est pas
le cas, vous êtes surpris bien qu’ayant une image mentale en tête et non le
résultat d’un calcul.
Pour le point 2 :
Le QI est un test social. Au
reste, ce dernier ne mesure pas l’intelligence. Il s’agit d’un coefficient
calculant le taux de « bonnes réponses » obtenues à un test
(socialement critérié. Par exemple, basé sur la vitesse des réponses - ces
tests sont chronométrés, ce qui « bloque » n’importe qui d’
« intelligent », c’est-à-dire ayant conscience du stress provoqué par
un temps limité) et élaboré par des « scientifiques » voulant
quantifier (lisez légitimer) leurs résultats.
Non seulement l’intelligence se
construit dans la lenteur, par la réflexion, le « retour » incessant
sur ce qui a été dit, ce que l’on pourrait réfuter, ajouter, etc. Mais dans un
contexte social. Autrement dit, n’importe qui né à l’étranger échoue. N’importe
quel enfant issu de l’étranger et élevé dans le pays obtient des résultats
conformes aux « normes ».
Un auteur remarquable,
malheureusement disparu, a évoqué mainte fois ce fait. Il s’agit de l’éminent
Albert Jacquard. On ne naît pas « intelligent », on le devient, c’est
un processus.
https://www.youtube.com/watch?v=DpzRONla_RU
Regardez aussi ceci :
https://www.youtube.com/watch?time_continue=775&v=N22SEa43Md8
Au plaisir de vous lire.