Il est susceptible d’accepter les
conditions des Etats-Unis afin de sauver le régime des mollahs de
l’effondrement.
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La situation internationale a beaucoup
changé ces derniers jours. Les exigences de Pompeo étaient tout à
fait drastiques. Celles de Khamenei vis-à-vis des Européens ne le
sont pas moins. La différence, c’est que les Américains ont les
moyens de leur politique, et que le régime iranien est en bout de
course ; tout ce qu’il entreprend sur cette pente descendante se
retourne immédiatement contre lui.
L’Europe ne peut évidemment pas
accepter le diktat du Führer iranien. Ceux qui décident de sa
politique étrangère ont beau s’être signalés ces derniers mois,
particulièrement Moghérini et Macron, par un très haut niveau de
cécité, ils commencent doucement à comprendre.
Tout le monde s’est étonné hier, particulièrement en Israël, de la condamnation
unanime des instances internationales après les expéditions de
roquettes du Hamas, alors que moins de quinze jours plus tôt c’était
Israël qu’on rendait responsable des sacrifices humains organisés
par la même organisation terroriste à la barrière de sécurité.
Il devenait bien difficile de qualifier de « pacifiques »
des projectiles visant des agglomérations et tombant même dans une
cour d’école !
La journée d’avant-hier ridiculisait
les déclarations officielles du 15 mai, rendait odieuses a
posteriori les déclarations d’un Macron par exemple, et la
diplomatie européenne aura essayé, in extremis, de corriger le
tir en visant, cette fois, le véritable ennemi.
On sait par ailleurs que c’est le Jihad
islamique à la botte de l’Iran qui aura imposé à un Hamas moribond
cette spectaculaire démonstration... d’impuissance. .L’échec d’une
précédente intervention de Soleimani à partir des bases Syriennes
devait être effacé par une réussite des terroristes télécommandés
au sud d’Israël. Pour l’Iran, c’est une catastrophe sur le plan
militaire, mais plus encore sur le plan politique..
Cette intervention intervenait aussi le
lendemain d’une déclaration de Lavrov rappelant, après une autre de
Poutine, qu’aucune armée étrangère ne devait plus désormais avoir
de base en Syrie. Lavrov était plus précis, parlant de « milices »
et visant évidemment le Hezbollah. En cela, les Russes faisaient
clairement voir qu’ils étaient prêts à lâcher leur « allié »
iranien s’il ne rentrait pas dans le rang immédiatement. La ligne
politique de Netanyahou, approuvée sans réserve par l’Amérique et
commençant à l’être aussi par la Russie, comment les Européens, à
moins d’être complètement demeurés, pourraient-ils désormais,
sans se déshonorer et se ridiculiser, demeurer les seuls soutiens
d’un régime terroriste islamo-nazi qui persécute sa propre
population depuis quarante ans et sème partout au Moyen-Orient le désordre et la désolation ?
L’isolement du régime iranien va
progressivement s’accentuer. Le régime des mollahs à genoux à force de sanctions pourra
bien faire semblant d’accepter les conditions américaines, cela ne
servira pas à grand chose : l’administration Trump et les
Israéliens, qui ont eu mille fois raison de prendre le taureau par
les cornes, ne risqueront pas de se laisser berner encore une fois par des promesses
comme au temps d’Obama et des accords de Vienne, lesquels furent un
nouveau Münich.