Bonjour Fredm,
Bravo, bel exemple de retournement du système.
Mais la nuisance du système global n’est pas que matérielle ; dans la mesure où il forme la mentalité des gens, il les atteint aussi dans leur vision du monde et leur identité.
Car aujourd’hui nous ne savons plus, non seulement qui nous sommes, mais aussi ce que nous sommes.
Espérer un changement brutal, une « révolution », est une erreur, car celà ne ferait que changer un système par un autre, chasser le collectif par l’autre collectif, et ceci dans les pires drames, l’histoire nous l’enseigne.
Une des pistes possibles serait de retrouver notre identité
réelle, « notre personnage » d’être humain, autonome dans sa pensée et se valorisant dans ses rapports humains et familiaux par opposition aux personnages officiels : le « travailleur », rouage de l’entreprise, ou le « citoyen », très sympathique en apparence mais faux ami car il n’est en réalité qu’un atome de l’Etat.
Il ne faut jamais partir en guerre contre le système ; non seulement celà ne sert à rien, mais en plus celà le renforce : l’exemple du terrorisme est là pour nous le prouver.
Mais vivre « autrement » dans le système, cad retrouver une société humaine « directe », sans intermédiaire officiel, tout en gardant, par la force des choses, nos ressources intégrée dans l’économie existante et dans un cadre tout à fait légal, permettrait peut-être de développer des minorités significatives et de progressivement faire changer les choses.
Nos voisins du tiers-monde pourraient nous apporter beaucoup en ce domaine...
C’est avant tout dans la tête que ça se passe.
Cordialement Thierry