Aux lecteurs.
Correction effectuée.
Il serait préférable que les commentateurs qui viennent dénigrer la
Russie aient au moins l’honnêteté de dire s’ils y ont préalablement
voyagé ou vécu, au moins six mois (le temps de se rendre compte), à
quel(s) endroit(s), comment, de quelle manière (tourisme, affaires,
études, autres), à quelle époque (saisons, années), qui ils y ont
rencontré et surtout s’ils ont l’avantage d’une connaissance de la
langue susceptible de leur permettre un usage dans la vie quotidienne
(voisins, marchés, radio, télévision, spectacles, presse, littérature) ,
de leur ouvrir beaucoup de portes et d’échanger avec quelques uns
des...163 000 000 de locuteurs russes.
La Russie a vécu des années particulièrement difficiles sinon terribles après la disparition de l’URSS.
Elle revient de très loin.
Elle a procédé à un redressement spectaculaire, même si beaucoup reste encore à faire à l’échelle d’un pays gigantesque.
Elle
a su, comme elle l’a fait à plusieurs reprises tout au long d’une
histoire difficile, surmonter des difficultés inimaginables avec un
courage indiscutable.
Elle a su recouvrer une
stature politique, diplomatique, militaire et géopolitique qui fait
d’elle une grande puissance sûre d’elle, consciente de sa fierté et de
son honneur retrouvés et en mesure de faire pièce à d’autres excès.
Capable
de tourner à son avantage des sanctions économiques dont la stupidité
n’a d’égale que l’inefficacité, elle a su développer d’autres voies dont
ses ennemis déclarés et leurs pâles suiveurs ont cru pouvoir la priver.
Quant
aux critiques formulées à l’encontre de son dirigeant que chacun peut
critiquer à son aise, il convient de préciser que l’on ne saurait
gouverner la Fédération de Russie avec une mentalité de « bisounours ».
Même s’il dirige son pays d’une main de fer, il se trouve que malgré les apparences, V. Poutine ne fait pas
exactement tout ce qu’il veut.
On peut lui reprocher à juste titre beaucoup de choses, mais on ne pourra valablement lui reprocher l’amour et le respect de son pays, le souci et
la volonté de le sortir de l’opération de destruction programmée que de
« bonnes âmes » avaient entrepris de mener, tant il est vrai comme
l’écrit un autre contributeur qu’avec encore
un peu de cette démocratie à la Washington, et la Russie aurait cessé
d’exister.
Il ne s’agit pas ici d’un panégyrique.
Il ne s’agit que de dire ce qui est et que l’on peut constater.
On pourra se reporter à une approche telle que celle-ci :
On
privilégiera surtout l’écoute des propos de M. S. Lavrov à l’occasion
de la lecture du texte récemment publié sur cette tribune et que voici :
On
s’efforcera surtout d’éviter de tomber dans des ornières mentales et
des préjugés qui ne donnent qu’une vision erronée et incomplète d’une
réalité dont beaucoup d’aspects nous échappent.
Renaud Bouchard