Les SDF sont vraiment des frugalistes, en somme...
Je me moque un peu, mais en réalité, cette idée éveille chez moi des sentiments ambivalents. D’un côté, je me dis que se priver de tout, c’est juste une autre manière d’être malheureux. Ne jamais sortir, ne jamais rien se permettre, ça veut dire in fine réduire ses relations sociales à un minimum aussi (ne fréquenter que d’autres frugalistes, en somme). Réduire la vie à la survie, est-ce une bonne idée ?
Mais d’un autre côté, sans aller jusqu’à l’extrême décrit dans l’article, nous pourrions sûrement tous profiter d’un peu plus de frugalité, consommer moins, réparer, faire soi-même, acheter de l’occase plutôt que du neuf, faire durer. En profiter pour s’attacher plus aux gens et aux expériences de vie qu’aux objets.
Mais ma plus grosse objection, c’est la partie sur « le capital judicieusement placé en Bourse ». Là, on est dans le domaine de l’illusion. La Bourse n’est pas un placement sûr. Par définition. C’est un placement qu’il faut surveiller comme le lait sur le feu, et même là, on n’est jamais sûr de rien. Un petit krach, et tous vos rêves d’indépendance financière s’envolent. Et si vous avez déjà arrêté de travailler depuis plusieurs années à ce moment là, la reprise de contact avec le monde réel risque d’être... brutale. C’est très clairement la plus grosse faiblesse dans l’idée exposée dans cet article.