Bonjour,
l’article de Viko en modération datant du 13 va donc disparaitre aujourd’hui (j’espère, s’il me lit, qu’il le représentera).
Comme le texte est excellent autant qu’un maximum de gens en profite :
Mon papi, l’Oémesse et moi.
On nous a fait peur. On nous a fait très peur. On a bloqué toute la civilisation occidentale. On nous a enfermés.
On nous a dit de ne plus sortir. On nous a dit : « jusqu’au vaccin ça
serait l’idéal… » On a compté les morts, tous les jours, encore et
encore... On nous a dit que ça serait terrible, que ça serait mondial,
que le monde ne serait plus jamais comme avant. Ça nous a fait peur,
très peur. On nous a punis si on sortait. On a porté des masques et on
est bien resté chez nous. On nous a dit qu’on se réjouissait que tout
l’effort était mondial et que tout le monde participait à se battre
contre l’ennemi commun. On nous a dit de faire attention, de faire très
attention, de nous protéger pour protéger les autres. On nous a dit que,
pour être responsable, il fallait bien écouter les recommandations de
l’Oémesse. On nous a dit que, peut être, il faudrait télécharger une
application pour savoir qui a le virus et qui ne l’a pas. On nous a dit
aussi qu’il faudrait penser un jour, si le virus revient, à porter notre
carnet de vaccination sous la peau, dans notre corps, pour l’avoir
toujours avec nous et ne jamais le perdre ; pour circuler facilement
partout, pour être libre, et comme ça, ceux qui nous soignent, ils
sauront toujours si on prend bien nos médicaments. On nous a dit qu’on
nous aiderait si on perdait notre travail, mais qu’il faudrait
travailler plus après… On nous a dit des tas de choses…
Et puis j’ai éteint ma télé. Et puis on a plus rien dit du tout. On a
plus parlé de morts et ça m’a fait du bien. Et les oiseaux, eux, ils
chantaient, toujours leur belle chanson, qui change jamais. Leur chanson
d’amour.
Et la télé, ailleurs, plus loin, elle disait toujours la même chose,
toujours la même chose. Des choses qui font peur, très peur…
Mon papi, lui, il a peur de rien. Il dit que la vie lui a tout
fait, et que les Hommes, il les connaît. Mon papi, il dit que la mort
lui fait même pas peur. Il a vu la guerre mon papi. Il dit que ce virus
c’est un rhume qui emporte les vieux-vieux et les gens déjà très
malades. Il dit qu’on se fait tous enfumer. Quand mes parents ils ont
voulu lui faire porter un masque, il est devenu furieux, il a crié :
« Le covid, c’est du pipo , moins grave que la grippe… Les masques, y’en
avait pas l’année dernière… Les gants, pareil… Les tests, on s’en bat
les « C »… c’est à cause du confinement que la grippe-19 elle dure
longtemps cette année… Les attestations, c’est du pipo… Les amendes
c’est du pipo, il ne faut pas les payer !… ».
Mes parents, quand ils l’ont vu si rouge, ils ont compris qu’il porterait pas de masque...
Mon papi, il me parle de la vie. Il dit que les dictateurs, ils
font toujours croire aux autres qu’il y a un ennemi et que c’est
l’ennemi le responsable de tout. Il dit que sous le IIIe Reich c’étaient
les juifs, que sous Georges Bush c’étaient les arabes et que
maintenant, sous la nouvelle dictature qui vient, c’est le virus. Mon
papi, il dit que les dictateurs ils se servent toujours de la peur pour
voler la vie des gens. Et que les gens ils sont toujours assez cons pour
les croire.
Mon papi, il dit qu’il y a longtemps, c’était l’église qui faisait
peur aux gens et que maintenant c’est l’Oémesse. Il dit que l’Oémesse,
ils font la messe comme les curés. Mon papi, il dit qu’on pourrait faire
que plus personne ne meurt de faim, mais que nos dictateurs, ils
préfèrent l’argent et le pouvoir, plutôt que de sauver des vies ou notre
santé.
Mon papi, il dit que ma mamie elle prenait tellement de médocs, qu’avec elle, le pharmacien était le plus riche de la rue.
Il dit que, avant, si l’on mourrait beaucoup, c’était à cause de la
guerre, de la tristesse et des maladies que la foutue guerre nous avait
ramenées. Il dit que maintenant, l’Oémesse nous fait croire que les
maladies de la guerre vont revenir, juste pour nous faire peur, et nous
piquer avec des médicaments pourris qui vont nous rendre toujours plus
malades.
Mon papi, il dit qu’il est pressé de partir et que son seul regret,
ça sera de ne pas me voir grandir… Moi je l’aime bien mon papi même
s’il dit des gros mots. Il dit que c’est pas facile d’être un humain
aujourd’hui et que ça ne l’a jamais été...
Il dit que si j’écoute mon cœur et que je crois pas les messes
noires des blouses blanches et que je mange bien et que je dors bien, je
serai toujours en bonne santé. Et que si je laisse jamais un dictateur
me faire croire qu’il y a un ennemi méchant et qu’il faut partir en
guerre contre lui, alors peut-être que je mériterais de vivre une belle
vie, et que c’est tout ce qu’il me souhaite...
Si comme mon papi, vous avez l’impression de vous faire enfumer, voici quelques liens choisis :