Vous
n’allez pas aimer peut-être. Mais ne pas dire ce que l’on pense peut être aussi
une forme d’irrespect.
Je vois
comme un pari lancé. Accompagné d’un exercice de pensée hors-sol et désincarné comme
il se doit selon le mode de certains philosophes. Pourquoi pas après tout.
Désolé mais cela
me rappelle le Club Dorothée. Où l’on parlait d’un monde enchanté à nos enfants
dans lequel tout se finissait bien avec de la bonne volonté.
Un peu à l’image
du jeune premier Macron et ses équipiers qui disaient " Place aux
jeunes" (et aux faux candides comme nous l’avons vu).
A part cela,
compte-tenu de tout ce que nous avons vu depuis le début du siècle dans notre
pays, les dysfonctionnements de notre démocratie et de nos institutions, l’état
moral de notre personnel politique, la puissance de nos médias de masse et leur
concentration dans les mains de quelques milliardaires de la mondialisation
maintenant, l’insécurisation, la décohésion sociale et économique comme une
menace et une promesse pour le plus grand nombre, l’affaiblissement organisé de
l’Etat et des services publics, la gravité des enjeux autour d’une UE désormais
vacillante et située hors du champ de ce que nous appelions la démocratie, la
menace écologique et climatique traitée assez-souvent selon la méthode du
poker-menteur, je n’ai pas le cœur léger
ni l’esprit à me prêter à un jeu qui pourrait se vouloir subtil ou ambitieux .
Ni le recul apporté
par la période prise en référence ni le quotidien qui semble devoir se répéter inéluctablement
sans perspective ni non plus de volonté affichée de la transparence ne me donnent envie d’oublier ou de ne pas
voir que la prochaine échéance correspond pour notre pays à des enjeux majeurs
et à un tournant historique comme un écho au traité de Maastricht (1992) et de Lisbonne
(2008 effaçant le référendum de 2005) et des promesses qui les accompagnaient.
Je crois que nous allons assister à un combat sans merci où tous les coups
seront donnés pour que nos concitoyens ne puissent reprendre la possibilité de
décider et contrôler les politiques publiques selon des processus authentiquement
démocratiques. Il faudra du sang-froid, de la lucidité pour déjouer tous les
leurres et diversions chargés de nous diviser et de nous détourner d’un
rassemblement au 1er tour où se gagne ou se perd une élection. Il appartient à
nos concitoyens-électeurs de voir au-delà des partis et militants s’il le faut
en pleine réflexion et responsabilité.