@Jacques-Robert SIMON
Votre
remarque est un peu bizarre (on est forcément en accord ou non avec
quelqu’un...). Je vais revenir néanmoins sur ce point, que l’on ne
peut guère mettre en doute de nos jours (car on n’a guère d’autre
choix que de le constater quotidiennement) : la formule « juif
antisémite » est elle bel et bien une formule haineuse, utilisée
principalement par des sionistes sectaires.
Maintenant,
il y a bien un autre sens possible à cette formule, mais il est
rejeté par la bien-pensance : c’est celui qui emploie le terme
antisémite dans son acceptation originelle (et qui est aussi la
littérale), c’est-à-dire qui désigne quelqu’un qui hait les
sémites (compris comme une race) dans leur ensemble (donc,
aujourd’hui, principalement les arabes). Au vrai sens du terme, les
juifs sionistes sont des juifs antisémites, car ils haïssent les
arabes. Et comme je crois comprendre que vous vouliez dire que les
israéliens ashkénazes étaient des juifs antisémites car ils
discriminaient les israéliens d’origine sépharade, alors oui, dans
ce sens précis, cela peut se justifier. Les Sépharades sont
originaires pour beaucoup de pays arabophones, et parlaient l’arabe
comme langue maternelle, ce qui en fait des Sémites. À la
différence des Ashkénazes, qui eux étaient des indo-européens,
car parlant des langues indo-européennes (celles de leurs pays
d’origine en Europe, et souvent le yiddish), même s’ils se sont mis
tardivement, et de façon entièrement artificielle, à parler
l’hébreu.