Selon
les réalisateurs, « tout ce que « Hold-up » avait initié et suspecté sous
forme de questionnement est maintenant révélé et prouvé ». Il n’y a
qu’à voir le titre du documentaire (premier principe du Serment
d’Hippocrate, « d’abord, ne pas nuire ») pour comprendre que ce ne sont
pas des bonnes nouvelles. Effets secondaires des vaccins, cris d’alarme
des médecins, mensonges d’État, chiffres falsifiés, tout va y passer. En
somme, une crise dite sanitaire passée au peigne fin par "d’anciens
journalistes de TF1, France Télévisions, Canal +, et de l’AFP".
Comme pour « Hold-up », il ne s’agit pas de passer par quatre chemins.
Dès les premières secondes de la bande-annonce, on nous donne à voir des
chiffres alarmants quant à la vaccination :
- Avant vaccination (jusqu’à décembre 2020) : 1,57 million de morts par covid-19 selon l’OMS (sur douze mois)
- Après vaccination (après décembre 2020) : 3,23 millions de morts par covid-19 selon l’OMS (sur neuf mois)
Ensuite, on devine que le documentaire suivra le même modèle que son
prédécesseur : de nombreux invités qui feront part de leur expérience
avec leur expérience professionnelle ou leur engagement citoyen. Ainsi,
on retrouve, entre autres, Amine Umlil, docteur en pharmacologie et juriste, Pierre Jovanovic, journaliste et écrivain, John O’Looney, thanatopracteur, Rui Fonseca e Castro,
juge au Portugal... mais également de nombreux Français venus témoigner
des effets secondaires qu’ils ont subis. Un casting qui doit à n’en pas
douter déjà faire saliver certains médias qui s’étaient échinés à
discréditer « Hold-up », dont le succès retentissant avait été alimenté
par les censures et dénigrements multiples subis.
Voir aussi : Le « Hold up » de l’AFP : « debunk » de leur « debunk »
Le message est évidemment de souligner les incohérences des
politiques sanitaires, les mensonges médiatiques ou étatiques, et les
conséquences que tout cela a, ou aura, sur la société. D’aucuns pourront
certainement leur reprocher le parti pris franchement assumé du
documentaire. Toujours est-il que « Primum non nocere » aura sans nul
doute le mérite de souligner ce que d’autres essaient de cacher.
La propagande gouvernementale, y compris télévisée, a fait bondir
certains - on se rappelle les clips incitant à la vaccination, que de
nombreux Français ont jugé révoltants... Ici, les témoignages poignants,
le montage léché et la musique élégiaque élaborent un « contre-poison »
du discours mais à trop jouer sur ce registre émotionnel, le film prend
peut-être le risque de « nuire d’abord » à son propos en se coupant de
ceux qui jugeront l’enrobage un peu racoleur.
Reste que cette
bande-annonce intrigue et suscite l’attente : que ce soit par les
conquis d’avance, les détracteurs attendus, les réservés qui attendent
de voir, cette « suite » sera très attendue et risque de faire du bruit.