Il faudrait déjà tenir comte du « principe cognitif »de Pascal, quasi contemporain de Descartes et tellement plus intuitif sur la nature des choses !Aussi des « acquits intellectuels du 20 è siècle » issus de la physique quantique !
Interroger Google sur ces deux sujets : vous ne trouverez rien !
C’est que c’est donc une très bonne voie !
Pour moi Pascal avait tout compris de la complexité des chose quand Descartes cherchait encore et encore sans jamais avoir trouver et compris de cette complexité. D’ailleurs, après le chantier de la science, chantier permanent, puit sans fond, il a ouvert celui de la « morale provisoire » qu’il n’a pu ou su concrétiser !
"Werner Heisenberg, un des pères
et pairs de la physique quantique, s’exprimant au sujet de la vision
cartésienne du monde, écrivait au cours des années 50 dans un livre, intitulé
« Physique et philosophie », que « la limitation cartésienne a
profondément pénétré l’esprit humain durant les trois derniers siècles qui ont
suivi Descartes et, il faudra longtemps avant qu’elle ne soit remplacée par une
attitude vraiment différente à l’égard du problème de la réalité. »
Il conviendrait déjà de déterminer : qu’est-ce que la science ?
Faire le point :
C’est un savoir ; un ensemble de savoirs qui doivent se tenir : être dans l’entendement !
Mais savoir pour faire quoi ?
Pour réellement bien comprendre, en termes
d’entendement, de bonne intelligence, de « bon sens », d’un sens commun
accessible et acceptable à tout un chacun ; ou en termes de
« dogmatisme », technoscientiste, religieux… afin de mieux tout manipuler
?
Il nous fallait, selon Descartes, nous rendre maître
et possesseur de la Nature et des états de nature, les posséder… quelle arrogance
(on retrouve la même arrogance dans la religion) ; c’est ainsi que nous avons
développé un savoir en totale négation de la Nature et des états de nature dont
notre propre nature humaine !
C’est une évidence, rationalisme oblige, du
« ratio » des mathématique, paroxysme de rationalité, et non raison raisonnable ;
aussi individualisme méthodologique de la science cartésienne oblige ; tout
ceci étant, nous avons développé une civilisation de la chose pour la chose et
de la chose imbécile.
Epiphénoménologique dans ses approches, paroxysmique
dans ses applications, nous avons développé une civilisation paroxysmique et
nous abusons tout ; pour preuve tous ces mots en « isme » qui ont
fleuris depuis deux siècles, qui sont comme autant de paroxysme :
libéralisme paroxysme de liberté, nationalisme paroxysme de nationalité,
économisme, libre-échangisme, capitalisme, financiarisme, rationalisme…
C’est simple, on pourrait même dire simpliste, mais
pour notre époque moderne au modernisme, celle du changement pour le
changement, véritable paroxysme de modernité et plus simple modernité, la
science est devenue générique de savoir et du « SAVOIR » et, il n’y aurait plus
de « Savoir » comme d’ailleurs de « valeurs », même de « PRINCIPES », que de
nature scientifique et technique… c’est ce qu’on appelle l’humanisme qui nous
envoie droit vers le transhumanisme et la fin du principe d’humanité et donc de
l’Humanité ! Au diable l’Ontologie, la Déontologie,
l’Ethique et l’Altérité : tous ces acquits intellectuels humains ! Renvoyée,
aux calendes grecques et aux oubliettes de l’histoire, la « métaphysique »,
cette « épistémologie » première philosophie et première interrogation sensée
qui sortait l’humain de l’état de pure croyance religieuse.
Une question se pose : sommes-nous plus intelligent
avec notre pléthore de savoirs technoscientifiques ? Non, il semblerait que non
; il semblerait même que nous soyons toujours au fond de la caverne avec les
ombres qui s’agitent car toujours aussi ignorant de la « Nature », comme des «
états de nature » qui ont émergés, dont la nature humaine : nous sommes de plus
en plus ignorant de l’humain et du principe d’humanité ! Ou encore au fond de
la taverne de Bacchus ivre de scientisme et de technoscientisme ; de ce
positivisme « comtien » du comment sans le pourquoi ? Du « comme
si que » ! Peu importe la nature changeons-là scientifiquement et que
vive le « transhumanisme » !
Il ne s’agit pas d’être contre la science et la
technique, qui sont utiles et nécessaires à l’humain et à l’Humanité, mais de
les civiliser, non pas exclusivement en termes d’un rationalisme humaniste voué
à un technoscientisme dogmatique, mais en fonction du "principe
d’humanité" : des concepts d’Ontologie, de Déontologie, d’Éthique et
d’Altérité !
Deux éléments seraient utiles à notre compréhension et
ensuite à nos actions. Il s’agit, en premier du principe cognitif de Pascal : « Toutes choses étant causées et causantes, constituées
et constituantes, englobées et englobantes et toutes s’entretenant par un lien naturel et insensible qui lie les plus éloignées et les
plus différentes, je tiens pour impossible de connaître les parties sans
connaître le tout, non plus que de connaître le tout sans connaître
particulièrement les parties ». Pascal préfigurait l’écologie par
ce « lien écosystémique » qu’il évoquait, et même la physique
quantique, par la complexité, qu’il entrevoyait, ceci, en lieu et place de la
simplification au simplisme, le tout division, souhaité par Descartes,
Les
acquits intellectuels du 20 è siècle ? Qui, dans cette
époque de fuite en avant rationalo économico technoscientiste, totalement
paranoïaque et schizophrénique ; qui se soucie de ce nouveau savoir, de ces
acquits intellectuels, combien lucides, éclairés, issus de la nouvelle
physique, la quantique ? Des acquits intellectuels qui bientôt auront un
siècle, et qui limitent la connaissance, tant dans le domaine du « raisonnement
» avec le « théorème d’incomplétude » de Gödel et Chaitin, ou le « théorème
d’incertitude » d‘Heisenberg, que dans celui de « l’action » avec le « théorème
d’impossibilité » d’Arrow ! Il y aurait ainsi une impossibilité de poser
un algorithme d’optimisation dans les problèmes humains car la recherche de
l’optimisation dépasse toute puissance de recherche disponible et rend
finalement non optimale, voire pessimale, la recherche d’un optimum. On est
ainsi amené à une nouvelle incertitude entre la recherche du plus grand bien et
celle du moindre mal.
À
l’impossibilité de la perfection ! La perfection que
recherche la science, du moins celle scientiste, est impossible dans un monde
complexe, qu’il soit « physique », « métaphysique » ou « artificiel »,
car cette perfection serait le signe de la fin : d’un écroulement ! La
seule possibilité, dans un monde complexe, c’est l’entendement : l’écosystémie !
Ce savoir doit être « métaécosystémique » !
La science ou son corolaire la technoscience qui font que l’humain scie la branche sur laquelle, il s’assied, qui n’accepte pas le « tel quel », une « réalité fondamentale »
est une science imbécile qui sonne le glas de l’HUMANITE !
Nous sommes hélas bien parti pour la fin de l’Humanité !