Le frexit, le frexit, le frexit ou
rien. Ben, ce sera rien bien sûr.
C’est notre intérêt de faire un pôle
européen, une confédération des états européens, dans un monde qui est déjà
multipolaire et qui le deviendra encore plus.
Et vous nous proposez de laisser
l’Europe et ses peuples dans les mains de l’OTAN et de l’UE et de la
sphère économique des Etats-Unis qui ne renonce jamais à imposer leurs vues et
leurs intérêts et des classes dirigeantes qui l’y ont mis.En attendant votre autorisation bien sûr.
Nous avons besoin des effets
d’échelle et de maîtrise de ce pôle mondial en nous renforçant et nous
complétant les uns les autres en dehors d’une concurrence interne exacerbée qui
nous affaiblit tous en nous installant dans une incertitude perpétuelle et nous
maintient en dépendance.
La France est le deuxième
contributeur au budget de l’UE ( 18%) devant l’Italie (13%) en en représentant
avec l’Allemagne (26%) 44%. Et c’est un contributeur net. Elle donne plus
d’argent qu’elle n’en reçoit et c’est pareil avec le plan de relance européen.
Ce n’est pas du au Saint-Esprit ni à
tel ou tel article de tel ou tel traité mais aux décisions de Macron et ses
prédécesseurs à qui nous avons délégué le pouvoir de le faire dans ces formes.
Vous avez été consulté ou informé du pourquoi et comment ?
La vie politique à l’intérieur des
pays ou dans des instances communautaires est faite de rapports de force et de
volonté politique. Ce qui a été fait peut être défait et refait sauf si j’ai
bien compris dans le monde où vous habitez.
Pas foutu de voir qu’en réalité ,
nous sommes déjà dans un régime, en vertu de l’ épouvantail favori de
2008, non pas d’unanimité mais de majorité qualifiée et que nos dirigeants
de l’UE, délégués d’oligarques internationaux, n’osent pas l’appliquer
craignant les réactions des peuples européens par-dessus les têtes des élus de
circonstances et des urnes à moitié vides.
Que le pacte de stabilité a du être
suspendu du fait du covid et surtout du fait que la politique de concurrence
menée en dépit du bon sens sauf pour
ceux qui sont les bénéficiaires directs
de la rentabilité immédiate, a
affaibli nos capacités de production propre, notre industrie et cerise sur le
gâteau nos services publics qui sont le patrimoine de ceux qui n’en ont pas ou
si peu. Et que cela aussi, les peuples l’ont compris.
Que la BCE a finalement fait des
prêts à taux négatifs aux marchés qui si on leur en laisse l’occasion nous feront
un chantage à la dette.
Qui ne voit
pas que la petite chanson opportune sur la « souveraineté
européenne » annonce le franchissement (sans retour ?) d’une étape
constitutionnelle dès le risque de l’élection dépassé.
Nous, nous le savons bien et
prévenons que ces délégués attendent des circonstances favorables pour se
lancer et qu’il ne faut pas leur en donner l’occasion.
C’est intéressant de voir que se
retrouvent ici sous des rhétoriques diverses en cultivant bien sûr l’ambiguïté,
toutes les droites, l’UPR bien sûr mais le LR et ses frontières poreuses avec
l’extrême-droite si pratiques, la macronie et ses partenaires de la gauche
verbale et son sparing partner préféré l’extrême droite occupée à discipliner
ses champions et l’extrême gauche de la surenchère verbale qui rend son petit service au passage.
Ces choses
sont très sérieuses et la prochaine élection ne doit pas être une élection de
la résignation et de la démobilisation de plus. La présidentielle, c’est la
vraie élection européenne par laquelle nous concédons à un candidat un pouvoir qu’aucun
autre exécutif a en Europe, celui de nous représenter au Conseil européen sans
contre pouvoir effectif dans le pays.
Si nous nous
comparons à d’autres peuples européens, il serait tant que nous nous
réveillions et que nous nous donnions des institutions à peu près correctes et
un système d’information compatible avec un authentique débat démocratique au
lieu de nous plaindre ou de dire qu’il n’est pas l’heure, ou que rien n’est
possible et finalement d’en être réduit à devoir subir.