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Commentaire de Sandro Ferretti

sur Jean-Louis Trintignant (1930-2022) : une vie bien remplie


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Sandro Ferretti Sandro Ferretti 22 juin 14:44

Trois souvenirs indélébiles de cet homme :

les 4 dernières minutes au ralenti de « un homme est mort » de Jacques Deray, quand il se bat une dernière fois avec le volant d’un corbillard fou, avec 4 balles dans le buffet

-ses yeux fous et hallucinés dans la plupart de ses films, notamment « regarde les hommes tomber », . Ce type a contribué à faire comprendre à certains que la folie est notre voisine de palier. On la croise dans l’ascenceur sans la reconnaitre.

Je pense modestement que Trintignant tutoyait la folie depuis un bout de temps, ils se parlaient.

Ils « faisaient commerce », comme disent les anciens.

son arrivée en Falcon 900 sur le tarmac de l’aéroport de Vilnius, ce 30 juillet 2003. Nous étions quelques uns à « l’accueillir » , quelques dizaines de minutes avant l’autre Falcon, celui des « Noir Dez ».

Personne n’a osé l’approcher à moins de 3 mètres, ni lui parler, ne serait-ce que pour dire, « bonjour, monsieur, si vous voulez bien nous suivre ».

Je dis bien personne.

La douleur absolue, le mac aliéné ( en philosophie, aliéné égale : « devenu étranger à lui-même ».).

Qu’il se repose. Il a donné.


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