Surtout ne pas se leurrer : c’est le maître étasunien qui décide de tout. C’est Biden qui dit à Zelensky s’il doit continuer à se battre ou s’il doit négocier avec Poutine, de même que c’est Biden qui dit à l’Europe si elle doit continuer à s’impliquer dans la guerre contre la Russie, ou pas.
Le Président de l’Europe, c’est Biden.
« L’objectif de la mission est de contribuer au renforcement des capacités militaires des forces armées ukrainiennes à mener efficacement des opérations afin de permettre à l’Ukraine de défendre son intégrité territoriale à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues, d’exercer de manière effective sa souveraineté et de protéger les civils ».
Il faut bien comprendre que :
- si l’Ukraine fait montre d’être capable de défendre son intégrité territoriale, alors Poutine va littéralement pulvériser l’Ukraine avant qu’elle n’y parvienne
- et que plus cette guerre dure longtemps, plus les occidentaux peuvent rattraper l’avance technologique militaire pris par les Russes, plus Poutine se voit forcer d’écourter la guerre de façon... FERME.
Non seulement la guerre conventionnelle ne durera pas, mais en plus il ne pourra y avoir d’autre vainqueur que Poutine.
Et c’est déjà dommage, de ne pas comprendre les dégâts que peuvent provoquer des missiles conventionnels sur des infrastructures complexes, vitales et interdépendantes.
Parce qu’il y aura nécessairement des dommages collatéraux dans les pays voisins, ET LES AMÉRICAINS SE CONTENTERONT DE ÇA POUR S’INSTALLER PLUS CONFORTABLEMENT DANS CES PAYS-LÀ, ostracisant encore plus fortement et durablement la Russie, mais sans jamais prendre le risque d’une escalade nucléaire, qui ne ferait que des perdants, eux inclus.
Si l’Europe, ou une partie de l’Europe, est affaiblie ou détruite, ce sera une nouveau territoire ouvert aux Américains.