@Hamed
Tout d’abord, il est impossible de prouver Dieu. Chaque rencontre est quelque chose d’intime et personnel. Dieu s’adresse à nous individuellement et s’adresse de la manière la plus efficace pour toucher le cœur d’une personne, compte tenu de sa personnalité propre. Chaque chemin vers Dieu est différent aussi je ne peux témoigner que de ce que j’ai reçu et cela ne vaut pas pour les autres. Dieu nous surprend toujours.
Au départ, j’étais bien incapable de reconnaître l’action de Dieu dans des événements qui me sont arrivés. Dieu est venu me chercher par la musique polyphonique, en particulier, celle pour orgue de Jean-Sébastien Bach. il se trouve que cette musique me touchait et j’ai voulu en savoir plus. Tous les 150 chorals pour orgue de cet auteur sont des commentaires de la Bible, en particulier des Psaumes. Cela m’a fait relire ces textes en essayant de comprendre, si cette musique me touchait, comment le texte pouvait me toucher. J’ai donc appris à jouer cette musique et l’Esprit-Saint n’a pas ménagé ces efforts pour me faire rencontrer les meilleurs interprètes de cette musique que l’on pouvait trouver en France. Lorsque j’étais étudiant, je passais mes week-end à tourner les pages de ces interprètes, ce qui ne m’a pas empêché d’obtenir mon diplôme. A force de relire la Bible, j’ai fini par en comprendre l’essentiel.
Le déclic a été une guérison obtenue dans une soirée de prière. C’était une petite guérison, mais si elle a été annoncée le jeudi dans cette soirée, elle a été annoncée pour la messe du dimanche suivant. Je ne demandais rien pour moi-même, je pensais à des amis malades. Le samedi après cette annonce, une petite coupure que j’avais s’est mise à saigner abondamment sans préavis. Je devais jouer de l’orgue le lundi pour des obsèques et la coupure était sur le point de contact avec le clavier, ce qui aurait rendu ma prestation presque impossible. La messe se passe et aucun des amis pour qui j’avais prié n’était présent. Je me dis à la fin que je dois tout de même travailler l’orgue pour la prestation de lundi, même si le sang doit encore couler. J’enlève donc le pansement et aucune cicatrice n’est présente... Ce n’est pas une grosse guérison mais cela signe la présence de Dieu. C’est en allant témoigner de cette guérison que j’ai reçu ces paroles de connaissance sur mon activité future. Des guérisons, j’en ai vu des dizaines ensuite. Je n’hésite pas à réunir quelques personnes pour prier devant Jésus sur une personne malade et il est arrivé plusieurs fois d’obtenir (à plusieurs, ainsi personne ne peut en tirer un orgueil) des guérisons.
La présence de l’Esprit-Saint est plus discrète et nous ne nous rendons compte de sa présence que plus tard, lorsqu’une action ou une parole, à priori insignifiante apporte de grands résultats.
St Paul décrit très bien les effets de l’Esprit-Saint : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi (lettre aux Galates 5, 22). Pour tout cela, ça en vaut la peine mais si un des critères est absent, l’Esprit-Saint est également absent.
Vous posez la question : « Pourquoi-vous ». Cela me travaille également. Je n’ai rien d’exceptionnel qui me distingue du reste de l’humanité. Dans le christianisme, Dieu se révèle toujours dans la faiblesse. Ce qui est petit aux yeux des hommes semble grand aux yeux de Dieu. Ensuite Dieu n’est pas lié au temps, donc il sait à l’avance comment je réagirai et cela semble être un critère important. Quand Dieu s’est adressé à Marie, il savait qu’elle accepterait. Il ne s’adresse jamais aux personnes qui voudraient le piéger si c’était possible.
« les prophètes... » Je ne connaît que les prophètes de la Bible et je dirait qu’il se passe la même chose. Dieu inscrit des informations dans notre cœur que nous traduisons avec notre propre culture et notre propre langue. Depuis Jésus, ce prophétisme est devenu très courant. Je ne suis pas exceptionnel car je connais une bonne douzaine de personnes qui vivent quelques chose d’équivalent. Tous ceux que l’Eglise désigne comme saints ont connu cette rencontre et ils sont loins d’être les seuls. La sainteté n’est reconnue qu’après la mort et ne signifie pas que la personne ait été exempte de péché mais qu’elle est devenue proche de Dieu après la mort. Cette proximité peut être reconnue si un miracle a été obtenu par l’intercession du saint. La plupart du temps, il existe un temps de purification avant de se présenter face à Dieu et l’intercession n’est pas possible.
Dieu n’a pas partagé l’humanité en races différentes. Les couleur de peau ne sont que des adaptations au milieu. La peau blanche convient aux régions sans soleil car les peaux blanches permettent une meilleure génération de la vitamine D. A l’inverse, elles sont mal adaptées au climats très ensoleillées. La principale différence entre les hommes est bien culturelle. Avec n’importe couleur de peau, si vous vivez en France depuis deux générations et que vous acceptiez la culture, vous pensez et vivez comme des Français. Pour certains cela va très vite. mes amis Syriens sont devenus français en quelques année seulement. Il faut dire qu’il avaient déjà abandonné l’islam sous les bombes de Bachar et les balles d’al-Qaïda. Ils sont devenu chrétiens depuis et c’était une évidence pour eux. Leur premier geste à leur arrivée en France a été d’aller rencontrer les chrétiens à l’église et j’étais là. J’ai un ami marocain qui était imam au Maroc et a failli partir combattre au moyen-Orient. Il est maintenant en chemin vers le baptême.
Le Dieu que j’ai rencontré m’a prouvé son amour infini. J’ai étudié le Coran, en particulier sur la présence du mot « amour ». La racine hbb est présente 133 fois mais il n’est jamais question de l’amour inconditionnel de Dieu pour l’humanité. Je ne reconnais pas le Dieu que j’ai rencontré dans ce qu’en dit le Coran. Le fait que nous disions tous que Dieu est unique ne prouve pas l’identité. Le Dieu que je connais n’est pas Allah. L’étude de la théologie des hérésies judéo-chrétiennes montre bien la filiation entre les Nazaréens et l’islam. Mais pour nous, les Nazaréens (naṣārā dans le Coran) sont déjà une secte juive hérétique dont nous pouvons suivre l’évolution à partir du premier siècle et la scission intervenue dans l’Eglise de Jérusalem à la mort de Jacques le Juste en 62. La lettre de Paul aux Galates est déjà une critique de cette pensée hérétique, alors qu’elle n’était pas encore une Eglise séparée. La haine de Paul dans l’islam date de cette époque.
03/01 11:47 - Pascal L
@pipiou2 Plaignez-vous auprès de Dieu pour son injustice ! En fait, et je l’ai expliqué (...)
02/01 16:49 - Gollum
@pipiou2 vous dites que Dieu vous a guéri une petite coupure pour que vous puissiez jouer de (...)
02/01 16:31 - pipiou2
02/01 15:50 - Pascal L
@Hamed Qui a créé le mal. Voici bien une question fondamentale qui mérite un échange. Pour (...)
02/01 10:38 - Hamed
@Pascal L Lisez le commentaire de Gollum, il est très explicite.
02/01 10:15 - Hamed
@Pascal L Vous n’êtes pas obligé de répondre. Si vous estimez qu’il n’y a (...)
Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Ubuntu, PHP, MySQL, CKEditor.
Site hébergé par la Fondation Agoravox
A propos / Contact / Mentions légales / Cookies et données personnelles / Charte de modération

