@chapoutier
Au point oú nous sommes entrain d´aller, ils seront obligés cette fois de reconnaitre la défaite, il n´ya pas une autre issue.
Lisez ceci :
Le moment décisif
par Régis Chamagne
La rupture du front à Soledar marque un tournant décisif dans la
guerre qui se joue entre « l’Occident collectif » et le reste du monde
emmené par la Russie pour l’occasion. Une question se pose : l’Occident
collectif va-t-il franchir un palier dans son engagement en soutien à
l’Ukraine ou bien accepter une porte de sortie ? Une question
subsidiaire en découle : la co-belligérance sera-elle déclarée ou non ?
Sur le plan opérationnel, la rupture du front à Soledar marque un
tournant considérable dans les opérations militaires. En effet, après
des mois de guerre d’attrition méthodique, la percée tactique à Soledar
place la Russie en position d’engager l’offensive décisive. À cet égard,
la nomination du chef d’état-major de l’armée russe, le général
Gerasimov, à la tête de l’opération et celle du général Sourovikine à la
tête des opérations aériennes, alors que les réserves russes sont
désormais prêtes au combat, laisse présager un changement d’ampleur de
la stratégie militaire russe, et potentiellement, une victoire rapide de
la Russie sur le terrain… bien avant que les chars lourds promis
n’arrivent sur le front (et tant mieux pour eux).
Pour les États-Unis suivis de leurs toutous, il s’agissait jusqu’à
présent d’alimenter le chaudron le plus longtemps possible en vue,
pensaient-ils, d’essouffler la Russie, sans toutefois être déclarés
co-belligérants. La bêtise de cette tactique a fait s’épuiser les
ressources militaires des pays de l’OTAN sous les coups de l’artillerie
et de l’aviation russe par un effet boomerang, de la même façon que les
sanctions économiques contre la Russie se sont retournées contre leurs
auteurs. De surcroît, compte tenu que l’armée ukrainienne a subie des
pertes monstrueuses depuis le début, il faudrait de la chair à canon
fraîche venue d’ailleurs, en l’occurrence des pays de l’OTAN. La Pologne
semble montrer la voie.
Sur le plan géopolitique, les États-Unis ont enfin admis, par la voix
de hauts responsables militaires et politiques, que cette guerre était
existentielle pour eux, et de fait elle l’est puisqu’il s’agit de la dernière scène du dernier acte
du changement de paradigme géopolitique débuté il y a quinze ans.
L’effondrement des États-Unis en tant que super puissance mondiale
s’accélère. Nous assistons à un mouvement de fond en vue de la
dédollarisation de l’économie mondiale et au développement rapide des
échanges économiques entre les pays du reste du monde (en dehors de
l’Occident collectif). Les pays d’Afrique, d’Amérique latine, du
Moyen-Orient et d’Asie ont choisi leur camp. Mais au-delà des réalités
de la situation, c’est peut-être l’aspect psychologique de ce changement
de paradigme qui est le plus important. En effet, le sentiment de
supériorité des dirigeants américains est fondé sur le mythe de
l’exceptionnalisme américain qui fait qu’ils se sentent légitimes à
donner des ordres au reste de la planète et à punir les pays qui
refusent d’obéir. Baignés dans ce sentiment de supériorité qui
aujourd’hui relève du fantasme plus que de la réalité de la situation,
les neocons psychopathes qui sont aux commandes de l’Occident collectif
jouent avec le feu (nucléaire). Il n’est même pas certain qu’ils aient
bien évalué la puissance militaire russe.
Pour la Russie, il s’agit d’atteindre les objectifs géopolitiques de
cette opération en évitant une escalade qui mènerait à une confrontation
nucléaire. On marche sur des œufs. En fin stratège, Vladimir Poutine
sait qu’il ne faut jamais acculer son adversaire mais toujours lui
laisser une porte de sortie « honorable », tout en dessinant des lignes
rouges pour le dissuader d’en faire trop (par exemple livrer des chars
lourds à l’Ukraine, ce qui, sur le plan opérationnel ne changerait pas
grand-chose, mais qui pourrait être considéré comme un acte de
co-belligérance et permettrait à la Russie de frapper directement des
cibles en territoire américain).
Voilà à peu près où nous en sommes actuellement. Cette partie qui se
joue en ce moment est le point clé du changement de paradigme
géopolitique. La Russie va vraisemblablement lancer son offensive
décisive bientôt. Quelle sera la réaction des psychopathes ?
Pour ma part, j’imagine trois scénarios :
• Les psychopathes pourraient être ramenés les pieds
sur terre, ou au minimum neutralisés, par des généraux de haut rang du
Pentagone qui ont une vision suffisamment claire de la situation.
J’estime que la probabilité de ce scénario est assez faible, mais on ne
sait jamais.
• Des révolutions de palais ou des révolutions
populaires pourraient avoir lieu dans les pays de l’Occident collectif
et renverser les psychopathes, tant la situation économique de nos pays
se dégrade à grande vitesse. Il m’est difficile d’évaluer la probabilité
de ce scénario.
• Les psychopathes pourraient être ramenés les pieds
sur terre par effet de sidération, comme pétrifiés. Si la Russie
décrète que la ligne rouge a été franchie, elle pourrait envoyer par le
fond les plus prestigieux des porte-avions américains à l’aide d’une
bordée de missiles hypersoniques. En effet, les porte-avions américains
constituent l’emblème absolu de la puissance militaire américaine. Des
films tels que le Nimitz ou Top Gun l’illustrent très bien. Ce scénario
me semble plus probable que les deux premiers.
Je n’envisage pas le scénario d’une montée aux extrêmes nucléaire, mais…
Qui vivra verra. Espérons que nous verrons.
source : Régis Chamagne