« Cette
perte risquait d’avoir un impact considérable sur le moral des forces
ukrainiennes et sur ceux de leurs soutiens extérieurs dont les médias et
consultants aux ordres n’arrêtaient pas d’annoncer jusqu’à ce jour
l’imminence d’une contre-offensive ukrainienne qui ne pouvait être que
victorieuse du fait de l’aide massive occidentale, notamment en chars
lourds », affirme le général.
La livraison de F-16 n’aura aucune
incidence concrète à moyen terme sur la puissance de feu de l’Ukraine et
sur la défense de son espace aérien, à son avis.
D’ailleurs, le
Président Biden avait aussi exprimé un avis pareil. Il avait déclaré que
la fourniture de F-16 à Kiev n’aurait pas amélioré la situation à
Bakhmout.
Ces avions ne pourront pas servir à l’Ukraine pour
acquérir une supériorité aérienne avant plusieurs années pour deux
raisons, explique le général.
L’Europe est équipée surtout de F-16AM/BM MLU, une version fabriquée sous licence jusqu’en 1980, détaille M.Pinatel.
« Entrés
en service il y a plus de 40 ans, ces appareils sont surclassés par les
chasseurs russes les plus modernes et n’ont aucune chance de mettre en
danger le dispositif russe protégé par des systèmes sol-air S-400 » ;
Savoir piloter un avion de chasse et une chose, combattre avec lui en est une autre, poursuit le général.
"Un
pilote ukrainien aguerri sur MiG peut acquérir une ’compétence
consciente’ sur F-16 en un an. Mais passer en ’compétence inconsciente‘
c’est-à-dire être capable de combattre sous stress par ’réflexe’ prendra
plusieurs années", affirme-t-il.