@SilentArrow
Dédié aux électeurs du RN dans leur
diversité en rappelant qu’il n’y a pas lieu de confondre les abuseurs qui ne
changeront jamais et les abusés qui ne le seront pas éternellement.
L’extrême-droite, portée par les médias
et les instituts d’opinion dans les mains d’oligarques dont elle est l’ultime
roue de secours, se sent pousser des ailes en affichant de l’assurance, nous
révélant ainsi, après une période de prudence, de plus en plus sa nature.
Retrouvant la grande tradition de toutes les extrêmes-droites historiques,
celle de la manipulation de l’information et des foules à grande échelle.
Défaite par un vote sans appel malgré la
prophétie répétée 27 fois sur 27 de sa victoire, on ne peut pas dire qu’elle
fut mal servie, elle s’obstine sans fin et pour un moment comme tout le laisse
penser, à s’affirmer gagnante en voix. En truquant à destination de ses
électeurs le décompte à faire de ce
scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Elle cache à ses électeurs que la
gauche, résolue à lui barrer la route, a, dans des situations tangentes,
sacrifié une part importante de ses candidats en laissant (désistement) les
autres composantes de la droite l’affronter, faisant ainsi tomber le décompte
de ses propres voix et la chance d’obtenir des sièges. Elle cache à ses
électeurs que le cœur des nantis de l’électorat de ses deux adversaires de droite
qui ne connaissent que leurs intérêts immédiats, aussi concurrents que
complices selon les occasions, n’a pas loyalement pour une part importante
suivi cet engagement de cordon sanitaire en votant pour elle ou en s’abstenant
dans le soutien d’un candidat de gauche. Raison qui a poussé la gauche à ces
sacrifices afin d’empêcher cette
collusion qui attend son heure, fut-ce au prix du sacrifice d’un Macron par des
oligarques sans état d’âme. Nourrissant ainsi encore son propre score et qu’au bout du compte, chaque
circonscription étant une entité avec sa propre stratégie, elle s’est fait
battre par le suffrage universel et le
nombre de sièges gagnés ,en infériorité indiscutable devant le décompte des circonscription
gagnées ou perdues où la gauche ne pouvait et n’a voté que pour un seul
bulletin siglé NFP. Et que bien sûr, il n’y a pas de groupe siglé NFP à
l’Assemblée. Ce qu’elle révèle aussi ici par cette fébrilité à ainsi tromper
ses électeurs, c’est qu’elle a absolument besoin de cacher la solidité et la
cohérence des valeurs et comportements des citoyens de gauche et la
contradiction des intérêts cachée au cœur du caractère composite de son
électorat. Une composante historique identitaire et raciste par tradition,
quasi inamovible mais numériquement
indispensable, une composante populaire, franges de classe moyenne se sentant menacée par la précarité et de
populations extrêmement démunies, sensible à la démagogie populiste de
l’état-major, aveugles à la réalité des votes des élus ici et au parlement
européen en contradiction avec le discours électoral tenu, aveugles à la nature
qui devrait leur apparaître paradoxale du soutien des oligarques avec leurs médias et campagnes sondagières et une composante de nantis arcqueboutés sur la défense de leurs intérêts matériels
et/ou de carrières, le cœur politique de la maison naviguant d’une chapelle politique à une autre au gré
des circonstances.