Sinon.
Laissons ces gens s’embourber tout seul dans leurs
déjections. Ils font exactement le boulot auquel nous pouvions nous attendre.
Comme s’ils jouaient une pièce déjà écrite avec ses quelques degrés
d’improvisation. Pas dans le registre comédie française, non, école Bolloré. Avec
deux metteurs en scène exceptionnels, Hanouna et Pascal Praud. C’est
indispensable paraît-il pour espérer garder encore les quelques cerveaux
endommagés (la maison ne rembourse pas ceux qui ont tout pris à la lettre et
qui s’en sont rendus compte) qui ne sont pas encore partis.
« C’est lui le
fascisme qui revient, quand la bourgeoisie s’allie à l’extrême-droite pour
vaincre la gauche. »
Autrement c’est
vrai que quand ses intérêts matériels (il serait question d’impôts réellement
progressifs, d’aides aux entreprises sous condition et recalibrées sur les PME,
de suppression de l’ISF, de remonter le pouvoir d’achat pour relancer la
consommation et l’emploi alors que, pour nous, cela va bien, non mais quelles aberrations économiques et
incompétences, la masse paie l’addition comme d’habitude et ça repart) commencent sérieusement à être menacés, le
moralisme habituel s’évapore comme la rosée au soleil. Finie la comédie du
front républicain et bonjour le flirt attendrissant avec l’extrême-droite qui
les attend sur sa toile, chacun pensant pouvoir rouler son partenaire, en étant
choisi comme le champion du moment par les oligarques.
Autrement,
question antisémitisme, du jour au lendemain, comme par magie, les deux
concurrents/partenaires se sont rangés comme des moutons (un peu enragés quand
même) derrière l’extrême-droite israélienne qui a réussi l’exploit historique
de lancer un génocide contre un peuple privé de terre en se revendiquant de la
lutte contre l’antisémitisme. Si un auteur de fiction avait osé raconter une
telle histoire, au mieux il n’aurait pas pu publier et au pire, il se serait
retrouvé devant un tribunal. En fait, c’est ceux dont certains ont cru qu’il
serait bon de se retrouver dans leur ombre qui ont fini par s’y retrouver,
devant la justice. Comme quoi, de temps en temps, un rayon de lumière et de
justice vient éclairer l’ignominie de certains d’entre nous. Ce n’est pas
grand-chose et cela ne fera revivre personne d’un côté comme de l’autre mais
c’est déjà ça.