Premièrement, les États-Unis sont sortis d’Afghanistan en 2021 après un coût estimé à 2 000 milliards de dollars, mais l’idée que le matériel a été « envoyé directement en Pologne » pour l’Ukraine est infondée ; les archives du Pentagone montrent que l’aide militaire à l’Ukraine provient de stocks existants et de nouvelles productions, non d’un transfert direct. La corruption afghane a certes miné l’effort américain, mais le remplacement des Talibans par les Talibans reflète davantage un échec stratégique qu’un complot prémédité. En Ukraine, l’aide occidentale (50 milliards de dollars en 2023, selon le Pentagone) soutient une armée organisée contre une agression russe, malgré des problèmes de corruption reconnus mais exagérés dans votre propos.
Sur la Seconde Guerre mondiale, l’URSS a effectivement joué un rôle décisif contre l’Allemagne nazie, avec 8 à 10 millions de pertes militaires, et sa campagne en Mandchourie a écrasé l’armée japonaise en 1945. Cependant, minimiser le rôle des Alliés occidentaux, dont le débarquement de Normandie (avec 4 400 morts alliés, non 150 000), est une distorsion ; la guerre a été gagnée par une coalition.
Concernant l’économie, la Russie actuelle, bien que libérale, souffre des sanctions (chute du rouble, inflation), contrairement à l’économie soviétique planifiée des années 80, mais les deux conflits révèlent des failles logistiques similaires, comme l’enlisement des convois.
L’idée d’un « bénéfice démographique » pour la Russie est hasardeuse. Les réfugiés ukrainiens en Russie (environ 2,8 millions selon l’ONU en 2023) incluent des déportations forcées, et les pertes russes (estimées à 70 000 morts par des sources indépendantes) pèsent lourdement.
Votre parallèle entre le soutien aux islamistes afghans et aux « néo-nazis » ukrainiens est fallacieux : l’opération Cyclone a financé des Moudjahidines, pas Al-Qaïda directement, et l’influence des extrémistes ukrainiens est marginale, sans commune mesure avec les accusations de « néo-nazisme ». L’objectif occidental n’est pas le contrôle de l’Asie centrale, mais la défense d’un État souverain face à une invasion illégale. Les similitudes entre Afghanistan et Ukraine restent valides, mais l’histoire ne se réduit pas à une conspiration géopolitique.