@La Bête du
Gévaudan
Au pire,
Bastiat précise que ce n’est pas dans l’effort du producteur mais dans l’effort
évité à l’acheteur, qu’il faudrait trouver une possible forme objective de la
valeur. Mais cela varie d’un acheteur à l’autre. Il n’y a pas de valeur
objective. Ce n’est pas le travail qui mesure la valeur (on peut suer en
vain).
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on a déjà vu ce point plusieurs fois ensemble, mais tant pour vous que pour nos
lecteurs il semble donc utile de repréciser !
Que l’effort
soit « épargné » ou non à l’acheteur, c’est donc bien d’une
évaluation en fonction d’un « effort-travail-énergie à dépenser » que
la valeur est établie dans cette hypothétique transaction, mais c’est également
le cas dans un autre passage de Bastiat cité in :
https://www.agoravox.fr/commentaire6846687
https://www.agoravox.fr/commentaire6846676
En outre je
souligne, dès le début de l’article que la valeur ne réside pas dans le travail
en soi-même, mais dans son utilité sociale ou non, et c’est aussi précisément
qu’affirme expressément Marx, comme on l’a déjà vu, également !
La
valeur-travail est une notion erronée. L’exemple que vous prenez de Van-Gogh
est typique : un autre peintre y aurait mis autant de travail qu’il
n’aurait pas obtenu la même valeur. Et d’ailleurs, la valeur est variable selon
le goût des consommateurs.
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idem, le travail d’un peintre sans talent est socialement inutile, sauf
éventuellement pour son propre plaisir de dilettante, ce qui est déjà bien,
pourquoi pas… (Ah ! Si Hitler s’était complu dans ses aquarelles, combien
de vies auraient été éventuellement épargnées !). Le cas de Van Gogh montre
néanmoins que le talent peut parfois rester ignoré du public. Inversement, le
goût du public est souvent manipulé commercialement pour en faire un goût de
ch**ttes, plus facile à exploiter.
Le monde musical,
par exemple, ne produit pas des Mozart tous les jours, ni même des Brel ou des
Brassens…
Le commerce,
en toutes choses, repose donc aussi sur des effets de modes, le plus souvent
artificielles et créées à dessein.
Même fondée
sur la médiocrité, il s’agit toujours néanmoins d’une valeur d’usage sociale,
en lien avec une production à « valoriser », même si abusivement, le
plus souvent.
Par contre,
tout bien ou service ordinairement nécessite des coûts de production. Il faut
donc que ces coûts soient couverts par le prix de vente. Sans quoi, on fait
faillite. Et, par le jeu de la concurrence, le prix a en pratique tendance
à se caler juste au-dessus du coût de fabrication (au bénéfice du
consommateur).
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in fine vous voilà donc « marxiste », car la réalité est
essentiellement modelée par des effets moyens, tel que celui que vous résumez
donc assez bien ainsi !
Il me semble
ailleurs que vous confondez le capital et la valeur. Et ailleurs que vous
attribuez à la seule industrie la « production » ; notion
erronée, héritée des physiocrates qui attribuaient jadis à l’agriculture la
même fonction. Dans la réalité, le médecin ou le coiffeur rendent des services
réels indépendamment de l’industrie ou de l’agriculture.
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le capital, au sens des Grundrisse, c’est simplement la somme des valeurs
d’usage mise en œuvre dans le processus productif. Dans le principe elle est
donc strictement identique à celle de Bastiat :
https://image.eklablog.com/TcTfhncJeetnLvkrl7s3IITxb54=/filters:no_upscale()/image%2F1241236%2F20250705%2Fob_a6b30f_bastiat-capital-definition.png
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chez Marx elle est développée dans toutes ses implications, alors que chez
Bastiat elle est aussitôt « escamotée », et pour cause…
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chez Marx il y a donc effectivement adéquation entre capital et valeur d’usage,
ce que ne comprennent pas, en réalité, la presque quasi-totalité des
pseudo-« marxistes », alors que c’est très simplement expliqué, dans
les Grundrisse. C’est un point fondamental pour lequel je me considère donc
toujours comme marxiste, même si je ne fais aucunement du marxisme un dogme.
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mais c’est donc aussi et surtout un point qui permet de comprendre l’évolution
du système, depuis précisément cette époque de la révolution industrielle du
XIXème siècle, où le capital se résumait essentiellement au capital productif
industriel, fondé sur le travail du prolétariat industriel directement
productif, qui, pour Marx, était donc la base du capitalisme tel qu’il le
définit, et encore une fois, c’est pourquoi je constate, précisément sous vu
sous cet angle, que l’on est déjà sortis du capitalisme pour entrer dans l’ère
du banco-centralisme.
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effectivement je ne confond pas « production » des biens matériels et
« services », même si l’on peut parler de « production de
services » pour des entreprises qui vendent des services aux autres
entreprises, par exemple, dans le secteur du nettoyage, etc…
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pour autant, il n’y a rien de péjoratif dans ma considération des travailleurs
du secteur tertiaire, mais simplement l’analyse des nouveaux rapports sociaux
que la quasi hégémonie actuelle de ce secteur implique.
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échanger entre travailleurs du secteur tertiaire et travailleurs du secteur
productif, ce n’est pas la même chose qu’un « échange social » entre
ces travailleurs du secteur tertiaire et les lignes de production robotisées de
l’industrie actuelle !
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en proportion écrasante, si l’on veut parler de ce qui reste réellement de
travail humain productif directement intégré au processus productif, il s’agit
bien presque uniquement, désormais, pour la production industrielle, de la
reproduction de la valeur d’usage du capital fixe, à laquelle est effectivement
ajoutée une « marge » arbitraire, qui s’avère, in fine, au bilan
global de l’économie moderne, n’être qu’une partie « détournée »,
même si le plus « légalement » du monde, de la dette publique et
privée.
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il n’y a pas de jugement de valeur « morale » là-dedans :
simplement un constat de l’évolution du système et des conséquences éventuelles
à en tirer.
https://cieldefrance.eklablog.com/le-sens-retrouve-du-combat-social-en-france-a213299195
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