Aucune question ne présente un aussi grand intérêt que l’étude comparée de la psychologie de l’homme et de la femme. C’est dans cette étude que l’on trouve l’origine de la discorde ou des malentendus qui règnent trop souvent entre les deux sexes et gâtent l’existence.
L’homme ne connait pas la femme dans sa physiologie et dans sa psychologie, c’est pourquoi, souvent, il la blesse sans le savoir et sans le vouloir ; la femme ignore également la nature intime de l’homme et la conduite qu’elle tient à son égard, croyant bien faire, est souvent la cause réelle de tous les maux dont ils souffrent l’un et l’autre. Il est donc de la plus grande utilité de faire connaître à tous les bases scientifiques de la « Loi des sexes », et de répandre le plus de lumière possible sur cette question qui est appelée à servir de base à la vraie morale.
NB : « Il y a une vaste méchanceté répandue dans le monde. Elle empêche les hommes d’être des hommes et les femmes d’être des femmes. Et les enfants eux-mêmes ne peuvent pas être enfants, naïfs, frais, joyeux, à cause de cette méchanceté qui hurle à travers les êtres comme un inconsolable désespoir. Les noms les plus divers ont été donnés à cette force méchante, car de tout temps on a cherché à la paralyser. On l’appela Satan, on en fit le Diable, on dit que c’était l’esprit-du-mal, l’esprit-de-la-destruction, que sais-je encore !... Tous ces noms n’avaient rien de réel, et c’est pourquoi jamais l’Ennemi ne fut dompté. Car voici ce qui est positif quoique bizarre : il suffirait de découvrir le vrai nom de la méchanceté pour la localiser et la faire disparaître de ce fait. C’est un mystère, parce qu’il est difficile d’expliquer en termes vulgaires la vie et l’essence des noms, mais c’est vrai que si l’on savait prononcer, c’est-à-dire accomplir, le rite symbolisant l’Entrave-Suprême, toute sa force maléfique serait paralysée. Mieux encore : elle n’existerait plus. » (M. de Naglowska)
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