Vous remettez sur la table le
vieux rêve du socialisme dans un seul pays, ce qui fut l’ambition de
l’ex-URSS, et ça n’a pas été possible.
Pouvez-vous imaginer un ilot
de socialisme en France, tel que vous le décrivez ? Le capital
est extrêmement mobile, alors que le travail ne l’est pas. Il ne
reste donc que des réformes, et elles seraient nombreuses. A
commencer par les dépenses de l’Etat et les centaines de milliards
consacrés au « soutien » aux entreprises, sans
contrepartie évidente. La France tient le record pitoyable d’avoir
35000 communes et 5,5 millions d’employés de l’Etat, sans compter
les assemblées locales, territoriales, etc. dont le coût n’est pas
chiffré. Avec ses 63 codes de lois dont l’effet est marginal quand
elles ne sont pas carrément ignorées, etc.
Le travail est immense et ce
ne sont pas les onze groupes de parlementaires qui empêchent toute
coalition et sont sources de chamailleries infinies, qui feront les
changements indispensables.
Et pour couronner le tout une
constitution qui privilégie la préservation du modèle économique existant. Lisez « La Constitution au XXIème siècle » de
Lauréline Fontaine pour vous faire une idée.
Nous pouvons faire des
souhaits grandioses, mais la réalité restera tenace et le chantier ingérable en l’état.