@Fanny
Vous écrivez le 8 février à 00 h 23 :
« Cette notion de continuité me paraît très floue, de quoi s’agit-il ? »
La continuité ethno-historique, telle qu’elle est utilisée par les historiens et les ethnographes, ne relève ni de l’ADN ni de fantasmes racialistes que vous évoquez à tort. Elle désigne le lien objectivable entre un peuple ancien et un peuple moderne, en combinant plusieurs critères : territoire, démographie, culture, institutions et formes de pouvoir.
Autrement dit, ce n’est pas la seule langue qui permet d’établir une filiation historique, mais la persistance — ou la rupture — des populations, des structures politiques et des cadres culturels sur la longue durée.
Pour le reste, je pourrais bien volontiers répondre à vos autres interrogations concernant mon article, comme je l’ai déjà fait hier (7 février à 20 h 34 , 21 h 14, 21 h 26 et 21 h 50). Toutefois, ce que vous me demandez ici ne porte plus réellement sur mon texte, mais sur une formulation très éloignée de ce que j’ai écrit. On y trouve des mots que je n’ai jamais employés, des intentions que je ne défends pas, et des spéculations fantaisistes (sur l’ADN, la « pureté » ethnique, ou un supposé militantisme) qui relèvent davantage de la caricature que de l’analyse.
Je vous invite donc à faire comme la grande majorité des intervenants de ce fil : exprimer un désaccord de manière courtoise et intellectuellement honnête, sans prêter à l’auteur des thèses qu’il ne soutient pas.
Nous abordons ici un sujet historique complexe, très peu familier au public français. Vous écrivez d’ailleurs vous-même (7 février 21:43) :
« Moi, je ne sais pas grand-chose de tout ça et m’accroche à la langue, la puissance de la langue qui fait la culture...
Mais je ne prétends détenir aucune vérité sur le sujet. »
C’est précisément pour cette raison qu’il est nécessaire d’avancer avec méthode et rigueur, en évitant les raccourcis trompeurs et les affirmations non étayées, qui ne produisent que de la polémique là où l’on devrait chercher de la clarification.
Avant toute nouvelle question, je vous invite à relire attentivement l’article, à en examiner les sources, et de prendre en compte les réponses circonstanciées qui vous ont déjà été apportées. Je vous recommande enfin de reconsidérer vos commentaires précédents, tant sur le fond que sur le ton : s’agit-il d’une véritable invitation au dialogue, ou d’autre chose ?