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Commentaire de Nicolas Cavaliere

sur Le passé, notre « meilleur avenir » ?


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Nicolas Cavaliere Nicolas Cavaliere 13 février 21:00

@lephénix

Trop de passé, c’est aussi un défi à l’imagination, qui se recroqueville, peureuse de ne pas être à la hauteur de ce qui fut autrefois glorieux et maintient sa légitimité dans le présent par la force du récit. C’est aussi le meilleur moyen de reproduire le narcissisme qui consiste à se penser comme l’héritier fier de tant de traditions oubliées ou pas.

Et pour en revenir à l’imagination, c’est bien joli de la porter au pinacle comme ça, mais le métadiscours ne suffira jamais. Seule une expression viscérale, sanguine, surgissant du fond des entrailles du dégoût du monde actuel, permettra de fonder les ressources nécessaires pour faire émerger dans le réel les « images » qui nous fascinent à l’intérieur. Mais comme vous le notez, le monde actuel offre toutes les voies à ces expressions : rage sur les réseaux, harcèlement sur les réseaux, elfes et licornes sur les réseaux. La seule discipline qui puisse nous sauver du monde actuel, c’est l’architecture. Et il ne faut pas qu’elle s’appuie sur le passé, trop archivé et muséifié aujourd’hui, trop connu, sans quoi notre auto-émerveillement pour nos propres capacités de transformer le réel ne produira pas l’effet psychologique positif majeur attendu : la satisfaction du renouvellement créatif collectif.


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