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Commentaire de Octave Lebel

sur Une alternative « coûteuse » que refuse le patronat


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Octave Lebel Octave Lebel 17 février 10:24

@Spartacus Lequidam

Cause toujours bel oiseau, de chasse, je suppose. Il ne faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages smiley 

Oligarchie (version sociale et économique) : Des niches fiscales qui vont bien, un régime d’impôts dégressif au profit des fortunés et pesant en proportion pour l’essentiel sur les classes moyennes et populaires ainsi que sur la consommation. Et quand même une fraude fiscale plus que conséquente des nantis par ailleurs gâtés par une offre généreuse en optimisation fiscale. Récompenses indispensables pour qui a le mérite de gagner beaucoup d’argent. Une bonne gestion budgétaire, privatisation des profits et socialisant des pertes, tant que cela passe. Des services publics à la portion congrue afin d’éviter le gaspillage. Un coût du travail à contenir et un droit du travail souple pour que tout ce qui précède soit possible.

Rien de bien nouveau sur notre société aux apparences bien entretenues mais toujours bon à rappeler quand se déploie la comédie droite (version macronie et autres)/extrême-droite qui se challengent autant qu’ils se soutiennent en nous croyant encore plus bêtes que ce dont ils rêvent, présumés incapables de voir qu’ils sont aux services des mêmes oligarques. 

Un monde où 10% d’entre nous possèdent 50% du patrimoine, 50% (dont les 10 % précédents) qui possèdent 92% et 50% qui se débrouillent avec les 8% restant sans oublier ceux qui n’ont rien ou pas grand-chose (référence INSEE).Une réalité tellement vertigineuse que nous avons du mal à nous la représenter. Eh oui, nous avons généré toute cette richesse si bien répartie. Il y a de quoi nous faire réfléchir quand on essaie de nous culpabiliser avec nos salaires toujours trop élevés, nos services publics trop coûteux comme nos retraites, nos chômeurs trop indemnisés, nos pauvres trop fraudeurs, la faute à l’immigration qui explique tout, la dette que nous devons (qui doit à qui ?), le manque d’argent endémique nous dit-on comme excuse à toute ambition réformatrice.

C’est vrai qu’à l’idée de changer cette supercherie, on peut comprendre que nos que nos oligarques et ceux qui les soutiennent soient tendus voire énervés.

La république des oligarques a besoin d’une droite qui a besoin d’une extrême-droite qui a besoin des oligarques. Le retour vers la démocratie est enclenché.

Oligarchie  (version soubassements et fonctionnements), du pain béni pour la minorité qui se retrouve dans les intérêts défendus par notre oligarchie préférée : Pouvoir économique qui impose ses priorités et lignes rouges au pouvoir politique, pouvoir médiatique qui rassemble et associe pouvoir culturel, loisirs et information, le pouvoir de la fabrication de l’opinion publique par le biais des instituts de sondages dits instituts d’opinion, et tout cela sous le contrôle des mêmes mains. Bien sûr, il faut faire partie du club des milliardaires. Sans oublier les pouvoirs de l’opposition politique et des contre-pouvoirs sociaux réduits à leur plus simple expression. Des institutions conçues pour tenir en respect le peuple et sa lucidité ou ses humeurs selon la version. Ainsi que, cerise sur le gâteau, la présence essentielle, soigneusement bichonnée par les sondages et les médias déjà cités (un réseau de médias lui est dédié), d’une extrême-droite tenant le rôle d’épouvantail ou de roue de secours selon la fluctuation du niveau de crédibilité des politiciens aux commandes.

Ne négligeons pas le ver dans le fruit pour une oligarchie dont les citoyens ont encore le souvenir et la nostalgie d’une démocratie ou de pratiques démocratiques un peu consistantes, l’abstention devenue massive, tenue sous le tapis, parce qu’elle nous dit avec insistance que cela commence à bien faire et qu’au fond nous avons oublié que c’est nous qui faisons entrer et sortir du terrain nos représentants. Il n’y a aucune raison d’être sur la défensive et la résignation. Bien au contraire. En fait nous sommes nombreux, la prise de conscience monte et nos adversaires le savent. Autrement il n’y aurait pas ce tir de barrage médiatique permanent. Toutes les élections comptent. Soyons présents, déterminés et résolus à chaque fois et partout. Expliquons l’importance du vote. Et votons résolument pour ceux qui respectent leurs engagements, votent dans le sens des intérêts qu’ils défendent et ne plient pas le genou devant la comédie et les harcèlements médiatico-politiciens.

 

 


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