@Fergus D’une part, cette (gentille) moquerie traduit une réalité reconnue par eux-mêmes, à savoir qu’une bonne part de leurs infos, notamment les mares au canard de la politique politicienne, leur parvient via des rencontres informelles avec les politiciens autour d’une table, pas forcément au petit-dèj, j’en conviens, ça peut être autour d’un bon repas, voire au comptoir d’un bar ! Ils gardent ces précieuses sources internes en gardant le contact, comme nombre de leurs confrères ; le journalisme d’investigation ne représente qu’une partie de leurs ressources, ils n’ont pas tous les jours un lanceur d’alerte qui leur amène des dossiers.
Et sur le conflit ukrainien, ils n’ont rien — sinon ce que leur disent des diplomates ou des militaires. Ils n’ont pas été fichus d’avoir des infos sur A. Novikova, de savoir si on avait quelque chose d’autre qu’une affiche somme toute banale à lui reprocher(4 mois de préventive pour ça ?), s’il s’agissait d’une prisonnière politique, auquel cas ils se devraient de la défendre comme un Assange français.
Par le raccourci de « russophobie », je parle d’éditoriaux alignés sur l’Otan (comme la semaine dernière en une), présentant le conflit comme un western de sérier B gentils/méchants, ignorant tout du Maïdan et du Donbass entre 2014 et 2022, de l’idéologie néonazie, de qui a tiré sur des centrales nucléaires, etc. . Ce n’est pas seulement une critique de Poutine mais bien un positionnement éditorialiste géopolitique.