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Commentaire de LeMerou

sur Le personnel hospitalier ne doit pas faire les frais des subventions aux carburants


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LeMerou 15 mai 07:52

@Daniel MARTIN

Bonjour,

Encore le thème de l’hôpital public et son manque cruel d’argent, qui entraîne des fermetures de ci ou de ça et le personnel qui s’épuise à soigner.

Donc le leitmotiv incessant reprend, de l’argent, de l’argent encore de l’argent. Même s’il n’y en a plus dans les caisses, il en faut. Il est vrai, que le « politique » en premier et pas que les nôtres, évacuent les problèmes en donnant de l’argent. Il est vrai qu’eux même en profitant largement, et que la ressource semble inépuisable. Des Pays subissent les effets du climat ont donne de l’argent, les « banlieues » sont en crise ont donne de l’argent, ça hurle dans la rue, ont donne de l’argent, etc, etc.. Ont ne se pose plus les bonnes questions, la réponse globale est ont donne de l’argent.

Fort récemment, j’ai eu à faire à l’hôpital public, je m’y rend donc, après avoir pris un rendez vous avec un médecin, spécialiste. D’abord, il faut arriver une demi-heure avant, prendre un ticket, puis attendre pour accomplir les formalités administratives. (Nota, à mon sens, c’était la deuxième fois en deux mois que je venais consulter, j’étais normalement connu des services administratifs).

Après une attente modérée, je répond donc aux mêmes questions, puis je suis autorisé ensuite à me rendre au dit service. Entre temps, j’observe, c’est une sorte de fourmilières ou certains semblent connaître les chemins et ou d’autres errent à la recherche de la bonne porte. J’ai vu un nombre important de gens portant des documents dans les mains, certains habillés de blanc d’autres non. Je n’ai pas fait une décompte vestimentaires, mais ils étaient nombreux, passant et repassant.

Bref, je suis autorisé à me rendre au dit service, ou là encore, j’attends devant un « secrétariat », ou des femmes oeuvraient dans un délire de documents encombrant leur modeste bureau, (sans compter sur la panne informatique, augmentant le temps d’attente). Pareil que dans les couloir, un va et viens incessant, des mêmes gens en blanc ou non, sans compter les sonneries incessantes des téléphones.

Un médecin sort accompagnant son patient au secrétariat, ou la personne, s’assoit pour répondre aux très nombreuses questions, dont une partie des réponses ont déjà été fournies auparavant. Pour ma modeste part, ce fut un quart d’heure chez le spécialiste et trois heures d’attente en tout genre sans compter le voyage contraint dû au fameux désert médical.

Je précise que l’ensemble des personnes rencontrées ont été d’une courtoise rare de nos jours, d’une écoute agréable. Ayant été « opéré » dans les même lieux, le personnel de santé est parfait, rien à dire, attentionné, gentil, bref un pur plaisir sauf la douleur.

Ayant oeuvré 42 ans dans le privé non coté en bourse, c’est à dire une structure dans laquelle l’efficience et la rentabilité prime, je fut quand même affolé une fois dans l’hôpital public. Bien sûr que fut un temps, les couloirs du siège social de mon entreprise eux aussi, voyaient un balai incessant de personnes avec des documents dans les mains, parfois une simple feuille, archi photocopiée. Mais des évènement extérieurs, la notion de compétitivité, le fait que si rien ne changeait, c’était la fin inéluctable, mettant 1 500 personnes sur le marché du travail, l’argent ne tombant pas du ciel. Le Budget de l’entreprise n’est pas l’oeuvre d’un « vote » par des personnes en dehors de la réalité du terrain. Un mot est arrivé « Restructuration » études des tâches, valeur ajoutée des tâches de chacun pour l’entreprise, efficience de chacun, etc, etc.

Bref, deux ans plus tard, les couloirs étaient presque désert, l’amaigrissement global est passé par là, sans compter une responsabilisation personnelle fort logiquement , « l’administratif » a fondu comme neige au soleil alors que le productif à augmenté fortement, élimination des potentats et marquis, l’efficience est revenue, les bénéfices aussi, l’intéressement aux fruits de l’expansion itou et j’ai quitté cette entreprise désormais centenaire, qui vit toujours, preuve évidente que l’efficience sauve des emplois, certes ils ne sont pas protégés.

Il y en a eu des Entreprises qui ont restructurés en limant, réduisant les services productifs, avant de sombrer plus tard ou d’être rachetées et subir ce qu’ils ont fait aux autres. « Fermer des lits » n’est en rien une « mesure d’économie efficace » c’est comme supprimer des camions dans une entreprise de transport, c’est stupide de prendre ce critère comme économie.

Alors quant j’entends, je lit, que l’hôpital public ne va pas bien et qu’il lui faut de l’argent pour subsister, je bondi. J’ai franchement de la compassion pour le personnel soignant, pour les autres aussi, qui oeuvrent du mieux qu’ils le peuvent, asphyxiés qu’il est par une lourdeur administrative, coûteuse, et de plus en plus, pour telle ou telle nouvelle règle Franco-Européenne applicable, puis par les principes de précautions, ou en aucun cas les décideurs ne peuvent être mis en cause.

En France , nous sommes champions de l’administration, il n’y a qu’à voir les agences en tout et rien, les multiples « services » pour ci ou ça, dont le coût de fonctionnement augmente sans arrêt alors que rien ne change. Mais il n’est absolument pas question d’en regarder l’utilité pour certain/certaine et surtout d’en juger leur efficience. Ont s’est habitué enfin « ils » se sont habitués, formés « qu’ils » sont à ce modèle de fonctionnement.

Faisons des économies, les bonnes, les vrais évidemment et une grande partie de ces dernières pourront être reversées déjà à ceux qui sont en contact direct, dont la tâche est directement perceptible par le public. Mais pour cela il faut cesser de restructurer quinquennalement, de cesser de donner son nom à une énième réforme inutile, bref se poser les bonnes questions qui évidemment seront pour certaines impopulaires.

Tout comme en parallèle, doit être mené une responsabilisation sociétale, faite de droits et de devoirs ces derniers étant largement oubliés.

L’état subventionniste doit freiner et pas qu’un peu, la « santé » coûte, c’est vrai, avec une population vieillissante, sans compter la quasi gratuité de certains, il ne faut pas oublier aussi d’associer dans la réforme de la santé, les prescripteurs, car il est dit que le Français coûte cher en médicaments en tout genre, mais il ne peut l’acheter de son propre chef, n’oublions pas. Je reste convaincu qu’entre le traitement de complaisance et ce qui est associé et le nécessaire, il y a de fortes économies à faire.

Qui n’a pas entendu aussi « C’est la sécu qui paie » ! Ca doit être un mot « banni », car ont paie, tous, peu ou prou. Tout le monde en veux plus sans payer, ce n’est pas tenable.


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