Tout conflit semble entraîner une radicalisation des analyses, et la rhétorique russe n’a rien à envier à notre refrain sur la menace russe et l’indispensable envoi de troupes de « réassurance » en Ukraine, alors même que depuis des années, le compromis évident passe par la neutralité de l’Ukraine restante, neutralité dont les détails sseraient à négocier. Le défilé d’aujourd’hui est une parfaite illustration de cette radicalité, qui a permis à ce que nous mettions à l’honneur le seul pays qui nous a récemment attaqués !(attentat du gazoduc, dans lequel la France était pour environ 10%).
Les néonazis bandéristes ou ultra-nationalistes ukrainiens sont une réalité, même le si atlantiste Serge Klarsfeld s’en est inquiété. Il ne sont pas forcément nombreux, mais proches du pouvoir. Zélensky lui-même, en son temps de comique, s’en amusait dans un sketch sur cette idéologie galicienne :
https://www.youtube.com/watch?v=RNV1yy1dbkI
(il faut désactiver les sous-titres russes de You tube pour lire en français)
Ces régiments miliciens envoyés au Donbass après les révoltes consécutives au coup d’Etat et aux lois linguistiques (massacre d’Odessa) ont été appelés par les Ukrainiens de l’Est « les bataillons de représailles », c’est tout dire.
Votre article est à contretemps au moment où cette idéologie nuit à l’entente entre la Pologne et l’Ukraine, ce que vous reconnaissez tout en minimisant son importance :
https://www.lexpress.fr/monde/pologne-ukraine-la-polemique-sur-lupa-fragilise-lalliance-face-a-la-russie-3TBTO4JXU5CM3CUOSJDV5KVLC4/?cmp_redirect=true