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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Art contemporain - une escroquerie ?

Art contemporain - une escroquerie ?

Réflexion sur l'art contempain en deux parties :

1. Comment on est arrivé là.

Jusqu’à la Renaissance on ne distingue guerre l’artiste et l’artisan. Un artisan de talent est aussi un artiste, et le peintre ou sculpteur est un artisan puisqu’il doit, tout comme l’ébéniste ou le céramiste, maîtriser une technique manuelle. Certes, l’œuvre de l’artisan ne concerne que des objets d’utilité pratique, alors qu’un tableau permet la contemplation, mais seuls les peintres de talent exceptionnel jouissent d’un prestige particulier.

Cette notion de métier ou de maîtrise technique persistait jusqu’au XX° siècle, et n’a pas complètement disparu dans l’art d’aujourd’hui. Seuls certains courants de l’art contemporain la mettent en question.

Jusqu’au début du XX° siècle la qualité essentielle d’un tableau était la beauté - la beauté des couleurs, de la lumière, d’une scène, de l’atmosphère évoquée. Que le tableau représente un événement historique, une scène biblique, un portrait, un paysage, une scène de rue, il était toujours beau, sauf dans les œuvres de critique sociale, comme «  Les désastres de la guerre  » de Goya ou les œuvres de Daumier. Même si le sujet n’est pas beau en soi , comme Le bœuf écorché de Rembrandt, la maîtrise du peintre le rend beau : grâce à sa maîtrise technique, Rembrandt nous fait ressentir sa fascination avec l’effet de lumière sur la chair de l’animal. Deux siècles plus tard Monet décide de faire une série de toiles représentant des meules de foin, un sujet pas particulièrement beau en soi, mais là encore, ce qui le fascinait n’était pas les meules mais l’effet de la lumière sur les meules, changeante selon l’heure . Ainsi, dans l’histoire de la peinture, de Botticelli à Balthus, l’artiste rend hommage à la beauté, une beauté qui ne dépend pas d’une mode ou d’une époque, comme c’est le cas avec les vêtements, l’architecture ou le design. Un Botticelli nous semble aussi beau qu’un Bonnard, aussi différents soient-ils.

Dans l’histoire de la peinture il n’y avait pas de vraies ruptures comme celle qui allait venir au début du XX° siècle. Certes, il y avait des écoles et des disputes, le baroque, le maniérisme, le classicisme, le romantisme, l’académisme et la contestation impressionniste, mais toujours on se référait à la notion de beauté et de maîtrise technique. Malgré les querelles, l’histoire de l’art se présentait comme une évolution plutôt qu’une série de ruptures.

La vraie rupture n’arrive qu’au début du XX° siècle, reflétant la crise politico-sociale qui allait aboutir à la Grande Guerre de 1914. Les cubistes mettent en question tous les canons traditionnels de la peinture, y compris l’aspect artisanal et la maîtrise technique. Bien que les académies dirigées par des académiciens reconnus existent toujours et soient encore fréquentées par les jeunes artistes d’une façon plus ou moins assidue, leur autorité s’affaiblit. Braque abandonne le naturalisme pour représenter le sujet selon plusieurs points de vue, comme un sculpteur tournant autour du modèle. Ainsi le cubisme remplace le modelé par des formes géométriques. L’orientation picturale est complètement bouleversée. L’abstraction n’est pas loin.

En même temps un certain nombre de collectionneurs et marchands d’art commencent à se faire un nom. Confiants dans leur rôle de soutenir les nouveaux courants dans l’art, et convaincu par le talent des jeunes artistes, ils influencent l’opinion publique. Paul Durand-Ruel soutient l’Ecole de Barbizon et les Impressionnistes. Ambroise Vollard révèle Cézanne, Picasso, Gauguin, van Gogh.

La rupture avec les canons traditionnels de la peinture encourage les inspirations les plus extrêmes. En 1915 Marcel Duchamp expose une roue de bicyclette, montée sur un socle. Avec les «  ready-mades  » de Duchamp le dadaïsme est né, et ouvre la voie aux démarches avant-gardistes les plus farfelues. Dorénavant l’artiste peut même délaisser les pinceaux au profit d‘une «  installation« . En 1917 c’est un urinal qu’expose Duchamp, avec le titre «  Fontaine  ». On raconte que, pour compléter la farce, un visiteur pissait dedans. Arrêté, il protesta «  c’est quand même un urinal !  ».

Le dadaïsme a été éphémère, mais l’esprit de contestation et de provocation persistait jusqu’à aujourd’hui. Pour cet art de provocation, entretenu par les galeries et les collectionneurs, le beau n’est plus une considération essentielle. L’important c’est l’originalité. Il faut surprendre, voire déranger, heurter, choquer. L’artiste, même s’il appartient à un groupe, est un créateur isolé, jaloux de ses inspirations saugrenues. Si les Impressionnistes peignaient souvent ensemble, côte à côte sur le même motif, l’artiste contemporain est farouchement individualiste, craignant le plagiat. S’il a trouvé un truc, il veut le garder pour lui-même.

Ce que l’on appelle l’art contemporain émergea dans les années 60 avec le développement des écoles alternatives à l’Ecole des Beaux-arts : l’Ecole des métiers d’art, ainsi que la faculté d’arts plastiques enseignent des matières autrefois étrangères au champ de l’enseignement de l’art. Ces écoles ouvrirent la voie aux nouvelles démarches artistiques ne demandant aucune maîtrise technique mais seulement une sensibilité esthétique - l’art conceptuel, minimalisme, les installations. En 1961 Piero Manzoni déféqua dans 90 petites boîtes de conserves et vendit chaque boîte au poids selon la valeur du cours de l’or. Il vendit peu de boîtes de son vivant, mais elles ont été disséminées partout dans le monde, et aujourd’hui une boîte a une valeur d’environ 30,000 euros. Exposée dans un musée au Danemark en 1998, une boîte prêtée par un collectionneur s’est mise à fuir. Le collectionneur a obtenu 30,000 euros de dédommagement.

En 1962 Warhol a aussi exposé une collection de boîtes (plagiat ?) mais cette fois ce n’était que de la soupe, Campbell’s Soup, et donc d’une valeur moindre.

Les boîtes de Manzoni et de Warhol n’ont évidement rien à faire avec l’art, mais elles ont cette qualité recherchée de l’originalité : l’originalité, et donc la créativité de l’idée (Duchamp : «  c’est l’idée qui compte !  »). Leur valeur est créée par le marché et les collectionneurs, autrement dit par la spéculation. Les collectionneurs peuvent prêter une valeur à un objet qui n’a, en soi, aucune valeur, et c’est le cas pour une bonne partie de l’art contemporain. Mais il n’y a pas lieu de s’indigner tant que la spéculation se joue dans le monde clos des collectionneurs. C’est quand la farce concerne l’argent public que nous avons raison de nous indigner.

En 1985 Daniel Buren fait son installation dans la cour du Palais-Royal : des colonnes de hauteurs différentes, décorées avec des bandes verticales noires. Déjà à l’âge de 28 ans Buren s’est inspiré de la toile rayée d’un store, et depuis il n’a rien fait d’autre. Son œuvre consiste en divers installations en matériaux divers toujours rayé avec des bandes régulières comme un store. Ses bandes colorées envahissent les portes, escaliers, trains, et jusqu’aux gilets pour des gardiens de musée. Il fournit toujours des explications intellectuelles pour ses inventions, qui, évidemment, en ont besoin, mais les explications n’effacent pas la banalité de ses créations. Ses colonnes ont provoqué la polémique qu’on connaît, menée très tôt par Le Figaro. En 1986 Chirac impose l’arrêt des travaux, et le ministre de la culture prévoit la destruction. Buren assigne alors le ministre au tribunal, et gagne. Finalement l’œuvre a coûté environ 5 millions euros.

Bien entendu, on peut l’aimer, c‘est une question de goût. Mais ce qui est insupportable c’est l’arrogance de ce diplômé des métiers d’art qui se croit grand artiste. C’est aussi un exemple d’un phénomène dans l’art contemporain, la sacralisation de l’artiste, l‘exultation du génie créateur. Cette idéologie de l’artiste mage, prophète inspiré, le met au-dessus de toute critique, et mépriser son œuvre revient à un crime de lèse-majesté. La focalisation sur l’auteur d’une œuvre accompagnait déjà le mouvement expressionniste au début du siècle (Munch, Soutine, Jawlensky, et surtout les peintres allemands, Kirchner, Pechstein, Nolde, Otto Dix.) A la différence du peintre impressionniste, fasciné par son motif, l’artiste expressionniste est fasciné par son propre état d’âme : à travers son sujet il s’exprime - il exprime ses propres sentiments et émotions. Le plus souvent il s’agît d’un artiste tourmenté, angoissé - une image chère au romantisme. La sacralisation de l’artiste continue d’être savamment entretenue par les marchands et les galeries aujourd‘hui.

On se rappelle le scandale autour du monochrome blanc de Cy Twombly exposé à la Fondation Lambert en Avignon en juillet 2007 : « l'affaire » du baiser posé par une visiteuse sur la toile immaculée. Mise à part la prétention de cet artiste américain en appelant le triptyque dont fait partie ce tableau, une réflexion sur le «  Phèdre de Platon«  , on pourrait l’accuser de plagiat de Malevitch («  Carré blanc sur fond blanc  » de 1918). L’œuvre est néanmoins d’une valeur de 2 millions d’euros. Les avis sur les monochromes divergent, comme Yasmina Reza a si bien montré dans sa pièce «  L’Art  », magistralement interprétée par Arditi, dont je partage l’opinion qu’il y avait exprimé. Il est indéniable qu’un monochrome n’est pas difficile à faire, et encore moins à refaire, et bien qu’un grand carré monochrome puisse bien produire une vibration comme une note sur un violon, depuis Malevitch et Yves Klein, faire un monochrome aujourd‘hui n’est qu’une répétition à qui manque cette qualité jugée par l’art contemporain indispensable et primordiale, l’originalité. Toujours est-il, que le principe du monochrome a donné l’impulse à l’école américaine de l’expressionnisme abstrait, avec son grand et tragique maître, Mark Rothko. 

2ème Partie (Conclusion)

En 1968, dans la frénésie du mouvement libertaire, Beuys proclamait «  Tout homme est artiste ; tout ce que vous faites est de l’art !  » . Dorénavant tout est possible, tout est permis. Les jeunes artistes entrent dans une sorte de compétition d’idées nouvelles, d’idées originales. Au début du siècle les Fauves cherchaient à «  épater les bourgeois  ». A présent l’artiste postmoderne lui aussi cherche à surprendre, à impressionner par son audace. Les jeunes artistes s’intéressent peu à l’histoire de l’art. Ils vivent dans le quotidien. Ils vont aux expositions, mais ne vont plus au musée. L’héritage du passé ne les intéresse pas. Ils ne connaissent que Beuys et Warhol. Leurs créations sont à tel point diverses qu’il est impossible de mettre l’art contemporain sur un seul dénominateur et d’en parler globalement. Souvent il s’agît de créations éphémères : d’installations temporaires, démontées à la fin de l’exposition. Quant aux toiles minimalistes, hermétiques, en vente dans les galeries, s’agît-il d’escroquerie ? C’est de n’importe quoi, où tout geste de l’artiste est de l’art. Mais les collectionneurs qui l’achètent ne s’intéressent pas forcement à l’art. Pour eux c’est une spéculation, et la valeur esthétique n‘a pas d‘importance : ils ne sont pas dupes. La question est plutôt : est-ce de l’art ?

Qu’est-ce que l’art ? Le débat portera toujours sur ce qu’on peut qualifier d’art. La crise de la société au début du XX° siècle provoquât une rupture avec les valeurs morales et esthétiques traditionnelles. Manet disait toujours «  Je peints ce que je vois  », donc la représentation d’une réalité visuelle. Il ne cherchait pas à exprimer son émotion, bien que c’était sans doute elle qui déterminait son choix de motif. Monet aussi, ne cherche pas à exprimer sa propre émotion devant la scène, mais plutôt à saisir et reproduire en peinture l’essentiel de la scène afin de stimuler la même émotion chez le spectateur. Il ne s’exprime pas mais laisse la scène s’exprimer. Il communique la beauté nostalgique de son «  Les coquelicots  » grâce à sa maîtrise technique. Qu’une jeune femme avec un enfant figure exactement là, à cet endroit du tableau, n’est nullement un hasard, mais un calcul savant. Enlevez cette figure et le tableau perd un peu de son atmosphère.

Aujourd’hui ce souci de communiquer une émotion, une atmosphère, appartient au passé. L’art contemporain s’en moque, comme il se moque du beau et de la maîtrise technique. Ce qui compte c’est le nouveau, l’original. Il ne s’appuie pas sur la tradition ni sur l’apprentissage du métier. Il s’est débarrassé de toute référence au passé, s’est lavé de toute passion, de tout sentiment. Il s’est dépouillé de toute référence à une histoire et s’épanouit dans une joyeuse célébration exultée de l’avant-garde. En plus des médiums traditionnels (peinture, pastel etc.) l’artiste contemporain utilise déchets, métal, plastique, objets divers et même des excréments (depuis Manzoni on peut parler d‘une «  école merdique« . D’aucuns mettent tout l’art contemporain dans cette école.). Ainsi les salons de l’art contemporain ne sont plus des expositions de peinture seule mais des objets de toute sorte. C’est le «  postmodernisme  », terme qui signifie une rupture, une mise en question, et qui prétend être un reflet de notre époque. Peut-on le qualifier d’art ?

La question nous emmène au problème du goût. Serait-il purement subjectif, «  des goûts et des couleurs on ne discute pas  » ? En ce cas tout jugement objectif serait impossible. Et pourtant, on distingue entre le bon et le mauvais goût. Le goût c’est la sensibilité esthétique, qui se cultive, se développe, s’affine. Le mari qui demande à sa femme si telle chemise va avec tel pantalon a plus de confiance dans le goût de sa femme que dans le sien. Elle a plus de goût que lui-même. Et c’est le cas pour les femmes en général, parce que dès la petite enfance on cultive la sensibilité esthétique de la petite fille plus que celle du garçon.

Si l’on maintient que le goût est personnel et subjectif et qu’aucun jugement esthétique objectif n’est possible, alors on ne peut faire aucune évaluation d’une œuvre de Bach ou Mozart, de Velasquez ou Bacon. De toute évidence ce relativisme est faux. Si l’on n’aime pas Bach, c’est qu’on manque de sensibilité musicale. Si l’on n’aime pas Velasquez, c’est qu’on ne comprend pas grande chose à la peinture. Mais ce n’est pas une question de savoir, ou de connaissances. L’ appréciation de la beauté est spontanée et dépend seulement de la sensibilité esthétique. Il n’est pas nécessaire d’être musicien pour aimer Bach, ni d’être peintre pour apprécier Velasquez. Sans doute d’être du métier ajoute au plaisir, approfondit l’appréciation, mais ce n’est pas essentiel.

Selon Kant est beau ce qui plaît universellement, et en général il y a peu de désaccord sur le beau : un beau paysage, un bel arbre, un beau garçon, une mésange charbonnière - la beauté dans la nature est reconnue universellement, et celui qui ne la voie pas manque de sensibilité esthétique. Mais dès qu’une volonté artistique entre en jeu les avis divergent. Même dans la nature, dès que l’homme intervient - un jardin, des fleurs dans un vase - le résultat peut ne pas plaire à tous. La beauté de la nature est intemporelle et immédiate ; celle d’une œuvre d’art est influencée par le goût de l’époque et par la complexité du langage. Wagner n’est pas accessible à tous. Francis Bacon non plus. David encore moins. Alors qui ou quoi détermine qu’un tableau est beau ? Les historiens ou les critiques ? Y-a-t-il des «  experts  » de la beauté qui puissent déclarer objectivement une œuvre belle ? Il est permis d’en douter, mais on peut admettre quand même que certains sont plus connaisseurs que d’autres en chaque domaine, qu’ils ont une sensibilité particulièrement affinée, par exemple un passionné de la guitare classique qui fréquente les concerts et collectionne des disques développera une grande sensibilité à la qualité du jeu sur cet instrument.

Il y a aussi des critères traditionnels de l’art, comme l’harmonie, le rythme, le mouvement, la proportion et l’équilibre, mais l’art contemporain rejette ces critères. Il est résolument avant-gardiste et iconoclaste, défiant tous les critères de l’art de papa. Il est provocateur, et pour beaucoup incompréhensible et incritiquable, sauf sur la base du goût personnel. Des charlatans s’insèrent facilement dans cet art qui ne demande aucun apprentissage mais seulement une idée originale : il suffit d’attacher quelques chaises au plafond, et voilà, vous avez créé une œuvre d’art. L’audace et l’esbroufe règnent, et bien que beaucoup de ces artistes contemporain soient sincères, ils sont trop influencés par l’enseignement de l’Ecole des métiers d’art ou la faculté des arts plastiques. Certaines de leurs créations sont vraiment intéressantes, comme on dit, faute de pouvoir dire belles.

Comment expliquer que l’art contemporain ne provoque pas plus de scandale ? Au Salon des Indépendants au début du siècle dernier, les œuvres des Impressionnistes étaient ridiculisés par un public tant hilaire que scandalisé. Ce n’était que plus tard qu’on s’est rendu compte que l’on n’était pas qualifié de porter un jugement, et cette humiliation collective laissa des traces dans les consciences de la petite bourgeoisie qui, dès lors, décida tacitement d’admirer par principe tout ce qui était nouveau et que l’on lui présenta comme admirable. En même temps elle renonça à son goût pour le classique, désormais ringard. Tout ce qui était beau, académique, manifestant le savoir-faire fut jugé ringard. Comme disait Philippe Muray : « Si l’art contemporain peut encore faire semblant d’exister, c’est uniquement comme conséquence du martyre de impressionnistes … il faut continuer à payer les pots qui ont alors été cassés. Après des décennies de foules furieuses ricanantes devant Manet et Van Gogh, brusquement plus rien, plus de critiques, plus de clameur … Cette disqualification du goût du public a permis toutes formes d’escroqueries, plus ou moins burlesques …  » De fait, on ne peut que reconnaître que l’exigence artistique, qui passe par la maîtrise de sa discipline, a disparu, et comme le rappelle Muray, les arts plastique sont les seuls où règne encore l’escroquerie de l’avant-garde ; partout ailleurs, en littérature ou en musique, ce genre de tromperie ne passe pas.

Mais tous les artistes pratiquant aujourd’hui ne s’inscrivent pas dans cet école. Ils ne font pas de l’art contemporain. Ils se sentent héritiers d’une longue tradition, qu’ils s’acharnent, solitaires, à perpétrer : Francis Bacon, Zoran Music, Lucien Freud, Spencer Williams, etc., tous des artistes isolés, ne faisant partie d’aucune école ou communauté. L’épreuve du temps constitue le jugement final d’une œuvre d’art. « Avec le temps tout s’en va » : sauf les chefs d’œuvre. Que restera-t-il de l’art contemporain dans 100 ans ?

Réf. : Philippe Muray - Festivus, Fayard, 2005


Moyenne des avis sur cet article :  4.11/5   (36 votes)




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34 réactions à cet article    


  • pepin2pomme 20 janvier 2012 07:17

    Dommage, le sujet semblait intéressant, mais ce n’était pas la peine de répéter deux fois le propos, on a compris. Une relecture, que l’auteur n’a guère jugée nécessaire, aurait permis de faire la guerre aux fautes d’orthographe.


    • maltagliati maltagliati 20 janvier 2012 07:50

      « LE ROI EST NU ». Cette seule phrase mettra un terme à l’ « art » contemporain, qui a fait couler plus d’encre que de peinture et est bien le fait des intellectuels souffreteux et de leurs dupes.


      • Ruut Ruut 20 janvier 2012 09:28

        Triste réalité.
        L’art moderne, c’est de la merde.


        • Alex Alex 20 janvier 2012 18:58

          C’est ce que soutiennent certains « artistes ».

          Voir cet exemple.

          L’art actuel est défini par certains critiques ayant accès aux médias.


        • caramico 20 janvier 2012 10:02

          L’art moderne, dont un des buts était de « choquer le bourgeois », a tant exploité ce genre que l’art à disparu sous la provocation. Il en est mort.


          • Fergus Fergus 20 janvier 2012 10:04

            Bonjour à tous.

            Le fait est que les dérives de l’Art contemporain n’en finissent plus d’alimenter les anathèmes en tous genres et venant d’un peu partout. Il existe pourtant des créateurs de grande qualité dont le nom n’appartient pas au gotha (je pense par exemple à des peintres comme David Schluss ou Daron Mouradian), mais ils sont effectivement noyés sous les prétendues œuvres de pseudos artistes conceptuels qui n’ont de légitimité que celle qui leur est donnée par les snobs, et surtout les gogos friqués qui font exploser leur cote sur la foi de critiques dévoyées par des marchands sans scrupule. La chose n’est pas nouvelle, mais s’est généralisée au cours du 20e siècle.

            A toutes utiles, je mets ici un lien sur l’un de mes articles intitulé « Lolo, roi du pinceau ! ; il relate l’une des plus significatives et des plus plaisantes mystifications de l’histoire de la peinture.

            Cordiales salutations.


            • Taverne Taverne 20 janvier 2012 15:57

              C’est vrai que ceux qu’on cloue sur le Golgotha sont ceux qui sont dans le gotha.
              N’empêche aujourd’hui les arts, c’est plein de lézards...
              Et souvent l’art contemporain, c’est juste de l’art comptant pour rien.
              Comme ce petit texte.

              Ah, pardon j’oubliais « LOL ». (touche de postmodernisme)


            • Kookaburra Kookaburra 20 janvier 2012 11:18

              La rédaction a fait une erreur : au lieu d’intimer la deuxième partie de mon texte, c’est la première partie imprimée une deuxième fois !

              Que faire ? Je vais essayer de mettre la deuxième partie ici :

              2ème Partie : Conclusion

               

              Art Contemporain - une escroquerie ? (2ème partie)

              En 1968, dans la frénésie du mouvement libertaire, Beuys proclamait «  Tout homme est artiste ; tout ce que vous faites est de lart !  » . Dorénavant tout est possible, tout est permis. Les jeunes artistes entrent dans une sorte de compétition didées nouvelles, didées originales. Au début du siècle les Fauves cherchaient à «  épater les bourgeois  ». A présent lartiste postmoderne lui aussi cherche à surprendre, à impressionner par son audace. Les jeunes artistes sintéressent peu à lhistoire de lart. Ils vivent dans le quotidien. Ils vont aux expositions, mais ne vont plus au musée. Lhéritage du passé ne les intéresse pas. Ils ne connaissent que Beuys et Warhol. Leurs créations sont à tel point diverses quil est impossible de mettre lart contemporain sur un seul dénominateur et den parler globalement. Souvent il sagît de créations éphémères : dinstallations temporaires, démontées à la fin de lexposition. Quant aux toiles minimalistes, hermétiques, en vente dans les galeries, sagît-il descroquerie ? Cest de nimporte quoi, où tout geste de lartiste est de lart. Mais les collectionneurs qui lachètent ne sintéressent pas forcement à lart. Pour eux cest une spéculation, et la valeur esthétique na pas dimportance : ils ne sont pas dupes. La question est plutôt : est-ce de lart ?

              Qu’est-ce que lart ? Le débat portera toujours sur ce quon peut qualifier dart. La crise de la société au début du XX° siècle provoquât une rupture avec les valeurs morales et esthétiques traditionnelles. Manet disait toujours «  Je peints ce que je vois  », donc la représentation dune réalité visuelle. Il ne cherchait pas à exprimer son émotion, bien que cétait sans doute elle qui déterminait son choix de motif. Monet aussi, ne cherche pas à exprimer sa propre émotion devant la scène, mais plutôt à saisir et reproduire en peinture lessentiel de la scène afin de stimuler la même émotion chez le spectateur. Il ne sexprime pas mais laisse la scène sexprimer. Il communique la beauté nostalgique de son «  Les coquelicots  » grâce à sa maîtrise technique. Quune jeune femme avec un enfant figure exactement là, à cet endroit du tableau, nest nullement un hasard, mais un calcul savant. Enlevez cette figure et le tableau perd un peu de son atmosphère.

              Aujourd’hui ce souci de communiquer une émotion, une atmosphère, appartient au passé. Lart contemporain sen moque, comme il se moque du beau et de la maîtrise technique. Ce qui compte cest le nouveau, loriginal. Il ne sappuie pas sur la tradition ni sur lapprentissage du métier. Il sest débarrassé de toute référence au passé, sest lavé de toute passion, de tout sentiment. Il sest dépouillé de toute référence à une histoire et sépanouit dans une joyeuse célébration exultée de lavant-garde. En plus des médiums traditionnels (peinture, pastel etc.) lartiste contemporain utilise déchets, métal, plastique, objets divers et même des excréments (depuis Manzoni on peut parler dune «  école merdique« . Daucuns mettent tout lart contemporain dans cette école.). Ainsi les salons de lart contemporain ne sont plus des expositions de peinture seule mais des objets de toute sorte. Cest le «  postmodernisme  », terme qui signifie une rupture, une mise en question, et qui prétend être un reflet de notre époque. Peut-on le qualifier dart ?

              La question nous emmène au problème du goût. Serait-il purement subjectif, «  des goûts et des couleurs on ne discute pas  » ? En ce cas tout jugement objectif serait impossible. Et pourtant, on distingue entre le bon et le mauvais goût. Le goût c’est la sensibilité esthétique, qui se cultive, se développe, saffine. Le mari qui demande à sa femme si telle chemise va avec tel pantalon a plus de confiance dans le goût de sa femme que dans le sien. Elle a plus de goût que lui-même. Et cest le cas pour les femmes en général, parce que dès la petite enfance on cultive la sensibilité esthétique de la petite fille plus que celle du garçon.

              Si l’on maintient que le goût est personnel et subjectif et quaucun jugement esthétique objectif nest possible, alors on ne peut faire aucune évaluation dune œuvre de Bach ou Mozart, de Velasquez ou Bacon. De toute évidence ce relativisme est faux. Si lon naime pas Bach, cest quon manque de sensibilité musicale. Si lon naime pas Velasquez, cest quon ne comprend pas grande chose à la peinture. Mais ce nest pas une question de savoir, ou de connaissances. L appréciation de la beauté est spontanée et dépend seulement de la sensibilité esthétique. Il nest pas nécessaire dêtre musicien pour aimer Bach, ni dêtre peintre pour apprécier Velasquez. Sans doute dêtre du métier ajoute au plaisir, approfondit lappréciation, mais ce nest pas essentiel.

              Selon Kant est beau ce qui plaît universellement, et en général il y a peu de désaccord sur le beau : un beau paysage, un bel arbre, un beau garçon, une mésange charbonnière - la beauté dans la nature est reconnue universellement, et celui qui ne la voie pas manque de sensibilité esthétique. Mais dès qu’une volonté artistique entre en jeu les avis divergent. Même dans la nature, dès que lhomme intervient - un jardin, des fleurs dans un vase - le résultat peut ne pas plaire à tous. La beauté de la nature est intemporelle et immédiate ; celle dune œuvre dart est influencée par le goût de lépoque et par la complexité du langage. Wagner nest pas accessible à tous. Francis Bacon non plus. David encore moins. Alors qui ou quoi détermine quun tableau est beau ? Les historiens ou les critiques ? Y-a-t-il des «  experts  » de la beauté qui puissent déclarer objectivement une œuvre belle ? Il est permis den douter, mais on peut admettre quand même que certains sont plus connaisseurs que dautres en chaque domaine, quils ont une sensibilité particulièrement affinée, par exemple un passionné de la guitare classique qui fréquente les concerts et collectionne des disques développera une grande sensibilité à la qualité du jeu sur cet instrument.

              Il y a aussi des critères traditionnels del’art, comme lharmonie, le rythme, le mouvement, la proportion et léquilibre, mais lart contemporain rejette ces critères. Il est résolument avant-gardiste et iconoclaste, défiant tous les critères de lart de papa. Il est provocateur, et pour beaucoup incompréhensible et incritiquable, sauf sur la base du goût personnel. Des charlatans sinsèrent facilement dans cet art qui ne demande aucun apprentissage mais seulement une idée originale : il suffit dattacher quelques chaises au plafond, et voilà, vous avez créé une œuvre dart. Laudace et lesbroufe règnent, et bien que beaucoup de ces artistes contemporain soient sincères, ils sont trop influencés par lenseignement de lEcole des métiers dart ou la faculté des arts plastiques. Certaines de leurs créations sont vraiment intéressantes, comme on dit, faute de pouvoir dire belles.

              Comment expliquer que lart contemporain ne provoque pas plus de scandale ? Au Salon des Indépendants au début du siècle dernier, les œuvres des Impressionnistes étaient ridiculisés par un public tant hilaire que scandalisé. Ce nétait que plus tard quon sest rendu compte que lon nétait pas qualifié de porter un jugement, et cette humiliation collective laissa des traces dans les consciences de la petite bourgeoisie qui, dès lors, décida tacitement dadmirer par principe tout ce qui était nouveau et que lon lui présenta comme admirable. En même temps elle renonça à son goût pour le classique, désormais ringard. Tout ce qui était beau, académique, manifestant le savoir-faire fut jugé ringard. Comme disait Philippe Muray : « Si lart contemporain peut encore faire semblant dexister, cest uniquement comme conséquence du martyre de impressionnistes il faut continuer à payer les pots qui ont alors été cassés. Après des décennies de foules furieuses ricanantes devant Manet et Van Gogh, brusquement plus rien, plus de critiques, plus de clameur Cette disqualification du goût du public a permis toutes formes descroqueries, plus ou moins burlesques   » De fait, on ne peut que reconnaître que lexigence artistique, qui passe par la maîtrise de sa discipline, a disparu, et comme le rappelle Muray, les arts plastique sont les seuls où règne encore lescroquerie de lavant-garde ; partout ailleurs, en littérature ou en musique, ce genre de tromperie ne passe pas.

               

              Mais tous les artistes pratiquant aujourdhui ne sinscrivent pas dans cet école. Ils ne font pas de lart contemporain. Ils se sentent héritiers dune longue tradition, quils sacharnent, solitaires, à perpétrer : Francis Bacon, Zoran Music, Lucien Freud, Spencer Williams, etc., tous des artistes isolés, ne faisant partie daucune école ou communauté. Lépreuve du temps constitue le jugement final dune œuvre dart. «  Avec le temps tout sen va  » : sauf les chefs dœuvre. Que restera-t-il de lart contemporain dans 100 ans ?

              Réf. : Philippe Muray - Festivus, Fayard, 2005


              • Kookaburra Kookaburra 20 janvier 2012 11:51

                Mes excuses pour la confusion ! Etant donnée la longueur du texte, j’aurais voulu publier les deux parties en deux jours consécutifs.


                • Lisa SION 2 Lisa SION 2 20 janvier 2012 12:58

                  Bonjour,

                  " un certain nombre de collectionneurs et marchands d’art commencent à se faire un nom. « et accessoirement de pognon » Confiants dans leur rôle de soutenir les nouveaux courants dans l’art, « courant d’air oui. » Il fournit toujours des explications intellectuelles pour ses inventions, « Quand l’artiste fournit lui même l’explication intellectuelle de son inspiration, c’est qu’elle ne s’impose pas naturellement au spectateur. Il ne le fait uniquement que pour se justifier et parfois de façon anticipée sur le risque de se voir reprocher que sa motivation apparait uniquement pécuniaire...et vénale. » Il est indéniable qu’un monochrome n’est pas difficile à faire, et encore moins à refaire, " Notez à ce sujet comment il est énormément question d’argent dans la pièce de Yasmine, Art ( gent ).


                  • zelectron zelectron 20 janvier 2012 14:15

                    Tout commence avec LA définition du mot art ...


                    • crazycaze 22 janvier 2012 23:58

                      Tout à fait d’accord avec vous. D’autant plus que les faiseurs de génies à des fins mercantiles existent sans doute depuis l’aube des civilisations, tout comme les artistes médiocres encensés par un aéropage d’experts autorisés qui ne doivent leur statut qu’à leur aisance quand ce n’est pas à leur naissance, les faux génies usurpateurs du talent des autres, etc. 

                      Ce n’est pas l’Art qui est à blâmer dans cette histoire, ni les artistes, « bons » ou « mauvais », mais ceux qui ont fait du marché des oeuvres des objets de spéculation fortement attractifs car non imposables. Après, c’est le même système que pour tout objet de marchandise : l’intérêt est dans le rendement, pas dans la qualité. Et si on veut faire une bonne opération, on achète du tartempion pour une bouchée de pain, puis on le fait mousser, on l’encense en achetant de la communication, on l’expose, et il y aura bien quelques gogos pour acheter, contribuant ainsi à faire grimper la valeur des oeuvres.

                      Pour autant, il ne faut pas rejeter tout en bloc, et ce n’est pas parce qu’une oeuvre dérange, déroute, qu’elle ne sera pas reconnue comme géniale des années plus tard pour retomber peut-être dans l’oubli quelques décennies après. L’histoire des arts l’illustre à merveille.

                      Quant à la notion du beau, rien n’est plus subjectif, et je m’étonne au regard que l’on puisse adhérer à l’idée d’une beauté universelle, quand elle n’est même forcément pas partagée au sein de groupes restreints partageant pourtant de nombreuses valeurs que peuvent être la famille, les amis, etc.


                    • Gabriel Gabriel 20 janvier 2012 15:43

                      La littérature on s’en fiche, Beethoven et Vivaldi s’écrasent devant la techno des raves parties, Rembrandt et Michel Ange s’entremêlent les pinceaux devant un peintre en bâtiment qui, en renversant par mégarde ses pots Ripolin sur une toile, atteint le nirvana devant des idiots qui se pâment,. Certain peignait même avec la queue d’un âne. Rodin se pisse dessus de rire en voyant les compressions de déchets élevées au rang de sculpture. Alors l’art moderne est-il une escroquerie ? Je vous laisse à cette question ma réponse est en partie dans le texte. S.Gainsbourg, à propos du sujet, à dit entre deux cigarettes, dans le langage châtié qu’on lui connaît : « En ce XX siècle, l’art mineur a enc… l’art majeur … »


                      • Fergus Fergus 20 janvier 2012 19:12

                        Bonjour, Amaury.

                        Je raconte cela dans un article intitulé « Lolo, roi du pinceau ! » pour lequel j’ai un lien dans un comentaire en début de ce fil.

                        Il ne s’agissait pas de se moquer des impressionnistes mais plutôt de démontrer que les organisateurs du Salon des Indépendants ne faisaient pas la différence entre une oeuvre de qualité et une croûte, en l’occurence peinte par un âne. Et de fait, le « Coucher de soleil sur l’Adriatique » peint par un Boronali à longues oreilles est très vite devenu le tableau le plus admiré du Salon avant d’être vendu plusieurs fois très cher.

                        Cordialement.


                      • mojique mojique 20 janvier 2012 19:33

                        En histoire de l’art, l’art moderne commence à la Pré-renaissance avec Cimabue, Giotto pour se terminer au XIX e siècle. Ensuite, c’est l’art contemporain.


                      • Pelletier Jean Pelletier Jean 20 janvier 2012 16:21

                        .

                        On comprend mieux le sens de l’article avec le complément. Mais par contre on ne comprend pas bien comment un article tronqué et qui se répète a pu être publié dans l’état par Agoravox.

                        Pour ce qui concerne l’art contemporain, il y va ainsi de la modernité, elle rencontre toujours de la résistance et surtout elle ne s’implante jamais de la même manière au fil de l’histoire ; ceci en raison de l’histoire elle même qui n’est pas un continuum absolu.

                        Aussi je en partage pas votre point de vue sur Buren, c’est incontestablement un grand artiste, reconnu internationalement. Ses « Colonnes »du Palais Royal font désormais parti du patrimoine nationale, quoique l’on en pense. La contestation est passée et seul l’art demeure.
                        http://www.over-blog.com/profil/blogueur-984719.html


                        • Pelletier Jean Pelletier Jean 20 janvier 2012 17:07

                          C’est tout le problème, à chacun ses référentiels… vous êtes libre bien sûr de votre jugement, il  reste malgré tout quelques constantes admises…


                        • Pelletier Jean Pelletier Jean 20 janvier 2012 17:19

                          Oui la tour Effeil à son origine devait être une construction provisoire, pourtant le conseil de Paris, après des débats houleux décida de la conserver.
                          Elle est aujourd’hui le symbole de Paris.
                          Vosu citez Beaubourg, c’est exact, je m’en souviens comme si c’était hier. Mais vous avez eu le même débat contradictoire avec la pyramide du Louvre.
                          Ce qui faisait scandale hier, fait partie du patrimoine aujourd’hui.
                          http://www.over-blog.com/profil/blogueur-984719.html


                        • Taverne Taverne 20 janvier 2012 16:34

                          L’art dadadirla Dada

                          En exposant son urinoir,
                          Duchamp fit plus fort que Renoir.

                          Un autre a fait encore plus fort
                          En déféquant dans une amphore.

                          Mesdames, messieurs, c’est le temps fort
                          De cette belle exposition…

                          De fions ! Voyez d’ailleurs la position
                          Excrémement nouvelle généra-fion.

                          Du maître qui s’est bien lâché.
                          Notre plaisir pas gâché.

                          Aujourd’hui, pour faire de l’art bien coté,
                          Il faut exclure toute beauté.

                          Tu gagnes plus sûrement ton casse-croûte
                          En peignant en série des croûtes

                          Qu’achèteront les rupins sots
                          Amateurs de coups de pinceaux.

                          Comme Picasso, peins une assiette !
                          Tu attireras les pique-assiette

                          A ton expo ; ton vernissage
                          Pour être plus sur, il serait sage

                          De faire ton propre Guernica,
                          Avec une table en formica.

                          Toi aussi fais une grande Nature morte :
                          Des chewings gums collés sur une porte.

                          Va plus loin que les bleus de Klein,
                          Encense toutes formes de déclin !

                          Barbouille quelques Monochromes
                          Avec des restes de Mercurochrome !

                          Fais une starlette à la Wharol
                          La tronche bouffée de p’tite vérole.

                          Vante, après le mouvement Dada,
                          Le disco et direladada

                          Va chez les bronzés t’amuser.
                          A j’oubliais pour entrer au musée,

                          Donne-toi un nom qui en jette en « ski ».
                          Puis pars chez les bronzés faire du ski.


                          • Kookaburra Kookaburra 20 janvier 2012 17:15

                            De toute évidence vous n’avez pas lu l’article. Je dis bien que l’art contemporain est dominé par la spéculation.


                          • bakerstreet bakerstreet 20 janvier 2012 17:06

                            Bon article

                            Depuis que l’art est aux mains des spéculateurs
                            Ils en font ce qu’ils veulent,
                            Eux qui sont capables de faire des sous avec du vent
                            Ils vendraient leur fille atteinte du syphilis
                            Et vous proposeraient ensuite des comprimés
                            Contre la chaude-pisse
                            Pour qu’ensuite encadré de trois planches
                            Dans une cercueil en bois blanc
                            Vous ayez l’air d’une œuvre d’art !


                            • Georges Yang 20 janvier 2012 17:51

                              La beauté n’est pas sinonyme d’art, les images d’Epinal sont belles et ce n’est pas de l’art

                              On a vendu à Drouot un radiateur de bordel, c’était un bel objet, mais pas de l’art

                              L’art commence avec l’émotion et avec la valeur qu’en donne les marchands

                              L’art, c’est ce qui se vend, je ne sais plus si cette phrase est de Picasso ou de Dali


                              • Kookaburra Kookaburra 20 janvier 2012 18:00

                                «  La beauté n’est pas sinonyme d’art »,(sic)

                                C’est une évidence : un coucher de soleil n’est pas de l’art. Quant à l’émotion elle est rarement une considération dans l’art « contemporain ».


                              • bakerstreet bakerstreet 20 janvier 2012 19:38

                                « L’art c’est ce qui vend »
                                et ca serait de saint-Picasso ou du philosophe Dali, un soir de cuite" ?

                                Time is money dit-on aussi.
                                Donc l’art c’est du temps !

                                Ces équivalences loufoques échappant complètement aux femmes de ménage dans les musées, que l’on doit mettre en garde pour ne pas balancer ce qui ressemble à des déchets, et qui soit disant valent des milliers de dollars.

                                Dans cette baraque de foire, la seule certitude vient des gogos qui payent pour se faire duper !


                              • easy easy 20 janvier 2012 18:31

                                Vous avez abattu un gros travail. Félicitations
                                (Dommage que la rédaction ait planté votre oeuvre)

                                Pour ma part, bien que je trouve le caviar surfait, trop cher et problématique à la survie des esturgeons, je ne ressens pas le besoin d’en faire un papier pour la simple raison que je fais confiance à mes compatriotes pour penser à peu près la même chose.
                                A la rigueur trouverais-je utile de le dire chez Petrossian et à ses clients mais ici, sur AVox, ce ne serait d’aucune nécessité et ne correspondrait plus qu’à une vidange personnelle

                                Si j’en restais à la valeur intrinsèque d’une oeuvre, je partagerais très largement vos pensées mais ne verrais d’utilité à les dire qu’en plein milieu de la FIAC ; pas ici où je sais d’avance que le cas Buren est largement plombé



                                Et les thèses comme la vôtre pullulent. Alors pourquoi répéter encore et encore.


                                Ce que je trouverais nouveau et original, donc valable à exposer, ce serait de faire autre chose d’une analyse d’intrinsèque.
                                Je veux bien discuter un peu de la valeur intrinsèque d’un boxeur, mais vu son boulot essentiel, ce qui compte c’est qu’il ait gagné ou perdu son combat

                                Je serais donc plus accueillant envers une thèse traitant non de la valeur intrinsèque des colonnes de Buren mais de la bataille qu’il a livrée et comment il l’a gagnée car il l’a clairement gagnée. J’aimerais bien connaître les détails croustillants concernant ses manoeuvres non strictement plastiques pour s’imposer à ses commanditaires.

                                Il s’agirait donc d’exhumer des documents hyper secrets. Ce qu’aucun d’entre nous ne peut faire, hélas 

                                Et pour faire bonne mesure, cette thèse examinerait selon le même biais les cas de deux anciens du genre Michel Ange ou Turner.


                                Car s’il saute aux yeux que le facteur Cheval et Séraphine de Senlis n’ont jamais arpenté les cabinets ministériels ni lancé le moindre cocktail, s’il est notoire que Beethoven était profondément insoumis, ce n’est pas le cas de la plupart des artistes devenus célèbres, surtout si l’on tient compte du maillon très spécial que représente leur galeriste ou mécène, ces personnes qui ont énormément fait en termes de stratégie pour que la mayonnaise prenne. On y examinera également les stratégies des musées et des acheteurs célèbres ou locomotives.




                                Les paquebots de croisière actuels ont une esthétique qui pourrait largement être discutée. Mais ça représente une telle richesse et un aspect si amalthéen que les villages côtiers sont fiers de recevoir leur visite rapprochée. Du coup l’un et l’autre se soutiennent et se valorisent mutuellement. Bravo d’un côté, bravas de l’autre et la mayonnaise prend sur lit d’abondance

                                Le villlage de Rovaniemi est devenu le village officiel du Père Noël grâce à Eleonore Roosevelt en 58
                                L’ours en peluche est relié à Théodore Roosevelt, l’oncle d’Eleonore
                                Le sac Lady Dior doit sa gloire à Bernadette Chirac et Lady Diana
                                Giverny doit sa gloire à Monet et ne le lâchera jamais
                                Lanzarote s’était offerte à Cesar Manrique
                                Paris se doit à Eiffel
                                Hitler et Goebbels ; David et Napoléon ; Jules II et Michel Ange ; sont liés
                                Etc
                                Et encore l’Histoire n’aura-t-elle retenu de ces cas que les personnages principaux alors que d’autres personnes auront fait partie des rouages telle Gala entre Dali et Florence Gould

                                Il y a donc des alliances qui se sont constituées en bonne intelligence pour faire la mayonnaise et son haut prix.





                                Pour réussir un bataille, il faut bien entendu qu’une oeuvre possède quelque qualité intrinsèque dont celle de posséder un aspect singulier et un potentiel coagulateur. Si la coagulation prend sur un objet singulier alors cet objet, son style, devient phare et devient référence


                                (Notons que si de nos jours il nous semble que c’est le Palais Royal qui profite aux fades colonnes de Buren, ce palais, construit à seule fin de rendement locatif, avait été controversé, avait ruiné son propriétaire et avait frôlé la démolition).

                                A remarquer alors qu’une exposition de Klein au CGPompidou tomberait de nos jours à plat et qu’elle ferait bien plus d’effet dans le Palais de Versailles où elle ressortirait plus iconoclaste, insolente et renversante.
                                Un homard de 5 m ferait bien plus parler de lui s’il est suspendu dans la grotte de Lourdes ou s’il était posé sur le Concordia agonisant que s’il était exposé dans un Guggenheim
                                Ca montre que le public doit constater qu’il y a eu un combat idéologique, une confrontation de valeurs et que l’oeuvre présentée l’ayant emporté, cela prouve qu’elle est plus forte.

                                La partie est gagnée par l’artiste et son galeriste lorsqu’ils sont parvenus à exposer l’oeuvre dans un endroit qui vantait jusque là une autre valeur solidement installée. On doit donc considérer que tout s’est joué en coulisses entre eux et le gestionnaire de cet endroit qui va servir au vainqueur, de faire-valoir renversé.

                                S’il nourrit quelque ambition de ne pas paraître poussiéreux et s’il ouvre alors ses portes à une oeuvre insolente, c’est in fine le gestionnaire ou conservateur d’un cadre célèbre et devenu classique qui fait tout le succès et donc la valeur d’une oeuvre (même si le grand public ne suit pas la proposition car ce n’est de toutes manières pas Bidochon qui achètera le winer)

                                Sont d’arrière-garde ou trop tardives, les discussions qui cherchent à remetre en question la valeur d’une oeuvre artistique en examinant ses qualité intrinsèques alors qu’elle a déjà gagné la partie en trônant sur la place où régnait jusque là une valeur établie
                                 
                                Il est complètement vain et puéril de discuter de la valeur des oeuvres de Christo alors qu’elles ont déjà emballé et dominé à la vue aussi bien le Pont Neuf que le Bundestag

                                Thierry Erhmann a parfaitement compris ce point essentiel et a donc barbouillé son ancien relais de toutes les nouvelles valeurs qu’il voulait promouvoir.

                                Mutatis mutandis et à son échelle, le tag urbain joue de ce principe. Imposer sa présence insolente quelque part, n’importe où, assez longtemps pour que ce soit constaté par du monde, c’est avoir gagné la partie. Planter son drapeau sur une Lune ayant toujours résisté à toute conquête, idem.




                                • mojique mojique 20 janvier 2012 19:26

                                  Dès que c’est exposé, c’est de l’art car reconnu comme tel. Vous pouvez avoir du talent, si ce que vous faites n’est pas montré, ce ne sera pas de l’art mais du travail manuel.


                                  • Kookaburra Kookaburra 20 janvier 2012 19:38

                                    Les grandes ferrailles incurvées de Bernar Venet sur la place d’Armes à Versailles seraient un autre exemple d’une défiguration d’un cadre historique par l’art contemporain. Ici encore, c’est n’est qu’une affaire d’argent, de très gros argent. M. Aillagon, à la tête de Versailles depuis 2007, s’est comporté en commis du lobby de l’art contemporain en suivant les intérêts de milliardaires qui placent leur liquidités dans ces œuvres. Mais le véritable responsable de ce gâchis est le président Sarkozy, qui aurait du, après le scandale de l’exposition Jeff Koons en 2008, exiger la démission de M. Aillagon. Bien entendu, ceci n’est que mon avis personnel - un avis « objectif » sur l’art contemporain n’est guère possible (ce qui est encore un avis personnel !)


                                    • mojique mojique 20 janvier 2012 19:42

                                      J’ai beaucoup aimé cette exposition et n’oubliez pas que cette installation n’est pas permanente.


                                    • Kookaburra Kookaburra 20 janvier 2012 19:53

                                      Oui, bien entendu, on peut l’aimer. Je ne critique pas votre goût. C’est surtout le coté fric que je critique.

                                      Dans la Ville lumière, aucune rétrospective ne lui a jamais été consacrée. « On dit que je suis trop médiatisé et que je me débrouille très bien tout seul », déplore Venet. 

                                      Et, chaque fois, c’est le jackpot car, même si la barre n’est pas aussi élevée que pour Koons ou Murakami, les sculptures de Venet se négocient quand même jusqu’à 800 000 euros. Elles sont en tout cas tellement prisées que, pour répondre à la demande, un atelier de 17 personnes est installé en Hongrie, voué à leur seule production. Car l’artiste endosse avec succès la casquette de l’entrepreneur. « L’invitation au château de Versailles va servir à compenser le déséquilibre d’attention entre les scènes française et internationale », affirme Jean-Jacques Aillagon, directeur des lieux.


                                    • easy easy 20 janvier 2012 20:54

                                      Malgré mes explications, vous ne comprenez toujours pas.

                                      Concernant les grandes ferrailles de Bernard Vernet, je propose de parler de Richard Serra, plus connu et plus précurseur du genre après Calder.

                                      Serra avait donc ressenti, en frôlant des navires en cale sèche, une émotion forte et inédite comme nous la ressentirions tous. La muraille de la coque nous apparaît immense, gauche, indéfinissable, très lourde, instable et susceptible de nous écraser au moindre caprice. On se sent très humble et on se demande quels géants ont ainsi plié ces immenses tôles de 5 cm d’épaisseur

                                      Alors il a travaillé le sujet et n’a fabriqué rien d’autre que des ambiances de ce genre. Des ambiances où le mur de tôle oblique nous impressionne jusqu’à nous fait peur et cauchemarder.

                                      Mais où les exposer ?
                                      Dans un chantier naval où il est si facile de les manipuler et les stocker ?
                                      Bin non, elles seraient vite confondues avec les morceaux de navire et surtout, ces oeuvres ne toucheraient pas les chaudronniers qui vivent cette émotion en permanence depuis des années.
                                       
                                      (Tous les ateliers, chantiers et labos -interdits au public- induisent des ambiances extraordinaires, provoquent des émotions extraordinaires, tant dans le domaine de la biologie hyper dangereuse que dans les aciéries et il est bien dommage que seuls les ouvriers les connaissent. Il nous serait très enrichissant d’émotions et de regards de visiter plein de vrais chantiers)

                                      Et de toutes manière ce n’est pas Bidochon qui peut acheter à Serra ces décors de chantier navals. Il voit donc tout de suite qu’au-delà de son feu plasticien, il lui faut forcément convaincre des gestionnaires d’espaces publics vastes. Et plus il y réfléchit, plus il voit qu’il serait plus choquant, étonnant, renversant, pour le visiteur peu habitué aux chantiers navals que sa rencontre avec les immenses tôles se produise de manière inattendue, absurde, incongrue.

                                      Du genre en plein milieu du Sahara, mais hélas, il n’y passe pas grand monde.

                                      Résultat, il convainc assez facilement des gestionnaires ou décideurs d’espaces publics qui sont tout de suite épatés par l’émotion qu’ils ressentent au passage dans ces décors de tôles penchées et menaçantes, traitées de manière brute donnant l’impression que personne n’entretient la chose et que personne ne viendra les sauver en cas d’écrasement. (Idéalement il vaut mieux les visiter seul)

                                      Alors il obtient des commandes et ses oeuvres fleurissent dans des endroits où l’on ne serait pas attendu à voir de tels monuments de ferraille brute. 

                                      (A souligner que ces plasticiens de l’extrême poussent des industriels et artisans à des performances qu’ils ignoraient et font alors avancer les techniques. Exactement comme quand il avait fallu fondre d’énormes statues de bronze autrefois)

                                      Les gens s’y confrontent, trouvent ça fort de café, trouvent que ça vaut le coup mais ceux là qui ont trouvé l’oeuvre utile, n’en n’ont déjà plus besoin (ils ne vont pas passer dedans mille fois) Même les plus conquis estiment, une semaine après, que la place doit être libérée. Ils zappent alors sur le fait que plein d’autres personnes ont encore à découvrir cette émotion. 
                                      Après quelques semaines, on se retrouve donc avec des gens qui ont été charmés mais qui ont déjà envie d’autre chose et des gens qui n’ont même pas envie d’essayer s’étant contentés d’hystériser au loin. 

                                      Ce n’est donc pas simple car déménager ces installations, c’est un peu injuste pour ceux qui n’y ont pas goûté et c’est fort coûteux
                                      C’est tout aussi problématique que bien des oeuvres dites classiques qui ont été très encombrantes tel Le Christ quittant le prétoire ou les Nymphéas

                                      Finalement, les grands bazars finissent souvent par rester sur place ou s’ils sont déplacés une fois ou deux, finissent dans quelque casse

                                      Et il serait bien réducteur de ne voir dans ces installations en plein milieu d’une place de promenade qu’une provocation méchante ou arrogante. Non, c’est une provocation mais généreuse.

                                      Il est très fréquent que des milliardaires installent des oeuvres pareilles dans leur parc, sur leur plage, pour le plaisir de leurs visiteurs privilégiés. Ils gâchent l’horizontalité de leur magnifique plage de sable blanc, en bordure d’une belle eau turquoise, par un très vilain tas de ferraille qui produit ainsi un plus grand choc émotionnel, une contrariété, un choc, un étonnement, une surprise, bref mille sentiments intéressants. Pour ces milliardaires joueurs, cela revient à se promener en public avec un carré Hermès tailladé aux ciseaux. Il ne faut pas tomber dans la réduction jalouse et primaire consistant à crier à l’arrogance méchante ou humiliante pour nous. Non, c’est la manière des millionnaires de dire qu’ils ont leur part de non alignement et d’excentricité ou de loufoquerie. Non les milliardaires ne font pas qu’aligner en bon ordre des chaises longues sur une piscine bien droite et symétrique.
                                      Et autant préciser que ces grands bazars, une fois installés chez des milliardaires, ne sont quasiment jamais revendus. Ce ne sont pas du tout des placements financiers.
                                      A leur mort, leur villa devient le plus souvent un musée et le public peut alors pour le prix d’une place de cinéma profiter de ces folles dépenses.


                                      • easy easy 20 janvier 2012 21:11

                                        Concernant les oeuvres cinématographiques, c’est tout l’inverse sur bien des angles.

                                        Là c’est au contraire le public avec 5€ qui va financer l’oeuvre, jamais un milliardaire (à des gouffres cinématographiques près, du genre de ceux que faisait Howard Hughes)

                                        Alors que le succès d’une oeuvre plastique se détermine uniquement par l’acceptation d’un gestionnaire d’espace classique à la recevoir sur un trône et que ce contrat suffit au plasticien pour vivre (parfois très luxueusement), le succès d’un film se détermine par le nombre de tickets vendus aux Bidochons et s’il veut survivre, c’est cet objectif là qu’il doit viser.
                                        Du coup, les palmes que les professionnels accordent à un film, si elles consacrent très certainement son insolence ou sa pertinence, si elles lui confèrent une aura artistique certaine, ne suffisent pas à la réussite.
                                        Au bilan du cinéma on a donc, aux extrêmes des cas, des films reconnus artistiques qui ont été boudés du public (Là son réalisateur ne peut que se consoler de palmes) et des films méprisés par les juges professionnels qui ont rencontré un énorme succès auprès du public (Leur réalisateur se retrouvant alors méprisé par les artisticiens et bourré de thunes)


                                        • Pie 3,14 20 janvier 2012 23:16

                                          Ce genre d’article a le don de m’énerver.

                                          L’art contemporain, c’est-à-dire l’art d’aujourd’hui : escroquerie ou véritable art est un marronnier assuré de faire son petit succès auprès de ceux qui ne vont jamais voir une exposition.

                                          Il n’y a jamais eu autant de platiciens aujourd’hui et on trouve de tout, ce qui invalide déjà la notion générique d’art contemporain conçue comme un ensemble facilement identifiable.

                                          Un peintre comme Guillaume Bresson travaille la même technique que Caravage, d’autres font des tableaux avec des mégots et des saucisses de Frankfort... et alors ?

                                          Il y a bientôt un siècle que les critères hérités de la Renaissance n’existent plus et cela n’a pas empêché la création d’un paquet de chef-d’oeuvres.

                                          Lorsque j’étais jeune, je n’appréciais que l’art de mon temps. J’ai par la suite appris l’art du passé qui est en réalité beaucoup plus difficile à comprendre fruit de sociétés et de modes de pensées disparus. Le figuratif et la naturalisme sont trompeurs, ils donnent une impression de réel qui n’a pourtant rien à voir avec la réalité.

                                          Déplorer que l’art dépend du marché n’a pas de sens car cela a toujours été le cas. Je n’aime pas le passéisme et je trouve très sain que l’on expose l’art d’aujourd’hui dans des lieux patrimoniaux.

                                           

                                           


                                          • bert bert 21 janvier 2012 01:13

                                            http://www.youtube.com/watch?v=WFwuJUeT9rU&feature=related

                                            très bon article très très bon morceau mégamix

                                            • non-objet 13 avril 2013 11:30

                                              Madame, Monsieur
                                              Bien plus qu’un commentaire, je me permets de vous déposer une œuvre d’art versée au catalogue du non-objet « Commentaires » sous le numéro : com177/Avril/2013
                                              Vous avez par cet article réussi quelque peu à rendre plus concrètes mes nombreuses œuvres absentes.
                                              Merci.
                                              Olivier Borneyvski

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