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Accueil du site > Culture & Loisirs > Extraits d’ouvrages > Une brève histoire de l’avenir de Jacques Attali

Une brève histoire de l’avenir de Jacques Attali

Dans son dernier livre, Une brève histoire de l’avenir, à la fois fascinant et dérangeant, Jacques Attali déroule l’histoire des soixante prochaines années du monde. Dans une brillante synthèse, historique, politique, sociale, économique, écologique, scientifique et technique, il reprend certains grands thèmes de ses livres précédents, et notamment Les trois mondes, Lignes d’horizon, Fraternités ou L’homme nomade, pour nous plonger dans les racines du passé afin de discerner les branches porteuses de notre avenir.

Le premier tiers du livre constitue une des plus étonnantes histoires « co-évolutive » des civilisations humaines jamais écrite : de l’ancienne Egypte aux dynasties chinoises, en passant par le Bassin méditerranéen, le Moyen Age européen, l’Inde ou le Moyen-Orient, il met en perspective les trois ordres qui conditionnent le développement des sociétés humaines : l’ordre rituel (religieux), l’ordre impérial (militaire) et l’ordre marchand (contrôle de l’économie). Etape par étape, en suivant les « cœurs » du monde (Bruges, Venise, Anvers, Gênes, Amsterdam, Londres, Boston, New York et Los Angeles), il décrit l’implantation de la démocratie de marché, la naissance du capitalisme, la mondialisation, l’influence croissante d’Internet et des objets nomades dans les relations sociétales et dans les nouvelles formes de travail.

Mais progressivement, il se projette dans un avenir de plus en plus inquiétant, marqué par ce qu’il appelle « l’hyperempire » (l’extension de la démocratie de marché, avec ses règles impitoyables, allant jusqu’à la marchandisation du temps et du corps), « l’hyperconflit », (le choc armé de politiques, de cultures, de religions, entre des Etats ou des groupes se déclarant incompatibles, en lutte pour le contrôle des flux financiers, de l’énergie ou de l’eau). Des groupes puissants représentés par les mafias, les cartels, les « entreprises pirates », les « criminels en col blanc », s’appuyant sur « l’hypersurveillance », au détriment des règles de base de la vie privée et de l’éthique de la vie en société. De ce champ de bataille réel et virtuel des prochaines années Jacques Attali fait émerger la lueur de l’espoir.

Son livre se termine sur des options de construction positive et responsable de leur avenir par les humains, rassemblées dans ce qu’il appelle « l’hyperdémocratie ». Certes, on pourra dénoncer le caractère utopique, ou trop optimiste de cette vision à long terme. Certes, une collection de mots ne fait pas une politique globale, en particulier lorsque certains d’entre eux dénotent une certaine ambiguïté idéologique (comme « transhumanisme » ou « gouvernement mondial »). Mais les bases de la construction de ce grand futur sont jetées : réseaux solidaires, démocratie participative, « entreprises relationnelles », ONG, micro-crédits, intelligence collective... Encore faudra-t-il qu’au-delà des luttes de pouvoir et de l’égoïsme de chacun, les hommes prennent conscience de leur communauté de destin avec une nouvelle forme de « sagesse » pour référence principale. Alors « se dessinera, au-delà d’immenses désordres, la promesse d’une Terre hospitalière pour tous les voyageurs de la vie ».

Extrait de la conclusion de Brève histoire de l’avenir de Jacques Attali (Fayard)

« L’élection présidentielle à venir sera l’une des dernières occasions d’orienter l’histoire de l’avenir. Beaucoup préféreront débattre de questions mineures.

Beaucoup, à gauche comme à droite, pourront encore, le temps d’un sursis, choisir consciemment de ne rien faire, de ne même pas parler de ces enjeux. Ils préféreront discourir sur la grandeur de la France, sans rien faire pour essayer de la maintenir ; agiter les menaces qui pèsent sur elle, en se contentant de gérer le déclin à la petite semaine, tout en renvoyant les choix diffi­ciles à leurs successeurs.

De fait, à l’échelle de leurs petites vies, ce serait un parti pris raisonnable : la France est assez riche pour sombrer lentement.

Les Français devraient tirer, dès maintenant, les conclusions de cette histoire de l’avenir, de ses ressorts, de ses menaces et de ses potentialités. Ils devraient en déduire que, plus le temps passe, moins la politique aura les moyens d’influer sur le réel, et qu’il est encore possible, pendant quelques années, d’éviter le désastre, de tirer notre épingle du jeu par la mise en œuvre d’un programme d’urgence néces­saire, quelle que soit la majorité politique à venir.

Je n’entends pas détailler ici l’ensemble des réformes qui s’imposent. Ce sera le rôle des candi­dats aux prochaines élections présidentielles et légis­latives. J’entends seulement donner les principes qui devraient tous les guider. Ces réformes tournent autour de deux idées : rendre à l’avenir ce qu’on lui a pris ; permettre au pays de tirer le meilleur de l’avenir.

Permettre au pays de tirer le meilleur de l’avenir

Ces réformes qui découlent de toute l’histoire de l’avenir, racontée dans les chapitres précédents, s’organiseront dans six directions, énoncées ici sans ordre de priorité.

Promouvoir les technologies de l’avenir : la recherche universitaire et industrielle devra se voir attribuer des moyens beaucoup plus importants, en particulier dans les domaines des nouveaux maté­riaux, des économies d’énergie, des véhicules hybrides, des piles à combustible, de l’utilisation de nouveaux carburants, des énergies renouvelables, des nanotechnologies, des autosurveilleurs, de l’ubiquité nomade et de l’urbanisme.

Créer une société équitable  : il faudra organiser une mobilité équitable du travail, par un véritable statut rémunéré de tout chercheur d’emploi ; réfor­mer profondément les services publics, pour les amener à servir en priorité les plus démunis ; pour être équitable avec les générations ultérieures, il faudra retarder l’âge de la retraite d’au moins six ans, y compris pour les salariés du secteur public, à l’exception des salariés exerçant des métiers pé­nibles ou dangereux pour autrui (ce qui, compte tenu de l’augmentation de l’espérance de vie, permettra à chacun de ceux qui travailleront en 2007 d’avoir devant eux autant d’années de retraite que ceux qui quittèrent leur dernier emploi en 1988) ; il faudra tenir compte de l’espérance de vie dans le calcul des cotisations et des pensions. Il fau­dra enfin accepter le principe de l’entrée sur le terri­toire de plusieurs centaines de milliers d’étrangers par an - et pas seulement d’étrangers détenant des diplômes. Pour réussir leur intégration, il faudra lancer une ambitieuse politique scolaire, culturelle et urbaine. Il faudra faire du logement social une priorité ; mettre en œuvre, en faveur des minorités dites visibles, une discrimination positive tempo­raire de sept ans, et limiter à la même durée l’ins­tauration de la parité hommes/femmes, autre forme de discrimination positive.

Renforcer l’efficacité du marché : il faudra mettre le pays en situation d’ubiquité nomade, c’est-à-dire construire les réseaux de communication - ports, trains, aéroports, réseaux de fibres optiques, infra­structures urbaines - nécessaires à la phase à venir de la neuvième forme ; mener une bataille frontale contre tout ce qui peut réduire la mobilité (drogues, alcool, obésité) ; promouvoir le goût du travail, de la concurrence, de l’effort, de la curiosité, de la mobi­lité, de la liberté, l’aspiration au changement, au neuf ; favoriser les nouvelles entreprises, en particulier dans les domaines de la santé et de l’éduca­tion ; réduire la fiscalité du capital et de l’épargne, inciter à faire fortune par son travail ; favoriser la concurrence dans les services ; réduire les barrières à l’entrée de nombreuses professions ; mettre en place des systèmes de veille technologique ; attirer les investissements étrangers, en particulier dans les technologies de l’ubiquité nomade, de la santé et de l’éducation, des entreprises relationnelles ; donner une meilleure place aux plus innovants des agents publics ; réduire et simplifier les structures adminis­tratives, en particulier en fusionnant régions et départements.

Créer, attirer et retenir une classe créative : il faudra doubler la dépense moyenne par étudiant, regrouper les universités, favoriser leur autonomie de gestion, encourager leurs relations avec le secteur privé ; faire en sorte que l’origine sociale ne pèse plus sur la réussite universitaire ni sur l’accès aux fonctions de responsabilité ; réformer le collège ou tout se joue ; développer les capacités des étudiants à transformer leurs savoirs en richesses concrètes ; donner une deuxième et une troisième chance à ceux qui auraient échoué dans leurs études ; mener une très ferme politique de sécurité intérieure ; promouvoir la qualité de la vie sociale et culturelle dans les pôles de développement pour y attirer des élites venues du monde entier. La promotion de l’esthétique urbaine, industrielle, sociale, sous toutes ses formes, sera fondamentale.

Renforcer les moyens de l’influence et de la souveraineté : il faudra faire de la promotion mondiale de la langue française, et de sa défense en France, une priorité majeure ; doter l’armée de moyens de surveillance et d’intervention rapide ; concentrer l’aide au développement sur les pays qui le mériteront par les efforts qu’ils auront déployés pour se doter d’institutions démocratiques ; définir une politique claire de développement de l’Europe de l’Est et de la Méditerranée, régions dont dépendra, dans le prochain demi-siècle, la sécurité de la France. Il faudra aller vers la limitation des transports individuels et une gestion plus rationnelle de l’eau, de l’énergie, des déchets et des ressources de la mer. L’énergie nucléaire restera nécessaire.

Faire naître l’hyperdémocratie : la France aura tout intérêt à aider à la naissance de l’hyperdémocratie (forme ultime de la démocratie à la fois planétaire et participative) qui protégera ses valeurs et son existence même. Elle devra donc proposer la création d’instances de gouvernance mondiale disposant de ressources propres, évoquées au chapitre précédent, en particulier par la fusion du G8 et du Conseil de sécurité. A l’échelle européenne, elle devra inciter à la mise en place d’un véritable gouvernement continental, doté de compétences politiques, militaires et sociales - et pas seulement, comme aujourd’hui, éco­nomiques et monétaires. Elle devra faire comprendre à ses partenaires que l’Europe est la mieux placée pour créer le premier espace d’harmonie relation­nelle de la planète. L’État français conservera pour lui-même toutes les compétences nécessaires à l’inté­gration sociale, à la promotion de la langue, de la culture, de l’éducation ; il devra favoriser, fiscale­ment, financièrement, la constitution d’entreprises relationnelles de toute nature (des partis, des syndi­cats, des ONG, des associations, des réseaux coopé­ratifs réels ou virtuels, en particulier dans les activités d’éducation et de prévention). Il faudra développer la démocratie participative, en particulier régionale, et organiser des espaces urbains et virtuels pour que s’ y rencontrent ceux qui ont envie de se rendre utiles et ceux qui peuvent offrir des occasions de l’être. Cette démocratie participative aidera à faire surgir des citoyens à la fois intégrés et fidèles à leurs commu­nautés. Des citoyens capables de donner à la France les moyens de trouver la meilleure place dans l’his­toire de l’avenir.

Immense chantier dont chaque élément consti­tuera, à lui seul, une réforme majeure, en France comme ailleurs.

Si les futurs dirigeants de notre pays apprennent à comprendre les lois de l’histoire et analysent claire­ment les trois vagues de l’avenir, ils sauront faire en sorte qu’il soit encore possible de vivre heureux en France et d’y mettre en œuvre un idéal humain fait de mesure et d’ambition, de passion et d’élégance, d’optimisme et d’insolence.

Pour le plus grand bénéfice de l’humanité. »


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133 réactions à cet article    


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 21 novembre 2006 11:14

    Bonjour Joël de Rosnay,

    Intéressant article qui mérite plusieurs lectures pour une réaction appropriée, mais aussi d’entrer dans le livre d’Attali.

    Pour l’instant, juste une remarque. Cette idée d’un développement des société sur la tripartition entre trois ordre est primordiale. J’avais tenté d’écrire une Histoire, ou plustôt une triple Histoire, avec évidemment une reconnaissance des travaux de Dumézil qui le premier a su analyser ce schème, notamment dans la mythologique védique avec Mitra-Varuna, Indra et les deux jumeaux Natasya, sorte de panthéon miroir de toute Civilisation.

    Et ma conviction est que ce schème n’est pas obsolète et encore opérationnel dans notre monde dont le problème majeur est la technique


    • Marsupilami Marsupilami 21 novembre 2006 11:37

      Excellente présentation de ce bouquin d’Attali, que je vais lire.

      @ Bernard Dugué

      La tripartition des sociétés (il vaudrait mieux dire LES tripartitions, car il en est de multiples) est effectivement une structure fondamentale et les travaux de Dumézil passionnants. Sur ce sujet, un texte intéressant.


    • peu importe (---.---.10.209) 21 novembre 2006 12:09

      marsu, arrête un peu. T’es un facho de première. Et en plus t’es lâche si t’as pas le cran de l’admettre. Y’en a marre de voir tes commentaires écoeurants d’intolérance sur agoravox au nom de la liberté d’expression. Merci de ne pas me censurer


    • Josew (---.---.25.142) 21 novembre 2006 12:19

      + 1.

      Comme pour Frèche, certains écrivent ou racontent des choses assez indéfendables et ensuite réfutent leurs propres déclarations sous prétexte qu’ils n’ont pas de carte officielle du FN : tout cela n’est pas très sérieux...

      Pour ce qui est d’Attali et de son bouquin, on assiste un peu à un Hyper-enfoncement de portes ouvertes lorsqu’il écrit que la France et le Monde devront développer une nouvelle forme de démocratie adaptée à la mondialisation...

      Mais bon ce genre de verbiage à 2 balles plait dans les hautes sphères où chacun aime à se faire mousser mutuellement, et visiblement ça doit certainement rassurer le quidam avec ce côté cocorico Bleu Blanc Rouge un peu nauséabond : la France va inventer l’hyperdémocratie, dormez tranquilles mes chers compatriotes...

      Bref, des grosses ficelles avec de belles boites bien vides.


    • Marsupilami Marsupilami 21 novembre 2006 12:25

      @ Peu importe & José W

      Vous êtes de vulgaires diffamateurs et pollueurs de fils. Et si je vous traite de gauchistes décérébrés, c’est pas de la diffamation, mais la stricte réalité.


    • Midrate (---.---.251.170) 21 novembre 2006 12:27

      Jusqu’où agoravox ne descendra-t-il pas avec de tels rédacteurs fachos et de mauvaise foi ?


    • Josew (---.---.25.142) 21 novembre 2006 12:35

      Désolé mais je n’ai diffamé personne en disant que Frèche et certains autres notamment sur Agoravox soutiennent des thèses peu défendables et ensuite reviennent sur leurs dires sous prétexte qu’ils ont une carte du PS, de l’UMP ou même du PCF (Grémetz par exemple n’est pas en reste de déclarations à connotations très sulfureuses).

      Tout cela sème le trouble dans l’opinion publique (Ségo et Sarko y sont allés de leur couplet) et cela favorise Le Pen, les électeurs préférant en effet au final l’original à la copie.

      Si vous appelez cela du gauchisme décérébré, c’est votre droit, personnellement j’appelle cela de la lucidité.

      A noter que je n’ai jamais voté pour l’extrême-gauche et qu’il y a de bonne chances que je vote pour Bayrou (éminent gauchiste), Bové (certes il n’est pas à doite ni à l’extrême-droite contrairement ce que veulent faire croire certains médias) ou Hulot (un autre gauchiste sans doute) :

      Mais vu depuis votre positionnement idéologique, tout ce qui est à gauche de Villiers est certainement un « gauchiste décérébré ». smiley


    • peu importe (---.---.10.209) 21 novembre 2006 12:40

      dommage marsu, je suis centriste parce que j’ai compris qu’il faut de tout pour faire un monde, pas comme toi apparemment. en tout cas ca fait plaisir de voir que je suis pas le seul a en avoir marre de voir tes posts affligeants. Débat clos pour moi, continue a te lacher si ca fait du bien a tes pulsions animales.


    • Marsupilami Marsupilami 21 novembre 2006 13:00

      @ José W

      Donc mes excuses pour t’avoir traité de gauchiste. Figures-toi que moi aussi je vais peut-être voter Bayrou et que jusqu’à présent j’ai toujours voté socialiste (sauf une fois au 2e tour des présidentielles d’il y a cinq ans, où j’ai voté pour supermenteur).

      @ Peu importe

      Ton jugement m’importe peu.


    • Garland (---.---.125.71) 21 novembre 2006 13:07

      Marsu machin

      Mais vous pensez vraiment qu’on se préoccupe de ce que vous avez voté ? Vous êtes mégalo ou vous parlez depuis votre nombril ? Taisez-vous.


    • DEALBATA (---.---.166.140) 21 novembre 2006 13:13

      Il faut de tout mais dans le bon ordre.


    • tal (---.---.242.35) 21 novembre 2006 15:26

      @ par peu importe (IP:xxx.x7.10.209

      Facho ?! Non nuance, celui dont vous parlez est plus probablement un inconditionnel des Finkielkraut, Bruckhner et consorts.Style « new intelligentsia » à gémométrie déculpabilisante...variable ! faut pas tout mélanger... smiley

      Bah !Iln’est pas si méchant que cela...Un peu grande gueule,aimant les formules à l’emporte pièce et volontiers goguenard,avec un petit penchant( qu’il partage avec son comparse Panama) à manier l’injure dès qu’il est en difficultés, mais tant que ça ne se limite qu’à ça... smiley

      @ Josew :

      Je partage le point de vue exprimé dans votre : 21 Nov.2006-12:19

      Pour revenir au sujet, je n’ai pas lu le bouquin d’attali.Le seul ouvrage de cette illustre éminence grise, pas dépourvu de matière, qui me soit passé entre les mains est « Verbatim », une simple compilation évennementielle agrémentée de quelques observations (rares) qui engagent très peu l’auteur...

      Il doit être plus à l’aise dans cet exercice.


    • T.B. T.B. 22 novembre 2006 00:37

      L’avenir d’Attali ? J’espère que c’est en prison qu’il le passera et le plus tôt sera le mieux. Là il aura peut-être le temps de trouver l’inspiration.

      Attali est un escroc et il faut être un aliboron pour apprécier sa plume. Il se contredit sans cesse et se donne des airs pénétrés de grands penseurs naviguant seul dans les hautes sphères de l’esprit. C’est du n’importe quoi. Et c’est surtout un voleur ... protégé par une bande de voleurs, de droite à gauche, parce que les français sont des moutons qui laissent faire en votant pour les mêmes usurpateurs à chaque élection. (Vive la démocratie directe).

      http://www.denistouret.net/constit/Attali.html

      Aliboron ; l’âne de Lafontaine qui se prenait pour un esprit supérieur. (Cependant, l’âne l’animal est bien plus intelligent que le blaireau moyen).


    • T.B. T.B. 22 novembre 2006 00:55

      Attali ? C’est un Paul Loup Sulitzer qui aurait fait l’ENA. (Content de ma définition)

      En plus, les 2 amis se connaissent : ils ont tous deux été mis en examen dans l’affaire Falcone.


    • T.B. T.B. 22 novembre 2006 10:45

      Puisque vous aimez ma prose (-18) (-15), j’ai encore une petite histoire à vous raconter.

      Notre brillant économiste à qui vous devez une concurrence encore plus impitoyable de la part de la population active des pays d’Europe de l’Est vu qu’il a détourné, en partie, les fonds destinés à relever leurs niveaux économiques (la Berd). Donc, notre brillant économiste fut invité pour la ènième fois sur un plateau-télé. Là il s’agissait de la très écoutée émission « C dans l’air ». Question qui lui fut posée « mon cher Jacques, pensez-vous que l’argent du Tsunami a été intégralement versé ? ». C’est à lui qu’on pose ce genre de question, rien que ça j’ai failli avaler mon café de travers. Réponse du grand penseur au fait des grands dossiers du monde géo-politico-économico-environnemento-philisophico-stratégiques, petite bouche en rond pincée « voui, je ne puis assurrer qu’il n’existe pas quelques dérives, cependant bien marginales ». Ben voyons ...

      Alors, ça vous a plu ? (si oui, j’en ai d’autres)


    • DEALBATA (---.---.166.140) 21 novembre 2006 11:54

      Tant qu’il y aura des gens qui croiront que l’humanité devra son salut à la technologie, à la démocratie et au marché sous toutes ses formes et même en les aménageant jusqu’où il est possible, ceux-là seront leurs propres exécuteurs testamentaires dont les utopies stipulées auront servi à creuser leurs propres tombes politiques, sociales et culturelles. Le plus terrible dans tout cela, c’est que le constat du développement de l’humanité sous forme de castes allant du spirituel vers le temporel ne leur donne même pas une vague idée des conséquences de l’inversion de celles-ci dans la modernité. Ils continuent obstinément à se donner l’illusion que les ingrédients de la réussite du monde sont plus importants que la compréhension, l’ordre et l’application de la recette elle-même.


      • Stravos (---.---.132.162) 21 novembre 2006 12:03

        Article interressant, mais Attali est-il vraiment l’auteur du livre en question ? Je me souviens qu’Attali avait pillé un livre de Junger et rencontré par la suite quelques problèmes... Apparemment, le fait d’avoir exercer de hautes responsabilités est un sésame... Je ne lirais pas ce bouquin, car je n’aime pas les plagiaires. C’est une question d’éthique.


        • UGH (---.---.29.92) 21 novembre 2006 12:20

          Je te recommande, monsieur le sceptique, le blog de J Attali : http://www.attaliblog.com/index.php/ Cet homme a des propos intéressants et je vais lire son livre.


        • Stravos (---.---.132.162) 21 novembre 2006 17:38

          Apparemment toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire ! J’attend qu’on me réfute ! Personne d’assez couillu ? Tous des lâches !? Mr Attali est un plagiaire, pour au moins une de ces oeuvres... Plagiaire d’« Ernst Junger » qu’il a oublié de citer et dont il a recopié des pages entières sans une erreur de virgule... Du bon boulot ! Si vous ne me croyez pas, allez consulter les archives des grands quotidiens, celà a remué l’opinon à l’époque (fin des années 80 ou début des années 90, je ne sais plus trop, mais je sais que les faits sont avérés !). Mr Ellie Wiesel aurait d’ailleurs traité publiquement J.Attali de plagiaire... Pourquoi je remue cette merde ? Parceque la vérité, si déplaisante soit-elle, est toujours bonne à dire... Je ne conteste pas d’ailleurs qu’il soit une « grosse tête », mais celà ne lui confère aucun droit à piller les oeuvres des autres. Pour un écrivain, le plagiat est une tache indélébile qui jette la suspicion sur le reste de son oeuvre (marrant d’ailleurs qu’un type aussi intelligent ne le sache pas).

          PS : désolé d’être aussi cinglant, mais le plagiat littéraire est un péché irrémissible. Je ne comprend pas que tant de bonnes consciences s’assoient dessus... Le plagiat, c’est de la triche et le plagiaire est un tricheur. Il n’y a rien de plus à en dire. Sinon que ce tricheur veut faire la morale au reste des gens ou se permettre de lui donner « sa » vision du future ?? C’est peut-être con de ma part, mais j’ai plus d’estime pour un facho qui ne plagit pas, que pour une « bonne conscience » qui triche ! Car avec des « maîtres tricheurs », si intelligents soient-ils, ce sont les plus nobles idées qui courent le péril d’être discréditées ! La triche, c’est la pire des choses qu’on puisse faire à un idéal... Dommage qu’il y ait si peu de gens pour s’en rendre compte... On se prépare ainsi des lendemains qui déchantent...


        • fouadraiden fouadraiden 21 novembre 2006 18:29

          salut stravus,

          pas besoins d’allez chercher dans les poubelles.il suffit de tendre l’oreille ou le nez...


        • monteno (---.---.179.94) 21 novembre 2006 19:16

          @stavos

          Oui tu as raison J. Attali a publié des pages sans citer que leur auteur était différent de lui...Mais qui s’en souvient aujourd’hui ? Mais de même que Hitler peut dire des choses justes comme 2 + 2 =4 , un plagiaire, même si suspect, peut aussi être un véritable auteur créatif et interessant !

          Que montre ce plagiat passé ? Que J. Attali a tellement admiré ce qu’il a lu chez Junger, qu’il aurait voulu l’avoir écrit lui-même : quel hommage au fond ! Cela montre aussi que J. Attali a des faiblesses, et qu’il peut transiger avec la vérité.

          Mais pourquoi ne pas vouloir penser que cet ’incident d’éthique’ a ’vacciné’ Attali de refaire la même faute pour le restant de sa vie ? On peut en effet imaginer que quelqu’un qui cherche à être reconnu comme un essayiste et un penseur de notre temps, traine comme un boulet tellement encombrant cette faute, qu’il n’est pas prèt à la recommencer !


        • fouadraiden fouadraiden 21 novembre 2006 19:38

          salut

          dire 2 et 2 font 4 et dire ecoutez je vous explique les regles de l’addition ....c’est tout différent.le type nous explique 3000 ans d’histoire,faut pas charier.


        • erdal (---.---.242.88) 21 novembre 2006 12:28

          C’est vraiment une personne hors norme, mais il surestime la valeur de la population française dans l’iquibité nomade. De plus, force est de constater que la volonté des français à une ouverture du monde pour oeuvrer vers une harmonie n’est pas à l’ordre du jour. Comme c’est une personne qui survole la masse, sa pensée bien que sincère est déconnecter par rapport au terrain. Mais, il semble que cela ne lui echappe pas (en parlant des souverainistes).

          Est qu’il sous estime ce phénomène ?

          erdal


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 21 novembre 2006 12:54

            Je viens de lire la conclusion d’Attali qui indéniablement, est notre Fukuyama français, à couper le souffle, car il n’est pas question de fin de l’Histoire mais de suite de l’Histoire.

            Il se prend pour le nouveau Hegel (ou Kojève), à prétendre connaître des lois de l’Histoire et se placer comme Pythie pour 2007, en s’invitant au débat politique sur la base d’un traité de science fiction accordant trop d’importance à mon sens aux technologies. Il faut que les électeurs lisent son livre dit-il mais je n’ai pas trouvé dans ses propos matière à élaborer une stratégie de réformes.

            par contre, l’idée de départ reste majeure, la constitution tripartite


            • Demian West (---.---.227.174) 21 novembre 2006 13:00

              Bernard Dugué,

              Cessez donc de vous rendre ridicule en tentant d’en dire à Attali qui a fait l’histoire, quand vous la subissiez seulement. Ce qui est certainement raison de votre dérive droitière.

              Demian West


            • DEALBATA (---.---.166.140) 21 novembre 2006 13:08

              Ok avec vous Bernard, ça résume un peu ce que j’ai écrit plus haut. Je suis toujours fasciné par ces hommes dont « l’intelligence » est supérieure à la moyenne et qui font, somme toute, une bonne analyse mais dont les conclusions et les extrapolations, dirait-on, leurs ont été dictées par une sorte de cecité neuronale. Ont-ils peur des conséquences de leur propres analyses ?


            • Bernard Dugué Bernard Dugué 21 novembre 2006 13:37

              @ Démian, vous êtes une vraie girouette, méfiez-vous, vous pourriez donner du grain à moudre à ceux qui voudraient vous empailler mais tenez bon, demain vous quitterez l’influence du Scorpion ce qui, en bon sage sagitérien, donnera de l’élan à votre plume mais n’en faites pas trop, certains vous rêvent entre le goudron et les plumes

              @ Dealbata, j’avais émis des critiques similaires sur les propositions de Bounan après son panorama historique. Analyser et proposer des solutions ne peut se faire que si on voit les vraies questions. Connaître les lois du Présent et non pas de l’Histoire, c’est mon conseil pour Joël et Jacques


            • fouadraiden fouadraiden 21 novembre 2006 15:08

              à benard,

              au fait, j’ai des apriori sur ce genre d’auteur mediatique quand je l’entends ,sur un ton de professeur,nous expliquer ce que les philosophes allemands avaient fait avant lui ,avec d’ailleurs ,toutes les elucubrations d’usage.

              mais je voudrais savoir que vaut ce genre de livre aupres des gens dont c’est le metier,j’oserai dire les historiens ?

              il ya une piste pour juger de ce genre d’intellectuel,ce qu’attali n’est evidemment pas, c’est simplement la propension à vouloir communiquer ces idées à un public incapables de les juger, un peu comme les deux freres ’bognanof’ ou je sais pas quoi...

              il nous dit qu’il ya des lois passées et donc necessairement à venir...mais ça veut dire quoi ?

              je rappelle à tous qu’attali a tenté d’ecrire un livre sur MARX,ce qu’il a fait.

              je vous laisse deviner le dergré de pertinence philosophique de son marx chez les gens qui reellement on étudié marx....proche de 0.

              j’espère qu’avec son ouvrage les romanciers de science fiction y trouveront un intéret...


            • fouadraiden fouadraiden 21 novembre 2006 15:27

              resalut bernard,

              tu penses qu’il se prend pour hegel ou sartre ?

              je pense qu’il aura facile ,son concurrent est bhl,c’est dire le niveau de la pensée mediatique.le bal des mediocres et des imposteurs.


            • DEALBATA (---.---.166.140) 21 novembre 2006 15:28

              « Connaître les lois du Présent et non pas de l’Histoire » L’histoire nous sert à comprendre le futur : C’est en comprenant qu’avec l’avènement de l’homme dans celle-ci, nous avons une idée de la fin de celui-ci. Tout à commencé par état d’observation de l’être puis a été suivi par une auto-identification qui a abouti à cette boursouflure de l’ego. La fin sera vécu de manière inverse, c’est à dire par une libération, une délivrance de cet ego qui emprisonne l’humanité. Quant à la loi du présent, elle est éternelle, c’est la loi de l’être.

              Hic et nunc.


            • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 21 novembre 2006 13:05

              Salut Joel

              Désolé pour P@py, ce mec ne passe pas

              Voir :

              http://www.humanite.presse.fr/journal/1993-07-17/1993-07-17-680769 http://www.lexpansion.com/art/6.0.118353.0.html

              .. et la suite dans Google avec ces mots clefs : Jacques attali et le scandale de la berd

              Lui et les donneurs de leçons dans son genre m’irritent fortement ( j’suis poli )

              Désolé si c’est ton copain !

              @+ P@py


              • (---.---.37.70) 21 novembre 2006 14:00

                On ne présente plus Attali. Cet homme à une puissance de Pensée peut commune, du fait de sa maîtrise stupéfiante des mathématiques et de Karl Marx. D’ailleur il s’est fait renvoyer de la BIRD, sous le prétexte ridicule d’avoir dépensé l’argent de la banque pour décorer en marbre son bureau, le couloir de celui-ci, tout l’immeuble. Ce qui prouve son génie, car les génie sont toujours incompris par les gens mesquins. Or donc Attali vient de sortir un livre puissant, fruit de ses nombreuses nuits blanches, de son labeur intellectuel quotidien auprés de Marx, du souvenir de ses discussions avec F.Mitterand sur l’économie.

                Jacques Attali « La voie Humaine - Une nouvelle utopie sociale-démocrate ».

                Dans ce livre, J. Attali expose les conséquence de la victoire peut être à venir du Néolibéralisme : Marché tout puissant, transformation de l’être humain en esclaves consommateur décérébré au profit d’une classe dirigeante, puis pour finir, la guerre. (Attali prédit une société de marché à l’américaine où priment la déloyauté, la cupidité, l’obésité et l’inégalité, étape vers une société de marchandises où l’on ferait commerce de tout : corps, idées, passeports, sentiments, services... En réponse, certains développeront des « totalitarismes éthiques » au nom du retour à une certaine « pureté », par tous les moyens, y compris terroristes. C’est évident)

                L’intérêt de ce livre est de proposer un autre modèle politique qui refuse cette guerre inévitable, et est basé sur la démocratie, et où l’on mesure ce que chaque action d’un être humain apporte au collectif : Se former apporte à la société, c’est donc une activité rémunérée, chanter dans le métro apporte à la société, c’est donc une activité rémunérée, braquer une banque apporte à la société (assurance, emploi, installations, service de sécurité), c’est donc une activité rémunérée etc...

                Ce serait l’Etat, et donc les fonctionnaires qui seraient chargé de fixer les baréme d’évaluation et de controler leur application par les citoyens. Pour simplifier, on simplifira le nombre de biens pouvant être légalement introduit sur le « marché ». Il faut revenir à l’essentiel. Une planification impérative s’impose pour éviter l’anarchie du marché et que certains s’enrichissent au détrimant des autres. A l’heure ou des millions de gens en Afrique pourraient mourrir de la polution de l’Europe, il nous faut apprendre à vivre frugalement dans l’abondance.

                Jacques propose aussi la gratuité des biens essentiels (nourriture, logement, connaissance, santé) pour rendre sa liberté et sa dignité à l’homme : « il faut que des choses et des services échappent aux marchés, cessent d’être échangés contre de la monnaie ; il faut que du travail ne soit plus vendu, mais devienne libre et volontaire, créateur à la fois de richesse et de plaisir pour celui qui l’accomplit comme pour celui qui en bénéficie. » Bref, le travail serait optionel.

                Mais l’idée principale de son livre réside dans la constatation que, dans une société développée, contrairement aux autres, c’est le temps dont dispose chaque être humain qui importe. Or le néolibéralisme veut coloniser ce temps pour la consommation marchande, pour la société de marché, pour nous faire consommer des Macdo, du Mozart, du Proust, des médicaments, des bagnols, bref, pour nous aliéner, nous décérébrer, nous rendre complétement débile et dépendant face à la toxine libérale.

                « il faut que des choses et des services échappent aux marchés, cessent d’être échangés contre de la monnaie ; il faut que du travail ne soit plus vendu, mais devienne libre et volontaire, créateur à la fois de richesse et de plaisir pour celui qui l’accomplit comme pour celui qui en bénéficie ». C’est merveilleux. C’est d’ailleur tout à fait ce pour quoi nous autres fonctionnaires nous nous batons depuis toujours. Etendre ce systéme à toute la Société, à toute l’Europe, qu’elle idée géniale !

                « Pour renforcer la démocratie face au marché et inviter les citoyens à exercer leurs droits face aux clients, il faudrait pouvoir remettre en cause le principe de la délégation de pouvoir, la représentation, et aller vers une démocratie directe, permanente, sur mesure, en tous lieux, dans toutes les organisations publiques ou privées ou familliale où des décisions collectives doivent se prendre ; en y associant tous ceux qui y sont concernés ou non, citoyens ou non, soit parce qu’ils y habitent, soit parce qu’ils y travaillent, soit parce qu’ils en sont les usagers, soient parce qu’ils seront d’une façon ou d’une autre affectés par leur devenir. »

                C’est donc un nouveau droit que Attali veut donner a l’Homme, celui de décider à la place du marché, pour les autres, ce qui est bien pour eux ou pas. Plus de limite à la démocratie ! Fin du pouvoir du capital ! Fin du pouvoir du client ! Fin surtout des patrons ! Car celui qui posséde (ou qui paye pour posséder) n’aura pas plus de droit que les autres sur ce qu’il posséde ! C’est donc à un contrôle social par le social de l’économie que nous convie Attali, dans la Démocratie.

                « chacun doit avoir les moyens [...] de l’apprentissage, de la curiosité, du savoir en soi [...] »

                Chacun devrait avoir le Droit d’être Cultivé, d’être Diplômé, d’être Intelligent.

                Jacques Attali, La voie humaine (Fayard, impr. 2004) ISBN 2-213-61934-4.

                C’est un livre rare, car stimulant, et trés intelligent, de Gauche, évidement, et proposant que je vous invite à lire.

                Un site a été créé pour discuter de ce livre. J. Attali semble intéressé, bien qu’il ne soit pas intervenu. Il a par contre autorisé de large citations de son livre.

                Je pense qu’il y a enfin matière à rêver d’un projet politique à court, moyen et long terme. Mais, quelque soit la justesse et la faisabilité de ses arguments, il n’en reste pas moins qu’il est de plus en plus nécessaire de construire un projet de Société. Il nous faut un nouveau trip de Gauche. Une frange importante du Peuple de Gauche (FO, LCR, Verts, PCF) est désormais consciente qu’il est nécessaire de trouver autre chose que le chemin actuel, qui nous conduit vers la catastrophe. Le libéralisme, ca sera pire que le nazisme. Oui, relevons nos manches pour batir une nouvelle Utopie Socialiste ! Construisons un monde Anti-libérale et Solidaire, celui de demain !


                • Antoine Diederick (---.---.224.2) 23 novembre 2006 00:22

                  @(IP:xxx.x75.37.70) le 21 novembre 2006 à 14H00

                  J’ai lu votre post replié.

                  Quoique je n’adhère pas totalement à ce que vous écrivez, je retiens ceci : « Le débat de société ».

                  Malheureusement nous ne l’aurons pas, ni à gauche, ni à droite....

                  C’est l’urgence qui va remplacer la méditation et la réflexion, le changement qui va remplacer les attentes....

                  Et ce changement personne ne peut encore le définir...mais tous autant que nous sommes nous en aurons l’inquiétude car il est en route....il est là....mais est-ce celui de la prédiction ou un autre ?


                • Bernard Dugué Bernard Dugué 21 novembre 2006 14:14

                  En conjonction avec le contexte technico-social, se déplacent les lignes de front des débats intellectuels. Le freudo-marxisme de Marcuse est passé de mode, entraînant dans sa chute Althusser, mais aussi les mystiques de la gauche prolétarienne, tandis les nouveaux philosophes se sont chargés de dénoncer les totalitarismes de l’est, ramenant dans un moule fédérateur les fascismes et les socialismes étatiques scientifiques qui ne sont que les deux faces des modèles politiques technico-oligarchiques. Il fallait renouveler l’idéologie et la réadapter aux nécessités individualistes des classes issues du baby-boom. L’entreprise est donc réévaluée, ainsi que l’argent et la bourse. Un new-deal est proposé aux classes productives.

                  L’un des ouvrages les plus significatifs fut écrit par Jacques Attali qui dans Les trois mondes use subtilement des nouvelles théories systémiques et notamment de la théorie des fluctuations que Prigogine se propose d’élaborer. Si on interprète attentivement les conclusions d’Attali, on comprend qu’il nous propose une nouvelle utopie, et on ne sera pas étonné de voir l’association moderne entre conceptions scientifiques et idéologie. Au siècle des Lumières, Newton était lié au culte de la Raison. Le 20ème siècle voit se propager le culte de l’invention des formes, lié a la théorie des structures dissipatives revisitée en théorie des fluctuations, du joyeux chaos qui ravit les âmes et les fascine en leur montrant en ligne de mire l’invention de la vie, des comportements, des utilisations d’objets. C’est la réforme du situationnisme que l’on hybride au mode de production économique.

                  “La subversion exige la séduction : pouvoir parler de non-violence, de création, de tolérance, de parole, faire l’apologie de la disparate, du complexe, de l’invention de la négation de soi (souligné par moi) (...) jouer au parasite, vider tout de sens, et non dire autre chose : car rien ne peut être entendu avec les langues du temps, qui récupèrent tout en un dérisoire combat pour le contrôle de l’ordre (...) dévoyer la culture jusqu’à son cauchemar, jusqu’à la nausée de la fascination” (Attali, TM-362)

                  On remarque ici un point commun entre la pensée de la nature et la pensée du social. Si pour Prigogine la physique du devenir doit se substituer en tant que paradigme fédérateur à la physique de l’être, pour Attali, la langue ne peut fixer l’être (pris comme Ordre), et donc elle doit épouser les contours du temps, parler plutôt que subir. Le propos d’Attali révèle la hantise de l’immobilité classique, tout comme le physicien est hanté par les équations classiques où le temps devient réversible tandis que tout y est ordonné depuis la nuit jusqu’à la fin des temps. Éviter l’équilibre thermodynamique, éviter la mort de d’individu dit Attali, la mort de l’homme sans dieu qui risque de se complaire dans un consumérisme passif. Pour cela faisons circuler les flux, faisons circuler la parole, ouvrons-nous aux autres, subversion et invention, contre réversion et stabilisation. Fuyons l’immobilité et vénérons le chaos organisateur. Sacrifions le moi au profit du partage social. Il faut séduire l’autre et pour cela montrer qu’on est inventif, qu’on sait danser tel un paon, en brandissant un éventail d’objet, de gadgets, un feux d’artifice de paroles, dans un perpétuel Las Vegas ou tout ce qui est acquis doit être rejoué, remisé dans le joyeux chaos socio-économique que le pouvoir tente de manager. Du point de vue idéologique, cela ressemble à une Réforme post-moderne du communautarisme socialiste hérité de Saint Simon et des utopistes du 19ème siècle. Au lieu qu’un pouvoir organise la mise de l’individu dans l’ordre collectif produisant le social, son affectation comme cellule de la société se transformant, son incorporation dans le corps social, un new-deal fut proposé par Attali. Ici, tout le monde produit, tout individu est autonome, et surtout, pas de contrôle centralisé, ni de contrainte physique. Le jeu des fluctuations est un jeu de séduction, et le pouvoir ne doit plus s’imposer mais séduire, et de cet ensemble social naît un corps social ordonné mais non figé car en perpétuelle invention.

                  La philosophie scientifique de Prigogine joue un rôle éminent en s’accordant avec l’esprit du fluctuationnisme social. Elle se substitue au matérialisme dialectique et prend l’apparence d’un matérialisme auto-organisateur. Le conflit est remplacé par la séduction ; les contradictions de la matière deviennent les fluctuations et le tour est joué. Au niveau microscopique, l’opérateur entropie symbolise le temps qui invente. On tire de la mécanique quantique ce qui est nécessaire et on oublie l’essentiel (superposition des états). Opérateur, voilà le maître mot, tant dans la physique statistique que dans le nouveau socialisme scientifique. À partir des années 80, on invoquera les opérateurs boursiers qui gèrent les flux monétaires, les tour operator qui gèrent la circulation planétaire des individus, et les nouveaux opérateurs en tous genres, opérateurs de saisie informatique, nouveaux entrepreneurs et bien sûr le calcul et ses opérations indispensable pour les maîtres du technocosme etc...

                  “Vouloir la mort de l’Ordre pour attendre librement la destination de l’homme, vouloir vivre la seule vie pour ne pas être un objet mort (...) alors l’homme pourra inventer l’homme (...) et répondre à la seule question qui vaille encore d’être inlassablement posée : Qui vive ?” (Attali, TM-364).

                  Telle est la conclusion des méditations post-modernes d’Attali. On note trois points essentiels. Premièrement, la hantise de l’Ordre qui est interprété classiquement comme structure figée avec son pôle opposé qui lui aussi est figé, mais selon les canons de la thermodynamique où la seconde loi montre l’évolution vers l’informe, l’instructuré, l’homogène (qu’un contresens classique interprète comme désordre). Deuxièmement, un humanisme post-bourgeois et post-marxiste où l’homme s’invente librement en jouant avec les fluctuations, l’échange, admirable homme qui grandit en faisant circuler un peu de lui même, et donc en se marchandisant, tel un quantum formel humain que l’on distribue au tout venant, tandis que les objets sont aussi distribués dans les centres commerciaux. Post-modernité et mort de Dieu. L’homme qui fut le singe de Dieu, selon l’expression consacrée de Bakounine, devient le singe de l’homme. Et en s’accrochant à la branche anthropologique qui produit de l’entropie et surtout de l’anthropie, l’homme parcours l’arbre du collectif et s’auto-invente, pour aller où ? Nul ne le sait. Une destination indéfinie, qui surfe avec la complexité indéfinie des structures dissipatives. Et à la fin, une question “Qui vive”. Un philosophe averti tel que Bakhtine aurait tout de suite détecté le signe de la décadence, du déclin bourgeois (remplacé par le technicien contemporain). Lui qui soulignait à juste titre que lorsque la question du vivre prend l’ascendant, c’est mauvais signe. Qu’il s’agisse du vouloir-vivre de Schopenhauer, ou du vivre freudisant du début du siècle. Vivre ! n’est-ce pas le maître mot d’une piètre pensée d’un de nos philosophes les plus médiatisés ?


                  • (---.---.157.210) 21 novembre 2006 14:21

                    Dugué,

                    Il manque quatre ou cinquante pages à vos mémoires que vous venez de balancer et qui aggravent votre cas et notre digestion. Lâchez-nous un peu et passez à autre chose.


                  • DEALBATA (---.---.166.140) 21 novembre 2006 14:45

                    Pas mal ! Et je retiens surtout la notion d’opérateur qui est le symbole de la quantification qui caractérise la modernité s’opposant en cela de front à la qualification des sociétés traditionnelles. Après être passé par la phase du matérialisme, voici donc la phase de la fluctuation de l’ego qui s’auto-devient. Aboutissement logique de cette pensée individualiste, hégémonique et proéminente dont les esprits modernes se gavent pour nourrir leur ego jusqu’à étouffer la moindre petite parcelle d’être qu’il leur reste.

                    Vivement hier.


                  • La Taverne des Poètes 21 novembre 2006 14:28

                    Tant que des gens croiront au devenir de l’Humanité et aux chances de la France, il y aura de l’espoir. L’humanisme est ici bien défendu. Quelques réserves :

                    - Dans les 3 ordres de la société qui oeuvrent pour le développement, Attali ne parle pas de nos amis paysans. Un choix pour articuler son argumentation je pense.

                    - Le titre de l’ouvrage fait penser à « Désirs d’avenir » ainsi que la phrase « Il faudra organiser la démocratie participative en particulier régionale... ». On s’attend donc à ce qu’il se déclare prochainement pour Ségolène Royal.

                    - Mais on sait qu’il est aussi ami de Sarkozy (il le confirme sur son blog) : à le lire « Mener une très ferme politique de sécurité intérieure », on peut nourrir des craintes sur l’adverbe « très » qui ne se justifiait pas : « ferme » suffit. Et l’ajout du mot « juste » eut été de bon aloi". Un clin d’oeil à son ami Nicolas ?

                    - L’affirmation « Plus le temps passe, moins la politique aura les moyens d’influer sur le réel » est exacte. Et c’est pourquoi, il faudra désormais compter sur la société civile et les citoyens de bonne volonté pour agir sur la part des choses améliorable.


                    • La Taverne des Poètes 21 novembre 2006 14:33

                      « D’optimisme et d’insolence » : Aujourd’hui l’optimisme est une insolence.

                      A propos d’Attali et de ses idées sur les nouvelles technologies, voir mon article de ce jour (hasard de la programmation sur Agoravox) où je relate qu’Attali avait tenté auprès de Mitterrand de développer dans les années 80 le futur Internet et la numérisation des livres pour donner à la France une avance considérable, oui mais voilà...


                    • René Job (---.---.131.23) 22 novembre 2006 16:00

                      @ La Taverne des Poètes

                      « Le titre de l’ouvrage fait penser à »Désirs d’avenir« ainsi que la phrase »Il faudra organiser la démocratie participative en particulier régionale...« . On s’attend donc à ce qu’il se déclare prochainement pour Ségolène Royal. »

                      Il a déjà choisi de fait. Il fait parti de son staff, discrètement.

                      « Mais on sait qu’il est aussi ami de Sarkozy (il le confirme sur son blog) : à le lire »Mener une très ferme politique de sécurité intérieure« , on peut nourrir des craintes sur l’adverbe »très« qui ne se justifiait pas : »ferme« suffit. Et l’ajout du mot »juste« eut été de bon aloi ». Un clin d’oeil à son ami Nicolas ?"

                      Normal, ils feront la même politique. Ségo/Sarko feront la même chose présentée dans deux emballages distintcs. çà occupera les esprits.

                      Pendant qu’on se grattera la tête : une Homme ou un Femme ?

                      Eux nous placeront le programme en cours de prépération chez Madame Parisot. Programme issue d’une vaste enquête sur les entreprises françaises. Une enquête dont les résultats étonneront fort peu.

                      On discutera autour des propositions présentées par Parisot. Elle aura gagnée. Dans tous les cas, elle obtiendra ce qu’elle veut puisque ce qui se décidera, le sera dans ses thématiques à elle, dans son vocabulaire et dans un périmètre d’intérêts précis.

                      Pendant ce temps : une Homme ou un Femme ? pour discipliner et mettre de l’ordre.

                      On a, plus que jamais, besoin d’ordre, assurément. Mais je crains que ce ne soit qu’un prétexte.

                      Grenouilles ou Libellules ou Abeilles...ou Fourmis ?

                      Réponse : des bancs de petits poissons à pêcher appelés « citoyens ».


                    • Philippe Astor Philippe Astor 21 novembre 2006 14:53

                      Je me fiche pas mal de savoir que tel commentateur est gaucho ou que tel autre est facho et finalement, c’est avec le sourire et un certain soulagement que j’accueille le commentaire de l’inanérable Demian West, toujours barré dans son délire pédantesque, mais qu’il faudrait inventer s’il n’existait pas, tel Godot. smiley

                      Plus sérieusement, j’ai lu le bouquin d’Attali et je le trouve édifiant. Peu importe, en définitive, qu’il soit plagiaire ou non, et qu’il ai piqué notamment la première partie de son livre, sur les trois piliers du développement des civilisations humaines, à tel ou tel. Je partage l’avis de Joel de Rosnay : elle est très étonnante et la grille de lecture qu’elle fournit est très intéressante.

                      Précision : je ne crois pas qu’Attali soit un plagiaire ; Je pense seulement qu’il dispose d’une formidable capacité à synthétiser, de manière très intelligible et très intelligente, les idées des autres et certainement aussi les siennes.

                      Pour en revenir à son ouvrage, il a au moins cette vertu de m’avoir mis dans un premier temps très mal à l’aise, passé l’euphorie d’avoir eu le sentiment, dans la première partie, d’avoir une lecture limpide et éclairée de l’histoire des civilisations humaines. Pourquoi ? Parce les scénarios qu’il décrit pour l’avenir (hypercapitalisme et hyperconflit, notamment) sont proprement effrayants.

                      Cela dit, si on avait prédit à un français moyen ce qu’il adviendrait du XXième siècle en 1906, certainement qu’il aurait eu toutes les raisons de rester incrédule ou de se tirer une balle dans la tête. Quoiqu’à la réflexion, des millions de gens ont vécu très heureux pendant ce siècle, et nombre de ceux qui ont été frappés par le malheur ont néanmoins vécu des vies qui valaient d’être vécues. Ce qui permet donc de relativiser les choses. A un ami qui s’inquiétait, au récit que je lui faisais de ce livre, de l’avenir de ses enfants, j’ai répondu qu’au moins avaient-il la chance de ne pas être nés au Darfour, en Afghanistan, ou dans n’importe quelle autre région déshéritée du monde.

                      Avec une dizaine de jours de recul, je trouve que ce livre est porteur à la fois d’une grande lucidité et de beaucoup d’espoir. Lucidité, parce que loin de prédire l’avenir, Attali nous fait toucher du doigt la manière dont il se dessine déjà, en puissance, dans le présent : capitalisme sauvage des fonds d’investissement privés, mainmise croissante des compagnies d’assurance sur le devenir de chacun, conflits déjà latents pour le contrôle des ressources naturelles (eau, énergie, etc.), hyperterrorisme, hypersurveillance de plus en plus organisée (on peut de moins en moins naviguer dans des zones grises au sein de nos sociétés), perspective des coûts faramineux (1000 milliards de dollars par an à l’horizon 2030 selon les plus récentes estimations) qui seront occasionnés par les changements climatiques et les désordres et déréglements sociaux, migratoires et géopolitiques qu’ils ne manqueront pas d’occasionner, fuite en avant de la recherche technologique et scientifique (nanotechnologies, OGM, cellules souches, etc.) sans véritable garde-fou politique ou sociétal, et j’en passe.

                      Tout cela est déjà inscrit en puissance dans le présent, de même que l’espoir de voir se développer dans le même temps des formes d’intelligence collective, de démocratie en réseau, d’économie solidaire, de gouvernance mondiale, etc.

                      Ainsi donc, tout le mal et tout le bien qu’on peut souhaiter à l’homme au cours du demi-siècle à venir est déjà inscrit dans le présent. C’est ce que nous montre avec beaucoup de clairvoyance Attali, quelques soient ses inspirateurs directs ou indirects. Aucun d’eux, que je sache, n’a déjà pondu la somme qu’il vient de pondre.

                      Les enseignements que je tire de la lecture de son livre, c’est qu’on est très loin de regarder la réalité en face, qu’on se nourrit encore de beaucoup d’illusions, quelles que soient nos convictions politiques, qui restent, dans nos pays riches, somme toute très nombrilistes, y compris chez ceux qui se gargarisent de solidarité et de dénonciation des injustices.

                      Rien n’est écrit, encore moins dans le bouquin d’Attali. Mais une chose est sûre : l’hypercapitalisme, l’hyperconflit et l’hyperdémocratie sont déjà là, même si la majorité d’entre nous refuse de s’en rendre compte. Et c’est de notre capacité à en tirer quelque chose de bon au bénéfice de l’humanité tout entière que notre avenir dépend.


                      • fouadraiden fouadraiden 21 novembre 2006 15:20

                        salut philippe ;

                        tu as vraiment acheté le livre ?


                      • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 21 novembre 2006 15:25

                        Attali ( comme bien d’autres ) n’est qu’un triste sir, marchand de paroles qui fait des bouquins, et profite de ses relations pour faire sa promo, d’ailleurs regardez combien de fois dans l’année ce dernier est invité sur un plateau, à chaque foi, en profite,( re,...également comme bien d’autres ) pour faire la pub de son dernier bouquin ! Attali n’est qu’un manipulateur, car il ne croit pas à ce qu’il écrits, en effet il a assez d’intelligence pour savoir que les hommes ne sont que des loups entre eux , et cela depuis le début de l’humanité, et ils le resteront jusqu’a la disparition des humains, le propre de l’homme étant d’exploiter son prochain, le monde est ainsi fait , il suffit d’ouvrir les yeux et de regarder vivre la société !

                        Attali vend de l’utopie,... et il le sait que toute société humaine est formée de deux groupes, d’un coté les courageux ceux qui bossent, et de l’autre les fainéants et les profiteurs, et il en sera toujours ainsi ! Tenez posez vous la question sur le fonctionnement de la société communiste exemple l’ex URSS ! Une société collectiviste,ou pendant plus de 80 ans toute l’économie a appartenue à l’état, et qui soudainement s’écroule , et ou a émergés en deux coups de cuillère à pots ,... des milliardaires !

                        En conclusion : « Faites comme je dis,.... mais ne faites pas comme je fais » !

                        Du vent !

                        Je m’absence un moment, et à mon retour je vous parlerais des vrais bénévoles.

                        @+ P@py


                        • Stravos (---.---.132.162) 21 novembre 2006 18:17

                          Heureux de vous l’entendre dire ! Je me sens moins seul... J’ai l’impression que beaucoup de gens ne veulent à aucun prix voir la vérité toute nue ! Merci de votre intervention. Et à tous ceux qui ne se satisfont plus du triste balai médiatique, je dis : courage !...


                        • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 21 novembre 2006 18:50

                          Salut Stravos, Merci pour ton soutien, je remarque que les moutons bêlants n’aiment pas la vérité, pour preuve mon post précédent replier, et manque de pot comme je suis assez solitaire, je n’ai pas à la disposition une groupe pour agir dans un sens ou dans un autre !

                          @+ P@py


                        • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 21 novembre 2006 19:34

                          Tout à l’heure avant de m’absenter, j’ai évoqué les bénévoles, en premier parlons que l’on croit être « bénévoles » ces poeple qui viennent sur les plateaux télé pour parler de la misère du monde, .. et empochent un gros chèque, j’ai toujours en mémoire il y a une vingtaine d’années du cas Yves Montant qui lui un dimanche après-midi sur la une pendant une heure durant, était venu nous parler de la pauvreté,...mais qui avait touché x millions pour sa prestation !

                          Alors les donneurs de leçons de cet acabit, ben je sature sec !

                          Voir ce site,et vous verrez que certaines idoles tomberont de leurs socles de respectabilité ! http://www.editego.com/livrespublies/livre_01_01.pdf

                          Restes les vrais bénévoles, le petits d’en bas qui font tourner toutes ces boutiques indispensables pour soulager les pauvres gens : Restos du cœur, Armée du salut, Croix Rouge etc etc.

                          Par contre, avant avec les médias et leurs sphères de copinage de telles infos restaient souvent confidentielles,, maintenant grâce au net cela est plus difficile, et sur cet aspect je voudrais ici remercier Joël de Rosnay pour avoir crée avec son ami Carlo Reveli Agravox.

                          P@py on dirait que t’es en colère,.. ben oui !

                          @+ P@py


                        • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 21 novembre 2006 19:54

                          T’in dans les donneurs de leçons qui me gonflent , car ils sont à des années lumières des petites gens, pourtant un qui actuellement a le vent en poupe, c’est Nicolas, non non pas le patron des flics, mais l’écolo en hélico !

                          Ben , je l’ai écouté il y à une quinzaine dans l’émission de J.J. Bourdin sur RMC ( de 07 à 11 h oo ) ben le Nicolas disait qu’il fallait augmenter le prix de l’essence,... hé oh ! Nicolas, les petites employés qui font des dizaines de bornes ( certains 100 ou plus ) avec leur autos sans transport en commun sans possibilité de co-voiturage pour aller bosser,.... merci pour eux !

                          @+ P@py


                        • CAMBRONNE (---.---.87.13) 21 novembre 2006 15:30

                          BONJOUR A TOUS

                          Article trés interessant sur Jacques ATTALI qui est un des personnages les plus intelligents de son époque avec Alain MINC .

                          Tous les deux ont écrit des bouquins dans lesquels ils anticipaient et dans lesquels ils se plantaient à quelques exceptions prés .

                          C’est pourquoi je me méfie de ces esprits éclairés qui construisent des théories brillantes mais qui sont souvent démenties .

                          J’ai lu Alain MINC en 1989 qui traitait de la fin du monde soviètique ( quasiment impossible de notre vivant) et de la réunification allemande (encore plus impossible) . En plus j’étais moi même à l’Est à cettte époque . J’ai trouvé que sa vision était d’une rare lucidité . J’ai eu l’honneur de me planter avec Alain MINC .

                          Donc pour moi une seule religion : Me méfier des vaticinateurs .

                          Là où je suis d’accord avec ATTALI c’est sur sa classification des sociètés en guerrières , religieuses ou marchandes . Un de mes maitres me l’avait enseigné et je l’avais fait mienne .

                          Salut et fraternité .


                          • fouadraiden fouadraiden 21 novembre 2006 15:38

                            à cambronne ,

                            au fait , tu penses que les historiens ou les sociologues de metier pensent quelque chose des deux auteurs que tu citais ?


                          • alberto (---.---.121.225) 21 novembre 2006 16:16

                            Cambronne, vous m’avez couper l’herbe sous le pied, et suis copmplétement d’accord avec votre analyse.

                            J’ajouterai toute de même que si d’aventure ce bouquin venait à me tomber sous la main, je n’y accorderais attention que par référence à Joël de Rosnay qui semble vouloir en faire la promotion, plutôt qu’à celle de l’auteur qui de mon point de vue reste, comme Alain Minc ainsi que vous le notez , un touche à tout brillant sans doute, mais parfaitement inéfficace dès qu’il s’agit de rentrer dans le concret et dont les prophéties, enrobées dans une phraséologie pompeuse, comme celles de la plupart des futurologues aux propos sibyllens, ont pour caractéristiques de ne jamais se réaliser...

                            De grands panseurs... de blessures morales en somme !


                          • CAMBRONNE (---.---.87.13) 21 novembre 2006 17:15

                            ALBERTO

                            Parfaitement d’accord avec vous et désolé de vous avoir privé d’herbe !

                            Cordialement .


                          • Stravos (---.---.132.162) 21 novembre 2006 18:31

                            A Cambronne : je vous signale aussi aussi Emmanuel Todd qui, dès 1976, publie un bouquin décrivant la prochaine décomposition de l’URSS... A l’époque, tout les bien-pensants de droite et de gauche se gaussaient de Todd (lui mème homme de gauche, mais d’abord inscrit au trés scandaleux parti de l’honneteté et la vérité...)


                          • suzon (---.---.121.227) 21 novembre 2006 16:03

                            Comment contrecarrer l’eminence grise qu’incarne M Attali sa connaissance et ses demonstrations me laisse dans une modeste rhétorique . Toutefois, sa demonstration me convient en tant que scientifique. il a certainement plusieurs données échappant en tous les cas à son lectorat. Personnellement, j’adhere à plusieurs de ses theses surtout qu’il a une approche scientifique basée sur le passé et prend le soin dans le début de son ouvrage à planter le décor pour dire que les dommages causés par d’autres civilisations se perpetuent et entre vite dans le vif de son plaidoyer en faisant une extrapolation des eres moyenageuses à notre ere contemporaine. Il part de l’histoire qui est une tautologie. En effet pendant les quarante dernieres années nous avions l’impression que tout etait dissimulé et masqué dans une conjoncture economique difficile à envisager un avenir aussi chaotique (la guerre froide masquait pleinement toutes les hypotheses unilatérales et débouchant sur une quelconque conjecture socio-économique telle qu’elle est décrite dans l’ouvrage), la theorie du chaos était plutôt confiné dans les ouvrages religeux, voilâ maintenant, par a+b la science va se substituer à ces théories monothéistes et on nous explique que c’est iminent (Dans 50 ans ). ce qui semblait utopique semble etre demontrable des lors ou l’imperialisme americain , exemple vivant de notre civilisation contemporaine et sa demonstration de force ,a devoilé toute sa voracité et son avidité de suprématie hégémonique. Sa demonstration puise sa credibilité dans sa comparaison entre les temps mediévaux voire lointain et notre époque, pourquoi pas . Adossant à cela sa notoriété, l’ouvrage je pense ne pourra que plaire, en tous les cas moi j’y adhere. Petit bémol à sa démonstration rationnelle, il ne faut pas oublier la théorie de la main de dieu. Encore une fois Merci M Attali de cet ouvrage passionnant.


                            • fouadraiden fouadraiden 21 novembre 2006 16:19

                              salut suzon,

                              vous etes scientifique c’est ça ?

                              mais comment arrivez vous à donner une crédibilité à ce genre de discours ?

                              vous parlez de démonstration ,mais en science la comparasion avec le passé ne suffit pas à la demonstration de quoi que ce soit.

                              vous parlez de moyen age,mais il en caricature des traits que meme un enfant de 10 ans peut imaginer.

                              il n’arrete pas de parler des villes qui ont vu naitre le capitalisme.mais les plus grands spécilasites ne s’accordent pas sur les causes réelles d’une telle entreprise.

                              comment ceux qui , dont c’est le métier, n’arrivent meme pas à s’accorder sur le moyen age un « ingénieur ex conséille du roi » arriverait à nous prédire l’avenir ?


                            • suzon (---.---.121.227) 21 novembre 2006 16:55

                              Il faudrait au moins reconnaitre en lui le talent d’illusioniste remarquable. avez vous deja fait de l’informatique ou des maths, ce ne sont que des astuces et des subterfuges de l’esprit avec de grand raccourcis,

                              Son bouquin ne verra aucun interet il y’a 10 ans , mais actualité oblige sa demo tient la route, avez vous travaillé dans une multinationale, êtes vous conscient comment se prennent des décisions dans des conseils d’administration, savez vous comment des hommes politiques se comportent devant des géants industriels, il faudra au moins en etre conscient, vous serez plus qu’inquiet de ce qui se passera si ce mouvemùent s’accentue. la science n’attend pas que le politique soit sain pour y faire une decouverte qui sauverait le monde, la science est au service de l’homme, c’est à l’homme de se developper convenablement. aujourd’hui vu ce qui se passe en Irak par exemple , il est entrain à juste titre de comparer la barbarie actuelle qui sévit par l’imperialisme americain dont ses mutlinationales donnent le ton, avec celle des civilisations les plus sanguinaires d’antan et la valeur ajoutée d’atalli en tant que scientifique ,ce n’est pas de reprendre l’histoire literraire barbante de la mythologie grecque, mais de mettre en exergue les mecanismes socio-economiques tel que nous les percevons aujourd’hui.

                              en tant que scientifique il ne manque pas d’imagination projectionniste et c’est pour cela que j’ai apprecié le bouquin. c’est du meme ordre que le film de Speilberg Minority Report. d’ailleurs , dans le debut de l’ouvrage, il espere que cela ne se produira tel qu’il ose le prévoir.


                            • fouadraiden fouadraiden 21 novembre 2006 17:09

                              resalut suzon,

                              mais de quoi tu parles ?

                              as tu besoin de cet ouvrage pour faire de la science fiction ?

                              ce n’est pas une demonstration .

                              nous dire que si des hommes tuent c’est parce que d’autres ,hier, ont tué..ma grand mère en est capable ,tu sais.

                              alors ,permets moi,en quoi ce que raconte ce type est il une demonstration scientifique ?


                            • suzon (---.---.121.227) 21 novembre 2006 17:34

                              attention, la tête de turc que tu essaies de porter à Attali n’est pas justifié, le gars il n’a pas besoin d’ecrire un bouquin pour s’enrichir ou pour une quelconque raison flattant son orgueil. Sa carrière elle est dèjà faite, là, il se permet de faire une synthese et te fait profiter de ses conclusions.

                              Il a des idées, il les developpe dans un ouvrage après tu peux ne pas adhérer, mais sache que si tu dénigres complétement ses propos , il faudra venir avec plus d’arguments.

                              j’entrevois que vous n’avez pas l’habitude de cotoyer des vrais « sadiques du pouvoir » ou l’individu n’est qu’ne variable d’ajustement economique, si tel etait son cas je pense qu’il avait tout le support à l’epoque de Mitterand pour etre au devant de la scene, la il apparait de temps à autre à la télé et s’occupe de son ONG dont un de ses coéquipiers a été primé prix nobel de la paix, franchement je ne vois pas en lui le saltimbanque manipulateur qu’on veut bien lui préter. Il faudra cesser de jetter le bébé avec l’eau du bain.


                            • fouadraiden fouadraiden 21 novembre 2006 17:59

                              suzun,

                              je dois avouer ne jamais avoir lu un ouvrage d’attali,je nai fait que l’entendre.je ne parle pas de sa carriere,beaucoup de gens sortis des grandes ecoles en font tu sais.

                              mais ce qui me gene c’est l’aptitude à parler de tout .il a écrit un ouvrage ,je crois sur les penseurs du moyen age, et c’est là ,je connais un peu ,que j’ai vu la ficelle de chez grand mere.il ne retient que des caricatures comprehensibles pour le grands public,ce qui est honorable ,mais alors il est injustifié de parler de demonstration là ou on assite de propos usés,c’est tout.

                              il a aussi écrit un livre sur marx,là la comparaison est facile à faire.prends son ouvrage ,prends par exemple celui de raymon aron sur le meme theme et tu vois la difference ,elle est trop grande pour etre negligée.

                              présenter comme une demonstration ce qui est une compilation de poncifs est inadmissible.

                              je ne vois pas en quoi la cruauté de l’entreprise à affaire avec notre debat.


                            • suzon (---.---.121.227) 21 novembre 2006 18:18

                              Son spectre il est effectivement large, mais c’est aussi ses capacités intellectuelles, que diras tu si tu avais vecu à l’epoque d’Avicenne ou meme de devinci et pas si longtemps de Gustave Lebon, meme si la comparaison, vraisemblablement te choquera. Moi je n’ai pas de probleme, tu sais l’intelligence collective qu’il aborde dans son ouvrage passe d’abord par le respect de l’intelligence sous quelque forme que ce soit. Il faut que les gens arretent de stigmatiser d’autres gens uniquement parce qu’il representent des icones. La tu le demontes uniquement parceque sa tete ne te revient pas, dommage


                            • fouadraiden fouadraiden 21 novembre 2006 18:46

                              à suzon,

                              je te jure que non.

                              ce qui est triste c’est qu’il mise sur l’ignorance du public,à ceux là il ne fait faire aucune concesssion,il y va de notre exigence.

                              je te promets que je ne juge pas à la tete du client mais tous les sujets quil a abordé releve de la meme indigence.

                              il suffit de voir son livre sur les penseurs mediévaux,les mediévistes l’ignorent

                              il suffit de voir son livre sur marx,les « vrais » philosophe competents l’ignorent

                              alors, explique moi en quoi cette fois ci il aurait comme progressé par je ne sais quel miracle ?

                              n’importe quel scientifique ou historien digne de ce nom rigolerait à ecouter attali expliqué à elkabbach le sens profond de 3000 ans d’historicité.

                              il faut arreter de deconner.on est en france ,on est pas dans le médina de fes.

                              il parle de lois ,les historiens repugnent à employer ce mot pour leur discpiline.

                              il croit imité marx,en nous expliquant l’ineluctable marche du capital.

                              il croit etre hegel en nous expliquant la liberté seul but de l’espece.

                              meme un sous etudiant afgans sait cela.

                              je juge,mais ce genre de propos nous est imposé ,la production « intellectuelle » non la tete du personnage,je suis hétéro

                              il mise sur notre ignorance ,c’est assez pour le condamner sans appel


                            • suzon (---.---.121.227) 21 novembre 2006 19:17

                              j’avoue ne pas avoir lu ses autres livres, mais sur celui la, en ayant une connaissance assez developpée des entreprises (banques, assurances, distribution, multinationales) je peux te garantir que les etats seront bientôt desarmés devant la loi du marché. En tant que scientifique je peux aussi te garantir que les ordinateurs que tu vois ne seront plus alimentés par de l’electricité mais eventuellement par du plasma ou je ne sais quel substitut, sache que dans les centres de recherches chez IBM par exemple, il developpe deja des memoires sous forme de molecules et elles peuvent enregistrer une qunatité sans parler des technologies RFID, de tracabilité et puis de GPS et autres gadgets déja mediatisé, donc il suffit juste qu’un evenement de la taille du 11 septembre (exemple :les iraniens font sauter une bombe nucelaire touchant les interets americazins pour te retrouver par exemple surveillé par un puce qu’on t’insererait dans ton organisme. Ensuite comme le ton sera donné, il ne serait pas etonnant que les marchés financiers je ne sais par quel principe emanant de je ne sais quel cinglé au nom de la croissance à 2 chiffres viendrait abolir tous les avantages sociaux acquises depuis 100 ans. Mais arretons de polemiquer sur lui il faudra voir la réalité en face, tu n’as qu’à voir le succés qu’ont aujourd’hui les boites informatiques spécialisées en securité, les cameras de surveillance sont partout, la biométrie, n’est ce pas cela les vrais atteintes à la liberté. Donc lui il pêche peut être par ignorance mails il essaie tant bien que mal de dire que si ca continue comme ca on va droit au mur et qu’il ne faudrait pas en etre surpris puisque c’etait deja produit par le passé.


                            • fouadraiden fouadraiden 21 novembre 2006 19:34

                              suzon,

                              oui si tu veux. la technique et le marché seront plus presents

                              mais tu rigoles ou quoi.

                              et ceux qui ont pensé la technique,que disaient ils ? et ceux qui ont inventé la theorie liberale,dont l’illustre incaranation vient de mourir,que disaient il ?

                              oui cela nous le savions,mais venir nous dire qu’il nous explique 3000 ans d’histoire faut arreter.

                              des types qui font un tour en avion et nous epliquer la théorie du monde ,non c’est trop.


                            • suzon (---.---.121.227) 21 novembre 2006 19:55

                              tu invoques incidieusement la théorie de la main de dieu chère à tous les astrophysiciens. si tu as une dent contre Attali, c’est ton probleme mais à titre d’exemple moi personnellement j’ai 20 ans de carriere derrier moi et toutes les statitistiques (Gartner group et autre) qui faisaient des previsions sur les réorganisations des entreprises, au départ j’en rigolais comme toi, mais sache que ce sont des projets qui aboutissent à la fin ce n’est qu’une question de temps. l’externlisationsdes entreprises et le recentrage de celle-ci sur leur coeur de metier , j’en ai entendu parlé il y’a 15 ans et ce n’est qu’aujourd’hui qu’on voit sa generalisations dans toutes les boites qui se veulent competitives. Le progres scientifique à lui seul dictera quasiement quels seront nos comportements sociaux tellement les technos de l’information sont au coeur de tous les process organisationnels. n’en deplaise aux nostalgiques de la société de papy tu n’as qu’ à voir on dialogue sans se voir ni se connaitre ce n’est quand meme pas hegel qui l’avait prédit. encore une fois il ne faut pas jetter l’enfant avec l’eau du bain, Attali a dépassé parfois son domaine de compétence mais je pense que sur ce coup là, il fait une bonne appréciation des choses.


                            • fouadraiden fouadraiden 21 novembre 2006 20:59

                              suzon

                              je capte pas de quoi tu parles.on dirait que tu parles d’un type qui a donné une conférence dans une entreprise,meme clinton est capable de le faire ça.

                              moi je te parle d’un type qui se présente comme une personne ayant découverte les lois de l’esprit ,comme dirait l’autre,et à ce titre il est de mon devoir de crier à l’imposture.


                            • suzon (---.---.121.227) 22 novembre 2006 09:03

                              imposteur ou pas, ce n’est pas mon probleme, il se trouve que j’arrive aux meme conclusions que lui, qu’il ait plagié tel ou tel ouvrage mediocrement, cela n’engage que lui. Chacun est dans son perimetre de reponsabilité. Cela dit pour les entrerpises, il faudrait se renseigner un peu plus et comprendre que tout se jouera désormais dans les conseils d’administration et non dans les cabinets ministériels.


                            • fouadraiden fouadraiden 22 novembre 2006 14:56

                              a suzi,

                              et il nous fallait attali pour comprendre la primauté des uns sur celle des autres ?


                            • Salluste (---.---.121.177) 21 novembre 2006 16:11

                              Hallucinant, Attali décrit le présent et il appelle cela le futur !!! Incroyable, avec un tel conseiller n’importe qui serait allé dans le mur. Bien à vous Salluste


                              • fouadraiden fouadraiden 21 novembre 2006 16:26

                                salut salluste,

                                non je pense pas.il faut pouvoir comprendre la psychologie des motivations quand on entend ce genre de discours médiatisé.avec attali et les autres la psychologie est seule chose,la leur, d’interessant.

                                je pense qu’il y a un mal français,c’est celui de la case vide.les grands intellectuels à la francaise ont tous disparu ,on se retouve avec ce type d’intello.consequence soit du pouvoir politique soit des maisons d’edition

                                je vois rien d’autres


                              • Marsupilami Marsupilami 21 novembre 2006 17:05

                                Heureusement, la France a désormais, pour remplacer les anciens, une nouvelle caste d’intellectuels de haut vol comme Fouad Raiden. La grande classe.


                              • fouadraiden fouadraiden 21 novembre 2006 17:13

                                salut l’ami marsupi,

                                moi ,je n’ai jamais prétendu expliquer 5000 ans d’histoire,j’essaie, tres modestement, de comprendre quelques regles du jeu qui contribuent à la discrimination de quelques personnes,c’est tout.

                                quoi ,tu as aimé ce genre d’anneries polytechniciennes conseillées par un roi défunt ?


                              • CAMBRONNE (---.---.87.13) 21 novembre 2006 17:10

                                PAPY

                                TU AS RAISON ,CENT FOIS RAISON : ATTALI EST COMME DEMIAN C’EST UN « PEINTRE » .

                                Ce monsieur est brillant comme beaucoup de petits maitres mais je ne lui confierais pas mes économies .

                                Tu as du lire plus haut ce que j’en pensais , de lui et du non moins brillant alain MINC .

                                « Sapiens cum libro asinus in prato »comme disait ma grand mère .

                                J’en profite pour te dire que j’aime bien ce que tu écris ces temps ci sur Avox .

                                Vive les vieux singes !

                                Salut et fraternité .


                                • Stravos (---.---.132.162) 21 novembre 2006 17:51

                                  Bravo Cambronne ! Pas souvent d’accord avec vous, mais là j’applaudi ! A bas la triche et l’imposture !

                                  PS : la garde meurt et ne se rend pas ! cinq lettres dans la tronche d’Attali-la-Triche, le micro-Attila des lettres françaises ( pas la peine de se fouler dans les métaphores : Jack Attila l’éventreur rose des lettres françaises ne le mérite même pas !).

                                  Ps bis : je vise le moins cinquante ! Hardi les petites mains !


                                • Stravos (---.---.132.162) 21 novembre 2006 18:02

                                  Petit coup de pub pour mézigue : j’en ai rajouté une couche plus haut, en commentaire de ma première intervention, laquelle s’honore d’être la plus détestée de ce fil à l’heure où j’écris ce post...


                                • Bernard Dugué Bernard Dugué 21 novembre 2006 18:18

                                  Voilà ce que j’écrivais en 2001 sur les trois pouvoirs. Aurai-je inspiré Attali ?

                                  Si on veut concevoir une Civilisation à la hauteur des capacités spirituelle de l’homme, il faut prendre en considération la dimension éthique, sinon, on se contente d’une société d’atomes fonctionnels, limités par la loi de l’Etat, travaillant, produisant, s’insérant telle une cellule dans le grand organisme global, sorte de foie social fabricant les composants de l’architecture fonctionnelle technologique, paradis des profiteurs et enfer pour les exploités. Il existe donc un choix entre une Société et une Civilisation. Celle-ci comprend trois pouvoirs.

                                  Le pouvoir économique, saducéen, c’est en quelque sorte le pouvoir de la monnaie associé à la technique et à une juridiction héritée du droit romain, pour organiser les règles du commerce, des hommes, des biens, des capitaux.

                                  Puis il y a le pouvoir politique, double, pharisien pour ce qui est de la Loi négative qui empêche les hommes de se nuire en suivant leur libido désirante et dominatrice (voir Girard pour une lecture laïque et anthropologique des Ecritures) et impérial pour ce qui est de l’usage de la force militaire garantissant la paix (cela dit, la paix romaine ne se soucie peu des luttes entre hommes). Au moment machiavélien et hobbésien de la politique, la Loi pharisienne, reposant sur la contrainte de Dieu, est transférée vers l’Etat qui devient l’exécuteur testamentaire des commandements de Dieu, lesquels se transforment avec la raison humaine et l’homme commence à acquérir des compétences pour gérer un ordre global autant que local, avec des lois raisonnées pour arbitrer les conflits. Montesquieu parachève la constitution du pouvoir politique moderne fondé sur la force de la loi, et la loi de la force, autrement dit, l’Etat de droit, législatif, judiciaire, exécutif. L’alliance entre les Etats-Unis et Israël symbolise la rencontre de la puissance impériale et de la Loi.

                                  Le pouvoir éthique est le pouvoir de la Loi accomplie substantiellement, dans l’homme. Il ne peut s’abîmer dans la Loi négative. L’édifice hégélien était bancal. Le pouvoir éthique est le pouvoir de l’homme qui progresse spirituellement, entre ombre et lumière, avec les tentations métaphysiques et les points d’arrivée sanctifiés par la grâce. Si le pouvoir économique repose sur des actions techniques et matérielles, le pouvoir politique est par essence lié à des actions mettant l’homme au centre et comme point d’impact. La guerre comme action politique et la Loi comme interdit social, avec ses ramifications juridiques. La Loi négative et la Guerre positive sont les deux faces de la puissance politique, martiale. Enfin, l’Ethique et son pouvoir caractérisent ce qui n’est, ni économique, ni politique, ce qui n’a aucune finalité matérielle (rapport entre l’homme et la matière) ou bien humaine (rapports entre hommes). L’Ethique est un pouvoir dont la finalité et la réalisation appellent des attributs et des structures propres que l’on connaît en partie, qui se sont déployés au cours de l’Histoire, qui se sont métamorphosés et que le monde technique et l’ignorance contemporaine ont mis de côté, ensevelissant ces éléments subtils sous le raz-de-marée permanent du spectacle ! (Notons que l’ignorance ordonnée par les nouveaux programmes participe à cet oubli de l’éthique) Au cours des siècles, il y eut un pouvoir censé se prévaloir de l’Ethique : l’ordre religieux, celui-ci assurant les deux fonctions, éthique et politique, en coopération ou en rivalité avec le pouvoir martial des hommes (on consultera l’ouvrage de Quentin Skinner qui fait le point sur la naissance de l’Etat moderne au milieu de ces frictions entre Prélats et Princes). Une question se pose : de quelles institutions, constitutions ou structures a-t-on besoin pour donner un cadre et un moyen pour que se développe l’Ethique, définie partiellement comme l’ouverture du champ humain vers l’Autre, vers une aspiration au dépassement, à quelque chose qui ne se réduit ni à une réalisation technique (ou une acquisition utilitaire) ni à une action mettent en jeu des rivalités. On notera que l’homme, dans son orgueil, est un obstacle face à l’Ethique car il craint de ne plus être au centre des regards et que le spectacle ne peut que renforcer ce phénomène. Ce faisant, l’homme orgueilleux empêche les réalisations éthiques de se déployer, dans les domaines où la création est de mise, comme en science (voir le sort de Beljanski) et surtout en Art. Les plus importantes réalisations humaines se sont faites sous l’égide de protecteurs, mécènes ou bien structures. Ce n’est pas un hasard si François 1er créa le Collège de France, pour donner une chance au savoir alors qu’il savait que la promiscuité et les luttes intestines dans l’Université ne pouvaient qu’être préjudiciable au développement du génie intellectuel. Le chantier contemporain de l’Ethique ne se limite pas au savoir. Il est immense et je laisse quelques sillons pour signifier qu’il va falloir semer et irriguer, conformément à la parabole bien connue...

                                  Annexe : La signification du WTC

                                  Ce qui se joue, c’est vieux comme le monde, quatre Symboles, Babylone, Rome, Athènes, Jérusalem, autrement dit, (1) la matérialité et la luxure artificielle du capitalisme qui, ça et là, crée des jardins artificiels, avec des fruits technologiques que l’on consomme et que l’on utilise pour édifier des tours, (2) le pouvoir martial impérial, police, armée, administration, bref, Rome est ses succursales, (3) la Loi négative qui encadre les relations et donne une forme civile aux sociétés, celle-ci étant pour une part héritée de Dieu, avec l’Ancien Testament, et élaborée par l’homme, avec le travail de la Raison et de la dialectique. La Loi négative est à double face, immanente et transcendentale, à double origine, héritée d’Athènes et de Jérusalem et ici, j’inclus le Coran qui a toute sa place dans ce dispositif parabolique qui relie plus de 2000 ans d’Histoire, (4) enfin, la Loi éthique substantielle, incarnée par Jérusalem dans le Nouveau Testament qui est des trois Livres le Livre éthique par excellence, l’Ethique concrète, et non pas légale, bref, ce qui est né au sein des esséniens...un individu nommé Jésus.

                                  Dans ce contexte, difficile de ne pas voir dans les récents attentats le double symbole, avec la chute des deux tours de Babel, incarnant aussi les jumeaux Nasatya de la matérialité, dieux du panthéon védique, et le déclin de Rome, incarné par la Maison Blanche, heureusement épargnée (imaginez si l’objectif avait été atteint, la colère de G.W. Bush, le pire) et le Pentagone comme centre de l’administration militaire. On notera au passage que Bush n’a rien d’un Marc Aurèle et que les Américains feraient mieux de regarder celui qui incarne le déclin éthique du monde contemporain ! Je m’arrête là car il est pénible d’avoir à commenter des événements aussi tragiques. De toute façon le mal est fait, alors autant qu’il serve à méditer et qu’on puisse en tirer une leçon au-delà de cette soupe manichéiste que nous a servi le Président de la première puissance, prêt à se réclamer du Bien qui lutte contre le Mal, ignorant tout de la théologie moderne et de la mythologie antique, avec Indra, Mitra et Varuna.


                                  • robin (---.---.172.221) 21 novembre 2006 21:01

                                    lol,tu l’as dis bouffis !!!!!! smiley


                                  • Antoine Diederick (---.---.223.90) 22 novembre 2006 13:45

                                    @ DUGUE

                                    Prenez le tarot de Marseille, tirez la Tour Dieu smiley)

                                    je vous charrie gentiment...il est vrai qu’il est possible de voir une « babélisation » de nos sociétés.

                                    D’accord que « société » ne fait pas forcement « civilisation »...etc....


                                  • Bernard Dugué Bernard Dugué 22 novembre 2006 14:23

                                    Antoine, je ne connais que la part dieu à Lyon

                                    et la maison dieu, lame 16 du Tarot de Marseille


                                  • Antoine Diederick (---.---.223.90) 22 novembre 2006 15:02

                                    Bonjour Bernard...oui pardon....c’est bien « la Maison Dieu »

                                    vous avez raison, je me suis trompé.


                                  • Bernard Dugué Bernard Dugué 22 novembre 2006 15:15

                                    à titre informatif, j’ai couplé mes deux textes pour en faire un billet avec une petite intro. Envoyé hier sur Avox, s’il passe (sans doute demain), j’espère que cela fera débat


                                  • Nicolas (---.---.184.227) 21 novembre 2006 18:23

                                    Cette polémique est très intéressante. Tantôt on se croirait dans la guerre des étoiles, tantôt devant un aréopage de sages philosophes et visionnaires, tantôt on assiste au lavage de linge sale des uns et des autres, aux diatribes personnelles... ça vole parfois très haut, et comme l’univers est courbe ça vole aussi très bas. Ah, oui j’oubliais il faudra forger l’homme nouveau (une petite modif. génétique bien ficelée) qui sera doué d’ubiquité et nomade à la fois (très compliqué à saisir le concept de l’ubiquité nomade). De grâces n’en jettez plus, je suis trop bête pour parler dans la cour des grands. Il me reste le cri de Sganarelle : ET mes gages, et mes gages !

                                    Je vais tout de suite courir aheter le livre du nouveau sage. Pour savoir il faut d’abord consommer. A plus tard donc !


                                    • robin (---.---.172.221) 21 novembre 2006 20:58

                                      Tu peux faire l’économie de ce torchon,ce n’est qu’un ramassis de conneries........ smiley


                                    • Stravos (---.---.132.162) 21 novembre 2006 18:44

                                      Il est savoureux de voir Mr D.WEST voler au secours d’un plagiaire... Il parait aussi que Mr Attali fait l’histoire ( toujours selon Mr West), probablement en soufflant dans l’oreille de feu Mr Mitterand, autre grand imposteur ( le « plus grand des petits politiciens » selon un bon mot dont l’auteur m’échappe).


                                      • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 21 novembre 2006 20:53

                                        Les réponses replier ne me gêne pas,( je l’ai déjà écrits sur le site ) même si ce soir j’en fais l’expérience !, car en haut de page ou en bas de page , il suffit de cliquer sur : AFICHER LES COMENTAIRES MASQUES, et tout les commentaires s’affiche.

                                        Dans un monde d’adultes responsables, normalement les contradicteurs ont le courage d’expliquer leurs désaccords, là rien le néant de l’anonymat et du manque de courage !

                                        Si la réponse de P@py ( la première celle de 13 h 05 ) qui est repliée avec 18 votes vous à heurtée ou déplu, et bien ayez l’obligeance de l’expliquer ouvertement .

                                        Je fais mienne la pensée de Voltaire ( le philosophe de Ferney dans l’Ain )

                                        « Je ne suis pas d’accord avec vos écrits, mais je me bats pour que vous puissiez les exprimer. »

                                        @+ P@py


                                        • robin (---.---.172.221) 21 novembre 2006 20:55

                                          lol ,cet Atali,que de leçons de morale.... ! hum ,ça serait interressant de se pencher sur le passé et le présent de cet individu moralisateur.....vous y apprendriez des choses ....disons génantes pour ce grand visionnaire... !lol smiley


                                          • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 21 novembre 2006 21:11

                                            Salut Robin,

                                            Comme tu dis, regardes la réponse ( parfois repliée ) de P@py à 13 h 05 !

                                            Je me répète, cet individu m’irrite !

                                            @+ P@py


                                          • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 21 novembre 2006 21:19

                                            Au fait notre grand prévisionniste,... avait il prévu cela :

                                            http://fr.news.yahoo.com/21112006/290/l-accord-final-sur-iter-signe-a-l-elysee.html

                                            Ca c’est du concret,et perso, je suis heureux qu’ITER soit installé en France

                                            @+ P@py


                                            • Antoine Diederick (---.---.223.90) 22 novembre 2006 13:13

                                              Iter....hou la la....bombe a retardement....d’éminents scientifiques ont crié « danger » avec ce projet....il y a un énorme risque technologique (mais c’est un autre sujet).


                                            • Antoine Diederick (---.---.223.90) 22 novembre 2006 13:39

                                              Bonjour,

                                              Je trouve que les thèmes abordés par cet article méritaient mieux que les commentaires que je découvre.

                                              C’est vrai, Attali, est une personnalité pleine d’une dualité qui dérange, c’est vrai qu’il donne l’impression de « surfer » sur les idées à la mode, c’est vrai qu’il s’est voulu le « chantre d’un régime », c’est vrai qu’il mêle parfois allègrement les faits historiques pour refaire le monde, c’est vrai qu’il n’est pas toujours clair et transparent ds ses prises de position, et sa communication, je dirais sa médiatisation.

                                              Pour autant, faut-il, faire un sort au contenu des idées reprises ds son livre —que je n’ai pas lu — pas sûr.

                                              Le danger qui menace ce type de réflexion c’est l’enfermement ds ’la tour d’ivoire’, cela est vrai aussi.

                                              Le gouvernement mondial et les comportements socio-économiques qui en découleraient sont soit des utopies ou la « solution panacée » pour faire face au changement et la mondialisation ou encore tous les « hypers » qui nous sont promis pour l’avenir.

                                              Cette thématique, nous la retrouvons aussi ds l’idéologie des sectes nord-américaines, je veux dire ainsi, qu’il est bien de se méfier des ’travaux publics inutiles’ ou qui servent d’autres espoirs qu’un humanisme réel.

                                              Maintenant, faisons le distingo entre l’homme Attali et les propositions faites ds son livre...voyons les idées et essayons de nous demander :« Cela est-il possible, hors une proposition intellectuelle alors que le présent est bien là »(Nous avons déjà bien du mal à inscrire notre présent ds la minute qui est).

                                              Il est en effet possible que notre avenir et notre survie exigera une plus grande concertation mondiale. Je pense particuliérement au changement climatique déjà bien inscrit ds la réalité terrestre et qui nécessitera une action internationale de gestion du phénomène.

                                              Bien, si j’ai le temps je lirai le livre....


                                            • Antoine Diederick (---.---.223.90) 22 novembre 2006 13:56

                                              « Faire naître l’hyperdémocratie » et « démocratie participative »

                                              Bon d’accord mais encore....mais cela semble bien être pour le moment surtout « une auberge espagnole ».

                                              Démocratie participative est un fait un pléonasme comme nous en écrivons tous les jours.... smiley ?


                                            • kah (---.---.193.123) 21 novembre 2006 23:24

                                              ITER quelle gapillage et gouffre financier.


                                              • bernard29 candidat 007 21 novembre 2006 23:40

                                                J’ai lu tous les commentaires et je suis d’accord avec tous ceux qui critiquent Attali. Minc ça aurait été pareil.

                                                Nous avons les élus qu’on mérite, mais aussi les « penseurs » enfin penseurs je me comprends. je crois qu’il serait bon de faire une star ac de ces penseurs ou un loft, ce serait distrayant.

                                                je regarderai cela avec élégance. je crois qu’ « ils sauront faire en sorte qu’il soit encore possible de vivre heureux en France et d’y mettre en œuvre un idéal humain fait de mesure et d’ambition, de passion et d’élégance, d’optimisme et d’insolence ». ceci pour montrer que j’ai lu l’article.


                                                • marmotte (---.---.70.34) 21 novembre 2006 23:54

                                                  Bonjour Mr de Rosnay,

                                                  je viens de mettre un nom que je connaissais mal sur un visage vaguement familier, le vôtre smiley . Si j’avais su que je surfais à côté d’un tel monument, je n’aurais même pas osé m’incruster à la Parlementia. Je vais tâcher de lire vos écrits avant ceux d’Attali.


                                                  • Stravos (---.---.132.162) 22 novembre 2006 08:45

                                                    « Car je fais dire aux autres ce que je ne puis si bien dire, tantôt par faiblesse de mon langage, tantôt par faiblesse de mon sens. Je ne compte pas mes emprunts, je les pèse. » J.Attali.

                                                    Plus loin, voici ce que dit encore l’encart publicitaire de Fayart : « Volontairement, il omet de donner les noms des auteurs. Mais il avoue tout celà de bon coeur : il se réjouit de pouvoir dérober quelque chose, de le changer et de le déguiser, pourvu qu’il parvienne ainsi à quelque chose de nouveau, de pertinent. Il ne se sent que »réfléchisseur« , et non écrivain. » Quel cynisme dans cette pub pour « Histoire du temps », dont des pages entières sont reprises d’« Essai sur le temps » d’Ernst Junger. Cette page de pub que je cite date de 1982 ( et non de la fin des années 80 comme je l’ai dit dans un autre post).

                                                    PS : mon reproche envers Attali n’est pas de s’être inspiré de Junger (que j’admire !) ; mais d’avoir recopié des pages entières sans le nommer. C’ est inexpiable, dégueulasse. Il devrait se cacher aprés un tel forfait ! Bon j’arrête, car j’ai passé trop de temps avec cet imposteur. Bien le bonjours à ceux qui ne bêlent pas !


                                                    • suzon (---.---.122.227) 22 novembre 2006 09:33

                                                      c’est une critique littéraire d’un ouvrage qui se veut surtout informationnel. Attali, ca se trouve il pêche par omission de l’exactitude des faits, il prend des faits historiques comme prendrait un chimiste une molecule qui lui servirait à construire un organe tout en sachant que cette molecule meme si approximativement n’est pas la meilleure à fabriquer celui-ci. Le critiquer sur un plan littéraire ou historique pourquoi pas. malheureusement on tape sur lui injustement sur ce coup là


                                                    • Maxime Verner Maxime Verner 22 novembre 2006 09:15

                                                      « L’élection présidentielle à venir sera l’une des dernières occasions d’orienter l’histoire de l’avenir. »

                                                      C’est bien la vérité ! Jacques Attali était à l’époque Mitterrand un conseiller important et aujourd’hui il nous montre encore ses qualités d’analyse. Les sociétés ont un poids de plus en plus importants, les présidents et autres politiques se transforment parfois en VRP pour eux...

                                                      J’avais entendu parler de ce livre dans une émission littéraire sur le service public (Guillaume Durand pour ne pas le citer) et ton article vient renforcer mon envie de lire ce bouquin.


                                                      • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 22 novembre 2006 09:23

                                                        Au fait nos duettistes ( Attali et Minc ) avaient ils prévus la délocalisation après Weill, Scandale Dim et maintenant Aréna la dernière boite française de fabrique de sous-vêtements féminins,..et ce n’est pas après mai 2007 que les choses hélas s’améliorons !

                                                        Que disent ils sur le déclin de la France, dans la CEE, nous somme en queue de peloton pour le nombre de scanners et d’IRN

                                                        Peugeot va fermer en 2007 son usine britannique de Rytont, et sur Yahoo Actualités nous avons pu lire ce titre :WW : la Belgique sous le choc après l’annonce de 4.000 suppressions d’emplois, http://fr.biz.yahoo.com/21112006/202/vw-la-belgique-sous-le-choc-apres-l-annonce-de.html et dans son excellent article http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=15883 Henry Moreygne indique que l’un des fleurons de notre industrie, la construction automobile, s’effondre (- 15 %).

                                                        Nos deus compères ont-ils un « remède » quand on sait que nous avons x millions de chômeurs en France, certains disent 5

                                                        http://www.actuchomage.org/modules.php?op=modload&name=News&file=article&sid=1797

                                                        ...mais par contre nous manquons de bras pour les travaux des champs ( vendanges , cueillettes des fruite et des légumes etc )

                                                        Depuis 20 ans les Ministres de l’Education Nationale nous bassinent avec leurs 80 % de réussite au Bac, alors que notre pays doit construire des centaines de milliers de logements, ben, et il nous manque plusieurs centaines de milliers d’ouvriers du bâtiment ( maçons, plombiers, peintres carreleurs, couvreurs, électriciens, chauffagistes etc etc )

                                                        T’in pour le modeste Attali, une info en provenance de télé-matin 7 h 30 par Jérôme Bony qui parlait d’Angela Merkel à l’occasion de son premier anniversaire à la Chancellerie, et bien l’envoyé spécial de france 2 a indiqué que cette dernière qui demeurait dans un modeste appartement à 2 kms de la Chancellerie, et que pour conduire la Chancelière à son bureau, son convoi respectait le code le la route,( feux tricolores etc )

                                                        Attali a été pendant de nombreuses années le conseiller de Tonton premier (En 1981, lors de son arrivée à l’Élysée, il devient « conseiller spécial », et s’installe dans l’ancien bureau des aides de camp qui jouxte le bureau présidentiel

                                                        J’adore cette phrase : En 1982, il plaide pour la rigueur économique. Il rédige chaque soir des notes pour le président sur l’économie, la culture, la politique ou le dernier livre qu’il a lu ou plutôt parcouru . ( source Wikipédia ), vous avez bien lu, ..il plaide pour la rigueur économique, ..venant de lui, .... c’est à mourir de rire !

                                                        @+ P@py


                                                        • Antoine Diederick (---.---.223.90) 22 novembre 2006 13:04

                                                          @Gilbert « la Belgique sous le choc après l’annonce de 4.000 suppressions d’emplois »

                                                          Merci dévoquer ce drame social en Belgique, qui verra à terme en plus des 4000 emplois supprimés peut être 5000 à 8000 emplois liés disparaitre ....c’est ce que nous pouvons nommer une « catastrophe nationale »

                                                          Ce type de drame montre soit qu’il faudra une gouvernance mondiale (comme cet hypermondialisation le suggère) ou que tout simplement ces théories seront des artefacts d’intellectuels.... Ceci dit la réalité seule dira l’avenir ...

                                                          Ce type d’affaire est le résultat aussi du dumping social et de la concurrence intra-européenne....l’Europe va sans doute perdre toute crédibilité et heureusement que le traité a été rejeté, la charette avaient été mise avant les boeufs. Cependant, il faut dire que l’Europe a Bruxelles demande à Wolkswagen de renoncer a son actionnariat public.

                                                          Cela veut dire aussi, que si globalisation il y a mme intra-européenne , le mouvement social et la concertation sociale nécéssaire doivent aussi évoluer.

                                                          Ok, je stoppe ici pour ne pas m’égarer pas sur ce thème qui est adjacent au propos de l’article.


                                                        • Antoine Diederick (---.---.223.90) 22 novembre 2006 13:05

                                                          correction : « Ok, je stoppe ici pour ne pas m’égarer sur ce thème qui est adjacent au propos de l’article. » merci de corriger cette coquille.


                                                        • Yann (---.---.231.49) 22 novembre 2006 09:48

                                                          Si ce pauvre type est aussi bon conteur que piètre conseiller politique ce livre doit être un chef d’oeuvre. Mais j’en doute, un ramassi de thèses déjà traitées par des kyrielles de véritables analystes réuni en un best-of indigeste tamponné du glorieux patronyme de ce vil représentant de la destruction des Nations. Aux chiottes Attali, aux chiottes Minc, aux chiottes tout ces incompétents qui osent encore parader aprés leur séries d’échecs et de crimes.. Bientôt la tête au bout d’un pic, pathétiques énarques gavés d’impôts.


                                                          • louis mandrin (---.---.45.205) 22 novembre 2006 09:58

                                                            ça me semble un livre intéressant, jacques Attali est doué pour les bons ouvrages. J’oserai même dire qu’il s’agit là presque d’un programme électoral séduisant....mais comme le démontre la pyramide de Maslow (http://home.nordnet.fr/ sdelbecque/cour/maslow.htm) les besoins « inférieurs » de la majorité des français ne sont pas satisfaits, ou trop partiellement, je doute fort que cet ouvrage rencontre l’écho qu’il mériterait auprès de la majorité des électeurs qui iront, en mai 2007, flinguer sur l’autel de leur colère, les candidats du pouvoir qui les écrase et les méprise (de droite comme de gauche)....


                                                            • richard (---.---.121.227) 22 novembre 2006 10:26

                                                              bien dit. DE toute façon le livre est bien en deça des préoccupations des Français et comme il ne va être lu que par une élite littéraire avide de demonter à son tour les icones du pouvoir, il ne verra malheureusement aucun echo positif.


                                                            • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 22 novembre 2006 11:00

                                                              Hier j’ai évoqué Nicolas Hulot l’écolo hélico !

                                                              Ben c’matin le Parisien titre : la vraie nature de Nicolas Hulot

                                                              Nicolas Hulot est un personnage populaire qui garde sa part de mystère. Derrière des engagements forts, celui qui sera peut-être candidat à la présidentielle cache une jeunesse tourmentée, des activités très lucratives et parfois controversées.

                                                              http://www.leparisien.com/home/index.htm

                                                              Bon pour lire , faut raquer ,mais comme d’hab, .. je m’interoge !

                                                              A suivre donc !

                                                              @+ P@py


                                                              • René Job (---.---.131.23) 22 novembre 2006 11:57

                                                                Monsieur Joël de Rosnay,

                                                                contrairement à vous, Monsieur Jacques Attali est un « faiseur ».

                                                                Il parle des français qui ne sont pas à la hauteur. Ils se présentent comme un excellent analyste et un visionnaire.

                                                                Ce Monsieur oublie qu’il a servi Le Président François Mitterrand à L’ELysée pendant une décennie en qualité d’Eminence Grise.

                                                                Il a donc eu l’opportunité d’influencer grandement le cours de l’histoire des « français » et de l’humanité - étant donné la relative importance de notre pays dans les affaires mondiales.

                                                                Je sais aussi que la tradition « intellectuelle » veut que celui qui s’est trompé à de nombreuses reprises soit tout excuser du moment qu’il fait mine de le reconnaître.

                                                                Monsieur Attali prépare son retour comme Eminence Grise de l’Elysée en poussant son pion : Ségolène Royal.

                                                                Je crois que les « français » qui ne sont pas à la hauteur des enjeux que seul ce « grand visionnaire » sait percevoir vont lui faire comprendre à travers son « pion » qu’ils comprennent très bien où il veut en venir.

                                                                Il serait préférable que ce Monsieur ait le courage de se présenter à la Présidence directement. Il aime le pouvoir ? Alors qu’il le demande explicitement sans essayer de convertir indirectement les esprits à sa cause.

                                                                Nous l’écouterons du point de vue exact où en réalité il se place lui-même. A sa manière, il me fait penser à une sorte de « Kissinger ».

                                                                Je rappelle qu’il est un des grands architectes du « bordel » général dans lequel nous vivons à l’heure actuelle. Alors maintenant que Monsieur G. Sorros a décidé d’intervenir dans le débat « mondial » afin de calmer les esprits et de préciser le rôle d’un Etat dans l’économie, et que le modèle dont il parle n’est pas un modèle néo-libéral pur et dur, on peut comprendre que certains s’autorisent à prendre la parole alors qu’ils ont eu l’opportunité de servir l’intérêt général là où la plupart des gens ne l’auront jamais. État de fait qui rend ce discours plutôt comique.

                                                                Cette semaine voici la définition que j’ai entendu de notre « démocratie » : « notre démocratie est une dictature arrangée ». Paroles d’une jeune femme de 22 ans n’ayant qu’un BEP en poche. Description intéressante. Il est vrai que nos dirigeants sont si peu représentatifs et si peu élus...qu’à la longue tout autre discours paraît aujourd’hui surréaliste.

                                                                « L’hyper-démocratie » ? Allez, soyons modestes pour une fois : une vraie démocratie me conviendrait déjà.

                                                                Et puis je ne crois pas que les autres civilisations aient vraiment envie de faire quoique ce soit avec nous...en ce moment. Elles chercheront à nous humilier, progressivement, en retour de ce que notre incapacité systématique à être à la hauteur de nos idéaux a été.

                                                                On n’obtient pas facilement un emploi en France si on est : handicapé ou pas « beau » ou pauvre ou fil/fille de l’immigration (africaine ou asiatique, notamment) ou pas bien « éduqué »...

                                                                Ce que j’entends autour de moi, ce sont des gens lucides qui ont des parcours sociaux divers et qui comprennent très bien qu’ils sont toisés par des cénacles de personnalités qui s’auto-intitulent « penseurs ».

                                                                On ne lira plus Jacques Attali dans un siècle mais je crois qu’on lira encore un ouvrage concernant un village planétaire.

                                                                Enfin je reprendrai ce passage :

                                                                "Les Français devraient tirer, dès maintenant, les conclusions de cette histoire de l’avenir, de ses ressorts, de ses menaces et de ses potentialités. Ils devraient en déduire que, plus le temps passe, moins la politique aura les moyens d’influer sur le réel, et qu’il est encore possible, pendant quelques années, d’éviter le désastre, de tirer notre épingle du jeu par la mise en œuvre d’un programme d’urgence néces­saire, quelle que soit la majorité politique à venir.

                                                                Je n’entends pas détailler ici l’ensemble des réformes qui s’imposent. Ce sera le rôle des candi­dats aux prochaines élections présidentielles et légis­latives. J’entends seulement donner les principes qui devraient tous les guider. Ces réformes tournent autour de deux idées : rendre à l’avenir ce qu’on lui a pris ; permettre au pays de tirer le meilleur de l’avenir.

                                                                Permettre au pays de tirer le meilleur de l’avenir"

                                                                Avec Ségolène Royal dont il est l’obscur conseiller. On peut y voir entre les lignes le discours de la peur et du remède « l’ordre juste » ou « la dictature déguisée ».

                                                                Je crois que tous ces gens sont déphasés. Leur campagne sera basée sur l’usage des théories de l’information. Et pour en avoir des correctes, ils vont demander aux français ce qu’ils pensent. Je crois que la première chose que moi, je pense, petit français, pas à la hauteur des enjeux, c’est : merci de rentrer chez vous et de nous laisser enfin tranquille.

                                                                Ce que vous dites est intéressant. Mais étant donné le poids de vos responsabilités dans notre situation présente, il serait bon de vous contentez d’une carrière d’universitaire.

                                                                L’Histoire en ce qui concerne l’humanité prendra fin avec la fin de toute conscience humaine. C’est-à-dire, le jour où il n’y aura plus aucun membre de notre espèce vivant dans l’univers.

                                                                Soit nous aurons disparu de notre seul fait par la violence généralisée, soit nous aurons disparu par le fait de notre activité pacifique mais irréfléchie ce qui ne manquera pas d’induire des réactions physicochimiques à grande échelle qui nous balayeront, soit nous serons balayés par la nature sans véritable intervention de notre part à une échelle encore plus importante.

                                                                Dans l’entre-deux, il faut vivre le plus heureux possible.

                                                                En pensant, chaque jour, à une formule ancienne : « n’oublie pas que tu n’es qu’un mortel ».

                                                                La technosphère ne peut que retarder ou différer l’échéance.

                                                                Apprenons à vivre.

                                                                Je ne voterai pas « Royal ». Une petite blanche de plus dont l’universalisme et la grandeur sont d’une évidence frappante. Je dirai qu’au moins François Mitterrand avait la capacité du comédien. Hillary Clinton ferait mieux l’affaire dans le rôle, j’y croirais. Mauvais casting.

                                                                EN CONCLUSION :

                                                                « Les Français devraient tirer, dès maintenant, les conclusions de cette histoire de l’avenir, de ses ressorts, de ses menaces et de ses potentialités » en ne reconduisant pas toujours les mêmes faiseurs aux commandes de l’Etat dans leur spécialité « toilettage et maquillage ». Changeons, en effet, de personnel politique afin de faire émerger nos potentialités.

                                                                Le nouveau mot du néo-libéralisme suranné (Friedman est mort) —> l’hyperdémocratie. Ouverture tout azimut de notre belle société. Retour du TCE et autres joyeusetés.

                                                                Petit point sur la décroissance actuelle : nous alimentons désormais la croissance de nos concurrents...parce que nous consommons leurs produits. C’est officiel. Il y a des jours où le réel l’emporte sur les délires personnels et orientés. Evidemment, posséder des industries sur son sol : une idée de ringard : pas hyperdémocrate.

                                                                Une bonne idée : aux réformateurs : allez vous réformer d’abord avant d’expliquer aux autres qu’ils ne sont pas à la hauteur...à votre hauteur. Mais « la hauteur », sphériquement parlant n’est qu’une façon de parler ; après tout, chacun peut n’être pas à la hauteur de l’autre...ou pas vraiment dans la même sphère...payé au SMIC (C pour croissance : a-t-on pensé au cas « décroissance » et au SMID ?).

                                                                ******************************************

                                                                Quant au système de vote sur Agora : il a échoué. C’est maintenant, un fait constatable. Il serait temps de revenir sur cette idée de « pliage ». Au fond, çà consiste à ne pas vouloir voir les points de vues qui nous dérangent. C’est donc un déni de démocratie qui ne se reconnaît pas lui-même. L’effet « moins » est désagréable et, le dépliage des commentaires en bas de page est un « arrangement » avec le réel...encore un.


                                                                • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 22 novembre 2006 12:37

                                                                  Au fait , juste une question notre premier de la classe bobo gaucho caviardesque a-t-il fait une étude sur ce nous coûtent tous nos tricheurs confondus, des arnaqueurs en cols blancs aux profiteurs assistés en faux : rémistes ,chômeurs malades etc, qui valent un énorme budget à la société et qui pour l’alimenter taxe à mort les entreprises ( grandes , moyennes et surtout petites ) qui ne peuvent investir et qui ne sont plus du tout compétitives dans le marché mondial !

                                                                  @+ P@py


                                                                  • Didier (---.---.98.92) 25 novembre 2006 20:36

                                                                    Quelle finesse d’esprit, quelle grandeur d’analyse !! J’en reste pantois.


                                                                  • René Job (---.---.131.23) 22 novembre 2006 15:39

                                                                    Je viens de penser à une chose dans ma « sortie ».

                                                                    Certains peuvent penser que je n’ai rien compris à la démarche de J. Attali. A raison en apparence.

                                                                    Je vous montre :

                                                                    Pour lutter contre l’hyper-capitalisme , il faut rééquilibrer les rapports avec le politique et donc créer des institutions à l’échelle du phénomène concerné.

                                                                    Jusque là, çà parait être une remarque de bon sens.

                                                                    Excepté que c’est exactement le discours de rattrapage ou de dépassement qui a favorisé le développement brutal de l’hypercapitalisme. çà revient à faire admettre encore et encore pour une durée indéterminée un degré d’ouverture maximal de la société. C’est comme çà que le beau projet politique européen est devenu une vaste système complètement libéral.

                                                                    A ces échelles là, les enjeux sont tels, les distances avec les citoyens sont telles, les puissances des firmes financières sont telles que les institutions créées reflètent plus les lignes générales d’intérêts économiques des multinationales que celles des Etats.

                                                                    Il est certain qu’un jour, il faudra bien un gouvernement unifié mondial mais dans deux cents ans, pas avant.

                                                                    Se lancer aujourd’hui dans une telle aventure, c’est faire le jeu du libéralisme sauvage le plus absolu. face aux spéculations informatives qui génèrent en quelques heures autant d’argent qu’en plusieurs années de retours sur investissements des industries ou des aménagements territoriaux, les discours de la sorte ne tiennent pas. Ils font le jeu de ces intérêts là au détriment de tous.

                                                                    On ne pourra dépasser les problèmes que nous connaissons qu’avec des sociétés apaisées où les citoyens se sentent globalement biens. Assez pour considérer des constructions générales plus ambitieuses. Et y consentir.

                                                                    Si nous n’abaissons pas l’angle d’ouverture de nos sociétés, nous finiront dans des dictatures qui ne disent pas leur nom. Car il faudra bien faire accepter aux citoyens mécontents et lucides, les dégâts de plus en plus visibles de la mondialisation sauvage. Et le mode d’acceptation sera celui d’un certain usage du Leviathan.

                                                                    Quels seront les thèmes de la campagne ? L’ordre, la sécurité....la répression !

                                                                    Les gens ont besoin d’être intégrés, d’avoir un emploi ou un revenu. D’être détendus et de penser à demain tranquillement. Le libéralisme créé la violence quotidienne, perverse et insidieuse. Ce phénomène culpabilise les victimes en les rendant complices des maux de demain puisqu’espoir de s’enrichir de manière illimité est entretenu subtilement.

                                                                    Les victimes, dans l’espérance et la frustration, se font co-auteures de la situation.

                                                                    Servez leur un discours tour à tour inquiétant et rassurant, elles vous suivront encore.


                                                                    • Yann (---.---.227.33) 22 novembre 2006 21:53

                                                                      Quel flot d’intelligence lucide Mr Job ! Sans doute un tantinet hermetique néanmoins pour ceux qui n’aurait pas le goût du déchiffrage Kabalistique mais bravo ! Pour faire plaisir à mr attali je vais me diriger vers l’hyper démocratie en 2007 en votant Le Pen..


                                                                      • René Job (---.---.131.239) 23 novembre 2006 15:44

                                                                        @ Yann

                                                                        Je ne pense pas que Le Pen soit une solution à nos problèmes.

                                                                        Je crois qu’il n’y en a pas. Il n’y a, à ce jour, aucune offre politique satisfaisante.

                                                                        Ce qui est certain, c’est qu’un système totalement ouvert ou totalement fermé n’engendre pas une dynamique de vie viable.

                                                                        Il nous faut quelqu’un de mesurer , de senser. Qui ? je n’en sais rien.

                                                                        Pour le reste, j’aime bien votre humour. Je me contente de donner mon opinion.

                                                                        Quant à Attali, je suis certain qu’il fait un bon professeur d’université. Il doit faire plaisir aux étudiants qui l’écoutent. Mais là, il prétend se mêler d’orienter notre devenir à travers Ségolène. On a déjà donné.

                                                                        J’aime la poèsie. Pourtant, je ne confierais pas le gouvernement au poète. Exception faite d’un cas particulier où les compétences seraient réunies.


                                                                      • suzon (---.---.121.227) 23 novembre 2006 09:47

                                                                        mais arretez toutes vos spéculations supputatives, lisez le bouquin jusqu’à la fin. le gars il donne son avis avec des informations facilement vérifiables, les littéraires et historiens vont s’arréter à critiquer le début de son bouquin , l’auteur il construit des modeles à base de coeur pour mettre en exergue la comprehension parlléle du monde tel que nous pourrions faussement l’appréhender depuis son existence pour dire qu’il y’a un fil conducteur et qu’on est dans la droite ligne de l’ordre marchand et que ses boulversements et superlatifs utilisées aujourd’hui sur tous les evenements ne sont pas meconnues à l’histoire de l’humanité. Les 40 dernieres années passées et qui nous ont bien masqué la réalité n’est qu’une petite parenthése de l’histoire de l’humanité et la France qui a profité pleinement de cette conjonture des 30 glorieurses devra vite revoir sa copie. L’avenir reprend ses aspirations basiques et c’est comme ça.


                                                                        • René Job (---.---.131.104) 24 novembre 2006 00:13

                                                                          @ Suzon

                                                                          « L’avenir reprend ses aspirations basiques et c’est comme ça. »

                                                                          « L’avenir » n’est pas un être doté de conscience pensante. C’est comme çà.

                                                                          Il n’y a pas de « fil conducteur », il y a le chaos et d’infinis possibilités de bifurcation à chaque instant pourvu qu’on en ait conscience.

                                                                          En tout cas, contrairement à vous, Attali le sait. C’est la raison d’être de son livre. Influencer pour dessiner l’avenir désiré.


                                                                        • suzon (---.---.123.139) 24 novembre 2006 09:40

                                                                          A aucun moment, je n’ai pensé après avoir lu son livre que ce qu’il prévoit se produira, d’ailleurs j’ai plus tendance à croire la théorie de la main de dieu chère à nos astrophysiciens et qui rejoint la conscience que tu décris que la théorie d’une suite d’évenement qui sont une suite de probabilités qui rend la probabilité de la situation finale nulle . Attali, comme tous les manipulateurs jouent sur la fibre de la peur, nous fait revisiter le passé avec toute la barbarie ancrée dans notre subconscient par rapport à ces époques, il joue aussi sur l’abondance des chiffres et des statistiques qu’il détient. Il lui revient un et un seul mérite, c’est qu’il crée un modéle qu’il appelle les 9 coeurs et c’est ce qu’il lui permet d’avoir un raisonnement qui a un semblant de cohérence, normalement, il devrait s’arreter au niveau 1 ou 2, dans les projections, lui il va jusqu’au niveau n, c’est ce qui pourrait fatiguer le lecteur à la longue. mais bon son bouquin n’est pas le complément du dernier testament. D’ailleurs dans son délire projectionniste quand il cherchait le 10eme coeur, j’ai été surpris qu’il n’ait pas abordé une des planetes telle que Mars ou autre . Il omet royalement tous les projets de l’espace, mais comme il dit un coeur c’est un port, et en arrière des terres agricoles et une industrie, et un tas d’autres criteres. Pourquoi pas. moi personnellement, je ne retiens pas tout de son bouquin, mais il y’a quand meme des choses interressantes.


                                                                          • Cassandre (---.---.112.115) 25 novembre 2006 10:03

                                                                            J’ai jeté un cil à ce pavé. Je n’y ai pas trouvé le changement climatique, qui aurait dû constituer la toile de fond d’un ouvrage sur le 21 ème siècle : erreur majeure, qui disqualifie tout le reste !

                                                                            Quand à la triade indo-européenne qui continue, hélas ! à fonder nos Constitutions, elle ne s’applique pas à tous les peuples et nous a mené à la situation indémerdable actuelle, où la croissance économique a débordé certaines ressources vitales de la planète.

                                                                            Lire plutôt « Effondrement » de Jared Diamond.


                                                                            • GLOP !!!!! (---.---.16.115) 25 novembre 2006 17:59

                                                                              Bla ; blablabla ! blablabla ! blablablablabla !!!

                                                                              Voilà que le PPA nous en remet une couche !

                                                                              Vive M. Attali (ex BERD) avec sa petite boule de cristallll !!!

                                                                              La prochaine fois M Attali, nous commentera le livre de M de Rosnay avec l’emphase et la suffisance logiquement équivlentes à celles de M de Rosnay.


                                                                              • René Job (---.---.132.102) 25 novembre 2006 19:31

                                                                                Merci Glop,

                                                                                j’avais oublié l’histoire de la « BERD » ou la Banque Européenne Futuriste. smiley

                                                                                Des épisodes, dans ce feuilleton, il y en a tellement.

                                                                                Attali tourne « les feux de l’amour élyséens ». Le lieu des héros mécompris. smiley


                                                                              • Antoine Diederick (---.---.107.182) 25 novembre 2006 22:35

                                                                                Bonsoir,

                                                                                Je reviens sur ce fil avec deux très modestes idées.

                                                                                Modestes, car je n’ai pas lu le dernier livre de M’sieur Attali car le premier m’a suffit smiley

                                                                                L’éclatement que suppose les nouvelles technologies de l’information me suggérent deux idées :

                                                                                1) L’information que je vais dire être « transversale » aux médias traditionnels et aux valeurs sociétales.

                                                                                2) Autre idée ; que l’organisation hiérarchique pyramidale de l’information (ou dite verticale) se trouvera un relais horizontal ou matriciel via les nouveaux moyens de communication.

                                                                                Postulat d’un résultat :

                                                                                Le pouvoir (l’information et son traitement ainsi que la décision politique passeront sur ces nouveaux modes) traditionnel sera contraint au changement.

                                                                                Je suis fier de moi ! Mais vraiment...faut pas en faire un plat.


                                                                                • Vercingetorix (---.---.5.30) 27 novembre 2006 13:52

                                                                                  Suzon, Je me présente : Je viens de lire le livre de Jacques Attali, je suis le comptable d’un supermarché alsacien, je suis voyageur(Yemen, USA, Afrique...), je ne suis pas philosophe, je ne suis pas scientifique, je suis juste citoyen du monde interressé par l’Histoire d’hier, d’aujourd’hui et de demain, je suis du genre à jouer à « Civilization » de Sid Meier, à lire B.Werber, Claude Allègre (L’écume de la Terre) ou James Mitchener(Colorado Saga).

                                                                                  Tenter de prédire l’avenir est toujours un exercice périlleux, un peu casse geule... il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre, ce n’est pas un Prophète ou un Nostradamus. Des choses vont arriver, d’autres non, il se plantera sur certaines choses ( de ses trois avenirs, c’est l’hyperdémocratie qui me semble le plus une utopie, une pensée style aprés-guerre avec la Der des Der...) aura raison sur d’autres. Peu importe finallement.

                                                                                  Pour moi qui suis néophite dans beaucoup de choses, qui ne domine aucune discipline, son livre a le mérite d’être à ma portée, il m’offre une vision du passé, me fait croire que je peux trouver une logique à l’enchainement des évenements. Vulgariser est quelquechose de difficile. Un spécialiste d’une discipline n’est pas toujours le mieux placé pour en parler. De même qu’un bon chef d’Etat, qu’un patron, n’est pas forcément le meilleur dans son domaine, c’est par contre souvent celui qui parviendra le mieux à synthetiser les idées, à les transmettre, à les faire appliquer. C’est essentiellement ce que j’ai apprécié dans le livre d’Attali.

                                                                                  Je pense faire parti du public visé par son livre, tout comme il ne devait pas s’adresser aux « professionnels » es-Marx quand il a écrit un bouquin sur lui. C’est un vulgarisateur avant tout, avec les avantages et les inconvénients qui vont avec.

                                                                                  En tout cas, par Jacques Attali, j’ai découvert votre site que je vais m’empresser d’explorer ces prochains jours, alors, c’est déjà ça, non ?

                                                                                  Bon débats à tous

                                                                                  Vercingétorix


                                                                                  • suzon (---.---.121.227) 28 novembre 2006 10:44

                                                                                    entièrement d’accord avec toi, malheureusement, les gens s’égarent dans des détails de l’historique de l’auteur et font des allergies à une certaine catégorie de personnes qui ne sont pas forcement les grands méchants de notre époque. Vulgarisateur, vous avez trouvé le mot et c’est à juste titre le rôle primordial d’un scientifique, c’est d’apporter des eclaircissements à des concepts qui sont en apparence complexes et de les rendre palpable.


                                                                                  • (---.---.37.70) 28 novembre 2006 10:57

                                                                                    Pfffff.. ; Attali ne peut pas être un vulgarisateur, étant doné qu’il ne connait rien à rien (c’est un mathématicien de formation, rien de plus). Donc celui qui, en tant que conseiller de François Mitterrand en 1981, a largement contribué à la catastrophe économique de la France ; qui en 1984, vu les dégâts, a décidé un virage vers le ni-ni, opération qui n’a fait qu’enrayer le désastre des nationalisations mais n’a pas permis de redresser la France ; qui (ancien maître des nationalisations) parachuté à la tête de la BERD (Banque Européenne de Redressement et de Développement) par Mitterrand, pour enseigner le capitalisme aux pays sortis du totalitarisme communiste, est obligé de démissionner pour dépenses injustifiées (dans la plus pure tradition mitterrandienne) : gaspillages de l’argent de la Banque (c’est-à-dire destiné aux pays pauvres de l’ancien bloc soviétique) à titre personnel (repas fastueux, déplacements en jet privé plus l’affaire du fameux marbre de Carrare) serait ni plus ni moins un prophète ! Mais regardons de plus près en quoi consistent ses prophéties.

                                                                                    Dans son livre Une brève histoire de l’avenir, Attali préconise : « D’abord, dans vingt à trente ans au plus, un repli des Etats-Unis sur eux-mêmes ; puis un univers polycentrique, avec une dizaine de nations dominantes ; puis, vers 2050, un monde sans Etats, marché mondial chaotique et flamboyant, que je nomme l’ « hyperempire », suivi par un conflit puis, si l’humanité survit, par une démocratie mondiale » (Entretien accordé à l’Express le 26 octobre 2006). Rien que ça ! « Le marché sera trop fort, personne ne pourra lui résister, continue Attali ; il instaurera l’« hyperempire ». La démocratie ne saura se mettre assez vite à la taille du marché : c’est bien ce que l’on a vu avec l’échec de la Constitution européenne. (...) Jérusalem est aujourd’hui le lieu de tous les conflits. S’il y a un gouvernement mondial demain, et il y en aura un, il pourrait se tenir là... ». Décidément, le védrinisme et l’utilisation du préfixe « hyper » (pourquoi pas « super » ?) a influencé aussi Monsieur Attali.

                                                                                    Mais pour savoir quelles seraient les chances de voir s’accomplir les prophéties « attaliques », faisons un retour en arrière. Il est utile de (re)découvrir les anciens écrits des « prophètes » et de mesurer leur véritable capacité à prédire l’avenir.

                                                                                    En 1974, Jacques Attali publie en collaboration avec Marc Guillaume un essai intitulé L’anti-économique (PUF) qui se veut « un livre d’initiation à une discipline indispensable pour la compréhension du monde contemporain ». L’anti-économique est une « critique de l’enseignement actuel de l’économie » (en 1973) qui ne tiendrait pas compte des « contradictions mouvantes dans toutes les sociétés qu’elles soient capitalistes ou socialistes : l’aggravation des conditions de la vie dans les villes, la persistance des inégalités dans la répartition des richesses et des pouvoirs, les gaspillages et l’aliénation provoqués par une société de consommation massive et de développement des organisations, les destructions du patrimoine naturel ». Difficile de comprendre ce que c’est que l’« anti-économique » mais facile de rendre compte de la tromperie des auteurs. Si leur constat est bien valable pour les pays socialistes, la fin des années 1960 et le début des années 1970 représentent la fin d’un cycle de création de richesses et d’amélioration des conditions de vie sans précédent dans les l’histoire de l’humanité. En trente ans depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, l’Occident et les pays capitalistes étaient devenus les plus riches endroits sur Terre avec des niveaux de vie et de conforts jamais atteints nulle part. Mais en réalité, la cible des auteurs est la science économique en général : « Finalement il faut conclure que les machines de la macroéconomie sont des machines politiques. (...) Toute la science économique est d’abord politique », soutiennent les auteurs à la fin de la troisième partie du livre.

                                                                                    Malgré leur scepticisme à l’égard des modèles économiques, l’ouvrage est rempli de schémas, graphiques et tableaux pour la plupart complètement incompréhensibles. Ils sont, bien évidemment, contre la croissance économique, « facteur d’inégalités et de pauvreté ». « La croissance économique des pays riches crée les conditions d’une dépendance croissante des pays pauvres ». « Mais indépendamment de savoir si la croissance est souhaitable, il faut se demander si elle est encore longtemps possible ? ». Le progrès technique est « incertain » et « désordonné » et « seule la stratégie économique chinoise est le modèle à suivre. « Par son évidente réussite elle (l’expérience chinoise) inspire, au moins au niveau du discours, beaucoup de propositions dans les pays développés ». Celle-ci est basée sur « la propriété collective des moyens de production, sur l’égalitarisme économique ; sur la décentralisation géographique volontariste (maintenir 85% de la population à la campagne, en y installant les usines et les services) ; sur la remise en cause politique permanente (chaque cadre doit passer six mois dans une « école politique » où il reprend contact avec le travail manuel et la théorie politique). » Malheureusement, regrettent Attali et son comparse, « il est illusoire d’imaginer pouvoir en prendre (en Occident) quelques éléments de contexte politique... Toute réorientation dans ces nations (les nôtres) exige une rééducation et des progrès dans la connaissance de la croissance, dont nous sommes loin de disposer ». Ouf, nous l’avons échappé de justesse. Rappelons a nos lecteurs que le livre de Jacques Attali est paru en 1974, lorsque ce « modèle chinois » avait déjà provoqué des dizaines de millions de morts suite à la famine de 1959-61, aux dizaines de laogai (goulag chinois) et à la révolution culturelle commencée en 1966 et qui durera jusqu’en 1976.

                                                                                    Face aux échecs du capitalisme et du « socialisme bureaucratique », les solutions passent par « l’autogestion utopique ou le capitalisme des travailleurs ». « La théorie économique de l’utopie sera après tout, dans dix ou vingt ans, la pratique quotidienne des étudiants d’aujourd’hui ». Et le comble c’est que cet ouvrage a été réédité en 1990 et que les auteurs n’ont pas considéré bon de faire la moindre correction !

                                                                                    Cette « économie de l’utopie », Jacques Attali aura l’occasion de l’expérimenter sur les Français à l’occasion de l’élection de Mitterrand en 1981. Auparavant il l’avait théorisée dans un autre livre « prophétique » intitulé La nouvelle économie française, Editions Robert Laffont, 1977. « Quand commencera le XXIe siècle, la France sera devenue une filiale des Etats-Unis d’Amérique ou la matrice d’une nouvelle forme de progrès » écrit Jacques Attali dans l’introduction de ce livre où il s’inquiète, une fois de plus, de la « crise du capitalisme mondial ». Or, il n’est pas difficile de constater qu’aucune de ces deux prophéties ne s’est accomplie : la France d’aujourd’hui n’est devenue ni un satellite des Etats-Unis, ni un modèle de progrès pour le reste du monde. C’est même le contraire qui arrive, elle est dans une relation conflictuelle avec l’Amérique et en phase de déclin économique par rapport aux autres pays qui se sont orientés, depuis les années 1980, vers « la matrice d’autres formes de progrès » complètement différentes de celles préconisées par M. Attali.

                                                                                    Enfin, un dernier exemple de prophétie « attalique » tirée de l’ouvrage Lignes d’horizon, Fayard, 1990. « Les signes d’un déclin relatif de l’Amérique sont en effet convergents et irréfutables. (...) On ne voit pas ce qui pourrait, dans les dix ans à venir, inverser cette tendance : rien n’annonce en Amérique - à moins de quelque sursaut psychologique improbable - ni un redémarrage de l’effort d’investissement industriel, ni une hausse de l’épargne, ni la mise au point de produits nouveaux, ni une volonté commerciale conquérante ». La réalité est connue : à partir de 1992, les Etats-Unis allaient connaître l’une des plus belles périodes de prospérité économique de leur histoire, période qui d’ailleurs ne cesse de se prolonger.

                                                                                    Mépris du lecteur, persistance dans l’escroquerie intellectuelle, tromperie sur la marchandise, tout est bon pour faire vendre un livre. Comment peut-on encore accorder crédit à quelqu’un qui a décrédibilisé la France en Europe et à un auteur qui s’est toujours trompé ?


                                                                                  • Vercingétorix (---.---.5.30) 28 novembre 2006 14:08

                                                                                    Merci pour ta réponse bien détaillée. Tu sembles suivre J.Attali depuis un petit moment...

                                                                                    Pour le cas du déclin « annoncé » des Etats-Unis en 1992, dans son dernier livre, Attali reconnait s’être trompé sur ce point. Mais à mon avis il n’était pas le seul, en 1992 tout le monde constatait la réussite éclatante du Japon financier ( je me souviens encore de liste des 10 plus grandes banques du mondes, toutes japonaises sauf une, le Crédit Agricole) et industriel avec les fameux conglomérats. Mais les USA pragmatiques avaient fait le bon choix de renoncer aux industries où ils n’avaient pas d’avantage compétitif pour se recentrer sur leurs points forts. Par contre, Attali ne s’était pas trompé en 1990 sur l’importance à venir d’Internet.

                                                                                    J’avoue que je ne connais pas Attali et ses précédents livres, j’ai donc du mal à discuter de ses prévisions antérieures. D’un autre côté, je ne le juge pas sur son passé ( condamnable à la Berd, mitigé auprès de Mitterand) mais sur sa méthode pour tenter de deviner les prochaines tendances. Je trouve son raisonnement assez clair, compréhensible, et cohérent. Contrairement aux commentaires philosophiques de M.Dugué auxquels je ne comprends rien. L’idée d’une succession de régions phares me plait, et peu importe si elle n’est pas de lui. J’avais aussi déjà entendu parler de ce glissement irrémediable du pouvoir vers l’ouest, on peut aussi faire un rapprochement avec les différents théoriciens de « cycles » style Kondratiev.

                                                                                    A titre personnel je ne suis pas fataliste, pour moi, il n’y a pas de Destin, le livre de J.Attali est donc plus pour moi une curiosité qu’une prédication, il ne faut d’ailleurs pas le prendre autrement.

                                                                                    Pour la France, j’aimerais tellement que notre prochain leader de Droite ou de Gauche finallement, preine enfin des décisions fortes ; et non mi figues mi raisins pour ne froisser personne en vue de répétitives échéances électorales. Pour moi, il y aura de multiples décisions cruciales à prendre ces prochaines années, d’autant plus importantes qu’elles semblent avoir à chaque fois été repoussées depuis plus de 10 ans ( retraites, dettes, formation-orientation, recherche, justice...). Au fur et à mesure on a le sentiment d’être de plus en plus dos au mur et de gâcher des occasions d’assurer notre avenir.

                                                                                    Bon je sors du sujet...alors je m’arrête là. Bon débat à tous

                                                                                    Vercingétorix


                                                                                  • suzon (---.---.133.43) 30 novembre 2006 11:36

                                                                                    En parallèle de l’effort fourni par M Attali sur l’avenir qui peut sortir le lecteur plus fatigué s’il regarde toutes les projections faites. IL ne faut pas oublier Qu’Attali part de 2 hypothéses qui ont certainement dû le guider . La 1ere , il ne faut pas oublier que dans les livres religieux, tous parle d’un chao qui devrait se produire dans un peu prés entre 70 et 80 ans. et qui , d’ailleurs excite les ultraorthodoxes et qui veulent accelerer le processus (Guerres religieuses sur fond d’interet economiques, la montée au pouvoir des asiatiques qui encore une fois dans les ouvrages religieux parlent d’une hégémonie asiatique tyrannique destructrice à moyen et long terme,et donc devant le constat accablant de la conjoncture mondiale actuelle, ces quelques predictions un peu exagérées l’incitent à argumenter avec ses chiffres et construire les theorie du chao avec la nouvelle donne sociétale (communautarisme,montée des religieux, fracture numérique , innovations technologique, ultraliberalisme, individualisme à outrance, etc,etc,etc).

                                                                                    2eme point : Il reprend l’histoire, essaie de creer une courbe d’evolution croissante (en tant qu’esprit matheux c’est dans son champ de competence) et estime qu’il n’ya aucune raison de voir cette courbe prendre une destinée autre que celle qu’il developpe (d’ou sa modelisation des 9 coeurs avec à chaque fois une innovation technique). avec ses 2 constats, son bouquin prend du sens. Maintenant, qu’est ce qui adviendra du monde c’est une autre histoire. Faire le proces de Jacques Attali à travers son bouquin , c’est de se voiler la réalité de notre quotidien qui devient crispante et qui ne presage rien de jouissif. à mon tour de dire que j’arrete depolemiquer. Le livre est bon en tant qu’ouvrage qui se veut surtout un etat de l’art de la situation actuelle.


                                                                                  • Bob O. Scope (---.---.186.175) 18 mars 2007 00:57

                                                                                    Comme vous, je me sens à l’aise dans les livres d’Attali et il m’a amené à connaître ce site. J’ai plus appris sur Marx en lisant son livre sur l’esprit du siècle que « Les luttes des classes en URSS 1917-1923 » de Charles Bettelheim ou une plaquette sur le Capital que j’avais acheté il y a 40 ans et dont je n’ai jamais été capable de compléter la lecture.

                                                                                    Je songe à l’avenir de Québec, notre ville, pour son cinquième siècle 2008-2108. Mon souci est son peuplement. Je relis « Une brève histoire de l’avenir » avec en tête cette préoccupation après avoir terminé « La voie humaine ». Je suis maintenant plus soucieux de l’histoire. Je suis de « déformation professionnelle » scientifique en sciences humaines.

                                                                                    Après avoir lu « La face cachée du pétrole » d’Éric Laurent et appartenant à l’Amérique, dans sa particule francophone, l’avenir m’apparait sous une longitude un peu différente de celle de M. Attali. Il y a plus que 5 ou six heures de décalage temporel entre nous. Néanmoins, sa vision dynamique de l’histoire, religion, marché, démocratie me plait beaucoup et m’aide à structurer ma pensée.


                                                                                  • gogo mais pas trop (---.---.129.63) 5 décembre 2006 23:09

                                                                                    Merveilleux Jacques Attali. La trame de « la grande aventure de l’humanité » récemment rééditée, résumé de l’oeuvre magistrale de Toynbee « the study of story » rappelle furieusement le premier tiers de « une brève histoire de l’avenir ». Mêmes mises en perspectives des civilisations, même approche des causes déterminantes éventuellement gauchies pour coller à la théorie.

                                                                                    Cependant, est il imaginable que J. Attali, ne prenne pas en compte Karl Popper qui notamment dans « Misère de l’historicisme » a discrédité sans appel toute tentative de trouver des lois de l’histoire déterminant l’avenir. Le 20e siècle, les dégâts causés par ces théories et leur réfutation finale sont ils déjà oubliés ?

                                                                                    Les prévisions du best seller « la fin de l’histoire » de Fukuyama étaient ridicules 5 ans après sa publication.

                                                                                    Les théories du chaos, si à la mode pourtant, sont toujours d’actualité. Elles interdisent toute prévision à long terme, même en mécanique, dès que le nombre d’interactions est supérieur à celui correspondant à deux corps en présence. Alors pour l’histoire, bonjour les dégâts. Les cours de l’X sont bien loin. C’est vrai que depuis JA a cotoyé le verbe autosuffisant qui n’a pas besoin d’être confronté à la réalité des faits.

                                                                                    Bravo quand même à l’artiste du marketing et bonsoir les gogos.

                                                                                    L’éloge de cet ouvrage par J. de Rosnay m’interpelle.


                                                                                    • LESCAUDRON Didier LESCAUDRON Didier 8 décembre 2006 16:05

                                                                                      Mon commentaire ci-dessous est paru initialement sous l’article d’Hélène Constanty sur « Le lobbying contre les class actions ou quand le Medef fait du chantage à l’emploi » http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=16396 . J’y cite l’ouvrage de J Attali, après avoir lu son livre, car il m’a paru intéressant de resituer les résistances de certains décideurs (du MEDEF par exemple) face aux développements des processus de partage des informations et donc des décisions. D’où l’ajout de ce commentaire sous cet article de J de Rosnay concernant J Attali.

                                                                                      par LESCAUDRON Didier (IP:xxx.x1.20.158) le 8 décembre 2006 à 15H41

                                                                                      Chacun défend sa part du gâteau et plus sa part est grosse, plus chacun peut fourbir ses armes et porter des attaques pour influencer le cours des choses. Quoi donc de plus logique que le MEDEF s’oppose aux regroupements judiciaires des clients mécontents ou victimes de préjudices imputables aux responsables d’entreprise !

                                                                                      Le problème n’est-il pas de faire la différence entre des causes imprévisibles et celles de préjudices dues à des malversations ou des imprudences caractérisées ? Mr Sarkozy n’a pas tort quand il parle de certains patrons voyous ! Néanmoins, On entend peu le MEDEF ou les autres organisations patronales (CGPME par exemple) se mobiliser et faire du lobbying pour que des lois sévères empêchent l’existence de ces entreprises qui naviguent à la limite de la légalité et qui usent de leurs savoirs pour profiter de clients crédules ou mal informés.

                                                                                      Récemment, lors de la construction de leur maison, des amis ont souffert longuement d’un entrepreneur du bâtiment qui a tenté de les berner à la limite de procédures judiciaires. Ce margoulin a usé de toutes les stratégies possibles pour tirer profit du déroulement de cette construction, d’autant qu’il s’était trompé dans le devis initial. L’incompétence et la mauvaise foi de cet entrepreneur mériteraient une action collective car mes amis n’étaient pas ses premières victimes. En cette circonstance, la lourdeur des procédures judicaires freine les plaintes individuelles, d’autant que ce type de patron connaît toutes les ficelles pour éviter les poursuites et sanctions judiciaires existantes.

                                                                                      A notre époque où les libéraux (Mr Sarkozy appartiendrait à cette famille) remettent en cause certains règlements législatifs et des mesures étatiques qui permettent normalement de réguler les relations et de protéger les citoyens, nous aimerions bien que le MEDEF et les autres organisations patronales balaient devant leur porte et nous donnent les moyens de les aider en ce sens. Qu’est-ce que les patrons honnêtes et consciencieux ont à craindre des consommateurs si leurs produits ou leurs services sont de qualité ! A moins que certains jugent que les modes méprisables de travail et de production, que l’on connaît dans les pays à très forte croissance (Chine par exemple), doivent être appliqués en France et en Europe ! A moins que ces mêmes décideurs jugent que les mesures consuméristes sont des freins face à la concurrence de ces pays qui nous rappellent l’Europe du XIXème siècle ! Et enfin, à moins que ces mêmes patrons considèrent que moins ils pourront être contrôlés par notre collectivité, mieux ils pourront tirer un profit immodéré de leur position !

                                                                                      Le problème est qu’une société ne peut durer en l’absence d’une cohésion sociale garantie par des lois, des procédures institutionnelles et des services étatiques à la hauteur des objectifs. Les fonctionnements individualistes des dominants, qui masquent néanmoins des fonctionnements stratégiques tribaux ou communautaristes, ne peuvent se satisfaire de la mise en place d’actions collectives encadrées, telles que le regroupement de consommateurs mécontents. Les opposants à ces actions devront tenir compte du partage informationnel que les moyens actuels de communication permettent. Il faudra bien qu’ils se rendent à l’évidence que la mise en place de contre-pouvoir de plus en plus pertinents sont inévitables, à moins qu’ils ne souhaitent nous voir retomber dans la barbarie, telle que faire fabriquer des chaussures de sport ou des ballons par des enfants du tiers-monde.

                                                                                      En s’appuyant sur le dernier ouvrage de J. Attali, J de Rosnay a raison de signaler « qu’au-delà des luttes de pouvoir et de l’égoïsme de chacun, les hommes prennent conscience de leur communauté de destin avec une nouvelle forme de « sagesse » pour référence principale. » (http://www.agoravox.fr/article.php3 ?id_article=15884).

                                                                                      L’humanité est entrée dans l’intelligence de sa complexité individuelle ou collective. C’est pourquoi une alternative est devant nous : agir collectivement dans une compréhension partagée ou périr solitairement dans la violence de l’ignorance entretenue.

                                                                                      Didier LESCAUDRON


                                                                                      • Le bateleur Le bateleur 13 décembre 2006 22:30

                                                                                        Entre autres remarques
                                                                                        Joel de Rosnay, alors qu’il reprend quasiment dans son intégralité la conclusion de l’ouvrage
                                                                                        y retranche un petit groupe de mots
                                                                                        passage évoqué :
                                                                                        « Il faudra développer la démocratie participative, en particulier régionale, et organiser des espaces urbains et virtuels »

                                                                                        La citation restituée est

                                                                                        « Il faudra développer la démocratie participative, en particulier régionale en employant les technologies de lubiquité nomade et de l’hypersurveillance ... »

                                                                                        Ne serait-ce pas parce que cette technologie de l’hypersurveillance a été évoqué dans la partie précédente au service de la pègre « en cols blancs »
                                                                                        je suis étonné que Jacques Attali, très pointilleux à propos des citations * ait laissé passé cela.

                                                                                        A moins qu’il reconnaisse la qualité d’erreur de ce groupe de mots, fort peu à leur place dans _ « l’hyperdémocratie » paradis de l’avenir visé par Jacques Attali.

                                                                                        article complet à :
                                                                                        « Joel de Rosnay sert la soupe à Jacques Attali »
                                                                                        http://www.garde-a-vue.com/article-4880385.html

                                                                                        * voir pour l’affaire du mensonge à l’antenne (finement justifié un peu partout sur la toile, par d’autres passeurs de plats) :
                                                                                        « Le Jésuite Attali aura-t-il la peau d’Ali Baddou ? »
                                                                                        http://www.garde-a-vue.com/article-4857585.html


                                                                                        • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 17 décembre 2006 11:25

                                                                                          Attali sur Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Attali

                                                                                          Je me pose toujours des questions comment une personne qui aime le luxe et qui est mouillé dans le scandale de l’ « Affaire Falcone » ( vente d’armes en Angola )quand elle s’implique bénévolement ( c’est-à-dire sans en retirer d’avantages financiers ) , et diriger une OMG de micro crédit ( Planet -Finances )

                                                                                          http://www.planetfinance.org/

                                                                                          L’affaire Falcone :

                                                                                          http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_ventes_d%27armes_en_Angola

                                                                                          Le micro-crédit : http://fr.wikipedia.org/wiki/Microcr%C3%A9dit

                                                                                          Le prix Nobel de la Paix 2006 Muhammad Yunus et la banque Grameen Bank pour leur participation au développement important du principe du micro-crédit.

                                                                                          http://fr.wikipedia.org/wiki/Muhammad_Yunus

                                                                                          @+ P@py


                                                                                          • gogo mais pas trop (---.---.196.54) 21 décembre 2006 14:21

                                                                                            contibution à la contestation des travaux du nouvel historiciste, futurologue ainsi qu’une astrologue célèbre d’un ancien Président : citation

                                                                                            La philosophie de l’histoire selon Karl Popper

                                                                                            « Popper ne s’est pas contenté de critiquer les fondements discutables ou les prétentions abusives de la philosophie de l’histoire, il est allé jusqu’à y repérer l’une des sources des totalitarismes du XXe siècle dans la mesure où la philosophie de l’histoire étroitement associée à la doctrine qu’il dénonçait sous le nom d’historicisme - aurait légitimé l’idée voulant que l’histoire soit régie par des lois inexorables. C’est ce qui l’a amené à dédicacer Misère de l’historicisme, ouvrage dans lequel il fustigeait les philosophies de l’histoire, à la mémoire des « innombrables hommes, femmes et enfants qui succombèrent, victimes de la croyance fasciste et communiste en des lois inexorables de la destinée historique. » Dans un « addendum » qu’il annexait à une édition ultérieure d’un autre livre d’inspiration analogue The Open Societies and Its Enemies rédigé au cours de la deuxième guerre mondiale, Popper justifiait même la charge à l’emporte pièce que, dans cet ouvrage, il avait menée contre Hegel et la vision hégélienne de l’histoire, en rappelant que ce livre constituait pour lui rien moins que son « effort de guerre’ » .

                                                                                            À la lumière d’une dénonciation aussi générale issue des milieux intellectuels les plus autorisés et les plus variés, il paraît raisonnabe de penser que la tentation de scruter le devenir de l’Humanité à laquelle semblent avoir succombé tant de philosophes aux XVIIIe et XIXe siècles ne pouvait exercer beaucoup d’attrait sur les penseurs du XXe siècle. »

                                                                                            Maurice Lagueux, Actualité de la philosophie de l’histoire, Presses de l’Université Laval, Québec, 2001, p. 6.


                                                                                            • klod06 (---.---.0.149) 25 décembre 2006 02:14

                                                                                              A signaler sur automatesintelligent.blog.lemonde.fr la critique du livre de J Attali par Jean-Paul Baquiast : http://automatesintelligent.blog.lemonde.fr/2006/12/23/a-propos-de-une-breve-histoire-de-lavenir-par-jacques-attali/


                                                                                              • klod06 (---.---.0.149) 25 décembre 2006 12:40

                                                                                                Je note pour ma part la différence de ton entre les critiques de Joel de Rosnay et Jean-Paul Baquiast (ou encore Suzon un peu plus haut), et celles qui remplissent la partie commentaires de cette page.

                                                                                                S’il fallait ne tenir compte que de celles-ci, notre pauvre Jacques Attali serait déjà sur un bûcher en train d’implorer ses bourreaux.

                                                                                                Il semble que Jacque Attali commette des gaffes, mais quand on possède une certaine notoriété, les gaffes acquièrent d’office la même notoriété.

                                                                                                Ses détracteurs eux relègués à la partie commentaire d’Agoravox doivent sans aucun doute commettre des gaffes, mais les gaffes des inconnus, personne n’en parle (et même tout le monde s’en fout), il est donc beaucoup plus facile de critiquer quand votre vie reste cachée aux yeux de tous.

                                                                                                Cela explique donc simplement la prudence et le respect de Joël de Rosnay et Jean-Paul Baquiast (ils n’ont pas non plus envie de passer au pilori), et j’ai bien sûr intentionnellement choisi une critique positive et l’autre négative, afin de laisser place à cette démocratie dont nous nous réclamons tous.

                                                                                                Je salue aussi les propos trés argumentés de Suzon, ceux aussi de Philippe Astor.

                                                                                                Personnellement je n’ai pas envie de faire de procès ni aux uns ni aux autres. Je n’ai pas lu non plus le livre de Jacques Attali, il me semble de toute façon sonner comme un avertissement destiné aux candidats de la prochaine période électotale.. Il a peut-être été publié un peu vite d’où les corrections de Joël de Rosnay évoquées plus haut.

                                                                                                Une dernière remarque : est-ce l’effet Agoravox, mais curieusement le clivage gauche/droite s’efface dans ce melting-pot où se trouvent confrontés gens de droite comme gens de gauche, jeunes et vieux...

                                                                                                Nous ne voyons bien sûr que les propos de nos interlocuteurs, avec parfois juste une photo, mais j’avoue être surpris parfois les propos presque ados-révolutionnaires tenus par des rédacteurs que j’aurai pris pour de vieux requins de la finance si je n’avais tenu compte que de leur descriptif (je pense à Jean-Michel Billaut né en 1945 - « La révolte des pronétaires démarre » sur Agoravox)

                                                                                                * Rappel article JP Baquiast : http://automatesintelligent.blog.lemonde.fr/2006/12/23/a-propos-de-une-breve-histoire-de-lavenir-par-jacques-attali/


                                                                                                • Le bateleur Le bateleur 9 décembre 2007 19:29

                                                                                                  Il est intéressant de mettre en côte à côte ce qu’écrit monsieur Attali avec les propositions qu’il fait en matière de dérégulation.

                                                                                                  Il voudrait accélérer la réalisation de ses prophéties (la réaction d’Hyperviolence face à l’Hyper Empire) qu’il ne s’y prendrait pas autrement.

                                                                                                  Comment nommait-on, du temps où l’on se préoccupait encore de philosophie autrement que pour en citer le mot sur une couverture de magazine, ces hommes à tête de chien ?

                                                                                                  http://www.garde-a-vue.com/article-14480018.html

                                                                                                  Luc Comeau-Montasse


                                                                                                • Gribouille (---.---.220.222) 28 décembre 2006 20:40

                                                                                                  " Une brève histoire de l’avenir de Jacques Attali par gogo mais pas trop (IP:xxx.x20.196.54) le 21 décembre 2006 à 14H21 La philosophie de l’histoire selon Karl Popper "

                                                                                                  Popper, explique de quelle manière le libéralisme va finir par triompher de ses detracteurs et s’imposer comme modèle un peu partout. Attali ne le contredit pas, bien au contraire.


                                                                                                  • gogo mais pas trop (---.---.222.150) 30 décembre 2006 10:35

                                                                                                    Je serais très intéressé si Gribouille voulait bien indiquer dans quel ouvrage et en quels termes « Popper, explique de quelle manière le libéralisme va finir par triompher de ses detracteurs et s’imposer comme modèle un peu partout » Si c’est possible, les critiques de Popper vont disposer d’un argument inédit révélant une contradiction fondamentale chez ce monument de l’épistémologie.


                                                                                                  • danone (---.---.89.137) 2 janvier 2007 16:59

                                                                                                    Bonjour à Tous... Je viens de finir ce livre qui m’a tour à tour boulversé, inquiété et passionné... C’est un vrai bonheur de lire des livres aussi riches et accessibles...comme l’était d’ailleurs son livre « les juifs le monde et l’argent » ainsi que le livre d’Alain Minc « ce monde qui vient »).. N’en déplaise à certaines personnes de ce forum dont je respecte la pensée, j’admire infiniment ces deux écrivains, ces deux personnes dont la pensée et les analyses volent quand même un peu plus haut que la plupart des posts que j’ai pu lire ici ou là sur ce forum ou sur d’autres !


                                                                                                    • catelin (---.---.200.47) 8 janvier 2007 11:33

                                                                                                      J’ai lu le bouquin d’Attali. Il dresse un vaste panorama en parcourant les siècles, portés par des « coeurs » d’action et d’attractivité. Ses coeurs se déplacent de la « mare nostrum » au pacifique en passant par l’atlantique. Puis il ébauche les ferments de la déconstruction de l’empire américain, de l’hyperempire, de l’hyperconflit pour déboucher enfin sur l’hyperdémocratie. La France clôt ses schémas ou visions, par l’espérance d’une autre politique. 1 qualité et 2 défauts majeurs à cet ouvrage :
                                                                                                      - le panorama servirait bien de base culturelle à nos collégiens et lycéens d’aujourdh’ui : la clareté invite à la curiosité ou, tout au moins, à se situer dans l’histoire et la géographie. Une sorte de chronologie géographique.
                                                                                                      - les thèses présentées font diablement penser à celles de Robert Reich, l’ancien secrétaire d’Etat au travail américain, sous Clinton. Ce n’est pas un copier/coller, mais une sorte de fiction agrémentant Reich. Ce dernier est moins pessimiste et surtout moins déterministe dans ses approches.
                                                                                                      - Sa démarche est dans la droite ligne de la logique linéaire : logique de l’exclusion qui ficelle ces blocs d’hyper comme hypothèse, à la conclusion. C’est ce qu’on appelle une pétition de principe : figure de rhétorique, produit de notre culture française. Logique d’exclusion, pétition de principe se retrouvent dans le chapitre consacré à la France : nous sommes alors dans les propositions « à la française », c’est à dire dans le positionnement conflictuel. Il est dommage qu’un si bel esprit n’est pas perçu puis épanoui par notre langue, une démarche de questionnement et non de proposition.


                                                                                                      • Alditas Alditas 12 novembre 2008 08:34

                                                                                                         Bonjour !

                                                                                                         Ce que dit Monsieur Jacques ATTALI en commençant par une restrospéctive pour parler d’actualité avec ses projections sur l’avenir à quelques excéptions près peut être interprêté comme étant une vraie réalité vécue au quotidien.

                                                                                                         Seulement, il arrive qu’une critique formulée sur telle ou telle chose, tel ou tel sujet, lui en donne une certaine crédibilité pour s’installer. Effet boule de neige ou course au pouvoir oblige.

                                                                                                         Comme étude de cas par exemple, saisissons comme sujet : lutte contre les nuisances et les constructions anarchiques autour d’un village ou d’une ville. Eh bien ce phènomène finit par se faire à l’intérieur même d’une agglomération. Dans ce cas de figure favorisant l’intérêt des uns au détriment de la tranquillité des autres, sur quelle base sera-t-elle faite la vie en société ?

                                                                                                         La lutte contre le gaspillage : même chose. Démolir et refaire ce qui avait étè déjà réalisé pécédemmment. Le passage alternatif d’un système à un autre élimine-t-il le souci de prévention et de planification ? Que dire de la justice sociale ? Que veut signifier le terme : balancer et équilibrer un compte ?

                                                                                                         Dans ses interventions sur France 24, je suis Monsieur Jacques ATTALI qui parle à nous le public de télè-spéctateurs des neuf coeurs de l’humanité. Pas plus qu’avant hier seulement, en soulevant la question : " quelle leçon tirer du passé et du présent pour l’avenir ?," je lis un texte relatif à la récupération de tout par le coeur que je n’avais pu noter, compte tenu de la rapidité de la diffusion et que je ne retrouve pas dans le résumé de son livre ci-haut. Ce que je regrette beaucoup pour ma propre mémorisation car vraiment, c’est trés instructif et cultivant à la fois.

                                                                                                         Je propose donc à Agora Vox de faire jonction avec France 24 pour récupérer tout ça et le réécrire sur cette page consultable à tout moment. Voilà l’importance du fameux slogan de TV 5 : "lire un livre, c’est mieux que regarder à la télèvision."

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