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Accueil du site > Enquêtes participatives > Quelle place pour les pauvres en France ? > Deuxième enquête participative : Quelle place pour les pauvres en France (...)

Deuxième enquête participative : Quelle place pour les pauvres en France ?

Le choix très net des Agoravoxiens en faveur d’une enquête sur la pauvreté n’est sans doute pas déconnecté de l’actualité, avec le retour d’une forte inflation sur les produits de première nécessité (alimentation, énergie) qui pèse lourdement sur les plus pauvres, avec également les négociations en cours dans le cadre du Grenelle de l’insertion et les restrictions budgétaires qui risquent de limiter la portée du RSA (Revenu de solidarité active).

Mais qu’ils se rangent au nombre des pauvres ou non, leur demande de participation à une enquête sur la pauvreté signifie qu’ils n’entendent pas baisser les bras dans la lutte contre cette plaie qui gangrène la société et conforte Martin Hirsch, haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté, quand il dit que « la pauvreté dans les pays riches est inexplicable » (Le Figaro du 15/04/08). Et quand il dit inexplicable, il pense sans doute inexcusable. La France n’a en effet pas d’excuses de ne pas venir à bout de la pauvreté !


Comment participer ?
Où en est l’enquête ?
Les contributions

Les questions

Une fois le sujet choisi, restait à préciser et à essayer de délimiter le champ de l’enquête sur un sujet si vaste. Nous vous proposons quatre grands groupes de questions :

1. Qui sont les pauvres ?

Il est difficile de délimiter les contours de la pauvreté. On peut en faire une définition économique comme le fait l’Insee avec le seuil de pauvreté relative défini comme étant égal à 50 (ou 60) % du revenu médian.
  • Y a-t-il d’autres mesures de la pauvreté qui vous paraissent plus adaptées ?
Mais on peut privilégier le vécu de la pauvreté et ses conséquences. Pour Joseph Wresinski, fondateur d’ATD Quart-Monde, qui parlait d’expérience, la précarité est l’absence d’une ou de plusieurs sécurités, notamment celles de l’emploi, permettant aux personnes et aux familles d’assumer leurs obligations professionnelles, familiales et sociales, et de jouir de leurs droits fondamentaux. (Rapport « Grande pauvreté et précarité économique et sociale » présenté au CES en 1987.)
  • Faites part de votre propre ressenti.
  • Vous considérez-vous comme pauvre ? Et, si oui, explicitez pourquoi.
  • Si non, dites qui sont pour vous les pauvres et si vous vous sentez à l’abri de la pauvreté ou de la précarité ?
2. Comment les pauvres sont-ils perçus ?

La manière dont une société traite ses pauvres est liée à la perception qu’elle en a. Celle-ci est le plus souvent indirecte, de par la ségrégation croissante à l’œuvre dans l’habitat, l’école, le monde du travail, les loisirs ... et déformée par les médias et les discours politiques.
Quand on ne se côtoie plus, on ne se connaît plus. Et, comme on ne se connaît pas, on tombe facilement dans les stéréotypes ou les idées fausses.
Sur ce terreau de méconnaissance réciproque, prospèrent ceux qui présentent les pauvres comme des assistés, des profiteurs, voire des tricheurs, transformant les victimes en boucs émissaires.
  • Apportez des exemples de cette évolution du discours relatif aux pauvres et des comportements vis-à-vis d’eux.
  • Rétablissez la vérité déformée par les propos mensongers.
3. Qui représente et défend les pauvres ?

Dans l’interview citée plus haut, Martin Hirsch insiste sur l’importance que les pauvres puissent s’exprimer : « En France, on fait des politiques pour les pauvres sans les pauvres. Du coup, ces politiques ne marchent pas ». Au-delà de l’autojustification de sa présence au gouvernement (il a été dans les instances dirigeantes d’Emmaüs de 1995 à 2007), il nous amène à nous demander si les conditions sont réunies pour que les pauvres soient entendus.
  • Les pauvres ont-ils un pouvoir par leur bulletin de vote ? Quel est leur poids électoral ? Quel est leur taux de participation aux élections ? Pour qui votent-ils ?
  • Qui défend le mieux les pauvres ? Les associations de chômeurs, les associations humanitaires, les associations militantes, les structures d’insertion, les partis politiques, les médias... ? Lesquel(le)s ?
  • Quels sont les critères d’une action efficace ?
  • Y a-t-il une cohérence entre les différents acteurs ?
  • Comment faire pour que la parole des pauvres soit mieux entendue ?
4. Pourquoi n’arrive-t-on pas à éradiquer la pauvreté ?

« Cela semble fou, mais il est possible d’éradiquer la pauvreté. Si nous le voulons tous, on peut y arriver », Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix 2006.
Beaucoup le reconnaissent, c’est une question de volonté.
  • Mais, au-delà de la volonté affichée, le souhaite-t-on vraiment ?
  • Y met-on les moyens nécessaires ? Quels moyens êtes-vous prêt à y mettre ?
  • Aborde-t-on les problèmes de la bonne manière ?
  • Faites-nous part de solutions ou d’expériences qui marchent.
Cette liste de questions n’est bien sûr pas limitative. Si vous jugez qu’un aspect important a été ignoré, faites-nous en part. A noter toutefois que nous nous limiterons dans cette enquête à la pauvreté en France.

Comment participer ?



Cette enquête participative n’est pas un forum, au sens habituel du terme. Il ne s’agit pas de débattre entre vous, mais d’apporter des informations précises et documentées ou des témoignages relatifs aux questions posées. Je les étudierai, chercherai à les vérifier, à les recouper et à les confronter à d’autres informations que je pourrai aller recueillir auprès de personnes compétentes, comme cela se fait dans toute enquête journalistique.

Au fur et à mesure de la remontée des informations, je mettrai à jour une présentation synthétique de vos contributions et de mon propre travail d’enquête, vous permettant de suivre la progression de l’enquête et de mieux vous repérer dans la masse des contributions déjà reçues.
Une synthèse sera publiée en fin de course, synthèse qui pourra elle-même être critiquée ou complétée.

Le principe des enquêtes participativesproposé par le journaliste Jean-Luc Martin-Lagardette, a été présenté en juillet 2007 par Carlo Revelli. Il ne change pas, mais les méthodes évoluent, en tenant compte de l’expérience de la première enquête sur les vaccinations et de celle acquise sur hyperdebat.net.

Pour contribuer à l’enquête, cliquez sur "Ecrire un commentaire". Si vous n’êtes pas encore enregistré sur Agoravox, il vous sera demandé de le faire.

Quelques règles rédactionnelles :

- Faites des messages courts. Plus vous êtes concis, plus vous avez de chance d’être lu !

- Un seul sujet par message.

- Remplacez le titre par défaut par un titre qui résume en quelques mots la teneur de votre message.


Où en est l’enquête ?

Cette section est une tentative de présentation synthétique de vos contributions du 15 au 19 mai et de mes propres éléments d’enquête. Je la compléterai au fur et à mesure de la progression de l’enquête.

1. Qui sont les pauvres ?

Y a-t-il d’autres mesures de la pauvreté qui vous paraissent plus adaptées ?

> La pauvreté est liée à l’adéquation entre besoins et ressources. Les besoins dépendent beaucoup de la situation familiale, de là où on habite, de son patrimoine ... Julien Larsen 16/05 Marc Bruxman 16/05
> Il y a des besoins fondamentaux (nourriture, logement ...), et d’autres plus relatifs. Marc Bruxman 16/05
> Des pauvres de plus en plus pauvres et des riches de plus en plus riches, selon l’ONPES. Jocelyne 15/05

>>> Elément d’enquête : Les mesures de la pauvreté Eric Lombard 20/05

Vous considérez-vous comme pauvre ? Et si oui, explicitez pourquoi.
> "J’ai vécu dans l’indifférence des autres (surtout institution). J’ai trinqué l’alcoolisme de parents." Orange 15/05
> "On se retrouve vraiment à part : je me sens comme en prison." Pinochio55 15/05
> "Je suis intérimaire dans le BTP, c’est dur, faut accepter n’importe quel boulot." Mr Mimose 15/05
> "Vivre dans la peau d un intérimaire, c’est surtout ne pas savoir quel sera l’avenir". Krapo 18/05
> La pauvreté c’est l’inexistence, l’invisibilité. Les autres ne peuvent pas comprendre. Finael 15/05
> La pauvreté, c’est aussi le manque de culture, donc d’autonomie. Orange 16/05
> Le divorce plonge dans la pauvreté nombre d’hommes et de femmes. jondegre 16/05 Marc Bruxman 16/05
> Sans le sou, mais riche de liberté. generation-volée 16/05

Si non, dites qui sont pour vous les pauvres et si vous vous sentez à l’abri de la pauvreté ou de la précarité ?
> "Je côtoie tout le spectre des pauvretés, matèrielle, sociale, psychologique, affective, intellectuelle, et certains cumulent tous ces handicaps ! Des existences à minima, fragiles, au bord des abysses, toujours à la limite. Cela produit une usure prématurée de l’être, une fatigue sociale comme insurmontable." Hans Lefebvre 16/05
>Le fait de ne pas pouvoir se déplacer pour travailler est la frontière qui sépare la pauvreté de la misère. Renaud delaporte 15/05
> Le manque de contrôle de sa vie est plus difficile à vivre que la pauvreté matérielle. Marc Bruxman 19/05
> Les pauvres sont "exclus, rejetés, moqués", tout comme "les clandestins, immigrés, tziganes". Naturome 15/05
> Le pauvre, "c’est celui qui accepte d’être traité comme un chien au nom de sa petite survie". Aegidius REX 17/05
> Le mode de vie des riches renforce le sentiment de pauvreté. Philippe 15/05
> Travailleurs pauvres : cela fait drôle qu’en France le fruit du travail ne suffise plus pour vivre. Krapo 16/05
> "Il m’est arrivé d’assister à des dégringolades sociales. Le contrôle que chaque personne a de son destin a des limites qui sont facilement franchies". docdory 18/05
> La majorité des handicapés sont des pauvres, en revenu et en vie sociale. Walter SALENS 19/05

2. Comment les pauvres sont-ils perçus ?

Apportez des exemples de cette évolution du discours relatif aux pauvres et des comportements vis à vis d’eux.
> "J’ai l’impression d’être criminalisé" (face à l’ANPE). Mr Mimose 15/05
> "Menteurs, bons à rien, ne savent pas se subvenir à aux mêmes, et j’en passe" Orange 15/05
> Campagne de pub UCAR : "Les pauvres sont dégueulasses, ils polluent". Sophie.L 15/05
> Les pauvres renvoient une image de faiblesse, insoutenable. Mixt 15/05
> Ce discours n’est pas nouveau, mais exacerbé par la solidarité forcée par le biais des impôts. Marc Bruxman 19/05

Rétablissez la vérité déformée par les propos mensongers.
> "J’accepte même de bosser pour des salaires inférieurs à ce que je touche aux assedics, car si je reste sans bosser je me désocialise et tombe vite dans la dépression". Mr Mimose 15/05
> Très heureuse de retravailler. Gagner mon salaire, me permet de me subvenir, sans demander d’aide. Orange 19/05

3. Qui représente et défend les pauvres

Les pauvres ont-ils un pouvoir par leur bulletin de vote ? Quel est leur poids électoral ? Quel est leur taux de participation aux élections ? Pour qui votent-ils ?
> Plus on est pauvre, moins on vote. Finael 16/05

Qui défend le mieux les pauvres ? Les associations de chômeurs, les associations humanitaires, les associations militantes, les structures d’insertion, les partis politiques, les médias ... ? Lesquel(le)s ?
> Les people (Emmanuelle Béart, Josiane Balasko) Roger pas content 15/05
> Les partis politiques sont tournés vers leurs électeurs et les pauvres ne votent pas. Marc Bruxman 19/05
> Le charity business est destiné essentiellement à donner bonne conscience aux classes plus aisées. Marc Bruxman 19/05

Quels sont les critères d’une action efficace ?

Y a-t-il une cohérence entre les différents acteurs ?

Comment faire pour que la parole des pauvres soit mieux entendue ?
> Créer des réseaux citoyens reliant institutions, pauvres et non pauvres. Orange 17/05
> "Les pauvres, les vrais (ceux du quart-monde) devraient faire une grande manifestation pour une meilleur justice sociale." Orange 18/05
> "Les pauvres auront une place normale dans la république quand ils seront représentés au parlement". Frabri 18/05


4. Pourquoi n’arrive-t-on pas à éradiquer la pauvreté

> "La pauvreté n’est pas autre chose qu’une conséquence directe et historique de l’égoïsme de l’humanité, y compris de la part des pauvres eux-mêmes : la loi du "moi d’abord". Méric de Saint-Cyr 16/05

Mais au-delà de la volonté affichée, le souhaite-t-on vraiment ?
> "La volonté politique devra bien un jour s’attaquer à l’accaparement et à la spoliation" (par les riches) Le furtif 15/05
> Lorsqu’il existe une pénurie de main d’œuvre pour certains emplois pénibles, dégradants, et mal rémunérés, on s’attendrait à ce que les rémunérations augmentent, mais le patronat veille à les maintenir au plus bas. jcbouthemy 16/05
> Tous les économistes libéraux affirment qu’une certaine proportion de chômeurs et de pauvres est nécessaire pour maintenir une pression à la baisse sur les salaires. Mélanie 18/05
> Les entreprises ont tout intérêt à employer des intérimaires ou des CDD Mélanie 17/05
> "Ne devraient avoir un revenu inférieur au seuil de pauvreté que ceux qui font voeu de pauvreté". frabri 16/05

Y met-on les moyens nécessaires ? Quels moyens êtes vous prêt à y mettre ?
> Les moyens des ultra-riches, "qui ne savent plus quoi faire pour dépenser". parkway 15/05
> Mes choix : simplicité volontaire, décroissance. Méric de Saint-Cyr 16/05
> Chômage = grande solitude. Rien n’est fait pour remettre en selle ceux qui sont tombés. mélanie 17/05

Aborde-t-on les problèmes de la bonne manière ?
> Il y a trop d’aides en faveur du travail des jeunes, au détriment des plus vieux. Lerma 15/05
> Il faut tenir compte des contraintes nouvelles que devra supporter notre monde. jcm 16/05

> La défiscalisation des heures sup, c’est stupide, ça décourage les entreprises d’embaucher. Mélanie 18/05
> Les aides sociales destinées aux plus pauvres les piègent dans un "parking". Marc Bruxman 19/05
> Cesser de victimiser les pauvres en leur disant que c’est de la faute de X ou Y. Marc Bruxman 19/05

Faites-nous part de solutions ou d’expériences qui marchent.

>
Faire en sorte que les riches restent en France ; on a besoin d’eux pour investir.
Antoine 15/05
> Il faut rendre opposable "le droit d’obtenir un emploi" inscrit dans la constitution. jcbouthemy 16/05
> Créer une caisse nationale de solidarité pour ceux qui ne peuvent pas s’inscrire dans une démarche d’insertion, alimentée par des prélèvements sur les revenus indécents. alberto 16/05
> "Nous sommes en train de créer un Fonds National de Solidarité Citoyenne" Les RG 17/05
> Education, formation. Marc Bruxman 16/05 Méric de Saint-Cyr 16/05 Krapo 18/05



 

 

 


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185 réactions à cet article    


  • orange orange 15 mai 2008 10:27

    Merci pour cette enquète sur la pauvreté.

    Moi j’ai eu voir encore maitenant à me situé, sur cette catégorie. J’ai un passé bien difficile qui ne signifie pas pour autant d’être dans la catégorie des plus pauvre. En faite ce mot pauvre sali l’image de la société et de ce fait il y a exclusion.

    Née de parents modeste, puisque nous habitions dans une cité que l’Abbé Pierre avait fait construire.

    Ce qui a été le plus difficile c’est d’avoir vécue dans l’indifférence des autres ( surtout institution) pour n’avoir pas pu suivre une scolarité normale.

    J’ai trinqué l’alcoolime de parents. Dur de dire cela, mais pour moi qui l’ai vécu c’est une délivrance.



    • orange orange 15 mai 2008 10:37

      Allez dans ce site, http://battante.blogsperso.fr , vous y trouverai des témoignages.

       


      • Eric Lombard Eric Lombard 16 mai 2008 11:23

        Le lien ne fonctionne pas ...



      • orange orange 17 mai 2008 07:39

        Merci de me le faire savoir. Je ne sais comment y remédier, je n’ai pas l’habitude de ce fonctionnement. Je peux toujours vous dire si vous comment dire, écrire directement ce blog au lieu de cliquer sur le lien ? Je ne sais quoi vous dire d’aure.


      • tvargentine.com lerma 15 mai 2008 11:57

        1983 est un virage important en France car il est un choix stratégique ,dont nous voyons les erreurs aujourd’hui dans la volonté politique de Mitterand et de ses "camarades socialistes" de l’époque de supprimer des emplois et des industries (Acier,Charbon..) par des services et des emplois de services

        C’est une étape importante qu’il convient de souligner car les structures de formation et de reconversion sur des filières créatrices de richesses et d’emplois n’existaient pas

        A l’époque ,la CFDT à contribué fortement à signer des accords avec le CNPF pour réduire les droits des demandeurs d’emplois aux ASSEDIC afin de substituer le système sociale français par de la compassion sociale ,qui à amené les curés de la 2eme gauche à mettre en place le RMI

        Je constate que ces dernieres semaines de l’année 2008,la presse nous informent que des syndicats ont signé des accords par le passé pour toucher des valises d’argent (250 millions d’euros,rien que pour la CFDT)

        C’est une autre étape importante,car elle va mettre dans l’esprit des gens,que maintenant que le ’RMI’ est créé et que la structure du système social à été détruite,la compassion peut se substituer à la solidarité (création des restos du coeur....) et que les écarts de richesses entre classes sociales peuvent s’élargir

        OUI,je suis de gauche et j’ai fais cette analyse qui constitue un droit d’inventaire,car il ne sert à rien de reprocher à la droite d’être de droite,mais de se dire plutôt : comment des hommes et des femmes politiques qui se définissent de gauche ont pu mettre en place la pauperisation de la société française en la rapprocheant du systeme américain

        La pauvreté n’est pas venue avec l’élection de Nicolas Sarkozy

         

         


        • ZEN ZEN 15 mai 2008 12:38

          Pauvre "Lerma de gauche" !...


        • arroc 15 mai 2008 13:03

          lerma, vous êtes gauche mais sûrement pas de gauche.


        • Serpico Serpico 15 mai 2008 18:15

          Lerma : "je suis de gauche"

           

          ******************

           

          Pinaise...


        • Djanel 17 mai 2008 20:04

          De  Lerma, je dirais même plus : un gauche maladroit.


        • melanie 17 mai 2008 23:26

          @ Hiiiiiiii

           

          Oui, c’est exact : C’est une moyenne.

          Dans le même temps les riches -ça aussi, c’est statiquement avéré- s’enrichissent fortement et le nombre de travailleurs pauvres et de menages en difficulté s’accroit, la moyenne , puisque que c’est une moyenne, est à la hausse.

          C’est le même processus pour le Brésil dont le pouvoir d’avhat global - et non nominal- s’est formidablement accu depuis 10 ans et c’est aussi, comme toute l’Amérique Latine, la région du Monde où les inégalités de revenu sont les plus fortes....

          Quant à la gauche, tu as loupé une occasion de te taire, c’est l’UFC que Choisir - qui n’est ni de gauche ni de droite, mais un observatoire d’évaluation et de comparaison des biens de consommation- qui a mis en exegue la flambée des prix, que personne ne conteste.

           

          Ce n’est pas parce que certains riches achètent des écrans plasma- qui eux ont tendance à baisser-, que les plus pauvres s’enrichissent ...

          Et il ne t’as pas échappé que depuis 5 à 6 ans, les salaires stagnent.En moyenne...comme toujours....


        • vinisas 19 mai 2008 11:40

          Supposons que 3 personnes gagent 2000 euros par mois.

          => Les personnes gagnent en moyenne 2000 euros pas mois.

          Supposons que l’année suivante une des personnes gagne 7000 euros par mois et les 2 autres 1000.

          => Les personnes gagnent en moyenne 3000 euros pas mois.

          Conclusion de l’INSEE : il y a augmentation de 50% du niveau des salaires. Si l’inflation entre les deux années est de 5%, on en conclura qu’il y a net augmentation du pouvoir d’achat.

          Pourtant pour 2 personnes sur trois c’est devenu la misère.

          Cet exemple peut paraître caricatural mais il ne fait que grossir le trait de ce qui se passe actuellement en France : une augmentations des revenus des riches importante (+15% en moyenne sur les patrons du CAC40) et une précarisation du travail des pauvres qui nivelle leur revenus sensiblement. Au global la France peut gagner plus tout en ayant beaucoup plus de français dans le besoin.


        • HIHAN

          TU DOIS etre un ane baté de socialiste ou un jaune de la CFDT ???


        • pinochio55 15 mai 2008 12:11

           La pauvreté ,ce n’est pas qu’uniquement avoir le RMI pour vivre, ce sont les conséquences : pas moyen de se déplacer (impossible d’avoir une voiture) pour allez voir une entreprise, et donc essayer de retrouver un job ;surtout exclusion du monde social car comment pouvoir sortir, rencontrer et partager, on se retrouve Vraiment à part : je me sens comme en prison

          et puis d’un autre coté, quand je vois le monde encore plus pauvre que moi, je me dis qu’il faut avoir entre 25 et 45 ans pour v"vivre" en France

          salut et bon courage


          • Philippe 15 mai 2008 12:27

            Personnellement je ne me sens pas pauvre, mais l’image que peut renvoyer les élites ou les classes vraiment aisée peut donner l’impression qu’il y a un écart grandissant et peut nous renvoyer à notre condition misérable. Qu’est-ce que 1500 e net aujourd’hui ? Quand on habite une grande ville comme Paris… un 20 m2 en périphérie…et il ne faut pas être un gros consommateur de viande rouge…
            Quand on voit les limousines à Cannes, les yachts… il y a parfois des révoltes qui se perdent…

            Je crois qu’en France (mais est-ce que cela n’est visible qu’en France), on a une forte propension à considérer la société en classe. La vision marxiste est très présente dans les mentalités, cela crée une certaine aigreur (notamment autour du politique) qu’on ne retrouve pas ailleurs dans le monde.


            • faxtronic faxtronic 15 mai 2008 17:48

              Si, on retrouve dans le monde cet aigreur.


            • Mixt 15 mai 2008 12:37

              Les pauvres sont rejetés et pourquoi ? C’est très simple, ils renvoient une image de faiblesse qui est insoutenable. On méprise la faiblesse et ce mépris est naturel chez l’homme.
              Malheureusement ou heureusement !
              Si on n’aide pas un pauvre on culpabilise, si on aide un pauvre on cède à une empathie qui met aussi mal à l’aise. On préfère donc éviter les pauvres…


              • Sophie.L 15 mai 2008 12:55

                Au sujet de la manière dont les pauvres sont perçus, vous avez une illustration de choix avec cette campagne de publicité très provocatrice autour de la voiture propre (entendu ce matin sur RTL : http://www.rtl.fr/fiche/106544/une-publicite-tres-provocatrice-autour-de-la-voiture-propre.html). Je cite RTL : "Les pauvres sont dégueulasses, ils polluent". La société de location UCAR a choisi la provocation pour mener l’offensive auprès du gouvernement afin qu’il mette en place une prime à la casse pour favoriser le remplacement des vieilles voitures. Des véhicules que les "pauvres" n’ont pas les moyens de changer. Martin Hirsch, le haut commissaire chargé de la lutte contre la pauvreté au gouvernement, estime sur RTL qu’il y a "des limites au cynisme commercial". Cette façon de jouer avec des stéréotypes dégradants (et répugnants !) sur les pauvres est proprement scandaleuse !!!

                Un bon exemple je crois pour votre enquête. Bonne initiative en tout cas.


              • Roger pas content 15 mai 2008 12:59

                Qui peut aider les pauvres ? Josiane Balasko ? Emmanuelle Béart ? Ce sont encore les peoples qui ont l’air les plus concernés. N’est-ce pas consternant pour nos politiques ?

                Balasko avait bien raison dans son coup de gueule : mais qu’est-ce que fout la gauche ? que fout le PS ??? Les ouvriers ont voté majoritairement Sarkozy ou Le Pen aux dernières élections, les deux hommes à poigne qui voulaient karchériser la banlieue. Car être pauvre, c’est aussi souffrir de l’insécurité.

                Il est temps que nos humanistes aux grand cœur se réveillent et s’occupent enfin de ceux qu’ils sont censés défendre ! pour que cessent ces aberrations électorales ! Le petit smicar qui a voté pour le président bling bling, il doit aujourd’hui s’en mordre les doigts…


                • Asteios Jocelyne 15 mai 2008 13:28

                  La dépêche est tombée ce matin, je vous la laisse méditer. C’est un peu long, mais très intéressant. Un bon point de départ pour votre très intéressante enquête.
                  http://www.fairelejour.org/article.php3?id_article=1736
                  Des pauvres de plus en plus pauvres et des riches de plus en plus riches. C’est l’un des constats dressés par l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale dans un rapport remis mardi au gouvernement. L’ONPES note en effet qu’entre 2002 et 2005 les difficultés des plus pauvres se sont accrues tandis que les revenus des ménages les plus riches n’ont cessé d’augmenter.
                  Le rapport note également que la baisse du chômage s’est accompagnée d’une hausse du nombre de travailleurs pauvres et du nombre de demandeurs d’emploi non indemnisés.
                  "En 2005, une personne pauvre sur deux avait un niveau de vie inférieur à 669 euros par mois", pour un seuil de pauvreté fixé à 817 euros, selon ce rapport remis à la ministre du Logement Christine Boutin et au Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté Martin Hirsch.
                  Selon l’ONPES, l’indicateur d’intensité de la pauvreté (c’est-à-dire le revenu moyen des personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté) n’avait cessé de baisser entre 1996 et 2002, "associé à une conjoncture favorable (...) traduisant une certaine amélioration de la situation des ménages pauvres".
                  Mais depuis 2002, "l’évolution s’est inversée, avec une augmentation continue de 16,3% en 2002 à 18,2% en 2005". Résultat, "les inégalités ont fortement augmenté entre les très hauts revenus (...) et le reste de la population".
                  Calculé sur sept ans (1998-2005), le revenu des personnes disposant de plus de 201.423 euros par an a enregistré une augmentation de 19,4%. "Cette évolution", relève le rapport, "est encore plus nette lorsqu’on considère le revenu réel des 0,01% de foyers les plus riches : entre 1998 et 2005, il a augmenté de 42,6% contre une augmentation de 4,6% pour les 90% de foyers les moins riches".
                  Selon l’ONPES, "cette divergence s’explique par la forte croissance des revenus du patrimoine (+31% en huit ans pour les capitaux mobiliers), qui composent une part importante des revenus les plus élevés, mais aussi par une croissance plus forte qu’auparavant des inégalités de salaire". Sur cette période, les salaires les plus élevés ont en effet connu une progression de 14%, contre 4% pour les salaires les plus bas.
                  Par ailleurs, l’ONPES souligne que "le taux de demandeurs d’emploi non indemnisés augmente dans un contexte de baisse des demandeurs d’emploi". "Ce taux connaît une augmentation marquée de 2,6 points au cours de la période récente (de 37,7% en 2004 à 40,3% en 2006), dans un contexte global de baisse du nombre de demandeurs d’emploi et de développement de l’emploi précaire".
                  "Seuls six demandeurs d’emploi sur dix sont indemnisés", souligne l’Observatoire. "Parmi eux, la part des bénéficiaires du régime d’assurance-chômage géré par l’Unedic a diminué. Les réformes intervenues en 2004 et 2006 ont en effet restreint les conditions d’accès et limité les durées d’indemnisation".
                  L’ONPES relève également une hausse du nombre de travailleurs pauvres dans un fourchette de 30.000 à 100.000 personnes entre 2004 et 2005.
                  "La grande majorité d’entre eux (78%) occupent un emploi toute l’année. Toutefois, 21% d’entre eux occupent principalement un emploi à temps partiel", précise le rapport selon lequel "ce n’est le cas que pour 14% de l’ensemble des travailleurs".
                  Concernant leur salaire, "les travailleurs pauvres ont perçu 775 euros par mois en 2005 au titre de leur activité, soit environ la moitié des revenus d’activité moyens de l’ensemble des travailleurs


                • TSS 15 mai 2008 13:08

                  les pauvres ,en france sous le Gvt actuel,c’est le même regime que sous les rois,taillables et corvéables à merci


                  • Mr Mimose Mr Mimose 15 mai 2008 13:11

                    C’est clair que c’est pas le PS qui va changer la société !

                    La Royal sort de l’ENA comme tout les autres, elle ne sait pas ce que sait que travailler avec son tailleur channel et sa coupe de cheveux à 200 euros par semaine.

                    Vive Marie-georges, vive Besancenot, vive Bové !


                    • Mr Mimose Mr Mimose 15 mai 2008 13:12

                      Par contre je trouve Royal très bandante ! Une petite Bourgeoise bien foutue pour son age !


                    • tvargentine.com lerma 15 mai 2008 13:36

                      Oui,il faut savoir regarder derrière soit et faire un droit d’inventaire objectif quand on pense aux milliards d’euros dépensés à appauvrir l’Etat et les citoyens.

                      L’organisation du travail issue des 35 heures Aubry se sont inspiré fortement de cette loi en rien socialiste mais plutot du catholicisme social du partage de la misère en générant des travailleurs pauvres

                      Quand on voit la stupidité de Ségolène ROYAL à défendre une organisation productivisme des 35h comme elle existe dans les entreprises du secteur privée ,on comprend que les masses populaires votent pour quelqu’un qui se revendique de travailler plus pour gagner plus

                      C’est con à dire,mais en lisant certain commentaires de godillot PRO-ROYAL,on se demande si ces gens connaissent rééllement la situation difficile des travailleurs dans ce pays et de ce qu’a apporté comme régression les "35h Aubry"

                      Avant,dans les sociétés la durée était plutot entre 39h et 37h30 et les heures sup et les jours fériés étaient payés plein pôt

                      Avec les "35h Aubry",les heures sup c’etait fini et les jours fériés étaient payé comme les autres jours

                      TRISTE BILAN que celui de nos amis "socialistes" qui ont plutot pratiqué un politique de libéralisme sans le dire et en protégeant leur électorat de base de toutes réformes : les fonctionnaires

                      Cela se paie cash,mais sur le dos des salariés du privé !

                       

                       


                      • sisyphe sisyphe 15 mai 2008 18:15

                        Mais dis moi, espèce de débile profond, tu l’as lu, le rapport au dessus ?

                        Tu n’as pas lu que c’est depuis 2002 que le sort des travailleurs, des chomeurs et des pauvres s’est aggravé, quand celui des riches augmentait ?

                        Et tu viens encore nous parler des socialistes et des 35 heures !

                        Pétard, je me répète, mais c’est pas humain d’être aussi con : lerma, FERME TA GUEULE  !!!


                      • Bulgroz 15 mai 2008 18:38

                         

                        J’ai nommé Sisyphe, le commentateur le plus démocrate d’Agoravox et aussi et surtout le plus argumenté : tout est dans la finesse et l’intelligence chez Sisyphe. Extraits :

                        A Lerma
                        Mais dis moi, espèce de débile profond, tu l’as lu, le rapport au dessus ?Pétard, je me répète, mais c’est pas humain d’être aussi con FERME TA GUEULE !!!
                        A tous les facistes :
                        Ach ! La noztalchie du Fuhrer !Tous les bulgroz, les drzzz, les lyon, tombent le masque, et nous dévoilent leur vraie gueule de petits salopards racistes, collabos avec le pouvoir en place, veules et bavants...
                        A Lerma : Mais qu’est-ce que tu peux être con, mon pauvre lerma : c’est pas possible, là : tu le fais exprès ? Oui, pauvre tache ...
                        A Dalziel :chacune de tes interventions est frappée du seau de la bétise la plus crasse : continue à te caricaturer comme ça :
                        A hgo04 :Et toi, tu mériterais d’être dénoncé pour accusation calomnieuse sans preuve, patate !Si t’as que des conneries comme ça à avancer, dispense toi d’écrire : ça fera de l’air à tout le monde : merci !
                        A Polo : T’as raison : des mecs comme toi, c’est dangereux de les autoriser à se regrouper en famille d’esprit
                        A Dalziel :Et toi Dalziel, tu leur préfères quoi ?... le droit-de-la-connerisme ?
                        A Dalziel :On ne sait pas de quelle "souche" tu es dalziel, mais ce que tu prouves, à chaque instant, c’est que tu en tiens une fameuse.... couche ! Et puis, les souches, ça ne sert à rien : ça s’arrache, et ça se fait bruler ! Au feu, les "de souche" !
                        A lui même : Jusqu’à preuve du contraire, le procureur devrait fermer sa gueule, en attendant une enquête et un jugement.
                        A personne en particulier mais à tout le monde à propos d’un article sur Mai 68 :Qu’est-ce qu’on peut lire comme conneries !
                        Sur un Article de Morice : Ah ! Un nouveau coup de pied dans la trollinière, et les voilà lachés, remontés comme des coucous. Les bulgroz, les hihan, les weinstein, les calmos, bruxman, etc.... ceux qui n’ont jamais rien à dire sur les sujets, mais de l’insulte et du rejet plein les doigts, la bouche, la gueule...Faut bien qu’ça sorte ; alors, ça se défoule : allez, les trolls, profitez : vous devez être tellement frustrés dans votre vie Mais gaffe à l’analyse et à la réflexion : vous savez que face à elles, vous risquez de disparaitre (c’est ce qui se passe, d’ailleurs, à voir tous vos posts foireux repliés ; et ça, je dois dire que c’est un vrai plaisir)
                        A Seb59 (intrégralité du post) :“C’est bon de sucer Bush ? “
                        A Bulgroz :Ne te gène surtout pas : gave toi ; tu débarrasseras le plancher un peu plus vite, et ça fera du bien à tout le monde...
                        A son ami Morice pour venir à son secours :On ne vous demande pas d’écrire un article, parce que ça, vous n’en êtes pas capables, mais au moins de nous épargner vos petits cacas nerveux : merci d’avance.
                        A Dalziel :si tu avais le 10ème du 1/4 de son intelligence, tu ne nous gartifierais pas de posts plus stupides et abjects les uns que les autres. Retourne à l’école.
                        A Lyon :Espèce de vieille patate, si tu savais lire, tu aurais vu que le texte cité n’est pas de moi.Ah ; c’est pas beau de vieillir... ? Fais gaffe, lyon : on va retrouver tes coordonnées, et lancer une fatwa contre toi

                         


                      • melanie 17 mai 2008 23:42

                        @ hihihi

                         

                        Vous avez que vous ètes saoûlant.....

                        Vous martelez vos chiffres statistiques et correspondant à une moyenne - ce n’est pas une étude nominative, foyer par foyer, si ????- alors même que par ailleurs il est patent que le nombre de pauvres ne cesse d’augmenter à concurrence du renchérissement des matières premières alimentaires et de l’énergie.

                        Les chiffres ne sont jamais bruts, sauf si instrumentalisés par un gouvernement, ce qui est le cas des chiffres du chômage où les chiffres brut sont idiots puisque dans un même temps ce sont des emplois précaires, à temps partiel qui ont permi cette baisse du nombre de chômeurs, il n’est donc jamais fait mention du montant des salaires payés pour ces mi-temps ou CDD intermittents, ce qui change sacrement la donne en matière de pouvoir d’achat.

                        Pour la Gauche, qui vous obseède, vous avez perdu une occasion de vous taire, puisque c’est l’UFC Que Choisir qui a levé le lièvre de l’augmentation des prix.

                        Quant à votre fixation sur Ségolène, elle sent un peu le rechauffé, non ???

                         


                      • melanie 18 mai 2008 12:57

                        @hihihihhihihan

                         

                        Je me fous de Sarkozy, il est le porte étendard d’un programme et d’un gouvernement qui lui peut être critique dans ses prises de positions et ses réformes, au même titre que la gauche pouvait l’être.

                        Je n’aime pas la gauche actuelle et son côté affairiste, mou du collier et libéral qui s’ignore.

                        Mais Sarkozy n’est que l’arbre qui cache la forêt d’une machine - L’UMP, le MEDEF, et les économistes lbéraux - , il est un communicant, un avocat hableur, il est sans intérêt ?

                        C’est sa politique qui m’interesse.

                        Quand à Ségolène, sur les sujet des pauvres, vous n’y ètes pas, ce n’est pas le sujet.

                        Vous ne connaissez pas mes opinions sur Ségolène, mais moi , je ne passe pas mon temps à en parler.

                        Ce n’est pas S ;Royal qui est aux affaires, c’est l’UMP, non ???


                      • Dame Jessica Dame Jessica 21 mai 2008 16:15

                        @ Bulgroz

                        N’y voyez nulle attaque de ma part, mais je constate que vous vous faites un devoir (et peut être un plaisir...allons, allons, avouez...) de stigmatiser les dérapages des uns et des autres (tout spécialement vos détracteurs quand même)...Puis-je vous demander l’utilité de cette liste exhaustive ?Je vous avoue n’être pas parvenue à lui en trouver mais sans doute ne suis je pas en mesure de comprendre ? Cela me semble d’autant plus étrange que vous même n’êtes pas en reste au regard de ce que je nomme pudiquement "dérapages"...Voulez-vous que je vous en dresse une liste ? Non, n’est ce pas ? Je suis suis persuadée que le total manque d’intérêt d’une telle manoeuvre ne vous échappe pas...

                        Nous évoquions sur ce fil "Quelle place pour les pauvres" ? Ce sujet est douloureux et plus que d’actualité, il y a mille choses à en dire tellement plus importantes que souligner les excès d’autrui....Vous condamnez ces débordements verbaux et souhaitez que le débat s’élève ?Donnez donc l’exemple Monsieur et revenons à notre sujet si vous le permettez...

                         

                        @ Lerma

                        Pour l’amour du ciel Monsieur tâchez donc de lire et d’assimiler ce que vous lisez !Vous passez une fois de plus sur l’essentiel afin de pouvoir assener vos sentences et votre Grande Sagesse Lermanienne...Je n’y verrai pas d’inconvénients si il y avait la moindre causalité entre vos commentaires et l’article mais ce n’est JAMAIS le cas...S’il vous plais, faites un effort...


                      • Dame Jessica Dame Jessica 21 mai 2008 16:32

                        @ Hihihi

                        Savez vous que les chiffres, plus encore que les mots, sont manipulables et déformables à l’envie ? Se fier aveuglément au rapports et indices divers ne me parais pas trés judicieux... ce n’est pas parce que l’INSEE dans un contexte précis et ponctuel établi un indice qu’il est révélateur d’une réalité constante...vous me suivez toujours ? En bref : il ne faut pas croire tout ce qui est imprimé...


                      • Mr Mimose Mr Mimose 15 mai 2008 13:38

                        Je suis intérimaire dans le BTP, c’est dur, faut accepter n’importe quel boulot, des petits contrats d’une semaine par ci, une semaine par la.

                        Les petits patrons te considèrent comme de la merde, on m’a proposé une fois d’aller bosser sur marseille pour une semaine lorsque j’habitais dans la banlieue parisienne, pour 100 frs de plus par jour, j’ai répondu que c’était pas possible si je calculais le prix aller-retour tgv, plus l’hébergement, la bouffe, pour une semaine de boulot j’étais perdant !

                        Le patron de la boite d’intérim avez l’air outré, m’a répondu que certains se débrouillent pour acheter un véhicule qu’ils transforment en van, ils dorment dedans économisant les frais de nuitée. Avec rage il m’a dit qu’il changeait ma fiche de renseignement pour mettre dessus que je n’acceptais que des boulots dans paris et banlieue.

                        J’ai de moins en moins envie de bosser, je suis usé mentalement et physiquement. J’ai envie de tout quitter, avoir un petit jardin ou faire pousser mes légumes et quelques poules, ne plus voir tout ces cons avec leur portables accroché à l’oreille et leur costume à deux sous de chez GAP.

                        Je me fais plus d’illusions sur l’avenir, si ces cons font peter la planete, et bien tant mieux qu’on crévent tous, on mérite que ça.

                         


                        • Renaud Delaporte Renaud Delaporte 15 mai 2008 14:30

                          Le témoignage de M. Mimose souligne une donnée qui me semble essentielle : celui du coût de l’accès au travail. Pour un cadre disposant d’un revenu qui lui permet de se déplacer facilement, le problème de la mobilité n’est qu’une question de volonté ! Surréaliste ! C’est d’abord un problème de moyens financiers.

                          Cette difficulté explique en grande partie les offres de travail non pourvues, dont on nous bassine les oreilles : ces boulots sont le plus souvent matériellement inaccessibles à la population à laquelle ils prétendent s’adresser.

                          La publicité dégueulasse pour cette boîte de location de voitures dont on parle aujourd’hui est caractéristique de cet état d’esprit qui infecte la société financière occidentale. Les pauvres doivent d’abord payer (et s’endetter) pour travailler.

                          Le fait de ne pas pouvoir se déplacer pour travailler est la frontière qui sépare la pauvreté de la misère.

                          @ M. Mimose : bon courage. Vous trouverez un CDI !
                           


                        • geko 15 mai 2008 17:10

                          La mobilité a un coût que le monde de l’entreprise n’assume pas sauf évidemment dans les très grosses boîtes !


                        • Yifu66 17 mai 2008 17:01

                           

                          CORRECTION : La mobilité a un coût que le monde de l’entreprise assume pour les cadres !


                        • finael finael 15 mai 2008 13:40

                          Il n’y a pas de place pour les pauvres en France !

                          Expérience :

                           D’un milieu aisé, je suis passé dans ce qu’on appelle la "grande pauvreté" - oui, il y a toujours à manger dans les poubelles -, c’était il y a longtemps et à l’époque, s’il n’y avait pas de Restos du Coeur, il régnait une grande solidarité chez les plus pauvres, et puis, il y avait les "squats".

                           J’en suis sorti et j’ai retrouvé l’aisance parce qu’à cette époque il y avait du travail, et j’ai remonté "l’échelle sociale", fortement aidé par mon éducation. Je me suis retrouvé ingénieur, cadre encadrant, respecté par "la bonne société", même si certains de mes amis de la période précédente faisaient froncer les sourcils et provoquaient force chuchotements dans mon dos.

                           Jusqu’au jour où la société qui m’employait a coulé et là je me suis découvert "trop vieux". La dégringolade a été rapide, les "amis" ont vite disparu, le jour où ma carte d’identité a été périmée je me suis retrouvé "invisible", SDF c’est à dire sans droit de vote, sans pouvoir faire changer la plaque d’immatriculation de ma voiture se transformant progressivement en épave.

                           J’ai fini par retrouver du travail - au SMIC - : 4 CDD d’un an successifs, je vis dans un mobil-home (je l’ai déjà raconté ailleurs), et puis le dernier CDD s’est terminé en décembre dernier. De nouveau je n’existe plus.

                           Je doute que beaucoup de contributeurs d’AgoraVox aient fait cette expérience : l’inexistence, l’invisibilité ... c’est quelque chose que l’on ne peut décrire qu’à des gens qui la partagent, les autres - vous - ne peuvent pas comprendre !


                          • Parpaillot Parpaillot 15 mai 2008 14:33

                            @ finael :

                            Commentaire très émouvant !

                            Bien à vous !


                          • hans lefebvre hans lefebvre 17 mai 2008 10:35

                            Votre témoignage est essentiel en ce qu’il désigne chez nombre d’entre-nous un "pauvre" potentiel. Une enquête de 2006 révèle qu’un Français sur deux craint de perdre son logement.

                            Notre société induit un sentiment d’insécurité sociale, n’est-ce pas pour mieux nous asservir ?

                            http://www.rue89.com/2007/12/15/les-sdf-ne-sont-pas-des-sondes-comme-les-autres?page=0

                            http://www.liberation.fr/actualite/societe/293261.FR.php

                             

                             


                          • melanie 17 mai 2008 14:32

                            @ finael

                             

                            Merci.

                            En France, rien n’est fait pour permettre aux personnes qui sont tombées - peu importe la raison : Divorce, chômage, dépression grave - de remonter en selle.

                            C’est un pays fortement inégalitaire où "on ne prète qu’aux riches", et notament chez les recruteurs qui veulent un salarié "clé en main" avec le look de celui qui n’a pas de soucis majeurs - ah, les dents ébréchées qu’on n’a pas l’argent pour faire réparer...ah le billet de l’ANPE à faire tamponner par le recruteur pour attester de sa présence et qui affiche en clair, alors que vous postulez pour un poste de commercial, que vous n’avez pas de voiture ... !!! - et où le déclassement  ,par crainte en miroir de contagion, est un repoussoir, qui explique que personne ne se bougera par solidarité contre les lois dégueulasses imposées aux personnes sans emploi.

                            Et puis sociologiquement,il a été montré que ce qui vous permet de ne pas sombrer, c’est la famille .....Et que, sans famille solide ou avec une famille qui vous tourne la dos par "honte" du chômage- c’est mon cas- vous sombrez plus vite et ne pouvez compter sur PERSONNE.

                            Quant aux aides à la recherche d’emploi, pour un RMistes ou quelqu’un qui touche le montant pharaonique des ASS soit un peu plus de 400 €- 2600 francs quand même ... !, c’est à dire ce qu’un commercial très moyen touche par mois comme primes-, vous n’avez pas de véhicule, et avez droit à 2 billets gratuits sur un nombre très limité de trains et en nombre de places très limités...

                            L’hypocrisie règne en maître où ,comme aux USA du reste, un pauvre est coupable d’en être là et d’autant plus qu’il est plus diplômé - qu’est qu’il fout ???- et puisque coupable personne ne l’aidera : Il a forcemment un défaut de fabrication.

                            Au chômage, dans une région, l’Herault avec 44 % de chômage, et piégée par un système qui pratique l’injonction paradoxale : Soyez mobile, mais rien ne sera fait pour vous aider - les recruteurs ne remboursent JAMAIS le premier entretien ,fructueux ou non -, l’ANPE - alors même que le bilan créditeur de l’UNEDIC ne sera pas utilisé pour la formation des chômeurs" - n’a pas d’argent ...pour les sans emploi- pour son Logo, si-....

                            Proposition refusées : 0, propositions :0 Par contre ,il est patent que les sans-emploi sont une armée de réserve pour les emplois précaires et le travail ..pauvre.

                            De plus dans une société très cloisonnée, il n’existe plus de mobilité sociale : Ne rêvez pas de grimper les échelons lorsque vous ètes entré intérimaire à temps partiel,comme suppléant, alors même que dans la même société existent des CDI de même formation et type de poste : C’est verrouillé, chacun sa caste.

                            Vous ètes tombé de cheval ,à part une main amie - piston- personne ne vous aidera jamais à vous relever.Les spectateurs compatissent, s’étonnent et restent en selle ...c’est si confortable.

                             

                            Une chose encore, et la "libéralisation de la femme " est passée par là, avec son diktat- qui arrange les hommes-, autonomie des deux côtés, frais 50/50, une femme pauvre attire les "prédateurs" vilains à l’affût d’une solde, d’une fille tellement dépendante et au bout du rouleau qu’elle sera "prète à tout" : Si en plus ce n’est pas "un thon" , c’est un passeport ,où pour la venalité- certaines s’y complaisent- ou la prostitution mondaine, ou le parcours sans espoir de retour, d’une abstinence jusqu’à ce qu’on ait recouvré son "autonomie" :

                            Une femme au RMI ou en ASS,vaut moins cher, elle est soldée, elle n’a plus la lattitude de s’exprimer de façon libre, et puis elle fait "chier" avec ses coup de blues liés aux entretiens caducs, à sa dévalorisation, à sa dépendance financière - elle s’ habille pas sexy, elle a pas de sous pour sortir et s’amuser, elle a pas les moyens de partir en week-end ou en vacances, c’est un "boulet"....

                            Donc, c’est une double triple peine : Vous ètes pauvre, seule, sans copains, sans boyfriend, vous ne sortez pas , vous comnnaissez la TV conne par coeur, vous avez le moral dans les chausettes et la libido éteinte " l’appetit vient en mangeant, vous ne mangez plus depuis trop longtemps-, votre père vous cache, les gens s’interrogent "Pourquoi, elke trouve pas, elle est intelligente- si ça suffisait, ça se saurait-, jolie -on s’en tape - ", ces reflexions venant invariablement de ceux qui n’ont jamais connu le chômage : GRANDE SOLITUDE.

                            Les médias en rajoutent : Selon l’observatoire des inégalités, il y aurait 20 % de pauvres en France : Au JT, vous voyez combien de reportages les concernant, non misérabilistes- certains sont surdiplômés- .Combien de reportages qui ne lient pas pauvreté et manque d’instruction, pauvreté et banlieues...

                            Savez vous combien de cadres sont sans emploi  ???Je ne le sais pas, mais pour allez régulièrement sur le site www.cadremploi.fr , ils sont nombreux, victimes de la crise de la quarantaine- A 45 ans, on n’embaûche plus, c’est fini-.

                            Et je ne parle pas des travailleurs pauvres, des familles monoparentales, des forçats des Call center payés au SMIC- 25 à 30 heures par semaine-, de toutes ces formes de salariat "flexible" demandé depuis 10 ans par le MEDEF...

                            Me vient le regret d’être née trop tard, apres les trentes glorieuses et de n’être pas technicienne dans le BTP - 60% des emplois avec l’informatique-.

                             

                             


                          • Yohan Yohan 17 mai 2008 17:48

                            @ Finael

                            Votre commentaire très fort devrait inspirer nos législateurs, surtout en ce moment où l’on nous bassine avec ces fameuses 500 000 offres d’emploi non pourvues.

                            Ceux qui n’ont pas connu les âffres du chômage et la dégringolade qui suit parfois et fait souvent plus mal encore quand on tombe de plus haut ne devraient jamais légiférer seuls entre-eux

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