Une dernière
vue d’ensemble rapide.
J’avoue que
je suis assez déçu par la platitude de la critique apportée dans ce livre et
ses recensions avec des mots et des
formules mobilisés depuis longtemps. Déjà usés par des répétitions automatiques, qu’on dirait
programmées par les déclarations habituelles
et mimétiques de certains journalistes et politiciens. Secte, gourou, tyran,
peur, machine de guerre, excommunication et l’inévitable antisémite maintenant
qui flirte avec terroriste et islam. Avec une petite innovation à signaler, même le RN a le droit
maintenant sans problème d’instrumentaliser l’antisémitisme. C’est dire le
niveau de responsabilité de ces gens. C’est dire aussi le niveau de bêtise et
désarroi maintenant atteint. La recette habituelle donc pour laquelle chacun
est bien entraîné. Avec une petite originalité ici pour se distinguer, lambertisme (courant
trotskiste), pour faire savant. Et méchant et inquiétant je suppose. Quelle
purge encore une fois. Je présume que ces gens ont du obéir à une commande et
que c’est tombé sur eux et qu’alors ils ont fait le minimum syndical en
s’économisant dans la calomnie et la caricature, le talent, le peps et l’originalité, sans même devoir
évoquer un peu de travail rigoureux. Il est vrai que d’autres journalistes
chevronnés avant eux s’y sont déjà mis en se donnant du mal et en
continuant de le faire à chaque occasion. Sans grand résultat il est vrai. Il
faut dire que ce mouvement et ses dirigeants sont bien vivants et qu’ils ne se
laissent pas enfermer si facilement dans
la caricature. Un peu à l’image de leurs concitoyens, n’en déplaise à ces
chasseurs de primes.
Un avant-dernier
mot. Je suis assez étonné par le choix du titre censé désigné le mouvement et qui
fait irrésistiblement penser à cette connivence de journalistes et politiciens
de tous bords qui depuis des années essaient d’excommunier du champ politique
un mouvement politique qui est devenu la pointe avancée et le cœur résistant
d’un vaste mouvement social et politique qui traverse toutes les couches de la
société. Et qui est sur le point d’imposer par les urnes une démocratie de
citoyens, de justice sociale et de responsabilité écologique. Il est temps.
Encore un
mot pour évoquer un article de Marianne (n° 1469, 7/14/05/25). Je suis étonné
par la médiocrité de l’article faisant la recension du livre en forme de
questions réponses aux auteurs. Passons sur la une et tous les ingrédients
putaclic auxquels la revue nous a habitués depuis un moment au fur et à mesure
que le contenu de l’hebdomadaire perdait de sa consistance et cohérence. Nous
avons droit ici à de l’eau tiède comme un devoir ennuyeux. Médiocrité des questions et des réponses comme si plus personne
n’y croyait finalement.J’ai l’impression que ces gens ont le pressentiment que
de traiter ainsi ses propres concitoyens, c’est une impasse politique et
médiatique dont professionnellement ils
ne se relèveront pas. En dehors du mercenariat bien sûr.
Revenons sur
un point. Pourquoi avoir choisi, après
maintes réflexions avec l’éditeur et ses équipes je suppose, un titre pareil ?
Dans les égouts de la propagande la plus basse censée provoquer peur
irrationnelle et haine. Révélant à quel niveau ces gens situe la politique dans
notre pays et sur quels genre de citoyens porte ce qu’il leur reste d’espoir
pour maintenir le système médiatico-politique dont ils sont un maillon. N’exagérons
rien, pour Marianne, une maille.
Remercions
aussi l’auteur de cet article du jour en espérant d’autres occasions de pouvoir
ainsi lui montrer la profondeur de la réflexion politique qui court dans le
pays et qui semble le contrarier.