Vous
faites complètement fausse route . Il ne s’agit pas tant de
regarder vers Etienne de la Boëtie ou vers la Grèce antique que de
se tourner vers les totems, les fétiches et autres croyances hâtives
des systèmes politiques, ici et maintenant.
Regardez
attentivement la constitution de notre Vème République. Vous y
lirez que, remontant à la déclaration des Droits de l’homme
(empruntée aux « Rights of man » » Anglo-américans
de l’époque) vous verrez que la propriété y est sacrée et que
l’égalité n’est que devant le droit. Il suffit de passer des lois
auxquelles la multitude ne participe pas (ou que l’on mystifie
consciencieusement) pour créer une infinité d’injustices sociales
et économiques.
Il
ne reste plus que d’aller voter sans sortir d’un périmètre
socio-économique bien établi, d’agiter les craintes du lendemain,
de parler de grandeur, d’histoire, de destin et d’avenir, et le tour
est joué. Mais, il y a un mais, la moitié des éligibles ne votent
pas en France. C’est tant mieux pour les autres... Et tout est dit,
les parlements parlent et les urnes se remplissent. Tout est pour le
mieux dans le pire des mondes possibles.