@Eric F
Oui m’enfin l’existence historique de Jésus ne présente guère d’intérêt en fait (je ne comprends pas du reste le déni d’un Michel Onfray), ce qui aurait de l’intérêt ce seraient des preuves de ses dires et affirmations et là c’est une autre paire de manches...
L’auteur utilise le terme de « preuves » dans son titre, on dirait qu’il essaye d’amalgamer les preuves d’existence avec les preuves quant au discours.. Or ce sont choses fort différentes et des preuves du discours y a pas...
On a même plutôt de sérieux indices d’une mythologie montée de toute pièce, la « preuve » ou l’indice si on veut être plus mesuré étant les affirmations d’un retour proche de Jésus, retour jamais réalisé jusqu’ici.. (Encore une fois tout est dans Matthieu chap 10 et 16)
Le fait aussi que les textes tardifs sont bourrés de miracles quasi impossibles (résurrection de Lazare chez Jean) alors que les textes les plus anciens sont aussi ceux les plus avares en miracles (Marc) ce qui montre assez les manipulations textuelles au fil du temps...
En bref, de « preuves » on a surtout de sérieux indices d’un gourou apocalyptique comme on en voit tant aujourd’hui, promettant merveilles pour bientôt, et à chaque fois démenti par les faits... Reste le discours d’amour universel, séduisant, qui tiendrait presque la route, s’il n’y avait pas avec une mythologie de bazar qui gâche tout..
L’histoire notamment du sacrifice de Jésus pour racheter les péchés est une anomalie métaphysique (petite pique à destination de la Bête du Gévaudan) comme si le Père avait besoin d’une compensation pour pardonner à une humanité déjà mal fabriquée à la base...
C’est d’un ridicule profond. Je ne comprends pas d’ailleurs qu’on ait pu gober cette fable hormis un matraquage, quasi publicitaire, répété ad nauseam pendant des siècles..