Les Islandais, toujours secoués par les révélations, lundi 12 avril, sur les causes de l’effondrement de leur système bancaire en octobre 2008 - notamment l’extrême négligence du gouvernement de l’époque -, ont accueilli l’éruption avec beaucoup de sérénité. L’efficacité des services de la protection civile, la cohésion de l’ensemble de la population (300 000 personnes) qui a reçu des masques à gaz, le climat de solidarité qui a entouré les opérations d’évacuation, ont rassuré.
Les plus touchés sont les fermiers qui vivent à proximité de la zone.
La fonte accélérée des glaces liée à l’éruption a eu néanmoins des conséquences sur nombre de terres agricoles transformées en champs de boue et sur la circulation dans l’île. Pour sauver l’unique grande route circulaire, il a fallu l’éventrer provisoirement afin de faciliter l’écoulement des eaux. L’Islande est ainsi coupée en deux. (Le Monde)