CARRIERE AU SOUS-SOL ?
Delon. Nom court. Personnage brut. Caricatural. Caractériel, même. Une sorte d’icône d’un temps révolu. Mais quel temps ?
Alain Delon n’a pas été de la nouvelle vague, et il a rarement croisé d’autres chemins que ceux qu’on lui avait tracés. Delon aujourd’hui, c’est l’apogée oubliée, la déclin achevé, l’éléphant au cimetière.
Il semblerait qu’à force de s’étouffer dans son vase clos de rencontres (Deray, Clément, Melville), il n’est pas parvenu à respirer l’air frais indispensable à toute renaissance.
Delon est la cendre de ce cigare écrasé par les producteurs. Il ne vaut plus rien sur le marché, tellement il a accumulé les bides. Alors faut-il le panthéoniser comme la cinémathèque l’an dernier ou divers festivals et soirées de gala ? Ou faut-il encore espérer que ce géant déchu fasse un come-back retentissant ?