bonjour maxim,
je comprends vos arguments : je me suis posé également souvent posé cette question, car je suis mère de 2 enfants.
la première réaction qui vient, c’est celle des tripes qui fait parler la poudre : la première envie qui vient, c’est celle de tuer celui qui vous a tant fait souffrir.
c’est pour cela que les lois sont faites, afin d’éviter que chacun se fasse justice soi-même. ce serait ouvrir la boite de pandore. on risquerait de se retrouver au far-west : la guerre des gangs aux usa, est un exemple de la justice expéditive que se livrent les diverses factions : on retrouve des armes dans les mains de gamins de moins de 10 ans !!!
c’est pour cela que je suis d’accord avec victor hugo : « »« Que dit la loi ? Tu ne tueras pas ! Comment le dit-elle ? En tuant ! » La peine de mort tue. Or, tuer est mal, la peine de mort est donc mauvaise. « »"http://www.revoltes.org/arguments-contre-la-peine-de-mort.htm
j’emprunte d’autres arguments qui nourrissent ma réflexion :http://www.philo5.com/Penser%20par%20soi-meme/Les%20arguments%20qui%20fondent%20mes%20positions.htm « »« « Oeil pour oeil est une loi qui finira par rendre le monde aveugle » disait le Mahatma Gandhi. En toute logique, cette loi fait de nous, collectivement, des meurtriers. (le bourreau en premier, ensuite le juge, le policier, la victime qui s’est plainte, les ministres qui ont voté la loi et, pour finir, le peuple entier qui a élu ces ministres) Pour poursuivre la logique de « qui a tué doit être tué », on devrait donc envoyer tout le monde à la peine de mort. Cette logique nous montre l’absurdité de la peine de mort. Tuer collectivement un meurtrier me semble justifier son meurtre alors que son geste est une injustice qui doit rester une injustice pour être condamnable. Si nous sommes contre le meurtre, nous devons donc, logiquement refuser de tuer un être humain.(...) »« »
- http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/peinedemort/
« »" La tentation du rétablissement
C’est que la tentation de rétablir la peine de mort est toujours d’actualité. Elle procède en premier lieu de l’émotion ressentie par l’opinion, lors de crimes particulièrement odieux. Les arguments en faveur du rétablissement demeurent l’efficacité pour faire baisser la grande criminalité, dont les études ont montré qu’ils étaient faux, et la diminution des coûts du système carcéral (qu’il convient de confronter aux nombres de condamnations).
A cet égard, il conviendrait de prévoir une meilleure prise en compte des besoins matériels et psychologiques des victimes, et de veiller au développement d’un système pénal plus humain, comportant de réelles alternatives à la peine capitale.
Par ailleurs, depuis la fin des années 1970, les pays occidentaux, et notamment l’Europe, sont particulièrement exposés aux attentats terroristes. Depuis 2001, date de l’attentat du World Trade Center aux États-Unis, de nombreux états ont pris prétexte du maintien de la sécurité pour procéder à une restriction des libertés et des droits de l’homme. En effet, au nom de la « guerre contre le terrorisme », la tentation est grande, également, de recourir au rétablissement de la peine de mort.
Toutefois, comme l’écrit M. Pierre-Henri Imbert, directeur général des Droits de l’Homme au Conseil de l’Europe (1), il convient de garder à l’esprit que
- « La revanche découle de notre caractère et de nos instincts, mais pas de la loi. Celle-ci ne peut obéir aux mêmes règles que la nature humaine. Si le meurtre semble naturel au genre humain, la loi, elle, n’est pas faite pour imiter ni reproduire cette nature. Elle est faite pour corriger la nature. » (...)
Pourquoi l’irréversibilité ?
Il s’agit d’abord du respect des droits de l’homme. L’abolition de la peine de mort quasi complète en Europe (aucune exécution commise au sein des États membres du Conseil de l’Europe depuis 1998) a donné naissance à un objectif : faire de cette abolition la condition indispensable des normes acceptables en matière de respect des droits de l’homme.
Cet objectif s’inspire notamment des articles 2 et 4 de la Charte des droits fondamentaux qui précisent que « Nul ne peut être condamné à la peine de mort, ni exécuté » (article 2), et que « Nul ne peut être soumis à la torture, ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants » (article 4). La peine de mort est une atteinte au droit à la vie ; elle constitue également un traitement cruel, puisque les interdictions relatives aux peines cruelles, inhumaines ou dégradantes s’appliquent aux châtiments corporels.(...)« »"
voir aussi : Charte des Droits fondamentaux Européenne : http://ec.europa.eu/justice_home/unit/charte/index_fr.html http://ec.europa.eu/justice_home/unit/charte/fr/charter-dignity.html : « »" Chapitre I - Dignité
Article 1 Dignité humaine
La dignité humaine est inviolable. Elle doit être respectée et protégée.
Article 2 Droit à la vie
1. Toute personne a droit à la vie. 2. Nul ne peut être condamné à la peine de mort, ni exécuté.
Article 3 Droit à l’intégrité de la personne
1. Toute personne a droit à son intégrité physique et mentale. 2. Dans le cadre de la médecine et de la biologie, doivent notamment être respectés :
* le consentement libre et éclairé de la personne concernée, selon les modalités définies par la loi, * l’interdiction des pratiques eugéniques, notamment celles qui ont pour but la sélection des personnes, * l’interdiction de faire du corps humain et de ses parties, en tant que tels, une source de profit, * l’interdiction du clonage reproductif des êtres humains.
Article 4 Interdiction de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants
Nul ne peut être soumis à la torture, ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants.
Article 5 Interdiction de l’esclavage et du travail forcé
1. Nul ne peut être tenu en esclavage ni en servitude. 2. Nul ne peut être astreint à accomplir un travail forcé ou obligatoire. 3. La traite des êtres humains est interdite. « »"
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