Il est tout de même un peu fort d’accorder le bénéfice du doute au régime libyen alors que celui-ci vient de mener publiquement à bien une prise d’otages qui lui a permis d’obtenir une rançon non-négligeable (et de redorer son blason diplomatique, ce qui est pour le moins paradoxal).
Kadhafi n’utiliserait sans doute pas lui-même l’arme nucléaire, mais il pourrait très bien contribuer à sa dissémination.
La question n’est actuellement pas de savoir si on fait confiance à la Libye et aux Libyens. La question est de savoir si on fait confiance au dictateur Kadhafi, qui a plusieurs fois démontré le peu de cas qu’il fait de la justice et des droits de l’homme.