Il s’agit de la grande oubliée de la dernière semaine, assassinée par un violeur multi-récidiviste. La presse et par les partis politiques bien pensants, le nez dans le brouillard des émeutes, ont jugé préférable d’aller s’incliner sur la tombe des deux jeunes accidentés à moto plutôt que de se rendre à Senlis pour réconforter la famille de la victime. Si la victime s’était appelée Rachida, nul doute que son viol aurait fait écho. Il est vrai que derrière la compassion de façade, on pense d’abord aux voix à grapiller.