Aux béotiens.
Je suis assis à côté de ma bibliothèque, pleine à craquer de livres. Il y a ceux que j’ai lus, ce sont des témoins de diverses époques de ma vie, ils s’accumulent en strates, prêts à être redécouverts. Il y a ceux qui attendent patiemment que je les lise, certains depuis fort longtemps, ils sont autant de promesses, de regrets, de rêves passés. Et puis il y a aussi les pléiades.
Comment dire la beauté d’un pléiade, sa sensualité ? Ces volumes qui s’ouvrent sans effort, ce papier bible si fin, la couverture mi-souple, mi-rigide, d’un contact si agréable, et leur poids idéal. Nulle part au monde il n’existe une collection aussi belle !
Qui peut croire qu’un réel amateur de livres pourra ne serait-ce qu’envisager l’achat d’un e-book ? C’est absurde, ridicule, inepte, et, pour tout dire, inculte.