Vous avez parfaitement raison, et le titre était sans doute ambigüe ; il ne s’agit pas de dénier au juge la possibilité d’adapter la peine au délit, bien au contraire, puisque c’est l’absence d’alternatives à la prison qui explique bien souvent l’absence de peine.
En revanche, l’absence de condamnation conduit au sentiment d’impunité ; il s’agit donc plutôt d’une condamnation automatique (la peine étant à définir) au troisième délit (spécifiquement ceux accompagnés de violence) qui serait destinée à limiter les récidives.
Il va de soi que cela ne remplace pas la prévention, mais il semble nécessaire de trouver une solution à ces mineurs multirécidivistes avant que la situation ne dégénère, comme le craignent les élus de tous bords qui constatent les dégats de l’apparente impuissance de la justice pour nombre de ces cas.